Val Plumwood (1939–2008), philosophe et militante écoféministe australienne, est au coeur d’un rendez-vous radiophonique à la Friche Belle de Mai (Marseille), en partenariat avec Radio Grenouille et l’Institut de Recherche pour le Développement.

La philosophe Virginie Maris et l’écologue Gilles Kleitz croiseront leurs perspectives : « préserver ce qui doit rester hors de prise, penser les conditions d’un monde où sociétés et écosystèmes tiennent ensemble« .

Avec des textes de Val Plumwood et Virginie Maris, portés par la comédienne Mar Sodupe, et des images de Nimrod, court-métrage expérimental.

Rendez-vous avec Plumwood
Gratuit sur réservation.

Le Domaine du Rayol (espace naturel protégé de 20 hectares, propriété du Conservatoire du littoral, où le paysagiste Gilles Clément a créé un Jardin des Méditerranées), expose jusqu’au 31 mai les oeuvres d’Amandine Guruceaga. Inspirée par les plantes pyrophiles méditerranéennes (cistes, pins d’Alep, chênes lièges ou eucalyptus) qui « trouvent dans le feu non seulement une menace, mais un moteur de reproduction« , l’artiste explore dans Fuegophillia « la capacité du vivant à se réparer et à renaître« .

Le vernissage aura lieu le 28 mars à 15h.

Le Jardin des Méditerranées
Avenue Jacques Chirac (anciennement Avenue des Belges)
83820 Rayol-Canadel-sur-Mer

La Société Alpine de Protection de la Nature (SAPN-FNE05) publie une revue trimestrielle, Le Petit Coq des Alpes, depuis 1978. Le 19 mars à Gap, elle donne rendez-vous pour présenter le nouveau numéro et faire connaître la publication, en présence de celles et ceux qui ont contribué à des articles sur les arbres en ville, la pollution sonore, les pesticides et  la biodiversité locale.

En entrée libre à la Nouvelle Librairie
18h30
3 cours Victor Hugo
05000 Gap

Le collectif Le Nuage était sous nos pieds et la CEPG (Convergence Écologique du Pays de Gardanne) organisent une discussion publique autour de l’implantation de data centers dans la région marseillaise et ses conséquences nocives pour les humains et l’écologie.
Le mardi 31 mars 2026, de 18h30 à 21h00
Halle Léo Ferré
76, avenue du 8 Mai 1945
13120 Gardanne

Dans le cadre d’une journée thématique Sol et Santé mentale organisée par l’association Save soils au Théâtre du Centaure (13009, Marseille), Éric Escoffier, spécialiste de la permaculture, animera une balade de découverte sur le thème « botanique et plantes sauvages comestibles et utiles. »

Le 29 mars, à partir de 10h30.

Sur réservation au 06 29 38 31 15
https://permaculture-sans-frontieres.org/balade-botanique-et-intervention-eric-escoffier-29-mars-2026-theatre-du-centaure-marseille/

La journée se fera en présence de Charlotte Herrera Quiros, bénévole de Save Soils, qui fait étape à Marseille ce jour-là dans le cadre de son voyage France-Inde. Son périple à vélo pour promouvoir la restauration organique des sols commence le 21 mars à Béziers.

 

Le Printemps du film engagé a dix ans cette année ! Dix ans d’indépendance et d’auto-production, pour proposer aux marseillais-e-s des séances revigorantes, édition après édition, dans  les salles de projection partenaires. Avec à chaque fois un documentaire ou une fiction, un court-métrage et un débat.

Le thème 2026, « La vie est à nous », est inspiré du film réalisé par Jean Renoir et Jean-Paul Le Chanois en 1936, au moment de la campagne du Front Populaire. Autant dire qu’il résonne fortement avec le contexte contemporain de montée de l’extrême-droite, un peu partout dans le monde. C’est « la réponse qui est faite par celles et ceux qui veulent faire entendre leurs droits et inventer de nouvelles formes d’action dans un monde défait par l’exploitation et où guette le fascisme », écrit l’équipe du festival dans son édito.

Au programme de ce dixième anniversaire, des films très politiques, sur Gaza, les mineurs non accompagnés, les luttes féministes ou sociales, mais aussi des oeuvres sur l’écologie. Pilleurs de terre, par exemple, en ouverture de la manifestation (le 27 mars au cinéma Le Gyptis), porte sur les communautés autochtones dont les terres ont été accaparées par des filiales agro-industrielles du groupe Bolloré. Il sera diffusé en avant-première, en présence de Virginie Baby-Collin, géographe d’Aix-Marseille Université. Le 1er avril, à la bibliothèque de l’Alcazar, les lycéennes du lycée Saint-Charles ont choisi pour leur carte blanche Presque libres, documentaire d’Olivier Bertrand sur une ferme de la Montagne Noire où d’anciens détenus apprennent maraîchage et bûcheronnage à leur sortie de prison. Ne manquez pas non plus une autre avant-première, le 3 avril au cinéma La Baleine : Nuestra Tierra, film de Lucrecia Martel, relate le meurtre d’un membre de la communauté autochtone de Chuschagasta, en Argentine, et le procès qui s’ensuivit.

Gaëlle Cloarec, le 12 mars 2026

Le Printemps du film engagé
du 27 mars au 3 avril, à Marseille et Vitrolles
printempsfilmengage.fr

Alternatiba, ANV-COP21, Attac, Les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne, La Déroute des routes, Extinction Rebellion, Les Naturalistes des Terres, le Réseau Sortir du Nucléaire, Les Soulèvements de la terre et l’Union Syndicale Solidaires, parmi bien d’autres organisations, appellent à une mobilisation nationale pour « fissurer le béton ».

Du 23 au 26 mai, quatre jours de manifestations, actions, affichages, publications et blocages citoyens sont prévus pour dénoncer l’artificialisation des sols et les grands projets inutiles, lors du Printemps des luttes locales. A Marseille, le collectif le Nuage était sous nos pieds est par exemple mobilisé contre les énormes data centers de l’IA, qui se multiplient.

Les événements prévus sont à retrouver sur cette cartographie.

Le cycle de conférences Opera Mundi organise une conférence à Toulon, le 28 mars à 18h, suivie d’un « apéro mundi » et d’un repas.

Guillaume Marchessaux, chargé de recherche en écologie marine et biodiversité (IRD/MIO), spécialiste des espèces marines invasives, combine des approches écologiques, biologiques et sociologiques pour étudier leurs impacts sur les écosystèmes et les usages humains dans les lagunes méditerranéennes. Il interviendra sur L’invasion du crabe bleu en Méditerranée et la gestion de cette espèce à l’échelle régionale.

5 €, sur inscription.

Le cycle de conférences Opera Mundi organise une conférence au Frac Paca (Marseille), le 14 mars à 17h, associée à l’exposition L’Écologie des relations. La Forêt amante de la mer.

Sophie Houdart, anthropologue, directrice de recherche au CNRS, spécialiste de la vie après la catastrophe de Fukushima, interviendra lors d’un Petit précis d’écologies relationnelles en territoire contaminé. Ses réflexions sur les territoires nucléarisés portent aussi sur le territoire de La Hague, dans le Cotentin, et celui de Rokkasho-mura, dans la préfecture d’Aomori, avec notamment le collectif hybride Call It Anything, qui rassemble chercheurs en sciences sociales, artistes et vidéastes « autour des thèmes du trouble, du territoire abîmé, de la radioactivité, de la recomposition des existants« .

Jusqu’au 15 novembre 2026, le Frac Paca se penche sur la catastrophe du 11 mars 2011 au Japon, jour où un tsunami entraîna un accident nucléaire majeur à Fukushima.

« En faisant face, bel et bien, à des écosystèmes qui se font et défont, les artistes présentés dans cette exposition ont ainsi en commun d’élaborer des œuvres aventureuses, aussi denses de collaborations que de conflits, et de ne pas baisser les yeux sur l’importance de ces relations qui nous relient tant au vivant qu’entre nous. »

Intitulée L’Écologie des relations – La Forêt amante de la mer (titre emprunté à emprunté à une fable de Shigeatsu Hatakeyama), l’exposition montre comment cet événement a inspiré les artistes japonais.