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	<title>Archives des Marseille - Qui Vive</title>
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	<description>Le média qui pique la curiosité</description>
	<lastBuildDate>Fri, 22 May 2026 09:27:18 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Allié·e·s : la nouvelle herboristerie marseillaise</title>
		<link>https://quivive.fr/a-voir/allie%c2%b7e%c2%b7s-la-nouvelle-herboristerie-marseillaise</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Delcros]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 15:15:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Allié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[herboristerie]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui Vive est allé à la rencontre de Solène Coignard, qui a ouvert il y a quelques semaines une nouvelle herboristerie, avec sa collègue Alice Mascarell. Toutes les deux préparatrices en pharmacie, diplômées d&#8217;un DU « conseils et informations en phytothérapie et aromathérapie« , elles ont nommé Allié·e·s cette herboristerie, qui au 24 boulevard National propose des [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/a-voir/allie%c2%b7e%c2%b7s-la-nouvelle-herboristerie-marseillaise">Allié·e·s : la nouvelle herboristerie marseillaise</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui Vive est allé à la rencontre de Solène Coignard, qui a ouvert il y a quelques semaines une nouvelle herboristerie, avec sa collègue Alice Mascarell. Toutes les deux préparatrices en pharmacie, diplômées d&rsquo;un <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://odf.univ-spn.fr/fr/offre-de-formation/diplome-d-universite-1/du-conseils-et-informations-en-phytotherapie-BDUPHCI_116.html&amp;ved=2ahUKEwimtumSlcqUAxXANPsDHYF4D-YQFnoECBgQAQ&amp;usg=AOvVaw3htNgA_X84bfQOFdjKlbJ-">DU « conseils et informations en phytothérapie et aromathérapie</a>« , elles ont nommé Allié·e·s cette herboristerie, qui au 24 boulevard National propose des plantes et des produits naturels issus à la fois de la cueillette sauvage locale et de producteurs partenaires. Leur démarche ? Allier savoir-faire herboriste, choix rigoureux des plantes et accessibilité des produits.</p>
<div class='avia-iframe-wrap'><iframe title="Allié.es : la nouvelle herboristerie marseillaise" width="1500" height="844" src="https://www.youtube.com/embed/gMB0P4rMWuU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p><strong>Pouvez-vous vous présenter et nous parler d’Allié·e·s ?</strong></p>
<p>Je m’appelle Solène, je suis cofondatrice d’Allié·e·s, une herboristerie ouverte il y a un mois avec Alice Mascarell, ma collègue. On a choisi d’installer Allié·e·s sur le boulevard National, à Marseille, juste en face de la rue Flégier et de la Marmite Joyeuse. Un quartier vivant, où on se sent vraiment à notre place.</p>
<p><strong><span style="color: #339966;"><br />
Herboristerie vs pharmacie vs supermarché : quelles différences ?</span></strong></p>
<p><strong>Justement, parlons-en : une herboristerie, c’est quoi exactement ? Et en quoi est-ce différent d’une pharmacie ou des plantes que l’on trouve en supermarché ?</strong></p>
<p>Une herboristerie, c’est un lieu où l’on trouve des plantes à visée thérapeutique, c’est-à-dire qui ont des propriétés médicinales. La grande différence avec une pharmacie, c’est que Allié·e·s vend des <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_plantes_m%C3%A9dicinales_en_vente_libre_en_France&amp;ved=2ahUKEwiE8LaGl8qUAxUeOfsDHUIZOyEQFnoECBcQAQ&amp;usg=AOvVaw1aIjBsEeqM27O5eZCH2ewz">plantes libérées du monopole pharmaceutique. En France, il en existe 148</a>. Chez nous, vous trouverez uniquement ces plantes en vente libre, que vous pourriez aussi croiser en magasin bio ou en supermarché. En revanche, les plantes sous monopole (comme certaines racines ou écorces) sont réservées aux pharmaciens.</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
Une réflexion pour un équilibre entre juste rémunération et accessibilité</span></h4>
<p><strong>Comment pensez-vous à l&rsquo;accessibilité de vos produits ?</strong></p>
<p>C’est un débat important. On ne vend pas nos produits “chers” : on les vend au juste au prix. Souvent même, nous les achetons en deçà du temps de travail nécessaire à la qualité que l&rsquo;on obtient. Pendant des décennies, nous avons été habitués à payer des fruits, des légumes ou des plantes médicinales à des tarifs dérisoires. Mais derrière ces prix bas, il y a une réalité invisible : des producteurs sous-payés, des conditions de travail précaires, et des plantes de moindre qualité.</p>
<p>Quand on achète à un cueilleur local ou à une coopérative bio, on paie ce que le produit vaut vraiment : la main-d’œuvre, le temps de séchage, la traçabilité, l’éthique. Notre mélisse à 110 €/kg est un exemple frappant. Oui, c’est plus cher qu’en supermarché… mais c’est parce qu’elle est fraîche, bio, et récoltée dans le respect de l’environnement et des humains.</p>
<p>Le problème, c’est que cette qualité n’est pas accessible à tout le monde. On s’est donc heurtées à une question éthique : comment concilier excellence et accessibilité ?</p>
<p>Pour y répondre, on réfléchit à un système de tarifs échelonnés, basé sur l’auto-détermination. L’idée ? Permettre à chacun·e de payer en fonction de ses moyens, sans jugement. Par exemple, une personne en situation de précarité pourrait bénéficier d’un tarif réduit, tandis qu’une autre paierait le prix plein. L’accès aux soins par les plantes ne devrait pas être un luxe.</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
Un modèle économique en construction : bientôt une SCOP ?</span></h4>
<p><strong>Allié·e·s est une entreprise, mais vous semblez aussi porter une dimension sociale. Pouvez-vous nous en dire plus ?</strong></p>
<p>On est une entreprise, oui, mais avec une forte ambition sociale. Pour l’instant, on a dû se constituer en société parce qu’on était toutes les deux au chômage et qu’on avait déjà des activités en auto-entreprise. Mais notre objectif, c’est de basculer vers un modèle plus solidaire dès que possible, une SCOP, probablement d’ici un an, quand nos droits au chômage seront épuisés.</p>
<p>En attendant, on teste des solutions pour financer cette solidarité. Par exemple, on collabore avec <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.lacloche.org/sud-marseille&amp;ved=2ahUKEwiZsKzPm8qUAxUEKvsDHWAuMVUQFnoECBcQAQ&amp;usg=AOvVaw3eelIcFtDAq8HVcAGMWT1d">La Cloche, une association marseillaise</a> qui a mis en place un système de “boîte à dons” et de “produits suspendus”. Concrètement, des tisanes et huiles essentielles sont offertes aux personnes qui en ont besoin, sur simple demande. Un espace d’accueil est proposé : verre d’eau, tisane en libre-service, prises pour recharger son téléphone, toilettes… Un lieu ouvert à tou·te·s, surtout aux personnes sans-abri ou en situation de précarité.</p>
<p>On réfléchit aussi à un modèle économique hybride, où une partie des bénéfices financerait des actions solidaires. Mais pour l’instant, on n’a pas encore trouvé la formule idéale, on est en phase de test et d’ajustement.</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
La phytothérapie : un retour aux sources… sans attendre la maladie</span></h4>
<p><strong>La phytothérapie est le terme qui englobe l’usage des plantes à des fins thérapeutiques. À quel moment de notre vie devrions-nous nous y intéresser ?</strong></p>
<p>Dès maintenant ! L’utilisation des plantes pour se soigner ou simplement pour prendre soin de soi, c’est une pratique millénaire. Pendant des siècles, les humains ont utilisé les plantes au quotidien : pour se réveiller (café, thé), digérer (menthe, mélisse), se détendre (camomille, tilleul)… Ce n’est pas réservé aux moments de crise.</p>
<p>Aujourd’hui, on a un peu oublié ces savoirs, à cause de l’essor de la médecine allopathique. Mais les plantes sont toujours là, et elles peuvent nous accompagner à chaque étape de la journée. Le matin : une infusion de romarin pour stimuler la mémoire, ou de gingembre pour booster l’énergie. Après le repas : une tisane à la mélisse ou à la camomille pour faciliter la digestion. Le soir : une infusion de passiflore ou de lavande pour décompresser.</p>
<p>Il ne faut pas attendre d’être malade pour se tourner vers les plantes. Elles font partie de notre quotidien, et leur usage peut être préventif, curatif, ou simplement de bien-être. Bien sûr, elles ne remplacent pas un avis médical en cas de pathologie grave, mais elles offrent une alternative douce et naturelle pour beaucoup de maux du quotidien.</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
Herboristeries indépendantes : une communauté en résistance</span></h4>
<p><strong>Comment les herboristeries indépendantes comme Allié·e·s s’entraident-elles face à un système qui ne reconnaît pas leur métier ?</strong></p>
<p>C’est un vrai défi, mais aussi une belle aventure collective ! Il y a plusieurs associations et syndicats qui œuvrent pour redonner ses lettres de noblesse à l’herboristerie, comme l’<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.assoherbofrance.fr/&amp;ved=2ahUKEwj-wcWCnMqUAxX8TKQEHR0kLccQFnoECA4QAQ&amp;usg=AOvVaw3iGbmo5f6Upo4-hW4wQsyh">Association des Herboristeries de France</a> ou la <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.guildeherboristerie.fr/&amp;ved=2ahUKEwj9mbiLnMqUAxVrOfsDHZqFFjcQFnoECBsQAQ&amp;usg=AOvVaw0oWmkpdxabASeQ1mthxU8f">Guilde des Praticien·ne·s en Herboristerie</a> (dont fait partie ma collègue Alice).</p>
<p>Ces structures sont portées par des pionnières, souvent des femmes, qui ont monté leur herboristerie ces dix dernières années. Leur travail est double : politique et administratif. Elles bataillent pour faire reconnaître l’herboristerie comme un métier, malgré l’absence de diplôme officiel. C’est un peu comme reconstruire une profession à partir de savoirs empiriques, transmis de génération en génération. Il y a un aspect pédagogique aussi : elles répertorient les connaissances traditionnelles, organisent des formations, et partagent des outils pour redonner confiance aux gens dans l’usage des plantes.</p>
<p>Allié·e·s fait partie de ces réseaux, et c’est précieux. Par exemple, le <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.syndicat-simples.org/&amp;ved=2ahUKEwie1_uwnMqUAxWn1QIHHU7iN9YQFnoECC4QAQ&amp;usg=AOvVaw2PHXMMyCeglbu1ng9-esf1">Syndicat Simples</a> (qui promeut les plantes sauvages et la cueillette responsable) ou les <a href="https://paysans-herboristes.org/actualites/">syndicats de cueilleurs·euses</a> sont des alliés pour défendre une herboristerie éthique, locale et durable.</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
Un élan collectif : colloques et reconnaissance du métier</span></h4>
<p><strong>Vous parliez de réseaux qui s’organisent. Y a-t-il des initiatives récentes qui vous inspirent ?</strong></p>
<p>Absolument ! Il y a un réel mouvement autour de l’herboristerie, et c’est très encourageant. Récemment, des militant·e·s ont organisé un <a href="https://www.assoherbofrance.fr/actualites/l-art-de-la-cueillette-fg89c-5xjpk">colloque à Nyons</a>, réunissant 200 à 300 personnes : paysans herboristes, pharmaciens, médecins, préparateurs en pharmacie, et praticien·ne·s en phytothérapie. Un vrai moment d’échange sur les pratiques respectives, qui nous a beaucoup inspirées.</p>
<p>Ce colloque a aussi été l’occasion de rencontrer des productrices avec qui on travaille aujourd’hui. Et surtout, ça a confirmé une chose : on est plus forts ensemble. Ce n’est pas un métier qu’on peut exercer seul·e. Il y a des groupes de travail qui collaborent même avec des sénateur·rice·s pour réhabiliter cette discipline.</p>
<p>Un exemple concret ? Grâce au travail de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Thévenin">Thierry Thévenin</a> (paysan herboriste militant) et d’autres passionné·e·s, le métier de paysan herboriste a enfin obtenu une <a href="https://www.francecompetences.fr/recherche/rncp/37980/">reconnaissance RNCP</a> (reconnaissance du diplôme) il y a un an. C’est une avancée majeure !</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
La résignation ? Une plante peut aider !</span></h4>
<p><strong>Dans Qui Vive, on essaye de lutter contre la résignation pour donner aux gens l’envie d’agir, que ce soit au niveau individuel ou collectif. Est-ce que tu as une plante à nous conseiller contre la résignation ?</strong></p>
<p>Ah, la résignation… une plante pour redonner du courage ? Il y en a tellement ! Tout dépend de ce qui nous touche. Moi, j’aime beaucoup la mélisse : elle agit à la fois sur le ventre et sur le cerveau, c’est une plante apaisante qui peut aider en cas d’anxiété.</p>
<p>Sinon, le basilic sacré (tulsi) est une autre option. C’est une plante adaptogène, qui aide le corps à s’adapter au stress. Et puis, la camomille romaine ! Hyper aromatique, elle contient des esters qui calment le système nerveux.</p>
<p>Propos recueillis le 11 avril 2026</p>
<hr />
<p><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.alliees-herboristerie.com/&amp;ved=2ahUKEwizpIOUoMqUAxWzhv0HHVu9NyIQFnoECBUQAQ&amp;usg=AOvVaw0Hmp1rwVHhcBkroWr-HWJ2">Herboristerie Allié·e·s</a> : 24 Boulevard National, 13001 Marseille.</p>
<p>Ateliers et conseils : Renseignez-vous en magasin pour découvrir leurs animations.</p>
<p>Livres recommandés :</p>
<ul>
<li><em>Le Guide de l’herboriste</em> de Christophe Bernard</li>
<li><em>Les Simples</em> de François Couplan (pour la cueillette sauvage).</li>
<li><em>Le Génie des plantes sauvages</em> de François Couplan</li>
<li><em>Plaidoyer pour l&rsquo;herboristerie</em> de Thierry Thévenin</li>
</ul>
<div id="attachment_3746" style="width: 714px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3746" class="wp-image-3746" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-1030x773.jpg" alt="" width="704" height="528" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347.jpg 1920w" sizes="(max-width: 704px) 100vw, 704px" /><p id="caption-attachment-3746" class="wp-caption-text">L&rsquo;intérieur de l&rsquo;herboristerie © Nicolas Delcros</p></div>
<div id="attachment_3747" style="width: 696px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3747" class="wp-image-3747 size-large" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-686x1030.jpg" alt="" width="686" height="1030" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-686x1030.jpg 686w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-200x300.jpg 200w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-768x1152.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-1024x1536.jpg 1024w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-1000x1500.jpg 1000w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-470x705.jpg 470w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi.jpg 1365w" sizes="(max-width: 686px) 100vw, 686px" /><p id="caption-attachment-3747" class="wp-caption-text">Alice et Solène © Marie Fantozzi</p></div>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Des pièces de camions transformées en œuvres d’art</title>
		<link>https://quivive.fr/a-ecouter/des-pieces-de-camions-transformees-en-oeuvres-dart</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 15:51:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Orientation]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Side]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la Cité des arts de la rue, une initiative portée par les Ateliers Sud Side et le lycée La Floride mêle création, écologie et transmission. Des pièces de camions vouées à la casse retrouvent sens, transformées en une œuvre collective. Entre création, réemploi et transmission Depuis novembre 2025, les élèves du micro-lycée La Floride [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4 align="left"><span style="font-size: medium;">À la Cité des arts de la rue, une initiative portée par les Ateliers Sud Side et le lycée La Floride mêle création, écologie et transmission. Des pièces de camions vouées à la casse retrouvent sens, transformées en une œuvre collective.</span></h4>
<p align="left"><span style="font-size: medium;"><b>Entre création, réemploi et transmission</b></span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Depuis novembre 2025, les élèves du micro-lycée La Floride travaillent aux côtés des artistes des <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.sudside.org/">ateliers Sud Side</a> pour donner une seconde vie à des pièces mécaniques. Leur objectif : faire de ce projet leur chef-d’œuvre de CAP. Pendant plusieurs mois, les jeunes se sont fortement investis pour concevoir une sculpture à partir de pièces hors d’usage. Si l’exercice peut sembler cocasse, voire inattendu, les ateliers n’en sont pas à leur coup d’essai. Spécialisée dans la conception et la fabrication de structures scéniques principalement pour le spectacle vivant depuis plus de 30 ans, l’association Sud Side ne se contente pas seulement de créer. Elle développe aussi un grand volet de transmission des savoir-faire à travers diverses actions menées avec différents publics : centres sociaux et établissements scolaires. Avec le micro-lycée de La Floride qui accueille des jeunes âgés de 16 à 25 ans ayant interrompu leurs études, l’idée était simple : réemployer plutôt que jeter. Dans les ateliers de mécanique du lycée, certaines pièces ne pouvaient plus être utilisées en l’état.</span><span style="font-size: medium;"><i> « On s’est dit : on a plein de pièces dans l’établissement, on va essayer d’en faire quelque chose »</i></span><span style="font-size: medium;">, explique un encadrant. Ici, des moteurs et fragments mécaniques trouvent donc une seconde vie. Raphaël, chargé de l’action culturelle de Sud Side, préfère parler de </span><span style="font-size: medium;"><i>« détournement »</i></span><span style="font-size: medium;"> : une manière de valoriser l’existant sans consommer davantage.</span><span style="font-size: medium;"><i> « Même si un jour ce n’est plus utile, ça pourra toujours servir à quelque chose. Ça ne sert à rien de tout jeter, ça ne sert à rien de gaspiller »</i></span><span style="font-size: medium;">, confie un élève.</span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;"><b>L’école autrement</b></span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Au-delà de l’apprentissage technique, le projet vise aussi à développer des compétences psychosociales : travail en équipe, conduite de projet, appropriation des codes du monde professionnel.</span><span style="font-size: medium;"><i> « À la base, je n’aimais pas l’école, j’étais en décrochage. Mais quand je suis revenu en micro-lycée, avec des emplois du temps adaptés et moins d’heures de cours, et que tous les mardis après-midi on vient à Sud Side, on ne peut pas en avoir marre »</i></span><span style="font-size: medium;">, confie un élève. Dans cet environnement ouvert et collaboratif, les apprentissages prennent une autre forme. Aux côtés des enseignants, des intervenants et de Patrick, bénévole retraité après une carrière chez Renault, les élèves expérimentent, manipulent, créent, acquérant à la fois un savoir-faire et une manière d’être au travail. Au-delà de la sculpture réalisée, c’est une autre vision de l’école qui se dessine : un espace où l’on apprend en faisant, où la culture devient un terrain d’expérimentation, et où chaque pièce, même usée, peut encore trouver sa place. Lors de la dernière séance le 24 avril, les élèves ont pu restituer leur chef-d’œuvre devant leurs proches, l’occasion de présenter le fruit de plusieurs mois de travail avec fierté !</span></p>
<p align="left">On les écoute nous en parler avec enthousiasme dans ce court podcast.</p>
<p align="left"><iframe loading="lazy" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/soundcloud%253Atracks%253A2319893543&amp;color=%23ff5500&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&amp;show_teaser=true" width="100%" height="166" frameborder="no" scrolling="no"><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start">﻿</span></iframe></p>
<div style="font-size: 10px; color: #cccccc; line-break: anywhere; word-break: normal; overflow: hidden; white-space: nowrap; text-overflow: ellipsis; font-family: Interstate,Lucida Grande,Lucida Sans Unicode,Lucida Sans,Garuda,Verdana,Tahoma,sans-serif; font-weight: 100;"><a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="Qui Vive" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094" target="_blank" rel="noopener">Qui Vive</a> · <a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="Des pièces de camions transformées en œuvres d’art" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094/des-pi-ces-de-camions" target="_blank" rel="noopener">Des pièces de camions transformées en œuvres d’art</a></div>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Carla Lorang, le 13 mai 2026</span></p>
<div id="attachment_3709" style="width: 853px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3709" class="wp-image-3709" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-1030x773.jpg" alt="" width="843" height="633" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 843px) 100vw, 843px" /><p id="caption-attachment-3709" class="wp-caption-text">Atelier art et mécanique chez Sud Side avec les élèves du micro-lycée La Floride © Carla Lorang</p></div>
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		<title>L&#8217;écologie comme révolution culturelle</title>
		<link>https://quivive.fr/a-ecouter/lecologie-comme-revolution-culturelle</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Célia Horvath]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 08:30:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Connaissances]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[éditions Wildproject]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce podcast, nous mettons en lumière Wildproject, une maison d’édition indépendante basée à Marseille, qui explore l’écologie de la manière la plus complète possible. À travers ses différentes collections, la maison donne accès à des pensées écologiques variées : écologie politique, écoféminisme, écologie décoloniale ou encore réflexion sur nos manières d’habiter la Terre. Son [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce podcast, nous mettons en lumière Wildproject, une maison d’édition indépendante basée à Marseille, qui explore l’écologie de la manière la plus complète possible.</p>
<p>À travers ses différentes collections, la maison donne accès à des pensées écologiques variées : écologie politique, écoféminisme, écologie décoloniale ou encore réflexion sur nos manières d’habiter la Terre. Son objectif est aussi de rendre ces idées accessibles et de participer à la construction d’une culture écologique plus profonde.</p>
<p>Au côté de Georgia Froman, co-éditrice de la maison d’édition, le podcast parcourt ce que propose Wildproject.</p>
<p>Célia Horvath, le 24 avril 2026</p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/soundcloud%253Atracks%253A2308425827&amp;color=%23ff5500&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&amp;show_teaser=true" width="100%" height="166" frameborder="no" scrolling="no"></iframe></p>
<div style="font-size: 10px; color: #cccccc; line-break: anywhere; word-break: normal; overflow: hidden; white-space: nowrap; text-overflow: ellipsis; font-family: Interstate,Lucida Grande,Lucida Sans Unicode,Lucida Sans,Garuda,Verdana,Tahoma,sans-serif; font-weight: 100;"><a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="Qui Vive" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094" target="_blank" rel="noopener">Qui Vive</a> · <a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="L'écologie comme révolution culturelle, credo des éditions Wildproject" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094/lecologie-comme-revolution" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;écologie comme révolution culturelle, credo des éditions Wildproject</a></div>
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<div id="attachment_3644" style="width: 761px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3644" class=" wp-image-3644" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath-1030x654.jpg" alt="" width="751" height="477" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath-1030x654.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath-300x190.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath-768x488.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath-1536x975.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath-1500x952.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath-705x448.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 751px) 100vw, 751px" /><p id="caption-attachment-3644" class="wp-caption-text">Georgia Froman, co-éditrice de Wildproject, devant la librairie © Célia Horvath</p></div>
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		<title>La nature vue au carnaval de la Plaine</title>
		<link>https://quivive.fr/la-nature-vue-au-carnaval-de-la-plaine</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 12:13:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[carnaval de La Plaine]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lancers de farine et sifflements, gare à ceux.celles qui ne se prêtaient pas au jeu du déguisement. Dans une ambiance festive et colorée, près de 14 000 personnes ont paradé de la place Jean Jaurès (La Plaine) jusqu’à Noailles sur un thème anti-armement : « moins de balles, plus de bals ». Malgré des arrêtés préfectoraux pour préserver [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Lancers de farine et sifflements, gare à ceux.celles qui ne se prêtaient pas au jeu du déguisement. Dans une ambiance festive et colorée, près de 14 000 personnes ont paradé de la place Jean Jaurès (La Plaine) jusqu’à Noailles sur un thème anti-armement : « <em>moins de balles, plus de bals</em> ». Malgré des arrêtés préfectoraux pour préserver « <em>l&rsquo;ordre public</em> » les carnavalier·e·s n’ont pas caché leurs revendications politiques et sociales. Anti-guerre, anti-libéralisme, décroissance, préservation de la nature : la convergence des luttes semblait l’évidence de ce carnaval phocéen. Comme quoi, la citation de l’écologiste brésilien Chico Mendes « <em><a href="https://www.philomag.com/articles/lecologie-sans-lutte-des-classes-cest-du-jardinage">L’écologie sans lutte des classes, c’est du jardinage !</a></em> » inspire encore beaucoup.</p>
<div id="attachment_3563" style="width: 710px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3563" class=" wp-image-3563" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1030x687.jpg" alt="" width="700" height="467" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p id="caption-attachment-3563" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 2 © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify">À travers leur costume, nombre de carnavilier·e·s ont redoublé de créativité pour manifester leur engagement écologique. Oiseaux, insectes, mammifères mais aussi fleurs et arbres, les êtres vivants autres qu’humains étaient fortement représentés. Grenouilles, abeilles, cochons, loups, poissons et oiseaux se sont rassemblés pour célébrer la faune, en dénonçant ce qui cause son extinction.</p>
<p align="justify">Lery, 26 ans, porte sur son dos un porcelet. Il fait référence à <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ferme_des_animaux&amp;ved=2ahUKEwi5o7Om0NGTAxUIcKQEHTCjG3AQFnoECBMQAQ&amp;usg=AOvVaw19LchlYt0z7tERc9jGxvx1"><em>La ferme des animaux</em></a> de George Orwell : « <em>Ce cochon, il est fatigué ! Fatigué des positions de pouvoir dans l&rsquo;armement et les guerres. Celles qui abusent du reste de la population</em> ». Catégorique, il affirme que les politiques sociales doivent prendre en compte l’impératif écologique. « <em>L’intersection des luttes est primordiale. Nous devons tendre vers la décroissance pour trouver de l&rsquo;intérêt et du sens dans notre quotidien. On ne peut pas continuer notre train de vie, nos pratiques comme si de rien n’était.</em> »</p>
<div id="attachment_3564" style="width: 676px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3564" class=" wp-image-3564" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1030x687.jpg" alt="" width="666" height="444" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 666px) 100vw, 666px" /><p id="caption-attachment-3564" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 3 © Chloé Roulet</p></div>
<p align="justify">À quelques pas, une festivalière déguisée en cétacé fait part du même sentiment, en ajoutant l&rsquo;intérêt belliqueux de nos sociétés : « <em>On trouve toujours des moyens pour bombarder, pour avoir des canons, des F-15, mais jamais pour l’éducation, les hôpitaux, ni pour préserver le Vivant.</em> » Elle tire une conclusion similaire à celle de Lery : « <em>Les ressources finies de notre planète sont sacrifiées pour une quête de croissance infinie, qui signe notre arrêt de mort.</em> » Alors que le changement climatique glisse en arrière-plan des priorités politiques, les <a href="https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-brief-eco/les-pays-membres-de-l-otan-ont-augmente-leurs-depenses-militaires-de-20-en-2025_7864754.html">dépenses militaires des 32 pays membres de l’Otan ont, quant à elles, augmenté de 20 % entre 2024 et 2025 selon le dernier rapport de l’Alliance</a>. Une actualité qui résonne pleinement avec le thème du carnaval.</p>
<div id="attachment_3565" style="width: 676px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3565" class=" wp-image-3565" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1030x687.jpg" alt="" width="666" height="444" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 666px) 100vw, 666px" /><p id="caption-attachment-3565" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 4 © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>« <em>Plus de mares, moins de béton</em> » martèlent au loin deux carnavaliers. Monsieur Yucca et Monsieur Grenouille réclament plus d’espaces verts, des plantations à la place des zones industrielles dont les usines d’armement : « <em>On veut des grenouilles partout ! Il y en a marre du béton, on veut des zones humides, plus de marécages.</em> » Des revendications qui font écho à celles de Théo, fervent défenseur des abeilles, qui n’hésite pas à faire preuve d’<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropomorphisme&amp;ved=2ahUKEwjlp4rRy9GTAxVL97sIHUrFIeUQFnoECDMQAQ&amp;usg=AOvVaw0iSxz1F_QcWh_XLcvIn8IO">anthropomorphisme</a> : « <em>Les abeilles sont antimilitaristes, ce sont les reines de la nature. S’il n’y a plus d’abeilles, il n’y a plus d’espèces : elles font vivre la planète entière. Il faut les préserver.</em> »</p>
<p>À Marseille, deuxième ville de France, le décor urbanisé laisse peu de place aux amphibiens et aux apidés. Pour leur redonner la place qu’elles méritent, des initiatives locales émergent. Depuis 2023, le quartier de Montolivet dans le 12e, accueille la <a href="https://marseille1112.fr/la-maison-des-abeilles-et-de-la-biodiversite">Maison des Abeilles et de la Biodiversité</a>, un lieu dédié à la préservation de l’environnement ou « <em>120 000 abeilles ont déjà pris place sur l&rsquo;espace dédié à leur vie quotidienne</em> ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3567" style="width: 736px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3567" class=" wp-image-3567" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1030x687.jpg" alt="" width="726" height="484" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 726px) 100vw, 726px" /><p id="caption-attachment-3567" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 5 © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Côté mer, Antoine, déguisé en poisson, s’inquiète lui aussi pour ses amis marins : « <em>L’océan est pollué, à Marseille on est particulièrement touchés. On veut une mer plus saine</em> ». Un constat appuyé par une mauvaise nouvelle : <a href="https://www.franceinfo.fr/environnement/pollution/pollution-des-mers-et-des-oceans/on-y-va-a-nos-risques-et-perils-a-marseille-la-plage-de-l-huveaune-fermee-tout-l-ete-a-cause-de-la-pollution-de-l-eau_7865180.html">pour la première fois, une plage a été déclarée « <em>impropre</em> » à la baignade</a> par l’Agence régionale de santé. Cet été, la plage de l’Huveaune, dans les quartiers sud, sera donc exceptionnellement fermée à cause de la pollution.</p>
<p>Si la faune était présente en nombre, la flore n’était pas en reste. Rejoignant le cortège, les plantes et végétaux ont fait valoir leurs droits. Océane, 22 ans, en service civique, salopette de jardinière, verdure et arrosoirs à la main, en témoigne avec enthousiasme : « <em>Il faut faire germer des idées radicales de gauche</em> ».</p>
<p>Un photoreportage de Chloé Roulet et Carla Lorang, réalisé le 29 mars 2026</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3570" style="width: 688px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3570" class=" wp-image-3570" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1030x687.jpg" alt="" width="678" height="452" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 678px) 100vw, 678px" /><p id="caption-attachment-3570" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 6 © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3572" style="width: 693px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3572" class=" wp-image-3572" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1030x669.jpg" alt="" width="683" height="444" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1030x669.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-300x195.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-768x499.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1536x997.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1500x974.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-705x458.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /><p id="caption-attachment-3572" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 7 © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Ecologie et anti-impérialisme : même combat ?</title>
		<link>https://quivive.fr/a-ecouter/ecologie-et-anti-imperialisme-meme-combat</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Delcros]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 17:03:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>
		<category><![CDATA[anti-militarisme]]></category>
		<category><![CDATA[anti-racisme]]></category>
		<category><![CDATA[antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 14 mars 2026, veille du premier tour des élections municipales, une manifestation avait lieu à Marseille, à l&#8217;appel d&#8217;une centaine d’organisations, syndicats et collectifs. Les mots d&#8217;ordre étaient : anti-militarisme, anti-racisme et antifascisme. Qui Vive a baladé micro et appareil photo dans le cortège, pour demander aux manifestants si, selon eux, on peut les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 mars 2026, veille du premier tour des élections municipales, une manifestation avait lieu à Marseille, à l&rsquo;appel d&rsquo;une centaine d’organisations, syndicats et collectifs.<br />
Les mots d&rsquo;ordre étaient : anti-militarisme, anti-racisme et antifascisme. Qui Vive a baladé micro et appareil photo dans le cortège, pour demander aux manifestants si, selon eux, on peut les articuler avec l&rsquo;écologie, la lutte pour la préservation de la biodiversité et contre le changement climatique.</p>
<p>Un podcast réalisé par Nicolas Delcros, illustré par les photographies de Carla Garson, le 14 mars 2026.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/soundcloud%253Atracks%253A2287490168&amp;color=%23ff5500&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&amp;show_teaser=true" width="100%" height="166" frameborder="no" scrolling="no"></iframe></p>
<div style="font-size: 10px; color: #cccccc; line-break: anywhere; word-break: normal; overflow: hidden; white-space: nowrap; text-overflow: ellipsis; font-family: Interstate,Lucida Grande,Lucida Sans Unicode,Lucida Sans,Garuda,Verdana,Tahoma,sans-serif; font-weight: 100;"><a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="Qui Vive" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094" target="_blank" rel="noopener">Qui Vive</a> · <a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="Ecologie et anti-impérialisme : même combat ?" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094/ecologie-et-anti-imperialisme" target="_blank" rel="noopener">Ecologie et anti-impérialisme : même combat ?</a></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3509" style="width: 470px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3509" class="wp-image-3509" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-2-©-Carla-Garson-824x1030.jpg" alt="" width="460" height="575" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-2-©-Carla-Garson-824x1030.jpg 824w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-2-©-Carla-Garson-240x300.jpg 240w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-2-©-Carla-Garson-768x960.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-2-©-Carla-Garson-564x705.jpg 564w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-2-©-Carla-Garson.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 460px) 100vw, 460px" /><p id="caption-attachment-3509" class="wp-caption-text">Manifestation du 14 mars 2026 à Marseille 2 © Carla Garson</p></div>
<div id="attachment_3510" style="width: 662px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3510" class=" wp-image-3510" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson-1030x683.jpg" alt="" width="652" height="432" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson-1030x683.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson-300x199.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson-768x509.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson-1536x1018.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson-1500x995.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson-705x467.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 652px) 100vw, 652px" /><p id="caption-attachment-3510" class="wp-caption-text">Manifestation du 14 mars 2026 à Marseille 3 © Carla Garson</p></div>
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		<title>Samia Bendaif et ses jardins nourriciers au cœur des quartiers Nord</title>
		<link>https://quivive.fr/samia-bendaif-et-ses-jardins-nourriciers-au-coeur-des-quartiers-nord</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 12:30:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[autosuffisance alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[jardins]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Samia Bendaif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rien n’empêche Samia Bendaif de cultiver son « coin de paradis » situé au Parc Font Obscure, pas même le mauvais temps, ni les nuisances des voitures. Collé à la rocade et au centre commercial Le Merlan, ce lambeau de terre caché, d’environ 600m2, avec une trentaine de parcelles, sert de potagers nourriciers pour les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Rien n’empêche Samia Bendaif de cultiver son « <em>coin de paradis</em> » situé au Parc Font Obscure, pas même le mauvais temps, ni les nuisances des voitures. Collé à la rocade et au centre commercial Le Merlan, ce lambeau de terre caché, d’environ 600m2, avec une trentaine de parcelles, sert de potagers nourriciers pour les habitants des alentours, dont ceux des cités Flamands, Oliviers et Saint-Paul. Chaque parcelle est assignée à une personne du quartier, qui devient jardinière et adhérente de l’association. Chaque jour, même les week-ends, cette ancienne puéricultrice entretient corps et âme son projet : « <em>Pour moi les plantes c’est comme les enfants. Tous les jours, tu te lèves pour t’en occuper</em> ». Petit clin d&rsquo;œil à son ancien métier, « <em>il faut les éduquer, les nourrir et surtout être à l&rsquo;écoute</em> ».</p>
<p align="justify"><strong>Au jardin jusqu’au coucher de soleil</strong></p>
<p align="justify">Dès 8h30, Samia met la main à la terre. Après avoir désherbé, retourné la terre, planté et arrosé, place à la récolte : « <em>Actuellement c’est la saison des fèves, petits pois, oignons mais aussi de l’ail et de la coriandre</em> », explique-t-elle. Ici, interdiction d’utiliser des engrais et pesticides, les mots d’ordre sont « <em>écologie</em> » et « <em>anti-gaspi</em> ». Elle confie en rigolant avoir déjà « <em>galéré</em> » avec des orties et des filets, pour sauver des choux rongés par les chenilles. Avec les récoltes du jardin, Samia fait des confitures, tisanes, herbes de Provence, conserves mais aussi des cosmétiques tels que du macérat. « <em>Tu peux tout utiliser et ré-utiliser.</em> » Les produits sont ensuite distribués aux habitants lors des fêtes du quartier. Dernier arrosage et fermeture du jardin, Samia finit sa journée vers 18h. « <em>Quand je vois le soleil se coucher, je pars.</em> »</p>
<div id="attachment_3424" style="width: 694px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3424" class=" wp-image-3424" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-1030x694.jpg" alt="" width="684" height="461" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-1030x694.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-300x202.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-768x517.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-1536x1034.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-1500x1010.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-705x475.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px" /><p id="caption-attachment-3424" class="wp-caption-text">Les parcelles cultivables du jardin © Chloé Roulet</p></div>
<p>Samia a toujours été passionnée par les plantes. Simple amatrice, elle explique avoir surtout « <em>appris avec le temps</em> » à s’occuper de ces petits êtres vivants. Pourtant le <em>care</em> [ soin, en anglais, ndlr ], c’est toute sa vie. Née en Algérie, Samia était sage-femme à Skidid, sa ville natale. En 2008, elle traverse la Méditerranée et déménage dans la cité phocéenne « <em>par amour</em> ». Elle y retrouve Yazid, enfant fidèle de Marseille, plus précisément, du 14e arrondissement. « <em>Yazid n’a jamais voulu quitter sa ville, il s’est même fait tatouer le code postal, 13</em> » lance-t-elle en souriant. Elle passe son diplôme d&rsquo;auxiliaire puéricultrice et consacre son travail aux soins médicaux des jeunes enfants. En 2018, elle arrête toute activité professionnelle après deux cancers successifs. Lors du confinement, Samia et Yazid cherchent un peu de réconfort dans la terre : « <em>Heureusement que j’ai trouvé le jardinage. C’était ma thérapie pendant ma maladie</em> ».</p>
<p><strong><br />
Le projet d’une vie : celle du couple Bendaif</strong></p>
<p>En emménageant à la cité SNCF, le couple se lance dans cette grande aventure : créer des jardins nourriciers et devenir autosuffisants. Pari réussi ! En 2016, le terrain au pied de leur tour est assez fructueux pour remplir totalement le frigo. Petit à petit, ils partagent leur savoir-faire, d’abord avec leurs voisins puis aux habitants du quartier. Soutenus par la Maison des Familles et des Associations, les Bendaif créent un premier jardin collectif, toujours à la cité SNCF. En 2021, ils fondent l’association Terre d’Entraide et de Partage. Dans la foulée, la mairie du 13e et 14e met à disposition un terrain délaissé au Font Obscure. Tout est à créer : parcelles, serres, couloirs, plantations. Avec persévérance, le jardin prend forme. En 2025, Yazid succombe à la suite de problèmes de santé. Malgré sa disparition brutale, il était hors de question d’abandonner le projet. « <em>C’était impensable pour moi de laisser tomber le jardin, mon mari y a mis son temps et sa santé</em> » confie Samia, les larmes aux yeux. L’association grandissante compte à présent 20 bénévoles ponctuels et est soutenue par la mairie centrale de Marseille.</p>
<div id="attachment_3425" style="width: 747px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3425" class=" wp-image-3425" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-1030x686.jpg" alt="" width="737" height="491" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-1030x686.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 737px) 100vw, 737px" /><p id="caption-attachment-3425" class="wp-caption-text">Pot de plantes peint par les enfants du quartier © Chloé Roulet</p></div>
<p>Smiley, fleur, fruit et légume, de nombreuses peintures colorées décorent les couloirs du jardin des Merlans. Preuves que de jeunes visiteurs sont passés par là. « <em>Les enfants, c’est la relève, c’est le futur</em> » affirme Samia. Depuis la création de l’association, elle organise avec l’école maternelle des Flamands, mais aussi avec les associations Fouque et Vivre l’Autisme, des ateliers de sensibilisation pour le jeune public. Elle met un point d’honneur à partager son savoir-faire. « <em>Il faut leur passer le relai et leur dire : prenez soin de notre planète.</em> » Étonnée, elle raconte que les enfants la reconnaissent dans la rue, même des années après. « <em>Quand je croise les petits, ils me disent</em> “Tata Samia c’est quand le prochain atelier ?” ». Selon les saisons, les élèves apprennent à jardiner mais aussi à cuisiner avec les produits récoltés. « <em>La dernière fois on a fait du pain aux herbes de Provence.</em> » De quoi ravir petits et grands.</p>
<p><strong>Des jardins collectifs et accessibles</strong></p>
<p>Pour accueillir le plus de monde possible, le potager est totalement aménagé pour les personnes en mobilité réduite. Régulièrement, Samia passe au crible les parcelles et vérifie si elles respectent bien le règlement. « <em>Pas de plantations près des bordures et les couloirs doivent être dégagés.</em> » Elle-même considérée comme invalide, elle veut que son potager soit accessible à 100 %. Personne ne doit se sentir exclu. Surtout concernant l’injustice environnementale, a fortiori à Marseille avec son manque criant d’espaces verts. « <em>Je veux rendre le monde autour de moi plus vert et ça commence par là ou j’habite, dans les quartiers Nord.</em> » Cette marseillaise de cœur n’en démord pas. Elle vient tout juste d’inaugurer un nouveau jardin à côté du centre Saint Jean de Dieu. Son téléphone bipe ; « <em>attends, c’est une voisine, elle demande s’il reste une parcelle de libre</em> » lance-t-elle en décrochant. Décidément, Samia n&rsquo;arrête jamais.</p>
<p>Chloé Roulet, le 6 mars 2026</p>
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		<title>Quand les habitants veulent la nature au centre</title>
		<link>https://quivive.fr/quand-les-habitants-veulent-la-nature-au-centre</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Mercan]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 08:55:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[collectif Trames Vertes]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Et si on proposait des balades le long de la trame verte pour mieux la visualiser ? » « On pourrait aussi faire appel à une artiste du quartier pour nos visuels ? » « La terre d’ici est très argileuse, si on récupérait celle des chantiers voisins, on pourrait réparer des murs et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Et si on proposait des balades le long de la trame verte pour mieux la visualiser ?</em> » « <em>On pourrait aussi faire appel à une artiste du quartier pour nos visuels ?</em> » « <em>La terre d’ici est très argileuse, si on récupérait celle des chantiers voisins, on pourrait réparer des murs et fabriquer des hôtels à insectes avec !</em> ». Le 13 décembre 2025 à la ferme du Collet des Comptes, chaque personne présente au café participatif organisé par le <a href="https://www.ledonut-marseille.com/blog/une-trame-verte-pour-les-caillols" target="_blank" rel="noopener">collectif Trames Vertes</a> a une idée pour nourrir le projet. C’est le quatrième et dernier atelier participatif et de rencontre proposé par le collectif. « Trames Vertes », né en mai 2025 d’un élan citoyen et d’un projet commun à plusieurs associations et CIQ des 11e et 12e arrondissements, se bat pour la préservation de 25 hectares de nature menacés par l’urbanisation. En février 2026, le collectif doit présenter un document détaillé, enrichi de leurs multiples travaux et actions, présentant des arguments concrets contre le projet d’urbanisation de ces 25 hectares. Selon Trames Vertes, cette mobilisation est d’intérêt général : l’artificialisation par l’urbanisation d’une partie des 11e et du 12e arrondissements (de la Grognarde jusqu’à la ferme du Collet des Comptes, en passant par la butte de Butris et la friche du Collet des Comptes) menace des milieux naturels et des sols vivants, des espaces nourriciers, des habitats nécessaires à la préservation de la biodiversité et des lieux de respiration et de mobilités douces pour les habitants.</p>
<div id="attachment_3360" style="width: 574px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3360" class=" wp-image-3360" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan.jpg" alt="" width="564" height="421" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan.jpg 969w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-300x224.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-768x573.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-705x526.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 564px) 100vw, 564px" /><p id="caption-attachment-3360" class="wp-caption-text">Collectif Trame Verte © Camille Mercan 1</p></div>
<p><strong>L’histoire de la ZAC des Caillols</strong></p>
<p>« <em>Dans ces quartiers, les habitants en ont marre des constructions, ils ont envie de faire quelque chose pour préserver ces espaces verts</em> » : Élise Méouchy, coordinatrice de projet au <a href="https://www.ledonut-marseille.com/approche">Donut Infolab</a>, a fait ce constat dès son arrivée sur le terrain. La ZAC des Caillols (Zone d’Aménagement Concertée, opérations publiques d’aménagement de l’espace urbain) existe depuis le 21 février 1974 (date de l’arrêté préfectoral). En 2021, la ville de Marseille décide de la supprimer au motif « <em>d’équipements achevés</em> » et « <em>d’objectifs atteints</em> ». Selon la ville, la ZAC a « <em>permis de créer une offre d’habitat diversifiée au sein d’un cadre urbain et paysager, de remodeler et d’implanter un centre urbain comprenant le centre commercial Casino, le centre médical et la Mairie des 11e et 12e arrondissements</em> ». Pour certains habitants, la multiplication des immeubles et du béton empiète sur leur qualité de vie. Pour les associations qui défendent l’environnement, il est temps de laisser la nature tranquille.</p>
<p>Tandis que les habitants s’étaient organisés afin de réfléchir à des idées d’aménagements alternatifs en mettant en avant les mobilités douces (marche et vélo), ils ont eu vent d’une modification du Plan Local d’Urbanisme qui remettrait la ZAC des Caillols au goût du jour. « <em>Lorsque l’on a appris qu’il y allait avoir une enquête publique, on s’est dit qu’il fallait élaborer une réponse commune</em> », recontextualise Élise Méouchy.</p>
<p>De mars à avril 2025, les habitants, les associations (Collectif des Hautes Herbes, Germ’, Donut, VVOUM, Cartes sur Tables, CAN environnement, Nos Quartiers Demain) et les CIQ de La Pommeraie, La Pomme, Bois Luzy, La Fourragère, Les Caillols et Saint-Barnabé se sont mobilisés, dans le but de répondre à l’enquête publique sur le projet de ZAC qui ressurgit dans le Plan Local d’Urbanisation initié par la métropole. Le collectif Trames Vertes est né.</p>
<div id="attachment_3361" style="width: 648px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3361" class=" wp-image-3361" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-3.jpg" alt="" width="638" height="482" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-3.jpg 966w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-3-300x227.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-3-768x580.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-3-705x533.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 638px) 100vw, 638px" /><p id="caption-attachment-3361" class="wp-caption-text">Collectif Trame Verte © Camille Mercan 2</p></div>
<p><strong>« Des habitants qui se réunissent peuvent faire changer les choses »</strong></p>
<p>Le 25 juin 2025, parce qu’il faut « <em>montrer qu’ils sont là et qu’ils suivent</em> », le collectif organise une conférence de presse. L’objectif est de montrer leur détermination à « <em>défendre un maintien de la trame verte existante et des continuités écologiques à l’œuvre</em> ». « <em>On a senti que ça faisait un peu trembler les politiques de tous bords, donc on s&rsquo;est dit ok, on est au bon endroit !</em> » rappelle Élise Méouchy aux personnes présentes lors du café participatif du 13 décembre. En juillet la mairie reçoit le collectif. Si cette réunion n’a pas eu de suite, il faut tout de même rester « <em>proche du terrain</em> ». « <em>Nous n’avons pas eu de suite mais on suit quand même les délibérations des conseils municipaux et métropolitains</em> », poursuit Élise Méouchy avec une idée claire : « <em>il faut que le collectif s’étende et qu’il se structure</em> ». Un participant acquiesce : « <em>Des habitants qui se réunissent peuvent faire changer les choses</em> ».</p>
<p>En octobre 2024, coup de théâtre : la métropole suspend la procédure d&rsquo;ouverture à l&rsquo;urbanisation de la zone des Caillols. Sur le papier, une victoire. Dans les faits, la situation reste floue. « <em>Même s&rsquo;ils suspendent la procédure, ils avancent quand même les études</em> », alerte Jean-Jacques, un membre du collectif. Des écologues auraient été vus sur le terrain. Les commerçants du secteur sembleraient avoir plus d&rsquo;informations que les habitants. « <em>Nous ne sommes pas tous au même niveau d&rsquo;information</em> », déplore-t-il.</p>
<div id="attachment_3362" style="width: 609px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3362" class=" wp-image-3362" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-6.jpg" alt="" width="599" height="452" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-6.jpg 965w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-6-300x226.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-6-768x579.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-6-705x531.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 599px) 100vw, 599px" /><p id="caption-attachment-3362" class="wp-caption-text">Collectif Trame Verte © Camille Mercan 3</p></div>
<p><strong>Des ateliers pour faire corps et outiller les habitants</strong></p>
<p>« <em>Mais par où elle passe la chauve-souris dans la ville pour ne pas être embêtée ?</em> » Interroge un jeune garçon, s’essayant à un jeu interactif proposé par les membres du collectif et dont le but est « <em>d’aider les différentes espèces animales à rejoindre leurs destinations sans encombre</em> », après avoir pris connaissance de l’importance des réseaux écologiques. Faire vivre les lieux, impliquer les habitants, leur donner un sentiment d&rsquo;appartenance. Voilà l’objectif des quatre ateliers d’implication collective mis en place par Trames Vertes depuis septembre. Ces rencontres sont aussi l’occasion de débattre et de rassembler les idées qui enrichirons le document technique contre le projet d’urbanisation des 25 hectares menacés, que le collectif proposera en février.</p>
<p>Les participants sont invités à noter leurs propositions afin de créer un argumentaire collectif. Les idées fusent : l’entretient des canaux d’irrigation, la restauration de murs en pierres sèches, l’organisation d’un ramassage de déchets sur le tracé de la trame verte, l’implication des collèges et des écoles pour créer une signalétique solide et durable dans le but de matérialiser la trame verte.</p>
<p>Un problème se soulève : qui communique, comment et sur quels supports ? Pour l&rsquo;instant, le collectif n&rsquo;est pas structuré officiellement. Pas de statut associatif. Les relations sont basées sur la confiance. Les présidents des CIQ présents à la rencontre s’interrogent aussi : « <em>Comment pouvons-nous agir ?</em> ». Des solutions se dessinent. Un membre du collectif propose que des réunions soient organisées par chaque Comité d’Intérêt de Quartier concerné, pour sensibiliser davantage les habitants. Cela sera fait. « <em>Chaque membre a plein d&rsquo;idées, elles émergent dans tous les sens lors de cette réunion</em> », observe un participant. Un autre projet prend forme : faire se rencontrer des classes qui travaillent sur la nature en ville avec des membres des CIQ. « <em>Il y a un gouffre entre la façon dont vous avez été enfant dans ce quartier et la façon dont les enfants sont aujourd&rsquo;hui</em> », relève Élise Méouchy. « <em>Ça leur ferait du bien d&rsquo;écouter des gens raconter qu&rsquo;ils marchaient pour aller à l&rsquo;école, qu&rsquo;ils avaient des espaces de liberté</em> ».</p>
<div id="attachment_3363" style="width: 624px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3363" class=" wp-image-3363" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-2.jpg" alt="" width="614" height="460" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-2.jpg 969w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-2-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-2-768x575.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-2-705x528.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 614px) 100vw, 614px" /><p id="caption-attachment-3363" class="wp-caption-text">Collectif Trame Verte © Camille Mercan 4</p></div>
<p><strong>Un combat apartisan</strong></p>
<p>Dans les 11e et 12e arrondissements, c’est le Rassemblement National qui arrive en tête aux élections municipales (Monique Griseti a remporté plus de 50% des voix du 10e, 11e et 12e en 2024) et présidentielles (Marine Le Pen arrive en tête dans le 11e arrondissement en 2022). « <em>Il faut le dire, même si on ne l&rsquo;affiche pas du tout, ici, les habitants ont souvent peur des nouvelles constructions. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;ils veulent protéger tous les vivants, c&rsquo;est souvent qu&rsquo;ils craignent la précarité et l&rsquo;étranger. Il y a un fort racisme</em> », avoue discrètement Élise Méouchy. Le collectif lui, « <em>défend le fait que l’on est tous interdépendants les uns des autres</em> ». Il est donc nécessaire de trouver une entente commune pour une cause apartisane. Mais le collectif n’est pas apolitique. « <em>On voudrait que la nature, les espaces de nature, les vivants soient au centre</em> », développe Élise Méouchy. « <em>Toutes les questions d&rsquo;aménagement viennent après.</em> »</p>
<p>Pour le moment, les membres du collectif se disent « <em>tributaires</em> » des élections municipales de 2026. « <em>L’enjeu, c&rsquo;est que tous les partis se saisissent du sujet. Parce qu&rsquo;on sait qu&rsquo;en période électorale, ils vont être plus attentifs</em> ».</p>
<p>Camille Mercan, le 9 février 2026</p>
<div id="attachment_3359" style="width: 553px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3359" class=" wp-image-3359" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-5.jpg" alt="" width="543" height="403" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-5.jpg 729w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-5-300x223.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-5-705x523.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 543px) 100vw, 543px" /><p id="caption-attachment-3359" class="wp-caption-text">Livret pédagogique Nature en ville et adaptation au changement climatique © Camille Mercan</p></div>
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		<title>500 manifestants défient la Métropole pour stopper le Boulevard Urbain Sud</title>
		<link>https://quivive.fr/500-manifestants-defient-la-metropole-pour-stopper-le-boulevard-urbain-sud</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Mercan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 15:37:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Changeons le système pas le climat », « on veut des bus pas du BUS », « Biodiversité Ultra Sacrifiée », au rythme des tambours, parmi les nombreux vélos, des pancartes colorées se multipliaient sur la Place Castellane, ce samedi 29 novembre à 14 heures. 500 manifestants, jeunes et plus âgés, étaient réunis, avec un objectif : [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Changeons le système pas le climat »</em>, <em>« on veut des bus pas du BUS »,</em> <em>« Biodiversité Ultra Sacrifiée »</em>, au rythme des tambours, parmi les nombreux vélos, des pancartes colorées se multipliaient sur la Place Castellane, ce samedi 29 novembre à 14 heures. 500 manifestants, jeunes et plus âgés, étaient réunis, avec un objectif : s’opposer aux travaux du Boulevard Urbain Sud (BUS). Le cortège, entrainé par des slogans scandés au mégaphone et une enceinte diffusant des musiques militantes, s’est élancé en direction de la statue de David. Les manifestants défilent sur les voies latérales de l&rsquo;avenue du Prado, sans bloquer la circulation principale. Une marche pacifique mais déterminée : <em>« Plus de nature moins de voiture »</em>, <em>« des arbres, des trams, pas des boulevards »</em>, autant de formules reprises en cœur par les participants. Le <a href="https://www.facebook.com/collectifcanbus/" target="_blank" rel="noopener">collectif CANBUS</a> (Collectif Anti-Nuisances Boulevard Urbain Sud) pilote l&rsquo;opération, épaulé par Greenpeace et <a href="https://www.facebook.com/alternatiba.marseille" target="_blank" rel="noopener">Alternatiba</a>. SOS Nature Sud, Union Calanques Littoral, <a href="https://www.facebook.com/sauvonslamathilde/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noopener">Sauvons la Mathilde</a> et Face au BUS complètent la coalition. <em>« Ce n’est pas la peine de rajouter des voitures aux voitures sur un espace déjà saturé »</em>, proteste Martine Cros, directrice de SOS Nature Sud.</p>
<div id="attachment_3203" style="width: 1040px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Defile-pendant-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3203" class="wp-image-3203 size-large" title="Défilé pendant la manif anti BUS © Camille Mercan" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Defile-pendant-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-1030x773.jpg" alt="Défilé pendant la manif anti BUS © Camille Mercan" width="1030" height="773" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Defile-pendant-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Defile-pendant-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Defile-pendant-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Defile-pendant-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Defile-pendant-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-2048x1536.jpg 2048w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Defile-pendant-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Defile-pendant-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-705x529.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 1030px) 100vw, 1030px" /></a><p id="caption-attachment-3203" class="wp-caption-text">Défilé pendant la manif anti BUS © Camille Mercan</p></div>
<p><strong>Le BUS, c’est quoi ?</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire remonte aux années 1930. À l&rsquo;époque, une simple rocade autoroutière devait contourner Marseille. Près d&rsquo;un siècle plus tard, l&rsquo;idée ressurgit dans la tête de la métropole sous une forme urbaine : <a href="https://www.boulevard-urbain-sud.fr/le-projet/" target="_blank" rel="noopener">8,5 kilomètres de boulevard</a> reliant le rond-point Florian, à Saint-Loup, jusqu&rsquo;à la Pointe Rouge. Les chiffres annoncés inquiètent : 45 000 véhicules par jour attendus au Cabot, 15 000 à la Pointe Rouge. Le tracé doit traverser le jardin de la Mathilde, <a href="https://jardinaiguier.canalblog.com/" target="_blank" rel="noopener">les jardins familiaux Joseph Aiguier</a> et la pinède du Roy d&rsquo;Espagne. Près de 10 hectares de nature sacrifiés. 200 arbres de la pinède menacés de disparition. <em>« Les enjeux environnementaux nous font clairement dire qu&rsquo;il faut agir maintenant et arrêter cette envie de prolonger ce que nos aînés ont mis en place, ce sont des données de l&rsquo;époque »</em>, renseigne Jean-Luc, résident de la Pointe Rouge et présent à la manifestation.</p>
<p><a href="https://ampmetropole.fr/grands-projets/boulevard-urbain-sud/" target="_blank" rel="noopener">La première phase du BUS fonctionne depuis juillet 2020</a>. Elle relie le boulevard Sainte-Marguerite à l&rsquo;autoroute A50 et à la rocade L2, au niveau de l&rsquo;échangeur Florian. Le début des travaux du deuxième tronçon, entre Sainte-Marguerite et le Roy d&rsquo;Espagne, est prévu pour le 8 décembre prochain.</p>
<p><em><strong>« Un périphérique qui tombe dans la mer » </strong></em></p>
<p>Si, comme certains Marseillais l’affirment sur divers groupes Facebook, <em>« cette voie est indispensable »</em>, il s’agit pour d’autres, présents à la manifestation, d’un <em>« désastre écologique »</em>. Solène, dont la voix déterminée a résonné dans le mégaphone pendant la manifestation, est engagée dans le mouvement contre le Boulevard Urbain Sud parce qu’elle pense que <em>« c&rsquo;est un désastre environnemental qui va détruire la biodiversité, alors qu&rsquo;on en manque cruellement dans cette ville »</em>. Elle estime que les mobilités évoluent dans le mauvais sens : <em>« il faudrait plus de mobilités douces »</em>.</p>
<div id="attachment_3201" style="width: 1040px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laisse-Beton-Manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan.png"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3201" class="wp-image-3201 size-large" title="Laisse béton, lors de la manif anti BUS © Camille Mercan" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laisse-Beton-Manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-1030x773.png" alt="Laisse béton, lors de la manif anti BUS © Camille Mercan" width="1030" height="773" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laisse-Beton-Manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-1030x773.png 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laisse-Beton-Manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-300x225.png 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laisse-Beton-Manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-768x576.png 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laisse-Beton-Manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-1536x1152.png 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laisse-Beton-Manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-1500x1125.png 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laisse-Beton-Manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-705x529.png 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laisse-Beton-Manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan.png 1920w" sizes="auto, (max-width: 1030px) 100vw, 1030px" /></a><p id="caption-attachment-3201" class="wp-caption-text">Laisse béton, lors de la manif anti BUS © Camille Mercan</p></div>
<p>«<em> C&rsquo;est comme si on avait pensé à un périphérique qui va tomber subitement dans la mer. On comprend tout de suite qu&rsquo;il y a quelque chose qui ne va pas. En tant que citoyen, j&rsquo;ai déjà de quoi réfléchir en me disant : ça va être quoi ? Des énormes parkings flottants sur la Pointe Rouge ? »</em>, s’interroge Jean-Luc, habitant de la Pointe Rouge.</p>
<p><strong>La Métropole défend son projet </strong></p>
<p>La Métropole affirme que le BUS comprend des voies réservées aux transports en commun, une piste cyclable sécurisée et une végétalisation importante des espaces publics.<em> « Le Boulevard Urbain Sud est un projet structurant, au service du quotidien des habitants »</em>, a déclaré en juillet Martine Vassal, présidente de la Métropole Aix-Marseille-Provence. La première phase du BUS, mise en service en 2020, a selon elle <em>« démontré son utilité en matière de désengorgement du trafic »</em>. La Ville de Marseille, représentée à la manifestation par de nombreux élus et maires de quartiers, reste fermement opposée au projet actuel.</p>
<div class="mceTemp">
<p><strong>La mobilisation continue </strong></p>
<p>CANBUS  a déposé un recours en mars 2025. L&rsquo;issue ne sera pas connue avant l&rsquo;été 2026. <em>« Il faut qu’on reste très mobilisé contre le BUS tant que l’on n’a pas de décisions satisfaisantes »</em>, martèle Martine Cros. Les opposants au BUS plaident pour des alternatives : renforcement des transports en commun, création de voies cyclables sécurisées, amélioration du réseau existant. <em>« On voit qu&rsquo;on est engorgés, que les voitures prennent tout l&rsquo;espace et qu&rsquo;il va falloir trouver des solutions basées sur les transports en commun, les mobilités douces, parce qu&rsquo;on est déjà sursaturés »</em>, observe Jean-Luc. <em>« C’est un projet, au départ, vendu comme quelque chose qui allait désenclaver le quartier. Il ne prend pas en compte que le flux est inversé : beaucoup plus de gens ont envie de venir à la mer, de profiter des calanques »</em>, précise le résident de la Pointe Rouge.</p>
<p>La Métropole promet un <a href="https://ampmetropole.fr/mobilite-transports/le-boulevard-urbain-vert-une-coulee-verte-faisant-la-part-belle-aux-mobilites-douces/" target="_blank" rel="noopener"><em>« Boulevard Urbain Vert »</em></a> végétalisé entre le Roy d&rsquo;Espagne et la Pointe Rouge, sur 1,7 kilomètre. Un projet de 4,5 millions d&rsquo;euros prévu pour 2026. Cet <em>« aménagement apaisé »</em> favoriserait <em>« les mobilités douces »</em>, selon la Métropole. Pour les associations, ces promesses ne suffisent pas à effacer la menace qui pèse sur les derniers poumons verts du sud de la ville. Les travaux du tronçon Sainte-Marguerite &#8211; Roy d&rsquo;Espagne doivent débuter dans quelques jours. La bataille juridique et citoyenne continue.</p>
</div>
<p>Camille Mercan<br />
Novembre 2025</p>
<div id="attachment_3202" style="width: 1040px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Un-autre-projet-lors-de-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan.png"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3202" class="wp-image-3202 size-large" title="Un autre projet, lors de la manif anti BUS © Camille Mercan" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Un-autre-projet-lors-de-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-1030x773.png" alt="Un autre projet, lors de la manif anti BUS © Camille Mercan" width="1030" height="773" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Un-autre-projet-lors-de-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-1030x773.png 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Un-autre-projet-lors-de-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-300x225.png 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Un-autre-projet-lors-de-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-768x576.png 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Un-autre-projet-lors-de-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-1536x1152.png 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Un-autre-projet-lors-de-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-1500x1125.png 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Un-autre-projet-lors-de-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan-705x529.png 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Un-autre-projet-lors-de-la-manif-anti-BUS-©-Camille-Mercan.png 1920w" sizes="auto, (max-width: 1030px) 100vw, 1030px" /></a><p id="caption-attachment-3202" class="wp-caption-text">Un autre projet, lors de la manif anti BUS © Camille Mercan</p></div>
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		<title>Financement des transports : la loi-cadre divise autant qu&#8217;elle mobilise</title>
		<link>https://quivive.fr/financement-des-transports-la-loi-cadre-divise-autant-quelle-mobilise</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Mercan]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 20:09:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une salle marseillaise remplie d&#8217;élus et de représentants d&#8217;associations vendredi 14 novembre, pas un jeune. Pourtant, la conférence organisée par France Nature Environnement PACA et NOSTERPACA traitait de leur avenir : le financement des transports à l’horizon 2032-2048. Dès les premières prises de parole, le diagnostic tombe : la France ne maîtrise plus l’état [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="63" data-end="514">Dans une salle marseillaise remplie d&rsquo;élus et de représentants d&rsquo;associations vendredi 14 novembre, pas un jeune. Pourtant, la conférence organisée par <a href="https://fnepaca.fr/agenda/journee-sur-le-projet-d-une-loi-cadre-pour-les-transports" target="_blank" rel="noopener">France Nature Environnement PACA</a> et <a href="https://www.nosterpaca.com/2025/11/conference-debats-sur-le-financement-des-transports-le-14-novembre-a-marseille.html" target="_blank" rel="noopener">NOSTERPACA</a> traitait de leur avenir : le financement des transports à l’horizon 2032-2048. Dès les premières prises de parole, le diagnostic tombe : la France ne maîtrise plus l’état de ses infrastructures. Le rail se dégrade et les routes nationales vieillissent.</p>
<p data-start="516" data-end="835">Pour Antoine Comte-Belleau, directeur du projet de la conférence à la Direction générale des Infrastructures, des Transports et des Mobilités (DGTIM), cette conférence de financement des mobilités répond à deux préoccupations : l’urgence de poser des réflexions sur les priorités de financement et <a href="https://quivive.fr/a-ecouter/du-local-au-global-le-retour-de-lecologie-dans-les-manifs">l’urgence écologique</a>.</p>
<p data-start="837" data-end="924"><strong data-start="837" data-end="924">Les réseaux s’abîment, les besoins explosent, et les usagers en paient déjà le prix</strong></p>
<p data-start="926" data-end="1633">Il explique que la <a href="https://quivive.fr/evenement/conference-debats-sur-le-financement-des-transports">Conférence Ambitions France Transports</a> <em>« priorise les investissements dans la régénération et la modernisation des infrastructures existantes, <a href="https://fne.asso.fr/communique-presse/ambitions-france-transports-changer-de-cap-pour-accelerer-et-financer" target="_blank" rel="noopener">à hauteur d’environ + 3 milliards d’euros par an sur la période 2026/2031</a> »</em> avec :<br data-start="1169" data-end="1172" />• + 1,5 milliard d’euros pour la régénération et la modernisation du réseau ferroviaire structurant<br data-start="1271" data-end="1274" />• + 1 milliard d’euros pour la régénération et la modernisation du réseau routier national non-concédé<br data-start="1376" data-end="1379" />• + 300 millions d’euros pour la régénération des installations de fret ferroviaire existantes, leur modernisation et le développement des plateformes de transport combiné<br data-start="1550" data-end="1553" />• + 200 millions d’euros pour la régénération et modernisation du réseau fluvial</p>
<p data-start="1635" data-end="1782">Pour les usagers, ces montants se traduisent au quotidien : trains annulés, horaires imprévisibles, bus qui disparaissent, routes qui se fissurent.</p>
<p data-start="1784" data-end="1846"><strong data-start="1784" data-end="1846">Autoroutes : une manne financière attendue… mais contestée</strong></p>
<p data-start="1848" data-end="2200">Les concessions autoroutières historiques expirent entre 2032 et 2037. Antoine Comte-Belleau propose de maintenir les péages pour dégager des recettes supplémentaires : 500 millions dès 2032, puis 2,5 milliards par an après 2037. Il est donc nécessaire d&rsquo;investir dans des axes routiers efficaces puisque <em>« les péages financent les autres transports »</em>.</p>
<p data-start="2202" data-end="2485">Pour Faustine Antoine, directrice du développement de Vinci Autoroutes, cet argent existe déjà : « 40 % des recettes de péage sont reversées à l’État sous forme d&rsquo;impôts et de taxes ». Selon elle, prolonger les péages permet de financer la transition sans alourdir la dette publique.</p>
<p data-start="2487" data-end="2806">Mais le <a href="https://www.cgt.fr/actualites/services-publics/une-conference-de-financement-sur-les-mobilites-qui-nen-que-le-nom" target="_blank" rel="noopener">syndicat CGT</a>, présent à la conférence, conteste ces calculs. <em>« En cinq ans, le dividende par action est passé de 2,50€ à 4,70€. Vous distribuez 56% de vos résultats nets à vos actionnaires »</em>, lance le représentant CGT à Faustine Antoine. Il rappelle également que Vinci est détenu à 70% par des fonds étrangers.</p>
<div id="attachment_3059" style="width: 783px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Conference-debat-sur-les-transports-a-Marseille-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3059" class="wp-image-3059 size-large" title="Conférence-débat sur les transports à Marseille © Camille Mercan" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Conference-debat-sur-les-transports-a-Marseille-773x1030.jpg" alt="Conférence-débat sur les transports à Marseille © Camille Mercan" width="773" height="1030" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Conference-debat-sur-les-transports-a-Marseille-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Conference-debat-sur-les-transports-a-Marseille-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Conference-debat-sur-les-transports-a-Marseille-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Conference-debat-sur-les-transports-a-Marseille-1152x1536.jpg 1152w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Conference-debat-sur-les-transports-a-Marseille-1536x2048.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Conference-debat-sur-les-transports-a-Marseille-1125x1500.jpg 1125w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Conference-debat-sur-les-transports-a-Marseille-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Conference-debat-sur-les-transports-a-Marseille-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 773px) 100vw, 773px" /></a><p id="caption-attachment-3059" class="wp-caption-text">Conférence-débat sur les transports à Marseille © Camille Mercan</p></div>
<p data-start="2808" data-end="3289">Pour Geneviève Laferrière, pilote du Réseau Territoires et Mobilités Durables à FNE PACA, <em>« les péages obligent les camions à quitter les autoroutes »</em>. Les voitures, pour éviter les embouteillages, se retrouvent toujours plus nombreuses sur les axes payants. Ce sont donc les usagers du quotidien qui paient, et non les entreprises. Selon FNE, la décarbonisation des véhicules doit s’appliquer aux transports marchands. Sans cela, il ne peut exister d&rsquo;équité des modes de mobilité.</p>
<p data-start="3291" data-end="3343"><strong data-start="3291" data-end="3343">Vélo et marche, toujours relégués au second plan</strong></p>
<p data-start="3345" data-end="3717"><em>« On a beaucoup parlé de ferroviaire, de voirie nationale, de fret. On n&rsquo;a pas beaucoup parlé de ce qui remet tout le monde à niveau, de ce qui est accessible, de ce qui est très démocratique »</em>, regrette Camille Thomé, co-directrice générale du <a href="https://reseau-velo-marche.org/plaidoyer/nos-mobilisations/dans-tous-les-territoires/" target="_blank" rel="noopener">Réseau Vélo et Marche</a>. Son association fédère 460 collectivités mais n&rsquo;a pas été auditionnée lors des travaux de la Conférence.</p>
<p data-start="3719" data-end="4162"><em>« 18% de la population est parfaitement libre de se mouvoir en voiture partout et tout le temps. Il reste les 82 autres pourcents »</em>, souligne la responsable associative. Une majorité ne se déplace pas que pour le domicile-travail mais pour <em>« plein d&rsquo;autres motifs »</em>. <em>« Ces gens-là ne sont pas forcément desservis par des transports publics, ils n&rsquo;auront jamais de train chez eux. <a href="https://reseau-velo-marche.org/actualites/lademe-revele-le-potentiel-des-mobilites-actives-face-a-la-decarbonation-la-sante-publique-et-leconomie/" target="_blank" rel="noopener">Mais ils sont à quelques kilomètres à vélo de leur quotidien »</a></em>.</p>
<div id="attachment_3057" style="width: 1040px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Velo-pieton-et-bus-a-Marseille.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3057" class="wp-image-3057 size-large" title="Vélo, piéton et bus à Marseille © Jan-Cyril Salemi" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Velo-pieton-et-bus-a-Marseille-1030x776.jpg" alt="Vélo, piéton et bus à Marseille © Jan-Cyril Salemi" width="1030" height="776" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Velo-pieton-et-bus-a-Marseille-1030x776.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Velo-pieton-et-bus-a-Marseille-300x226.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Velo-pieton-et-bus-a-Marseille-768x578.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Velo-pieton-et-bus-a-Marseille-1536x1157.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Velo-pieton-et-bus-a-Marseille-1500x1130.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Velo-pieton-et-bus-a-Marseille-705x531.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Velo-pieton-et-bus-a-Marseille.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1030px) 100vw, 1030px" /></a><p id="caption-attachment-3057" class="wp-caption-text">Vélo, piéton et bus à Marseille © Jan-Cyril Salemi</p></div>
<p data-start="4164" data-end="4668">Le plan vélo, qui promettait 250 millions d’euros par an jusqu’en 2027, s’est arrêté en 2024. Les dotations du Fonds vert ont été divisées. Résultat : dans de nombreuses petites communes, les projets s’arrêtent net. Pourtant, le potentiel est immense : la France possède plus d’un million de kilomètres de voiries locales, <em>« un maillage unique en Europe</em> », rappelle Camille Thomé. Réaménagé différemment, il pourrait offrir des <a href="https://quivive.fr/a-voir/velorution-universelle-une-carte-postale-sonore-de-marseille" rel="noopener">alternatives rapides, économiques et écologiques</a> à des millions de citoyens.</p>
<p data-start="4670" data-end="4880">Le réseau Vélo et Marche rappelle que marcher ou pédaler 20 minutes par jour améliorerait la santé de nombreux français et <em>« allégerait considérablement le déficit public et la dépense de la Sécurité sociale »</em>.</p>
<p data-start="4882" data-end="4921"><strong data-start="4882" data-end="4921">« Chacun doit payer ce qu’il doit »</strong></p>
<p data-start="4923" data-end="5447">Un représentant de France Nature Environnement défend le principe du <em>« juste coût »</em> : <em>« Les poids lourds ne paient pas leurs externalités en usage de la route »</em>. Les <a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2021/04/27/les-usagers-de-la-route-paient-ils-le-juste-prix-de-leurs-circulations" target="_blank" rel="noopener">externalités</a> sont les coûts engendrés par un usager qui pèsent sur les autres usagers. L&rsquo;association milite pour l&rsquo;instauration d&rsquo;une <a href="https://fne.asso.fr/actualites/seminaire-national-vers-une-eco-redevance-poids-lourds" target="_blank" rel="noopener">redevance kilométrique pour les poids lourds</a>, sur le modèle de ce que prépare la région Grand Est dès 2027.<em> « Si on veut du report modal vers le ferroviaire et le fluvial, il faut rééquilibrer la fiscalité entre les modes »</em>.</p>
<p data-start="5449" data-end="5757"><em>« La mobilité est devenue notre premier sujet budgétaire »</em> affirme Jean Pierre Serrus, vice-Président de la région Paca, en promettant le déploiement d’une équité territoriale. Selon le vice-Président chargé des transports et de la mobilité durable, c’est à l’État, maintenant, d’assumer ses responsabilités.</p>
<p data-start="5759" data-end="6037">Geneviève Laferrière résume : <em>« On a construit des villes qui ne sont pas du tout adaptées à un autre mode que la voiture »</em>. Selon elle,<em> « les acteurs de la loi-cadre devront être vigilants dans le détail pour atteindre des objectifs communs non détournés par divers procédés »</em>.</p>
<p data-start="6039" data-end="6069">Camille Mercan<br data-start="6053" data-end="6056" />Novembre 2025</p>
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		<title>Marcoville fait briller les déchets à la cathédrale de la Major</title>
		<link>https://quivive.fr/marcoville-fait-briller-les-dechets-a-la-cathedrale-de-la-major</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Qui Vive]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 10:05:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[déchets]]></category>
		<category><![CDATA[Marcoville]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sous les voûtes de la cathédrale de la Major, des centaines d’anges en verre sablé, des arbres transparents de cinq mètres de haut, des milliers de poissons suspendus à plusieurs dizaines de mètres, semblent flotter dans la nef. Ce décor monumental n’a pourtant rien de clinquant : il est né de matériaux de récupération. À [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sous les voûtes de la cathédrale de la Major, des centaines d’anges en verre sablé, des arbres transparents de cinq mètres de haut, des milliers de poissons suspendus à plusieurs dizaines de mètres, semblent flotter dans la nef. Ce décor monumental n’a pourtant rien de clinquant : il est né de matériaux de récupération.</p>
<p>À 85 ans, <a href="https://marcoville-marseille.org/" target="_blank" rel="noopener">Marcoville</a> mène un travail autour du recyclage et du détournement de matériaux, habituellement délaissés. L’artiste récolte du verre cassé, des vitres brisées, des miroirs abîmés, pour leur offrir une seconde vie. « <em>Je pourrais acheter du verre neuf, mais j’aime chercher les choses fichues et les remettre dans le circuit</em> », confie-t-il. Son geste à la fois poétique et militant redonne de la valeur à ce que l’on croit perdu et sans valeur.</p>
<p><strong>L’art de sublimer le déchet</strong></p>
<div id="attachment_2992" style="width: 486px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2992" class="wp-image-2992" title="Marcoville à la Major 2 © Amélien Gay" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay-773x1030.jpg" alt="Marcoville à la Major 2 © Amélien Gay" width="476" height="635" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay-1152x1536.jpg 1152w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay-1125x1500.jpg 1125w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 476px) 100vw, 476px" /></a><p id="caption-attachment-2992" class="wp-caption-text">Marcoville à la Major 2 © Amélien Gay</p></div>
<p>Dans Lumières célestes, tout part du verre recyclé. Les fragments se transforment en matière de lumière : polis, sablés, assemblés, ils reflètent et diffusent la clarté naturelle de <a href="https://www.culture.gouv.fr/regions/drac-provence-alpes-cote-d-azur/actualites/portraits-de-la-relance-en-region/Cathedrale-de-La-Major-Bouches-du-Rhone-Marseille" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;une des plus grandes cathédrales de France</a>.</p>
<p>Mais au-delà de la beauté, Marcoville adresse un message écologique fort. Dans une société où tout se jette, il prouve que la création peut s’appuyer sur l’existant. Chaque sculpture raconte une renaissance, une réparation, un refus du gaspillage. Ici, l’art devient un acte durable, une façon de transformer la matière sans la détruire, en lui donnant une seconde vie, en l&rsquo;érigeant en œuvre. À sa manière, Marcoville fait ce que Baudelaire faisait avec les mots : il transforme ce que l’on juge laid ou insignifiant en objet d’art.</p>
<div class="encadre"></p>
<p>« Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir :<br />
Au milieu des odeurs, des chairs pourrissantes,<br />
Une forme étrange et terrible s’élever,<br />
Comme un fantôme magnifique et triomphant. »</p>
<p>Extrait du poème <em>Une Charogne</em> issu du recueil <em>Les Fleurs du Mal</em>  de Charles Baudelaire</p>
<p></div>
<p><strong>« Un véritable voyage féérique »</strong></p>
<p>Pour les visiteurs, la surprise est totale. « <em>C’était très surprenant de voir ces œuvres gigantesques dans une cathédrale</em> », raconte Agathe, 19 ans, étudiante à Toulouse. « <em>Les œuvres sont très variées et poétiques. Marcoville a beaucoup utilisé le verre, ce qui crée un jeu de lumière fantastique avec les vitraux. C’est un véritable voyage féérique.</em> »</p>
<p>Elle salue également la démarche écologique de l’artiste et avoue comme beaucoup ne pas avoir deviné que les œuvres étaient faites à partir de matériaux de récupération : « <em>Les déchets sont retravaillés, le verre paraît plus brillant que jamais. Cette démarche est remarquable : elle donne une seconde vie aux objets, les sublime plutôt que de les laisser à l’abandon. C’est poétique que des choses rebutantes deviennent admirées.</em> »</p>
<p>Amélien Gay<br />
13 novembre 2025</p>
<p>Les <a href="https://marcoville-marseille.org/visites-presse/" target="_blank" rel="noopener">œuvres de Marcoville sont à découvrir</a> jusqu&rsquo;au 8 mars 2026 à Marseille.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2991" style="width: 445px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2991" class="wp-image-2991" title="Marcoville à la Major 3 © Amélien Gay" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay-773x1030.jpg" alt="Marcoville à la Major 3 © Amélien Gay" width="435" height="580" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay-1152x1536.jpg 1152w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay-1125x1500.jpg 1125w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 435px) 100vw, 435px" /></a><p id="caption-attachment-2991" class="wp-caption-text">Marcoville à la Major 3 © Amélien Gay</p></div>
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