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	<title>Archives des Marseille - Qui Vive</title>
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	<description>Le média qui pique la curiosité</description>
	<lastBuildDate>Thu, 15 Oct 2026 10:12:12 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Variété et résistance : vive le savoir horticole !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 10:12:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Connaissances]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture intensive]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion des Journées du patrimoine à Marseille, la bibliothèque de la Société d’horticulture ouvrait ses portes, donnant à voir les trésors dont nous aurons besoin face au dérèglement climatique. Les bibliothèques sont des mines d’or. Des réservoirs de savoirs d’antan. Cela fait 180 ans que la Société d’horticulture et d’arboriculture des Bouches-du-Rhône existe. Créée [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4>À l’occasion des Journées du patrimoine à Marseille, la bibliothèque de la Société d’horticulture ouvrait ses portes, donnant à voir les trésors dont nous aurons besoin face au dérèglement climatique.</h4>
<div style="font-size: 10px; color: #cccccc; line-break: anywhere; word-break: normal; overflow: hidden; white-space: nowrap; text-overflow: ellipsis; font-family: Interstate,Lucida Grande,Lucida Sans Unicode,Lucida Sans,Garuda,Verdana,Tahoma,sans-serif; font-weight: 100;"></div>
<p align="justify">Les bibliothèques sont des mines d’or. Des réservoirs de savoirs d’antan. Cela fait 180 ans que la <a href="https://www.societe-horticulture-bdr.com/">Société d’horticulture et d’arboriculture des Bouches-du-Rhône</a> existe. Créée en 1846, elle est l’une des toutes premières associations marseillaises. Si elle s’installe dans un premier temps sur le Vieux-Port, elle migre en 1977 dans la bastide Bortoli, en plein cœur du parc du même nom (8e arrondissement).</p>
<p align="justify">Située au premier étage du bâtiment, sa bibliothèque réunit environ 3 000 ouvrages : monographies relatives aux plantes, revues, dessins… Des savoirs précieux pour comprendre les plantes, leur fonctionnement, les modes de cultivation. Aujourd’hui entièrement gérée par des bénévoles, la Société d’horticulture conserve cette fonction de partage des connaissances dans le domaine horticole.</p>
<p align="justify">La bibliothèque accueille régulièrement étudiants et chercheur·euses à la recherche d’anciennes techniques, mais aussi de variétés anciennes à remettre en culture notamment pour trouver de nouvelles solutions agricoles face au dérèglement climatique.</p>
<div id="attachment_4221" style="width: 774px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-4221" class=" wp-image-4221" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/Ouvrage-en-vitrine-©-Carla-Lorang-1030x740.jpg" alt="" width="764" height="549" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/Ouvrage-en-vitrine-©-Carla-Lorang-1030x740.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/Ouvrage-en-vitrine-©-Carla-Lorang-300x216.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/Ouvrage-en-vitrine-©-Carla-Lorang-768x552.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/Ouvrage-en-vitrine-©-Carla-Lorang-1536x1104.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/Ouvrage-en-vitrine-©-Carla-Lorang-1500x1078.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/Ouvrage-en-vitrine-©-Carla-Lorang-705x507.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/Ouvrage-en-vitrine-©-Carla-Lorang.jpg 2000w" sizes="(max-width: 764px) 100vw, 764px" /><p id="caption-attachment-4221" class="wp-caption-text">Philosophie botanique de Charles Linné © Carla Lorang</p></div>
<p align="justify"><strong>L’agriculture intensive, un système inadapté</strong></p>
<p align="justify">Car les chercheurs sont unanimes. D’ici 2050, il faudra nourrir environ <a href="https://www.inrae.fr/dossiers/alimentation-saine-durable/comment-nourrir-planete-2050">10 milliards d’êtres humains</a>. Un défi de taille qui intervient en pleine crise climatique. Si, longtemps, sécurité alimentaire et protection de la nature ont été perçues comme des objectifs indépendants, voire contradictoires, une partie <a href="https://hal.science/hal-05181680v1/file/608411.pdf">du corps scientifique</a> s’attache désormais à les penser conjointement.</p>
<p align="justify">Depuis la moitié du XXe siècle, nourrir les populations s’est fait au profit d’une industrialisation massive. Les variétés génétiquement diverses ont peu à peu disparu : au fil des années, une <a href="https://www.liberation.fr/checknews/est-il-vrai-que-75-de-la-diversite-des-plantes-cultivees-a-disparu-en-un-siecle-20220813_EJU67VM4TNEBJPYIGOQYQMAA34/?redirected=4514">tendance à l’homogénéisation</a> des espèces cultivées s’est alors opérée au niveau mondial. Un phénomène difficile à quantifier, dont les conséquences interrogent… En plus d’être destructrices pour l’environnement et la biodiversité &#8211; recours aux pesticides, utilisation massive d’eau… &#8211; , les variétés hybrides, génétiquement homogènes et standardisées, exposent davantage les cultures en cas de maladie ou même de ravageur. Sélectionnées pour performer avec le recours aux engrais de synthèse et aux pesticides, elles sont peu robustes face aux événements climatiques extrêmes.</p>
<p align="justify">Alors pourquoi avoir abandonné les variétés d’avant-guerre, qui comptaient davantage sur leur propre rusticité, au profit d’une agriculture productiviste, peu résiliente ? Révolution verte, industrialisation, profits, volonté de multiplier la production agricole mondiale et d’assurer la sécurité alimentaire de millions de personnes&#8230;, les raisons sont diverses. À la bibliothèque de la Société d’horticulture, Brigitte et Virginie, bénévoles, offrent un voyage dans le temps à travers monographie, livres, dessins. De quoi inspirer de nouvelles pratiques !</p>
<div id="attachment_4220" style="width: 506px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-4220" class="wp-image-4220" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/Collection-de-poires-©-Carla-Lorang-823x1030.jpg" alt="" width="496" height="621" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/Collection-de-poires-©-Carla-Lorang-823x1030.jpg 823w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/Collection-de-poires-©-Carla-Lorang-240x300.jpg 240w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/Collection-de-poires-©-Carla-Lorang-768x961.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/Collection-de-poires-©-Carla-Lorang-564x705.jpg 564w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/Collection-de-poires-©-Carla-Lorang.jpg 1199w" sizes="(max-width: 496px) 100vw, 496px" /><p id="caption-attachment-4220" class="wp-caption-text">Collection de poires de la Société d&rsquo;horticulture de Marseille © Carla Lorang</p></div>
<p align="justify"><strong>Dialogue du futur et passé </strong></p>
<p align="justify">Posée sur des étagères à l’arrière de la pièce, se tient une large collection de poires. 80 pièces en barbotine d’argile. Si l’œil distingue des fruits aux allures similaires, il s’agit en réalité d’espèces bien distinctes, avec chacune leurs particularités. « <em>Aujourd’hui, les variétés de poires dans les rayons des supermarchés sont très limitées. Mais à l’époque, les cultures étaient très régionales. Chaque région possédait ses variétés adaptées aux conditions climatiques du territoire. Les variétés qui étaient cultivées depuis longtemps étaient bien moins sensibles aux risques de maladies et avaient bien moins besoin de traitements phytosanitaires. Aujourd’hui, vous allez retrouver les mêmes variétés sur toute la France. Alors qu’avant, il y avait vraiment une variété selon les régions, ce qui était logique. Déjà, on transportait moins, et surtout ça faisait une richesse dans chaque région, et ça, ça a totalement disparu. Donc nous, on est là pour conserver tout ça</em> », explique Virginie Lombard, bénévole à la Société d’horticulture.</p>
<p align="justify">À la suite d’un été caniculaire et face à un système agricole à bout de souffle, les savoirs d’antan peuvent-ils nous apporter de nouvelles pistes ? Recours aux engrais naturels, variétés diverses, polyculture… Autant de pratiques qui pourraient inspirer (inspirent déjà) de nouveaux modèles agricoles. « <em>On a beaucoup de choses à apprendre sur les variétés anciennes, limitées en pesticides, sur l’histoire des modes culturaux d’avant-guerre. C’est très intéressant pour l’avenir</em> », poursuit-elle.</p>
<p align="justify">Car la diversité génétique permet aux plantes de mieux faire face aux aléas. Abandonnées au profit des monocultures, les variétés anciennes sont dans le même temps parfois plus <a href="https://royaume-des-jardins.com/blogs/blog-du-jardin/plantes-oubliees-reviennent-jardins-modernes?srsltid=AU7gw4W52u6M0Di32slqGQYa8krO1xvJP6LQVegU08UFPIP-N_te-eEG">robustes</a> et possèdent des systèmes racinaires plus profonds, davantage résilients face au manque d’eau. Sélectionnées sur le long terme par le territoire lui-même, elles intègrent une mémoire d’adaptation aux conditions locales.</p>
<p align="justify">Mais pour la Société d&rsquo;Horticulture, il ne s’agit pas seulement de véhiculer des connaissances. À quelques pas de là, un jardin d’environ 2 000 mètres carrés rassemble une collection de variétés d’oliviers et de plantes méditerranéennes. Une belle manière de faire vivre ces savoirs et de réfléchir ensemble aux cultures de demain !</p>
<p align="justify">Carla Lorang, le 15 octobre 2026</p>
<p align="justify"><iframe src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/soundcloud%253Atracks%253A2419384047&amp;color=%23ff5500&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&amp;show_teaser=true" width="100%" height="166" frameborder="no" scrolling="no"></iframe></p>
<hr />
<p align="justify">Les <a href="https://journeesdupatrimoine.culture.gouv.fr/">Journées européennes du patrimoine</a> ont eu lieu les 19 &amp; 20 septembre. Les thèmes 2026 étaient « Patrimoine de la photographie » et « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer ».</p>
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		<title>Déchets en Méditerranée : quand les assos se mobilisent</title>
		<link>https://quivive.fr/a-voir/dechets-en-mediterranee-quand-les-assos-se-mobilisent</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 08:53:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[déchets]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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		<category><![CDATA[World Clean up day]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion du World Clean Up Day, de nombreux citoyen·nes se sont mobilisé·es à Marseille pour ramasser les déchets le long de la côte. Une dynamique fragilisée par la baisse des moyens alloués au secteur associatif. &#160; Bouteilles d’alcool, déchets plastiques, bonbonnes de protoxyde d’azote, mégots ; les côtes marseillaises sont parfois loin des clichés entretenus [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>À l’occasion du World Clean Up Day, de nombreux citoyen·nes se sont mobilisé·es à Marseille pour ramasser les déchets le long de la côte. Une dynamique fragilisée par la baisse des moyens alloués au secteur associatif.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bouteilles d’alcool, déchets plastiques, bonbonnes de protoxyde d’azote, mégots ; les côtes marseillaises sont parfois loin des clichés entretenus sur les réseaux sociaux. Alors, pour tenter de redonner aux plages leur éclat, les associations du territoire se mobilisent en organisant régulièrement des « Clean walks ». Dimanche 20 septembre, ces forces vives étaient rassemblées dans différents lieux du territoire à l’occasion du World Clean Up, une journée mondiale dédiée aux ramassage de déchets. Initiée en 2018 par l’association <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://letsdoitworld.org/&amp;ved=2ahUKEwj7t4DXv6yXAxUSQUEAHcslA5AQFnoECBoQAQ&amp;usg=AOvVaw2zA7kJAjocGqmaki-bnGXn">Let’s Do It ! World</a>, l’opération annuelle vise à lutter contre la pollution à travers des nettoyages citoyens organisés simultanément dans plus de 200 pays. Entre le Fort Saint-Jean et l’esplanade du J4, à l’initiative de l’<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.instagram.com/traitdunions.asso/&amp;ved=2ahUKEwiPm5OBwKyXAxVVUkEAHX0bJfYQFnoECDkQAQ&amp;usg=AOvVaw3gyJELos52CY36a1j11dfL">association Traits d’union(s)</a>, ils étaient une petite dizaine à rejoindre ce grand mouvement…</p>
<p><strong>Sous le soleil</strong></p>
<p>Le soleil est ardent en cette fin de matinée. Casquette, lunettes, gants, pince, les troupes s’activent sur la digue du Fort Saint-Jean pour ramasser les ordures. Parmi eux, Jérôme, président de l’association Traits d’union(s). Habitué des ramassages côtiers, il n’en reste pas moins peiné de retrouver encore une fois une grande quantité de détritus. À peine 1h30 que la mobilisation a commencé et pourtant : « <em>On a ramassé plus de 450 bouteilles, plus d&rsquo;une centaine de kilos de plastique cachés sous les rochers ; il y a une quantité de déchets qu&rsquo;on avait vraiment complètement sous-estimée</em> », témoigne t-il.</p>
<p>Plus discret, le mégot n’en est pas moins présent. Aussi petit soit-il, « un mégot de cigarette, c’est 500 litres d’eau pollués », relate l’<a href="https://www.surfrider.fr/actualites/pour-ocean-sans-megots/">association Surfrider</a>. Pour Alexandre, salarié chez <a href="https://recyclop.fr/">Recyclop</a>, il s’agit d’un enjeu largement sous-estimé. « <em>Le mégot, quand il est jeté par terre, se retrouve dans les rigoles, et va souvent finir directement dans la mer. Ensuite il se décompose en microplastiques et on le retrouve dans nos assiettes, parce que ce sont les poissons qui vont le manger.</em> » Avec Recyclop, Alexandre est là pour les récupérer afin de les revaloriser par la suite en une énergie électrique décarbonée.</p>
<div id="attachment_4216" style="width: 719px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-4216" class=" wp-image-4216" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/P1111297-1030x670.jpg" alt="" width="709" height="461" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/P1111297-1030x670.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/P1111297-300x195.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/P1111297-768x500.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/P1111297-1536x999.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/P1111297-1500x976.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/P1111297-705x459.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/10/P1111297.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 709px) 100vw, 709px" /><p id="caption-attachment-4216" class="wp-caption-text">Bouteilles ramassés à Marseille lors du World clean up day 2026 © Carla Lorang</p></div>
<p><strong>Trier et revaloriser</strong></p>
<p>Car une fois les déchets ramassés, le travail est loin d’être terminé. Il faut trier, séparer le verre, le plastique et tout ce qui ne peut pas être recyclé. Une action réalisée sur la balade du Fort Saint-Jean qui n’a pas manqué d’interpeller quelques promeneur·euses. Certains s&rsquo;arrêtent quelques secondes, interloqués par la quantité de déchets ramassés. Jérôme, lui avoue un fond d&rsquo;amertume : « <em>J&rsquo;ai passé cinq ans à aller sur tous les ramassages, terre, mer, j&rsquo;ai tout vu, toutes les quantités, tous les états, entre les Goudes et l&rsquo;Estaque. Aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;avoue être déçu parce que les choses ne s&rsquo;arrangent pas.</em> » Incivilités, manque d’équipement : les causes sont multiples. « <em>Si je prends les chiffres des rapports d&rsquo;activité des différentes associations marseillaises, on ramasse 25 à 30 tonnes de déchets juste sur le littoral marseillais. Et c&rsquo;est loin d&rsquo;être assez. On en laisse beaucoup, on ne peut pas tout faire, on ne peut pas tout ramasser…</em>» ajoute-il.</p>
<p><strong>Des budgets en baisse</strong></p>
<p>Et pour cause, la baisse des budgets associatifs n’arrange rien à une situation déjà fragile. En 2025, c’est près d’une association employeuse sur 2 (tous secteurs confondus) qui a vu ses financements publics rabotés, <a href="https://reporterre.net/Subventions-coupees-repression-Comment-l-Etat-asphyxie-les-associations-ecolos">rapporte le média Reporterre</a>. D’après une <a href="https://lemouvementassociatif.org/sante-financiere-des-associations-plus-quune-alerte-une-urgence/">enquête parue il y a un an</a>, 30 % des associations employeuses ont déclaré avoir moins de trois mois de trésorerie et près de une association sur quatre a dû diminuer ses activités. Des constats peu réjouissants qui sonnent l’alarme, d’un monde associatif en grande difficulté. « <em>Plus on nous enlève des subventions, moins on nous donne de moyens, moins on arrivera à ramasser. Les choses risquent d&#8217;empirer dans les années à venir, il faut vraiment essayer de trouver une solution.</em> » <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.1dechetparjour.com/&amp;ved=2ahUKEwj55NzCw6yXAxW-T0EAHRypAKkQFnoECBsQAQ&amp;usg=AOvVaw3oUd9W_WcVOn_73w5Caayw">1 Déchet par Jour</a>, <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://cleanmycalanques.fr/&amp;ved=2ahUKEwiTuM3Tw6yXAxVCTEEAHdPWBs0QFnoECB4QAQ&amp;usg=AOvVaw1e-Fin1UgEDBVUux4kE3DN">Clean My Calanque</a> ou encore <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.instagram.com/le.2eme.marseille/&amp;ved=2ahUKEwiUmJzrw6yXAxX_T0EAHTzCF1oQFnoECCQQAQ&amp;usg=AOvVaw15LSaGzaIllXzjKsm5h8ab">Le 2e Marseille</a> : la Cité phocéenne compte en ses rangs de nombreux acteurs associatifs visant à rendre la ville plus propre. Mais sans réels moyens, la bataille contre les déchets risque d&rsquo;être de plus en plus difficile à mener.</p>
<p>Carla Lorang, le 9 octobre 2026</p>
<p><iframe loading="lazy" title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/fenHbZaBhfM?si=b4JyK1Rb2Hnq9qN1" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les jardins du Couvent Levat, poumon vert de la Belle de Mai</title>
		<link>https://quivive.fr/les-jardins-du-couvent-levat-poumon-vert-de-la-belle-de-mai</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 09:07:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[espaces verts]]></category>
		<category><![CDATA[Jardin Levat]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Brouettes d’abricots, caisses de plantes vertes, bouquets d’herbes aromatiques, le tout sous une étiquette “Servez-vous” : lors de la Belle fête de mai &#8211; fête du 3e arrondissement de Marseille, célébrée le dernier week-end du mois &#8211; le Jardin Levat partage à tous et à toutes les récoltes de son terrain. Sourire aux lèvres, petits [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="left"><span style="font-size: medium;">Brouettes d’abricots, caisses de plantes vertes, bouquets d’herbes aromatiques, le tout sous une étiquette “</span><span style="font-size: medium;"><i>Servez-vous</i></span><span style="font-size: medium;">” : lors de la </span><span style="font-size: medium;"><i>Belle fête de mai</i></span><span style="font-size: medium;"> &#8211; fête du 3e arrondissement de Marseille, célébrée le dernier week-end du mois &#8211; le Jardin Levat partage à tous et à toutes les récoltes de son terrain. Sourire aux lèvres, petits et grands enfants du quartier repartent les mains vertes de la place Caffo, à deux pas du jardin. Nombre d’entre eux connaissent ce lieu comme “le couvent” mais peu savent qu’il abrite un terrain de 1,7 hectares composé de deux vergers, une dizaine de parcelles, une serre, un pré et une bibliothèque extérieure. Un espace vert totalement accessible et mis à disposition du public pour démocratiser les politiques environnementales. Une sorte de contre-pied à l’écologie classiste et déconnectée des luttes sociales. </span></p>
<div id="attachment_3832" style="width: 647px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3832" class=" wp-image-3832" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-1030x687.jpg" alt="" width="637" height="425" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 637px) 100vw, 637px" /><p id="caption-attachment-3832" class="wp-caption-text">Statue du jardin-ressource de la Belle de Mai © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p align="left">“<span style="font-size: medium;"><i>Le but du projet, c&rsquo;est de se le réapproprier et d&rsquo;en faire un support d&rsquo;écologie populaire</i></span><span style="font-size: medium;">” explique Julie, architecte du collectif L’Hydre qui gère la gestion et l’entretien du jardin Levat. Via des assemblées trimestrielles et des chantiers participatifs, les habitants sont au cœur de la gestion écologique du lieu, qu’elle qualifie de “jardin-ressource” : “</span><span style="font-size: medium;"><i>Ici, on mutualise toutes les ressources du jardin, les outils, les récoltes, la serre collective</i></span><span style="font-size: medium;">”. Elle poursuit : </span><span style="font-size: medium;"><i>“C’est aussi un support d&rsquo;activité pour plein d&rsquo;associations et structures du quartier, comme les écoles qui viennent faire classe dehors</i></span><span style="font-size: medium;">.” Chaque vendredi, quand le temps le permet, les élèves de l’école élémentaire Bernard Cadenat s’installent sur les bancs de la bibliothèque pour y étudier.</span></p>
<div id="attachment_3833" style="width: 679px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3833" class=" wp-image-3833" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-1030x663.jpg" alt="" width="669" height="431" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-1030x663.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-300x193.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-768x494.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-1536x988.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-1500x965.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-705x453.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 669px) 100vw, 669px" /><p id="caption-attachment-3833" class="wp-caption-text">Stand des Jardins de la Belle de Mai lors de la Belle fête de Mai 2026 © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p align="left">“<span style="font-size: medium;"><b>Tous les déchets verts sont considérés comme de la ressource</b></span><span style="font-size: medium;"><b>”</b></span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Le projet de réappropriation est né d’un déménagement des religieuses, après plus d’un siècle d’occupation du couvent Levat, en 2016. Un an plus tard, l’association artistique Juxtapoz s’y est installée sur accord de la Mairie. Suite à cette reprise, le couvent est devenu un tiers-lieu d’ateliers d’artistes, avec une programmation culturelle hebdomadaire ouverte au public. Le jardin rattaché au couvent était donc pensé et entretenu pour l’organisation d’évènements. Ce n’est qu’en 2022 que le collectif L’Hydre, spécialisé dans l’aménagement des lieux publics et des espaces ressources, est chargé de la gestion du jardin. Pour Julie, l’enjeu majeur était l’adaptation des usages : “</span><span style="font-size: medium;"><i>C&rsquo;est un endroit qui a été pendant 150 ans fréquenté par une soixantaine de bonnes sœurs qui cultivaient la terre et qui, d&rsquo;un coup, se retrouve ouvert au public.</i></span><span style="font-size: medium;">” </span></p>
<p align="left"><span style="color: #303030;"><span style="font-size: medium;"><b>Un des seuls espaces verts du quartier</b></span></span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Les usages des visiteurs·euses sont variés : lire à l’ombre au pied d’un arbre, pique-niquer en famille, faire du sport sur tapis ou bien la sieste au soleil. “</span><span style="font-size: medium;"><i>J&rsquo;y vais au moins deux fois par semaine pour bouquiner et me poser dans la prairie</i></span><span style="font-size: medium;">”, confie Calie, étudiante et habitante du quartier. Avec un tel silence, on oublierait presque la ville autour. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Quand j’ai besoin d’un peu plus de nature et de verdure, je viens ici.</i></span><span style="font-size: medium;">” L’étudiante met en lumière une triste réalité : à la Belle de Mai et à Marseille en général, les espaces verts se font rares. D’après l’INSEE, </span><a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8558420"><span style="color: #1155cc;"><span style="font-size: medium;"><u>les marseillais·es disposent de 5 m² par habitant de parcs et jardins publics</u></span></span></a><span style="font-size: medium;"> &#8211; soit moins de la moitié des autres centres urbains dont la moyenne est de 12m² par habitant. </span></p>
<div id="attachment_3834" style="width: 646px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3834" class=" wp-image-3834" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-1030x687.jpg" alt="" width="636" height="424" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 636px) 100vw, 636px" /><p id="caption-attachment-3834" class="wp-caption-text">Le pré du jardin de la Belle de Mai © Chloé Roulet</p></div>
<p align="left">“<span style="font-size: medium;"><i>On est ici évidemment dans un quartier qui manque d&rsquo;écologie populaire</i></span><span style="font-size: medium;">”, explique Manuel Bompard, député LFI de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. À la Belle de Mai et plus largement dans les quartiers populaires, il dénonce une écologie déconnectée des réalités locales : “</span><span style="font-size: medium;"><i>L&rsquo;écologie, elle apparaît toujours comme une mesure qui vient de l&rsquo;extérieur et qui est imposée ; mais le projet Levat démontre l&rsquo;inverse</i></span><span style="font-size: medium;">”. Le député insoumis poursuit : “<em>i</em></span><span style="font-size: medium;"><i>l y a une volonté d&rsquo;avoir un mode de vie qui permette d&rsquo;avoir accès à la nature tout en respectant l&rsquo;environnement, de construire ensemble et non au détriment des habitants</i></span><span style="font-size: medium;">”. Pour aller au bout de ce projet écologique, <a href="https://www.change.org/p/pour-que-le-couvent-levat-soit-un-bien-commun-par-et-pour-les-habitant-es-et-usager-es?recruited_by_id=336227d0-787a-11f1-913c-6b69808f2b56&amp;utm_source=share_petition&amp;utm_campaign=psf_promote_or_share&amp;utm_term=starter_onboarding_share_personal&amp;utm_medium=whatsapp&amp;share_id=DRfTfhQ47j" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://www.change.org/p/pour-que-le-couvent-levat-soit-un-bien-commun-par-et-pour-les-habitant-es-et-usager-es?recruited_by_id%3D336227d0-787a-11f1-913c-6b69808f2b56%26utm_source%3Dshare_petition%26utm_campaign%3Dpsf_promote_or_share%26utm_term%3Dstarter_onboarding_share_personal%26utm_medium%3Dwhatsapp%26share_id%3DDRfTfhQ47j&amp;source=gmail&amp;ust=1783432967757000&amp;usg=AOvVaw0U9MUn-sn_0PttURxIM2Dq">l&rsquo;association. L.EV.A.T &#8211; comptant le collectif L’Hydre, 18 structures adhérentes et 107 habitant·e.s du quartier &#8211;</a> souhaite récupérer l’entretien total du couvent, jardin et bâtiment compris. L’association voisine, Juxtapoz, a annoncé en début d’année ne pas renouveler leur convention avec la mairie. Julie explique que les négociations sont en cours : “</span><span style="font-size: medium;"><i>On demande à la ville de récupérer la gestion entière du lieu, pour faire un projet cohérent et de ne plus avoir cette séparation bâti-jardin. Ça permettrait une gestion globale par les habitants du quartier, pour les habitants du quartier.</i></span><span style="font-size: medium;">”</span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Chloé Roulet, le 22 juin 2026</span></p>
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		<title>Rendre la mer aux marseillais·es : l&#8217;alternative de Stop Croisières</title>
		<link>https://quivive.fr/rendre-la-mer-aux-marseillaises-lalternative-de-stop-croisieres</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 07:09:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[Stop Croisières]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Un après-midi rythmé de prises de paroles d’enseignants-chercheurs d’Aix-Marseille Université et de militants de Stop Croisières, qui alertent sur les pollutions causées par le trafic maritime de la cité Phocéenne. Dans le viseur : les gros bateaux amarrés au Grand port maritime de Marseille, et plus précisément le projet “Terminal J4” qui souhaite transformer [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: medium;">Un après-midi rythmé de prises de paroles d’enseignants-chercheurs d’Aix-Marseille Université et de militants de Stop Croisières, qui alertent sur les pollutions causées par le trafic maritime de la cité Phocéenne. Dans le viseur : les gros bateaux amarrés au Grand port maritime de Marseille, et plus précisément le projet “Terminal J4” qui souhaite transformer l&rsquo;esplanade en hall pour les croisières de luxe. </span></p>
<p>“<span style="font-size: medium;"><i>Cette esplanade a été baptisée </i>« Esplanade Gisèle Halimi »<i>, en hommage à l&rsquo;avocate qui a consacré sa vie à défendre la justice. C&rsquo;est pour empêcher une injustice, pour empêcher que cet endroit soit confisqué aux habitantes et habitants au profit d&rsquo;intérêts privés, que nous sommes là aujourd&rsquo;hui</i></span><span style="font-size: medium;">” scande Marcelle (pseudo), activiste à Stop Croisières. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><b>Des navires de luxe aux portes du Mucem</b></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Amputer une partie de la place publique collée au Mucem pour y construire un hangar en guise de terminal d’attente pour les croisières de prestige : voici le nouveau projet porté depuis 2021 par le Grand port maritime de Marseille. Alors que l’accès à la mer reste difficile entre le Vieux-Port et l’Estaque, ce terminal serait un nouvel obstacle bétonné pour les marseillais et marseillaises. En plus de pointer du doigt la privatisation de l’esplanade au détriment des habitants, Stop Croisières dénonce aussi l’incohérence écologique de ce projet. </span></p>
<p>“<span style="font-size: medium;"><i>Notre inquiétude, c’est qu&rsquo;il prévoit encore plus d’infrastructures pour ces bateaux, ce qui va mécaniquement augmenter leur nombre. Et tout cela se fait sans réelle consultation des habitants.</i></span><span style="font-size: medium;">” Pourtant, les marseillais·e·s sont les victimes directes de ce tourisme. Quand on sait qu’u</span><span style="color: #000080;"><u><a href="https://inspirons.atmosud.org/mers-et-oceans-la-pollution-maritime-de-l-air-en-question-unoc-3-port-de-marseille-fos-surveillance-qualite-de-l-air/"><span style="font-size: medium;">n navire de croisière arrêté à quai pendant une heure émet autant de pollution qu&rsquo;environ 30 000 véhicules roulant à 30 km/h</span></a></u></span><span style="font-size: medium;">, la nécessité d’un tel projet interroge &#8211; </span><span style="font-size: medium;"><i>a fortiori</i></span><span style="font-size: medium;"> dans une ville où un habitant sur trois respire un air dont la qualité dépasse les seuils fixés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/TkU3BIPw1h4?si=8cc9VFoixPtsOREf" width="100%" height="560" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start">﻿</span></iframe></p>
<p><span style="font-size: medium;"><b>Un littoral sain pour tous et toutes </b></span></p>
<p>“<span style="font-size: medium;"><i>Nous respirons ce que crachent les bateaux qui rentrent dans le port de Marseille</i></span><span style="font-size: medium;">” déplore Marie, vice-présidente de l’association Cap au Nord et habitante de l’Estaque. Elle poursuit : “</span><span style="font-size: medium;"><i>Dans les quartiers Nord de Marseille, nous vivons au milieu des pollutions qui résultent des croisiéristes, des ferries, des paquebots, des porte-conteneurs</i></span><span style="font-size: medium;">”. Avec un stand pour sensibiliser à la pollution atmosphérique, la retraitée dénonce un empoisonnement aux particules fines dues au carburant des navires, en particulier les particules sulfuriques PM10, et le manque d’études à son sujet. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Notre objectif, c’est l’amélioration de la qualité de l’air !</i></span><span style="font-size: medium;">” revendique la marseillaise des quartiers Nord. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Une mer moins polluée et accessible aux marseillais·e·s : c’est l’alternative proposée par les différentes associations. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Nous défendons un projet permettant de rendre l&rsquo;accès à la mer aux Marseillais entre l&rsquo;Estaque et les Catalans</i></span><span style="font-size: medium;">”, explique Guillaume, ancien capitaine de navire et organisateur de l’évènement. À la suite de consultations citoyennes, l’idée de créer un littoral piéton et ouvert à la baignade a émergé. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Nous souhaitons imaginer d&rsquo;autres usages pour cet espace plutôt qu&rsquo;un nouveau terminal destiné à une clientèle très aisée</i></span><span style="font-size: medium;">”. Se revendiquant force de proposition, Stop Croisières souhaite que ce contre-projet soit entendu jusqu’à la Mairie centrale, et pris en considération par le délégué à l’environnement, Hervé Menchon.</span></p>
<p>Chloé Roulet, le 15 juin 2026</p>
<div id="attachment_3822" style="width: 665px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3822" class=" wp-image-3822" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-1030x666.jpg" alt="" width="655" height="423" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-1030x666.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-300x194.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-768x497.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-1536x994.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-1500x970.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-705x456.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 655px) 100vw, 655px" /><p id="caption-attachment-3822" class="wp-caption-text">Banderole “La croisière s’amuse, le climat trinque” de Stop Croisières, 6 juin 2026 @ Chloé Roulet</p></div>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Allié·e·s : la nouvelle herboristerie marseillaise</title>
		<link>https://quivive.fr/a-voir/allie%c2%b7e%c2%b7s-la-nouvelle-herboristerie-marseillaise</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Delcros]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 15:15:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Allié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[herboristerie]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui Vive est allé à la rencontre de Solène Coignard, qui a ouvert il y a quelques semaines une nouvelle herboristerie, avec sa collègue Alice Mascarell. Toutes les deux préparatrices en pharmacie, diplômées d&#8217;un DU « conseils et informations en phytothérapie et aromathérapie« , elles ont nommé Allié·e·s cette herboristerie, qui au 24 boulevard National propose des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui Vive est allé à la rencontre de Solène Coignard, qui a ouvert il y a quelques semaines une nouvelle herboristerie, avec sa collègue Alice Mascarell. Toutes les deux préparatrices en pharmacie, diplômées d&rsquo;un <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://odf.univ-spn.fr/fr/offre-de-formation/diplome-d-universite-1/du-conseils-et-informations-en-phytotherapie-BDUPHCI_116.html&amp;ved=2ahUKEwimtumSlcqUAxXANPsDHYF4D-YQFnoECBgQAQ&amp;usg=AOvVaw3htNgA_X84bfQOFdjKlbJ-">DU « conseils et informations en phytothérapie et aromathérapie</a>« , elles ont nommé Allié·e·s cette herboristerie, qui au 24 boulevard National propose des plantes et des produits naturels issus à la fois de la cueillette sauvage locale et de producteurs partenaires. Leur démarche ? Allier savoir-faire herboriste, choix rigoureux des plantes et accessibilité des produits.</p>
<div class='avia-iframe-wrap'><iframe loading="lazy" title="Allié.es : la nouvelle herboristerie marseillaise" width="1500" height="844" src="https://www.youtube.com/embed/gMB0P4rMWuU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p><strong>Pouvez-vous vous présenter et nous parler d’Allié·e·s ?</strong></p>
<p>Je m’appelle Solène, je suis cofondatrice d’Allié·e·s, une herboristerie ouverte il y a un mois avec Alice Mascarell, ma collègue. On a choisi d’installer Allié·e·s sur le boulevard National, à Marseille, juste en face de la rue Flégier et de la Marmite Joyeuse. Un quartier vivant, où on se sent vraiment à notre place.</p>
<p><strong><span style="color: #339966;"><br />
Herboristerie vs pharmacie vs supermarché : quelles différences ?</span></strong></p>
<p><strong>Justement, parlons-en : une herboristerie, c’est quoi exactement ? Et en quoi est-ce différent d’une pharmacie ou des plantes que l’on trouve en supermarché ?</strong></p>
<p>Une herboristerie, c’est un lieu où l’on trouve des plantes à visée thérapeutique, c’est-à-dire qui ont des propriétés médicinales. La grande différence avec une pharmacie, c’est que Allié·e·s vend des <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_plantes_m%C3%A9dicinales_en_vente_libre_en_France&amp;ved=2ahUKEwiE8LaGl8qUAxUeOfsDHUIZOyEQFnoECBcQAQ&amp;usg=AOvVaw1aIjBsEeqM27O5eZCH2ewz">plantes libérées du monopole pharmaceutique. En France, il en existe 148</a>. Chez nous, vous trouverez uniquement ces plantes en vente libre, que vous pourriez aussi croiser en magasin bio ou en supermarché. En revanche, les plantes sous monopole (comme certaines racines ou écorces) sont réservées aux pharmaciens.</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
Une réflexion pour un équilibre entre juste rémunération et accessibilité</span></h4>
<p><strong>Comment pensez-vous à l&rsquo;accessibilité de vos produits ?</strong></p>
<p>C’est un débat important. On ne vend pas nos produits “chers” : on les vend au juste au prix. Souvent même, nous les achetons en deçà du temps de travail nécessaire à la qualité que l&rsquo;on obtient. Pendant des décennies, nous avons été habitués à payer des fruits, des légumes ou des plantes médicinales à des tarifs dérisoires. Mais derrière ces prix bas, il y a une réalité invisible : des producteurs sous-payés, des conditions de travail précaires, et des plantes de moindre qualité.</p>
<p>Quand on achète à un cueilleur local ou à une coopérative bio, on paie ce que le produit vaut vraiment : la main-d’œuvre, le temps de séchage, la traçabilité, l’éthique. Notre mélisse à 110 €/kg est un exemple frappant. Oui, c’est plus cher qu’en supermarché… mais c’est parce qu’elle est fraîche, bio, et récoltée dans le respect de l’environnement et des humains.</p>
<p>Le problème, c’est que cette qualité n’est pas accessible à tout le monde. On s’est donc heurtées à une question éthique : comment concilier excellence et accessibilité ?</p>
<p>Pour y répondre, on réfléchit à un système de tarifs échelonnés, basé sur l’auto-détermination. L’idée ? Permettre à chacun·e de payer en fonction de ses moyens, sans jugement. Par exemple, une personne en situation de précarité pourrait bénéficier d’un tarif réduit, tandis qu’une autre paierait le prix plein. L’accès aux soins par les plantes ne devrait pas être un luxe.</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
Un modèle économique en construction : bientôt une SCOP ?</span></h4>
<p><strong>Allié·e·s est une entreprise, mais vous semblez aussi porter une dimension sociale. Pouvez-vous nous en dire plus ?</strong></p>
<p>On est une entreprise, oui, mais avec une forte ambition sociale. Pour l’instant, on a dû se constituer en société parce qu’on était toutes les deux au chômage et qu’on avait déjà des activités en auto-entreprise. Mais notre objectif, c’est de basculer vers un modèle plus solidaire dès que possible, une SCOP, probablement d’ici un an, quand nos droits au chômage seront épuisés.</p>
<p>En attendant, on teste des solutions pour financer cette solidarité. Par exemple, on collabore avec <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.lacloche.org/sud-marseille&amp;ved=2ahUKEwiZsKzPm8qUAxUEKvsDHWAuMVUQFnoECBcQAQ&amp;usg=AOvVaw3eelIcFtDAq8HVcAGMWT1d">La Cloche, une association marseillaise</a> qui a mis en place un système de “boîte à dons” et de “produits suspendus”. Concrètement, des tisanes et huiles essentielles sont offertes aux personnes qui en ont besoin, sur simple demande. Un espace d’accueil est proposé : verre d’eau, tisane en libre-service, prises pour recharger son téléphone, toilettes… Un lieu ouvert à tou·te·s, surtout aux personnes sans-abri ou en situation de précarité.</p>
<p>On réfléchit aussi à un modèle économique hybride, où une partie des bénéfices financerait des actions solidaires. Mais pour l’instant, on n’a pas encore trouvé la formule idéale, on est en phase de test et d’ajustement.</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
La phytothérapie : un retour aux sources… sans attendre la maladie</span></h4>
<p><strong>La phytothérapie est le terme qui englobe l’usage des plantes à des fins thérapeutiques. À quel moment de notre vie devrions-nous nous y intéresser ?</strong></p>
<p>Dès maintenant ! L’utilisation des plantes pour se soigner ou simplement pour prendre soin de soi, c’est une pratique millénaire. Pendant des siècles, les humains ont utilisé les plantes au quotidien : pour se réveiller (café, thé), digérer (menthe, mélisse), se détendre (camomille, tilleul)… Ce n’est pas réservé aux moments de crise.</p>
<p>Aujourd’hui, on a un peu oublié ces savoirs, à cause de l’essor de la médecine allopathique. Mais les plantes sont toujours là, et elles peuvent nous accompagner à chaque étape de la journée. Le matin : une infusion de romarin pour stimuler la mémoire, ou de gingembre pour booster l’énergie. Après le repas : une tisane à la mélisse ou à la camomille pour faciliter la digestion. Le soir : une infusion de passiflore ou de lavande pour décompresser.</p>
<p>Il ne faut pas attendre d’être malade pour se tourner vers les plantes. Elles font partie de notre quotidien, et leur usage peut être préventif, curatif, ou simplement de bien-être. Bien sûr, elles ne remplacent pas un avis médical en cas de pathologie grave, mais elles offrent une alternative douce et naturelle pour beaucoup de maux du quotidien.</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
Herboristeries indépendantes : une communauté en résistance</span></h4>
<p><strong>Comment les herboristeries indépendantes comme Allié·e·s s’entraident-elles face à un système qui ne reconnaît pas leur métier ?</strong></p>
<p>C’est un vrai défi, mais aussi une belle aventure collective ! Il y a plusieurs associations et syndicats qui œuvrent pour redonner ses lettres de noblesse à l’herboristerie, comme l’<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.assoherbofrance.fr/&amp;ved=2ahUKEwj-wcWCnMqUAxX8TKQEHR0kLccQFnoECA4QAQ&amp;usg=AOvVaw3iGbmo5f6Upo4-hW4wQsyh">Association des Herboristeries de France</a> ou la <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.guildeherboristerie.fr/&amp;ved=2ahUKEwj9mbiLnMqUAxVrOfsDHZqFFjcQFnoECBsQAQ&amp;usg=AOvVaw0oWmkpdxabASeQ1mthxU8f">Guilde des Praticien·ne·s en Herboristerie</a> (dont fait partie ma collègue Alice).</p>
<p>Ces structures sont portées par des pionnières, souvent des femmes, qui ont monté leur herboristerie ces dix dernières années. Leur travail est double : politique et administratif. Elles bataillent pour faire reconnaître l’herboristerie comme un métier, malgré l’absence de diplôme officiel. C’est un peu comme reconstruire une profession à partir de savoirs empiriques, transmis de génération en génération. Il y a un aspect pédagogique aussi : elles répertorient les connaissances traditionnelles, organisent des formations, et partagent des outils pour redonner confiance aux gens dans l’usage des plantes.</p>
<p>Allié·e·s fait partie de ces réseaux, et c’est précieux. Par exemple, le <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.syndicat-simples.org/&amp;ved=2ahUKEwie1_uwnMqUAxWn1QIHHU7iN9YQFnoECC4QAQ&amp;usg=AOvVaw2PHXMMyCeglbu1ng9-esf1">Syndicat Simples</a> (qui promeut les plantes sauvages et la cueillette responsable) ou les <a href="https://paysans-herboristes.org/actualites/">syndicats de cueilleurs·euses</a> sont des alliés pour défendre une herboristerie éthique, locale et durable.</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
Un élan collectif : colloques et reconnaissance du métier</span></h4>
<p><strong>Vous parliez de réseaux qui s’organisent. Y a-t-il des initiatives récentes qui vous inspirent ?</strong></p>
<p>Absolument ! Il y a un réel mouvement autour de l’herboristerie, et c’est très encourageant. Récemment, des militant·e·s ont organisé un <a href="https://www.assoherbofrance.fr/actualites/l-art-de-la-cueillette-fg89c-5xjpk">colloque à Nyons</a>, réunissant 200 à 300 personnes : paysans herboristes, pharmaciens, médecins, préparateurs en pharmacie, et praticien·ne·s en phytothérapie. Un vrai moment d’échange sur les pratiques respectives, qui nous a beaucoup inspirées.</p>
<p>Ce colloque a aussi été l’occasion de rencontrer des productrices avec qui on travaille aujourd’hui. Et surtout, ça a confirmé une chose : on est plus forts ensemble. Ce n’est pas un métier qu’on peut exercer seul·e. Il y a des groupes de travail qui collaborent même avec des sénateur·rice·s pour réhabiliter cette discipline.</p>
<p>Un exemple concret ? Grâce au travail de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Thévenin">Thierry Thévenin</a> (paysan herboriste militant) et d’autres passionné·e·s, le métier de paysan herboriste a enfin obtenu une <a href="https://www.francecompetences.fr/recherche/rncp/37980/">reconnaissance RNCP</a> (reconnaissance du diplôme) il y a un an. C’est une avancée majeure !</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
La résignation ? Une plante peut aider !</span></h4>
<p><strong>Dans Qui Vive, on essaye de lutter contre la résignation pour donner aux gens l’envie d’agir, que ce soit au niveau individuel ou collectif. Est-ce que tu as une plante à nous conseiller contre la résignation ?</strong></p>
<p>Ah, la résignation… une plante pour redonner du courage ? Il y en a tellement ! Tout dépend de ce qui nous touche. Moi, j’aime beaucoup la mélisse : elle agit à la fois sur le ventre et sur le cerveau, c’est une plante apaisante qui peut aider en cas d’anxiété.</p>
<p>Sinon, le basilic sacré (tulsi) est une autre option. C’est une plante adaptogène, qui aide le corps à s’adapter au stress. Et puis, la camomille romaine ! Hyper aromatique, elle contient des esters qui calment le système nerveux.</p>
<p>Propos recueillis le 11 avril 2026</p>
<hr />
<p><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.alliees-herboristerie.com/&amp;ved=2ahUKEwizpIOUoMqUAxWzhv0HHVu9NyIQFnoECBUQAQ&amp;usg=AOvVaw0Hmp1rwVHhcBkroWr-HWJ2">Herboristerie Allié·e·s</a> : 24 Boulevard National, 13001 Marseille.</p>
<p>Ateliers et conseils : Renseignez-vous en magasin pour découvrir leurs animations.</p>
<p>Livres recommandés :</p>
<ul>
<li><em>Le Guide de l’herboriste</em> de Christophe Bernard</li>
<li><em>Les Simples</em> de François Couplan (pour la cueillette sauvage).</li>
<li><em>Le Génie des plantes sauvages</em> de François Couplan</li>
<li><em>Plaidoyer pour l&rsquo;herboristerie</em> de Thierry Thévenin</li>
</ul>
<div id="attachment_3746" style="width: 714px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3746" class="wp-image-3746" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-1030x773.jpg" alt="" width="704" height="528" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 704px) 100vw, 704px" /><p id="caption-attachment-3746" class="wp-caption-text">L&rsquo;intérieur de l&rsquo;herboristerie © Nicolas Delcros</p></div>
<div id="attachment_3747" style="width: 696px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3747" class="wp-image-3747 size-large" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-686x1030.jpg" alt="" width="686" height="1030" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-686x1030.jpg 686w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-200x300.jpg 200w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-768x1152.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-1024x1536.jpg 1024w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-1000x1500.jpg 1000w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-470x705.jpg 470w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 686px) 100vw, 686px" /><p id="caption-attachment-3747" class="wp-caption-text">Alice et Solène © Marie Fantozzi</p></div>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Des pièces de camions transformées en œuvres d’art</title>
		<link>https://quivive.fr/a-ecouter/des-pieces-de-camions-transformees-en-oeuvres-dart</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 15:51:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Orientation]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Side]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la Cité des arts de la rue, une initiative portée par les Ateliers Sud Side et le lycée La Floride mêle création, écologie et transmission. Des pièces de camions vouées à la casse retrouvent sens, transformées en une œuvre collective. Entre création, réemploi et transmission Depuis novembre 2025, les élèves du micro-lycée La Floride [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4 align="left"><span style="font-size: medium;">À la Cité des arts de la rue, une initiative portée par les Ateliers Sud Side et le lycée La Floride mêle création, écologie et transmission. Des pièces de camions vouées à la casse retrouvent sens, transformées en une œuvre collective.</span></h4>
<p align="left"><span style="font-size: medium;"><b>Entre création, réemploi et transmission</b></span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Depuis novembre 2025, les élèves du micro-lycée La Floride travaillent aux côtés des artistes des <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.sudside.org/">ateliers Sud Side</a> pour donner une seconde vie à des pièces mécaniques. Leur objectif : faire de ce projet leur chef-d’œuvre de CAP. Pendant plusieurs mois, les jeunes se sont fortement investis pour concevoir une sculpture à partir de pièces hors d’usage. Si l’exercice peut sembler cocasse, voire inattendu, les ateliers n’en sont pas à leur coup d’essai. Spécialisée dans la conception et la fabrication de structures scéniques principalement pour le spectacle vivant depuis plus de 30 ans, l’association Sud Side ne se contente pas seulement de créer. Elle développe aussi un grand volet de transmission des savoir-faire à travers diverses actions menées avec différents publics : centres sociaux et établissements scolaires. Avec le micro-lycée de La Floride qui accueille des jeunes âgés de 16 à 25 ans ayant interrompu leurs études, l’idée était simple : réemployer plutôt que jeter. Dans les ateliers de mécanique du lycée, certaines pièces ne pouvaient plus être utilisées en l’état.</span><span style="font-size: medium;"><i> « On s’est dit : on a plein de pièces dans l’établissement, on va essayer d’en faire quelque chose »</i></span><span style="font-size: medium;">, explique un encadrant. Ici, des moteurs et fragments mécaniques trouvent donc une seconde vie. Raphaël, chargé de l’action culturelle de Sud Side, préfère parler de </span><span style="font-size: medium;"><i>« détournement »</i></span><span style="font-size: medium;"> : une manière de valoriser l’existant sans consommer davantage.</span><span style="font-size: medium;"><i> « Même si un jour ce n’est plus utile, ça pourra toujours servir à quelque chose. Ça ne sert à rien de tout jeter, ça ne sert à rien de gaspiller »</i></span><span style="font-size: medium;">, confie un élève.</span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;"><b>L’école autrement</b></span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Au-delà de l’apprentissage technique, le projet vise aussi à développer des compétences psychosociales : travail en équipe, conduite de projet, appropriation des codes du monde professionnel.</span><span style="font-size: medium;"><i> « À la base, je n’aimais pas l’école, j’étais en décrochage. Mais quand je suis revenu en micro-lycée, avec des emplois du temps adaptés et moins d’heures de cours, et que tous les mardis après-midi on vient à Sud Side, on ne peut pas en avoir marre »</i></span><span style="font-size: medium;">, confie un élève. Dans cet environnement ouvert et collaboratif, les apprentissages prennent une autre forme. Aux côtés des enseignants, des intervenants et de Patrick, bénévole retraité après une carrière chez Renault, les élèves expérimentent, manipulent, créent, acquérant à la fois un savoir-faire et une manière d’être au travail. Au-delà de la sculpture réalisée, c’est une autre vision de l’école qui se dessine : un espace où l’on apprend en faisant, où la culture devient un terrain d’expérimentation, et où chaque pièce, même usée, peut encore trouver sa place. Lors de la dernière séance le 24 avril, les élèves ont pu restituer leur chef-d’œuvre devant leurs proches, l’occasion de présenter le fruit de plusieurs mois de travail avec fierté !</span></p>
<p align="left">On les écoute nous en parler avec enthousiasme dans ce court podcast.</p>
<p align="left"><iframe loading="lazy" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/soundcloud%253Atracks%253A2319893543&amp;color=%23ff5500&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&amp;show_teaser=true" width="100%" height="166" frameborder="no" scrolling="no"><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start">﻿</span></iframe></p>
<div style="font-size: 10px; color: #cccccc; line-break: anywhere; word-break: normal; overflow: hidden; white-space: nowrap; text-overflow: ellipsis; font-family: Interstate,Lucida Grande,Lucida Sans Unicode,Lucida Sans,Garuda,Verdana,Tahoma,sans-serif; font-weight: 100;"><a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="Qui Vive" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094" target="_blank" rel="noopener">Qui Vive</a> · <a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="Des pièces de camions transformées en œuvres d’art" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094/des-pi-ces-de-camions" target="_blank" rel="noopener">Des pièces de camions transformées en œuvres d’art</a></div>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Carla Lorang, le 13 mai 2026</span></p>
<div id="attachment_3709" style="width: 853px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3709" class="wp-image-3709" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-1030x773.jpg" alt="" width="843" height="633" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 843px) 100vw, 843px" /><p id="caption-attachment-3709" class="wp-caption-text">Atelier art et mécanique chez Sud Side avec les élèves du micro-lycée La Floride © Carla Lorang</p></div>
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		<title>L&#8217;écologie comme révolution culturelle</title>
		<link>https://quivive.fr/a-ecouter/lecologie-comme-revolution-culturelle</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Célia Horvath]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 08:30:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Connaissances]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[éditions Wildproject]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://quivive.fr/?post_type=a-ecouter&#038;p=3640</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans ce podcast, nous mettons en lumière Wildproject, une maison d’édition indépendante basée à Marseille, qui explore l’écologie de la manière la plus complète possible. À travers ses différentes collections, la maison donne accès à des pensées écologiques variées : écologie politique, écoféminisme, écologie décoloniale ou encore réflexion sur nos manières d’habiter la Terre. Son [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce podcast, nous mettons en lumière Wildproject, une maison d’édition indépendante basée à Marseille, qui explore l’écologie de la manière la plus complète possible.</p>
<p>À travers ses différentes collections, la maison donne accès à des pensées écologiques variées : écologie politique, écoféminisme, écologie décoloniale ou encore réflexion sur nos manières d’habiter la Terre. Son objectif est aussi de rendre ces idées accessibles et de participer à la construction d’une culture écologique plus profonde.</p>
<p>Au côté de Georgia Froman, co-éditrice de la maison d’édition, le podcast parcourt ce que propose Wildproject.</p>
<p>Célia Horvath, le 24 avril 2026</p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/soundcloud%253Atracks%253A2308425827&amp;color=%23ff5500&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&amp;show_teaser=true" width="100%" height="166" frameborder="no" scrolling="no"></iframe></p>
<div style="font-size: 10px; color: #cccccc; line-break: anywhere; word-break: normal; overflow: hidden; white-space: nowrap; text-overflow: ellipsis; font-family: Interstate,Lucida Grande,Lucida Sans Unicode,Lucida Sans,Garuda,Verdana,Tahoma,sans-serif; font-weight: 100;"><a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="Qui Vive" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094" target="_blank" rel="noopener">Qui Vive</a> · <a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="L'écologie comme révolution culturelle, credo des éditions Wildproject" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094/lecologie-comme-revolution" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;écologie comme révolution culturelle, credo des éditions Wildproject</a></div>
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<div id="attachment_3644" style="width: 761px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3644" class=" wp-image-3644" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath-1030x654.jpg" alt="" width="751" height="477" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath-1030x654.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath-300x190.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath-768x488.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath-1536x975.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath-1500x952.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath-705x448.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/Georgia-co-editrice-de-Wildproject-devant-la-librairie-c-Celia-Horvath.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 751px) 100vw, 751px" /><p id="caption-attachment-3644" class="wp-caption-text">Georgia Froman, co-éditrice de Wildproject, devant la librairie © Célia Horvath</p></div>
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		<title>La nature vue au carnaval de la Plaine</title>
		<link>https://quivive.fr/la-nature-vue-au-carnaval-de-la-plaine</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 12:13:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[carnaval de La Plaine]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lancers de farine et sifflements, gare à ceux.celles qui ne se prêtaient pas au jeu du déguisement. Dans une ambiance festive et colorée, près de 14 000 personnes ont paradé de la place Jean Jaurès (La Plaine) jusqu’à Noailles sur un thème anti-armement : « moins de balles, plus de bals ». Malgré des arrêtés préfectoraux pour préserver [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Lancers de farine et sifflements, gare à ceux.celles qui ne se prêtaient pas au jeu du déguisement. Dans une ambiance festive et colorée, près de 14 000 personnes ont paradé de la place Jean Jaurès (La Plaine) jusqu’à Noailles sur un thème anti-armement : « <em>moins de balles, plus de bals</em> ». Malgré des arrêtés préfectoraux pour préserver « <em>l&rsquo;ordre public</em> » les carnavalier·e·s n’ont pas caché leurs revendications politiques et sociales. Anti-guerre, anti-libéralisme, décroissance, préservation de la nature : la convergence des luttes semblait l’évidence de ce carnaval phocéen. Comme quoi, la citation de l’écologiste brésilien Chico Mendes « <em><a href="https://www.philomag.com/articles/lecologie-sans-lutte-des-classes-cest-du-jardinage">L’écologie sans lutte des classes, c’est du jardinage !</a></em> » inspire encore beaucoup.</p>
<div id="attachment_3563" style="width: 710px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3563" class=" wp-image-3563" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1030x687.jpg" alt="" width="700" height="467" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p id="caption-attachment-3563" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 2 © Chloé Roulet</p></div>
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<p align="justify">À travers leur costume, nombre de carnavilier·e·s ont redoublé de créativité pour manifester leur engagement écologique. Oiseaux, insectes, mammifères mais aussi fleurs et arbres, les êtres vivants autres qu’humains étaient fortement représentés. Grenouilles, abeilles, cochons, loups, poissons et oiseaux se sont rassemblés pour célébrer la faune, en dénonçant ce qui cause son extinction.</p>
<p align="justify">Lery, 26 ans, porte sur son dos un porcelet. Il fait référence à <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ferme_des_animaux&amp;ved=2ahUKEwi5o7Om0NGTAxUIcKQEHTCjG3AQFnoECBMQAQ&amp;usg=AOvVaw19LchlYt0z7tERc9jGxvx1"><em>La ferme des animaux</em></a> de George Orwell : « <em>Ce cochon, il est fatigué ! Fatigué des positions de pouvoir dans l&rsquo;armement et les guerres. Celles qui abusent du reste de la population</em> ». Catégorique, il affirme que les politiques sociales doivent prendre en compte l’impératif écologique. « <em>L’intersection des luttes est primordiale. Nous devons tendre vers la décroissance pour trouver de l&rsquo;intérêt et du sens dans notre quotidien. On ne peut pas continuer notre train de vie, nos pratiques comme si de rien n’était.</em> »</p>
<div id="attachment_3564" style="width: 676px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3564" class=" wp-image-3564" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1030x687.jpg" alt="" width="666" height="444" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 666px) 100vw, 666px" /><p id="caption-attachment-3564" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 3 © Chloé Roulet</p></div>
<p align="justify">À quelques pas, une festivalière déguisée en cétacé fait part du même sentiment, en ajoutant l&rsquo;intérêt belliqueux de nos sociétés : « <em>On trouve toujours des moyens pour bombarder, pour avoir des canons, des F-15, mais jamais pour l’éducation, les hôpitaux, ni pour préserver le Vivant.</em> » Elle tire une conclusion similaire à celle de Lery : « <em>Les ressources finies de notre planète sont sacrifiées pour une quête de croissance infinie, qui signe notre arrêt de mort.</em> » Alors que le changement climatique glisse en arrière-plan des priorités politiques, les <a href="https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-brief-eco/les-pays-membres-de-l-otan-ont-augmente-leurs-depenses-militaires-de-20-en-2025_7864754.html">dépenses militaires des 32 pays membres de l’Otan ont, quant à elles, augmenté de 20 % entre 2024 et 2025 selon le dernier rapport de l’Alliance</a>. Une actualité qui résonne pleinement avec le thème du carnaval.</p>
<div id="attachment_3565" style="width: 676px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3565" class=" wp-image-3565" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1030x687.jpg" alt="" width="666" height="444" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 666px) 100vw, 666px" /><p id="caption-attachment-3565" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 4 © Chloé Roulet</p></div>
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<p>« <em>Plus de mares, moins de béton</em> » martèlent au loin deux carnavaliers. Monsieur Yucca et Monsieur Grenouille réclament plus d’espaces verts, des plantations à la place des zones industrielles dont les usines d’armement : « <em>On veut des grenouilles partout ! Il y en a marre du béton, on veut des zones humides, plus de marécages.</em> » Des revendications qui font écho à celles de Théo, fervent défenseur des abeilles, qui n’hésite pas à faire preuve d’<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropomorphisme&amp;ved=2ahUKEwjlp4rRy9GTAxVL97sIHUrFIeUQFnoECDMQAQ&amp;usg=AOvVaw0iSxz1F_QcWh_XLcvIn8IO">anthropomorphisme</a> : « <em>Les abeilles sont antimilitaristes, ce sont les reines de la nature. S’il n’y a plus d’abeilles, il n’y a plus d’espèces : elles font vivre la planète entière. Il faut les préserver.</em> »</p>
<p>À Marseille, deuxième ville de France, le décor urbanisé laisse peu de place aux amphibiens et aux apidés. Pour leur redonner la place qu’elles méritent, des initiatives locales émergent. Depuis 2023, le quartier de Montolivet dans le 12e, accueille la <a href="https://marseille1112.fr/la-maison-des-abeilles-et-de-la-biodiversite">Maison des Abeilles et de la Biodiversité</a>, un lieu dédié à la préservation de l’environnement ou « <em>120 000 abeilles ont déjà pris place sur l&rsquo;espace dédié à leur vie quotidienne</em> ».</p>
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<div id="attachment_3567" style="width: 736px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3567" class=" wp-image-3567" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1030x687.jpg" alt="" width="726" height="484" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 726px) 100vw, 726px" /><p id="caption-attachment-3567" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 5 © Chloé Roulet</p></div>
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<p>Côté mer, Antoine, déguisé en poisson, s’inquiète lui aussi pour ses amis marins : « <em>L’océan est pollué, à Marseille on est particulièrement touchés. On veut une mer plus saine</em> ». Un constat appuyé par une mauvaise nouvelle : <a href="https://www.franceinfo.fr/environnement/pollution/pollution-des-mers-et-des-oceans/on-y-va-a-nos-risques-et-perils-a-marseille-la-plage-de-l-huveaune-fermee-tout-l-ete-a-cause-de-la-pollution-de-l-eau_7865180.html">pour la première fois, une plage a été déclarée « <em>impropre</em> » à la baignade</a> par l’Agence régionale de santé. Cet été, la plage de l’Huveaune, dans les quartiers sud, sera donc exceptionnellement fermée à cause de la pollution.</p>
<p>Si la faune était présente en nombre, la flore n’était pas en reste. Rejoignant le cortège, les plantes et végétaux ont fait valoir leurs droits. Océane, 22 ans, en service civique, salopette de jardinière, verdure et arrosoirs à la main, en témoigne avec enthousiasme : « <em>Il faut faire germer des idées radicales de gauche</em> ».</p>
<p>Un photoreportage de Chloé Roulet et Carla Lorang, réalisé le 29 mars 2026</p>
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<div id="attachment_3570" style="width: 688px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3570" class=" wp-image-3570" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1030x687.jpg" alt="" width="678" height="452" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 678px) 100vw, 678px" /><p id="caption-attachment-3570" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 6 © Chloé Roulet</p></div>
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<div id="attachment_3572" style="width: 693px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3572" class=" wp-image-3572" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1030x669.jpg" alt="" width="683" height="444" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1030x669.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-300x195.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-768x499.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1536x997.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1500x974.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-705x458.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /><p id="caption-attachment-3572" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 7 © Chloé Roulet</p></div>
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		<title>Ecologie et anti-impérialisme : même combat ?</title>
		<link>https://quivive.fr/a-ecouter/ecologie-et-anti-imperialisme-meme-combat</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Delcros]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 17:03:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>
		<category><![CDATA[anti-militarisme]]></category>
		<category><![CDATA[anti-racisme]]></category>
		<category><![CDATA[antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 14 mars 2026, veille du premier tour des élections municipales, une manifestation avait lieu à Marseille, à l&#8217;appel d&#8217;une centaine d’organisations, syndicats et collectifs. Les mots d&#8217;ordre étaient : anti-militarisme, anti-racisme et antifascisme. Qui Vive a baladé micro et appareil photo dans le cortège, pour demander aux manifestants si, selon eux, on peut les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 mars 2026, veille du premier tour des élections municipales, une manifestation avait lieu à Marseille, à l&rsquo;appel d&rsquo;une centaine d’organisations, syndicats et collectifs.<br />
Les mots d&rsquo;ordre étaient : anti-militarisme, anti-racisme et antifascisme. Qui Vive a baladé micro et appareil photo dans le cortège, pour demander aux manifestants si, selon eux, on peut les articuler avec l&rsquo;écologie, la lutte pour la préservation de la biodiversité et contre le changement climatique.</p>
<p>Un podcast réalisé par Nicolas Delcros, illustré par les photographies de Carla Garson, le 14 mars 2026.</p>
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<p><iframe loading="lazy" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/soundcloud%253Atracks%253A2287490168&amp;color=%23ff5500&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&amp;show_teaser=true" width="100%" height="166" frameborder="no" scrolling="no"></iframe></p>
<div style="font-size: 10px; color: #cccccc; line-break: anywhere; word-break: normal; overflow: hidden; white-space: nowrap; text-overflow: ellipsis; font-family: Interstate,Lucida Grande,Lucida Sans Unicode,Lucida Sans,Garuda,Verdana,Tahoma,sans-serif; font-weight: 100;"><a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="Qui Vive" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094" target="_blank" rel="noopener">Qui Vive</a> · <a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="Ecologie et anti-impérialisme : même combat ?" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094/ecologie-et-anti-imperialisme" target="_blank" rel="noopener">Ecologie et anti-impérialisme : même combat ?</a></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3509" style="width: 470px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3509" class="wp-image-3509" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-2-©-Carla-Garson-824x1030.jpg" alt="" width="460" height="575" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-2-©-Carla-Garson-824x1030.jpg 824w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-2-©-Carla-Garson-240x300.jpg 240w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-2-©-Carla-Garson-768x960.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-2-©-Carla-Garson-564x705.jpg 564w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-2-©-Carla-Garson.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 460px) 100vw, 460px" /><p id="caption-attachment-3509" class="wp-caption-text">Manifestation du 14 mars 2026 à Marseille 2 © Carla Garson</p></div>
<div id="attachment_3510" style="width: 662px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3510" class=" wp-image-3510" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson-1030x683.jpg" alt="" width="652" height="432" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson-1030x683.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson-300x199.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson-768x509.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson-1536x1018.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson-1500x995.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson-705x467.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-14-mars-2026-Marseille-3-©-Carla-Garson.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 652px) 100vw, 652px" /><p id="caption-attachment-3510" class="wp-caption-text">Manifestation du 14 mars 2026 à Marseille 3 © Carla Garson</p></div>
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		<title>Quand les habitants veulent la nature au centre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Camille Mercan]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 08:55:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[collectif Trames Vertes]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Et si on proposait des balades le long de la trame verte pour mieux la visualiser ? » « On pourrait aussi faire appel à une artiste du quartier pour nos visuels ? » « La terre d’ici est très argileuse, si on récupérait celle des chantiers voisins, on pourrait réparer des murs et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Et si on proposait des balades le long de la trame verte pour mieux la visualiser ?</em> » « <em>On pourrait aussi faire appel à une artiste du quartier pour nos visuels ?</em> » « <em>La terre d’ici est très argileuse, si on récupérait celle des chantiers voisins, on pourrait réparer des murs et fabriquer des hôtels à insectes avec !</em> ». Le 13 décembre 2025 à la ferme du Collet des Comptes, chaque personne présente au café participatif organisé par le <a href="https://www.ledonut-marseille.com/blog/une-trame-verte-pour-les-caillols" target="_blank" rel="noopener">collectif Trames Vertes</a> a une idée pour nourrir le projet. C’est le quatrième et dernier atelier participatif et de rencontre proposé par le collectif. « Trames Vertes », né en mai 2025 d’un élan citoyen et d’un projet commun à plusieurs associations et CIQ des 11e et 12e arrondissements, se bat pour la préservation de 25 hectares de nature menacés par l’urbanisation. En février 2026, le collectif doit présenter un document détaillé, enrichi de leurs multiples travaux et actions, présentant des arguments concrets contre le projet d’urbanisation de ces 25 hectares. Selon Trames Vertes, cette mobilisation est d’intérêt général : l’artificialisation par l’urbanisation d’une partie des 11e et du 12e arrondissements (de la Grognarde jusqu’à la ferme du Collet des Comptes, en passant par la butte de Butris et la friche du Collet des Comptes) menace des milieux naturels et des sols vivants, des espaces nourriciers, des habitats nécessaires à la préservation de la biodiversité et des lieux de respiration et de mobilités douces pour les habitants.</p>
<div id="attachment_3360" style="width: 574px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3360" class=" wp-image-3360" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan.jpg" alt="" width="564" height="421" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan.jpg 969w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-300x224.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-768x573.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-705x526.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 564px) 100vw, 564px" /><p id="caption-attachment-3360" class="wp-caption-text">Collectif Trame Verte © Camille Mercan 1</p></div>
<p><strong>L’histoire de la ZAC des Caillols</strong></p>
<p>« <em>Dans ces quartiers, les habitants en ont marre des constructions, ils ont envie de faire quelque chose pour préserver ces espaces verts</em> » : Élise Méouchy, coordinatrice de projet au <a href="https://www.ledonut-marseille.com/approche">Donut Infolab</a>, a fait ce constat dès son arrivée sur le terrain. La ZAC des Caillols (Zone d’Aménagement Concertée, opérations publiques d’aménagement de l’espace urbain) existe depuis le 21 février 1974 (date de l’arrêté préfectoral). En 2021, la ville de Marseille décide de la supprimer au motif « <em>d’équipements achevés</em> » et « <em>d’objectifs atteints</em> ». Selon la ville, la ZAC a « <em>permis de créer une offre d’habitat diversifiée au sein d’un cadre urbain et paysager, de remodeler et d’implanter un centre urbain comprenant le centre commercial Casino, le centre médical et la Mairie des 11e et 12e arrondissements</em> ». Pour certains habitants, la multiplication des immeubles et du béton empiète sur leur qualité de vie. Pour les associations qui défendent l’environnement, il est temps de laisser la nature tranquille.</p>
<p>Tandis que les habitants s’étaient organisés afin de réfléchir à des idées d’aménagements alternatifs en mettant en avant les mobilités douces (marche et vélo), ils ont eu vent d’une modification du Plan Local d’Urbanisme qui remettrait la ZAC des Caillols au goût du jour. « <em>Lorsque l’on a appris qu’il y allait avoir une enquête publique, on s’est dit qu’il fallait élaborer une réponse commune</em> », recontextualise Élise Méouchy.</p>
<p>De mars à avril 2025, les habitants, les associations (Collectif des Hautes Herbes, Germ’, Donut, VVOUM, Cartes sur Tables, CAN environnement, Nos Quartiers Demain) et les CIQ de La Pommeraie, La Pomme, Bois Luzy, La Fourragère, Les Caillols et Saint-Barnabé se sont mobilisés, dans le but de répondre à l’enquête publique sur le projet de ZAC qui ressurgit dans le Plan Local d’Urbanisation initié par la métropole. Le collectif Trames Vertes est né.</p>
<div id="attachment_3361" style="width: 648px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3361" class=" wp-image-3361" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-3.jpg" alt="" width="638" height="482" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-3.jpg 966w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-3-300x227.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-3-768x580.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-3-705x533.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 638px) 100vw, 638px" /><p id="caption-attachment-3361" class="wp-caption-text">Collectif Trame Verte © Camille Mercan 2</p></div>
<p><strong>« Des habitants qui se réunissent peuvent faire changer les choses »</strong></p>
<p>Le 25 juin 2025, parce qu’il faut « <em>montrer qu’ils sont là et qu’ils suivent</em> », le collectif organise une conférence de presse. L’objectif est de montrer leur détermination à « <em>défendre un maintien de la trame verte existante et des continuités écologiques à l’œuvre</em> ». « <em>On a senti que ça faisait un peu trembler les politiques de tous bords, donc on s&rsquo;est dit ok, on est au bon endroit !</em> » rappelle Élise Méouchy aux personnes présentes lors du café participatif du 13 décembre. En juillet la mairie reçoit le collectif. Si cette réunion n’a pas eu de suite, il faut tout de même rester « <em>proche du terrain</em> ». « <em>Nous n’avons pas eu de suite mais on suit quand même les délibérations des conseils municipaux et métropolitains</em> », poursuit Élise Méouchy avec une idée claire : « <em>il faut que le collectif s’étende et qu’il se structure</em> ». Un participant acquiesce : « <em>Des habitants qui se réunissent peuvent faire changer les choses</em> ».</p>
<p>En octobre 2024, coup de théâtre : la métropole suspend la procédure d&rsquo;ouverture à l&rsquo;urbanisation de la zone des Caillols. Sur le papier, une victoire. Dans les faits, la situation reste floue. « <em>Même s&rsquo;ils suspendent la procédure, ils avancent quand même les études</em> », alerte Jean-Jacques, un membre du collectif. Des écologues auraient été vus sur le terrain. Les commerçants du secteur sembleraient avoir plus d&rsquo;informations que les habitants. « <em>Nous ne sommes pas tous au même niveau d&rsquo;information</em> », déplore-t-il.</p>
<div id="attachment_3362" style="width: 609px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3362" class=" wp-image-3362" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-6.jpg" alt="" width="599" height="452" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-6.jpg 965w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-6-300x226.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-6-768x579.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-6-705x531.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 599px) 100vw, 599px" /><p id="caption-attachment-3362" class="wp-caption-text">Collectif Trame Verte © Camille Mercan 3</p></div>
<p><strong>Des ateliers pour faire corps et outiller les habitants</strong></p>
<p>« <em>Mais par où elle passe la chauve-souris dans la ville pour ne pas être embêtée ?</em> » Interroge un jeune garçon, s’essayant à un jeu interactif proposé par les membres du collectif et dont le but est « <em>d’aider les différentes espèces animales à rejoindre leurs destinations sans encombre</em> », après avoir pris connaissance de l’importance des réseaux écologiques. Faire vivre les lieux, impliquer les habitants, leur donner un sentiment d&rsquo;appartenance. Voilà l’objectif des quatre ateliers d’implication collective mis en place par Trames Vertes depuis septembre. Ces rencontres sont aussi l’occasion de débattre et de rassembler les idées qui enrichirons le document technique contre le projet d’urbanisation des 25 hectares menacés, que le collectif proposera en février.</p>
<p>Les participants sont invités à noter leurs propositions afin de créer un argumentaire collectif. Les idées fusent : l’entretient des canaux d’irrigation, la restauration de murs en pierres sèches, l’organisation d’un ramassage de déchets sur le tracé de la trame verte, l’implication des collèges et des écoles pour créer une signalétique solide et durable dans le but de matérialiser la trame verte.</p>
<p>Un problème se soulève : qui communique, comment et sur quels supports ? Pour l&rsquo;instant, le collectif n&rsquo;est pas structuré officiellement. Pas de statut associatif. Les relations sont basées sur la confiance. Les présidents des CIQ présents à la rencontre s’interrogent aussi : « <em>Comment pouvons-nous agir ?</em> ». Des solutions se dessinent. Un membre du collectif propose que des réunions soient organisées par chaque Comité d’Intérêt de Quartier concerné, pour sensibiliser davantage les habitants. Cela sera fait. « <em>Chaque membre a plein d&rsquo;idées, elles émergent dans tous les sens lors de cette réunion</em> », observe un participant. Un autre projet prend forme : faire se rencontrer des classes qui travaillent sur la nature en ville avec des membres des CIQ. « <em>Il y a un gouffre entre la façon dont vous avez été enfant dans ce quartier et la façon dont les enfants sont aujourd&rsquo;hui</em> », relève Élise Méouchy. « <em>Ça leur ferait du bien d&rsquo;écouter des gens raconter qu&rsquo;ils marchaient pour aller à l&rsquo;école, qu&rsquo;ils avaient des espaces de liberté</em> ».</p>
<div id="attachment_3363" style="width: 624px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3363" class=" wp-image-3363" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-2.jpg" alt="" width="614" height="460" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-2.jpg 969w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-2-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-2-768x575.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-2-705x528.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 614px) 100vw, 614px" /><p id="caption-attachment-3363" class="wp-caption-text">Collectif Trame Verte © Camille Mercan 4</p></div>
<p><strong>Un combat apartisan</strong></p>
<p>Dans les 11e et 12e arrondissements, c’est le Rassemblement National qui arrive en tête aux élections municipales (Monique Griseti a remporté plus de 50% des voix du 10e, 11e et 12e en 2024) et présidentielles (Marine Le Pen arrive en tête dans le 11e arrondissement en 2022). « <em>Il faut le dire, même si on ne l&rsquo;affiche pas du tout, ici, les habitants ont souvent peur des nouvelles constructions. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;ils veulent protéger tous les vivants, c&rsquo;est souvent qu&rsquo;ils craignent la précarité et l&rsquo;étranger. Il y a un fort racisme</em> », avoue discrètement Élise Méouchy. Le collectif lui, « <em>défend le fait que l’on est tous interdépendants les uns des autres</em> ». Il est donc nécessaire de trouver une entente commune pour une cause apartisane. Mais le collectif n’est pas apolitique. « <em>On voudrait que la nature, les espaces de nature, les vivants soient au centre</em> », développe Élise Méouchy. « <em>Toutes les questions d&rsquo;aménagement viennent après.</em> »</p>
<p>Pour le moment, les membres du collectif se disent « <em>tributaires</em> » des élections municipales de 2026. « <em>L’enjeu, c&rsquo;est que tous les partis se saisissent du sujet. Parce qu&rsquo;on sait qu&rsquo;en période électorale, ils vont être plus attentifs</em> ».</p>
<p>Camille Mercan, le 9 février 2026</p>
<div id="attachment_3359" style="width: 553px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3359" class=" wp-image-3359" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-5.jpg" alt="" width="543" height="403" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-5.jpg 729w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-5-300x223.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-5-705x523.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 543px) 100vw, 543px" /><p id="caption-attachment-3359" class="wp-caption-text">Livret pédagogique Nature en ville et adaptation au changement climatique © Camille Mercan</p></div>
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