Les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver ont été programmés dans les Alpes françaises en 2030. Alors que la loi olympique sera votée ce mardi 13 janvier à l’Assemblée nationale, Delphine Larat, membre du Collectif Citoyen JOP 2030, revient sur les enjeux sociaux, économiques et écologiques de cet événement.

Une interview réalisée par Lou Veyrat-Parisien, le 19 décembre 2025.
Vidéaste : Nicolas Delcros


Sources et ressources pour aller plus loin :

  • Notre enquête en deux volets sur les JO 2030

Ce n’est pas qu’une question de JO – première partie

Ce n’est pas qu’une question de JO – deuxième partie

  • Sur les impacts sociaux des Jeux :

La part des résidences secondaires dans les Hautes-Alpes, France Culture, podcast

Gentrification de la montagne, Médiapart, article

  • Sur les impacts environnementaux :

Impacts du réchauffement climatique dans les Alpes, Le Monde, article

Pic d’extinction des glaciers, Reporterre, article

Étude parue dans la revue Nature, citée dans l’article : https://www.nature.com/articles/s41558-025-02513-9

2 milliards de personnes dépendent des glaciers pour leur approvisionnement en eau, Le Monde, article

  • Sur les coûts budgétaires :

Un budget de 2,1 milliards d’euros annoncé par le COJOP, Le Monde, article

Un budget de 1,4 milliards d’euros pour la Solidéo, Le Dauphiné Libéré, article

6 milliards d’euros de dépenses publiques pour les JOP de Paris 2024, L’Équipe, article

Note d’étape de la Cour des comptes sur les dépenses publiques liées aux JOP de Paris, juin 2025

  • Sur les atteintes portées à la démocratie et l’État de droit :

Projet de Loi Olympique

Processus de dialogue ciblé : « Le dialogue ciblé est un processus bien défini qui permet d’examiner une proposition portant sur l’accueil d’une édition donnée des Jeux Olympiques et Paralympiques, ou des Jeux Olympiques de la Jeunesse. C’est un partenariat qui est mis en place lorsque la commission exécutive du Comité International Olympique (CIO) invite un ou plusieurs hôtes pressentis à participer à des discussions approfondies afin de peaufiner leur projet »

Avis « Les libertés à l’épreuve des grands événements – l’expérience des jeux olympiques et paralympiques », Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme

Charte de l’environnement (voir notamment l’article 7, sur la mesure d’information du public)

Convention d’Aarhus (voir notamment l’article 6)

Quand les moutons participent à une manifestation, sur le parking d’une grande surface, personne ne reste indifférent.

Nous partîmes une poignée, paysannes, paysans, gilets jaunes et soutiens, mais par le prompt renfort d’un… troupeau de brebis mené par leur bergère, nous nous vîmes 500 êtres vivants en arrivant sur le parking d’Auchan. À l’appel de la Confédération Paysanne des Bouches-du-Rhône, rendez-vous était donné le 20 décembre à 13h, dans l’immense zone commerciale d’Aubagne, les Paluds.

L’objectif, comme un peu partout en France au moment où une épidémie de Dermatose nodulaire bovine se répand : communiquer et alerter sur les risques dans le département, et demander l’arrêt de l’abattage total préconisé par le gouvernement. Ce qui implique de tuer des bêtes saines, et décuple la colère des éleveurs, déjà vive du fait de l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), qui menace leur activité.

Les chalands du supermarché, interrompus dans leurs courses de Noël, semblaient apprécier le spectacle incongru d’un troupeau sagement mené par les chiens jusqu’à un proche rond-point, où les manifestants ont interrompu la circulation pour se faire entendre. Parmi ceux qui avaient la curiosité de venir dialoguer, beaucoup d’empathie envers le monde paysan, mais aussi de la surprise devant l’ampleur des problèmes que vit au quotidien cette partie de la population qui nourrit autrui.

Nombre d’entre eux témoignaient d’une grande précarité, parfois même de difficultés à se loger. Mais aussi de pollutions sur leurs terres, dans les nappes phréatiques, occasionnant une angoisse croissante. Particulièrement chez ceux qui cultivent en bio, bien-sûr, comme ils sont nombreux à le faire au sein de la Confédération paysanne.

Contrastant avec le sourire et l’énergie d’une jeune femme criant des slogans humoristiques au porte-voix, certains automobilistes montraient des signes d’énervement du fait du blocage. Au point qu’un chauffard, sans retenue, a roulé sur la jambe d’un manifestant, avant d’accélérer pour quitter les lieux.

De l’autre côté du rond-point, observé par des policiers hilares, un tas de pneus flambaient, dégageant un énorme panache noir. Feu allumé par d’autres agriculteurs, appartenant à un syndicat à l’opposé du spectre politique, tirant vers l’extrême droite. De quoi faire bougonner Isabelle Bouvier, maraîchère venue du Var voisin soutenir ses collègues du pays d’Aubagne : « nous, on est venus ici pour défendre une agriculture vivrière, pas pour empuantir avec des fumées toxiques ».

Sur cette vidéo réalisée par Nicolas Delcros pour Qui Vive, elle nous parle des difficultés croissantes qu’ont les paysans à vivre de leur travail, des jeunes générations qui peinent à reprendre les exploitations, et des conséquences énormes qu’ont les traités de type Mercosur sur l’autonomie alimentaire. « On propose une autre manière de voir, où on met l’humain au centre de l’activité, pas le profit. »

Gaëlle Cloarec, le 22 décembre 2025

 

Le 9 octobre 2025, des étudiants se rassemblaient au parc du 26 centenaire, à Marseille, pour une opération de collecte de déchets. Un événement organisé par Aix-Marseille Université, dans le cadre du challenge Ma Petite Planète. Reportage.

Marianne Courbon et Amélien Gay
12 novembre 2025

Qui Vive va publier régulièrement des contenus en partenariat avec France Nature Environnement Paca. Pour commencer cette série, notre journaliste-vidéaste Thomas Khairallah est allé interroger Magali Boyer, animatrice Nature Environnement, et Judith Sébert, juriste Environnement. Elles nous présentent l’application Sentinelles de la nature, une plateforme numérique de signalement permettant à tout citoyen de lancer l’alerte s’il découvre une décharge illégale ou autre atteinte aux écosystèmes.

Sur ces liens, le site sentinellesdelanature.fr et son application mobile, disponible sur Google Play et Apple Store.

Une vidéo réalisée par Thomas Khairallah, le 2 décembre 2024
Musique : Wilfrid Rapanakis-Bourg

Ni dieu, ni maître, ni pétrole.

Du 4 au 7 juillet 2024, Marseille accueillait la Vélorution universelle. Cet événement militant et autogéré se tient chaque année dans une ville francophone différente. Contre le tout automobile, il vise à se réapproprier l’espace urbain à vélo et réclamer un réel partage de la route. Cette année, il a eu lieu dans un moment politique particulier : l’entre-deux tours des législatives, alors que l’extrême-droite menaçait d’arriver au pouvoir.

Un diaporama sonore en guise de carte postale.

Gaëlle Cloarec, le 25 juillet 2024