Seulement quelques jours après le festival de Cannes, du 27 au 31 mai, aura lieu la sixième édition du FIFES, le festival du film écologique et social, à l’espace Miramar de Cannes.

Le thème du festival : « La biodiversité : restauration et protection de la diversité ».

16 films sont en compétition, balayant de nombreux sujets, de la lutte des peuples autochtones aux voies porteuses de sens et d’avenir.

  • Forêt Rouge, de Laurie Lassalle. Il y a un peu plus de sept ans, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes était abandonné. Depuis de nouvelles façons de vivre se fabriquent, mais la répression contre les militants écologistes continue.
  • The Sky above Zenica de Nanna Frank Møller et Zlatko Pranjić. Un documentaire à propos de Zenica, une des villes les plus polluées au monde, et de la vie des habitants de cette petite cité de Bosnie-Herzégovine. Pouvoir, politique, pollution s’emmêlent et c’est la santé des habitants qui est touchée.
  • Lost For Words de Hannah Papaceck Harper. Un projet original partant d’une observation lexicale : les mots liés à la nature ont disparu du dictionnaire Oxford Junior en 2007. Au fil des rencontres, activistes, membres d’associations, partagent leur savoir et leur lien à la nature. Ce film explore les fondamentaux de notre avenir en commun.
  • Ojos de Agua de Marion Esnault, Marcelo Lara. Au Chili, la privatisation de l’eau a été initiée par Pinochet et son modèle néo-libéral autoritaire. Les mines et l’agriculture accaparent les ressources. Alejo et Ivan sont en lutte face à la prédation d’un bien commun, l’eau.
  • Cocotte de György Pálfi. Un film décalé et « good vibes » sur l’aventure d’une poule dans la société hongroise. La poule actrice principale déambule dans des vies humaines chaotiques et joyeuses.
  • Marching in the Dark, de Kinshuk Sunjan. Sanjivani, après le décès de son mari agriculteur, veut offrir une vie meilleure à ses enfants. Elle rejoint un groupe de parole avec d’autres veuves ayant connu le même sort. Sanjivani chemine alors à pas lent vers de nouveaux avenirs.
  • Une Chanson pour ma terre, de Mauricio Albornoz Iniesta. Une communauté locale en Argentine fait face à l’épandage de pesticides par « les vautours de métal », le quolibet pour désigner les avions épandeurs. Le réalisateur documente le projet d’un professeur de musique en résistance : organiser un « Woodstock environnemental » avec les habitants du village.
  • Yanuni de Richard Ladkani.  La cheffe autochtone Juma Xipaia est connue pour ses luttes au Brésil, afin de protéger les terres du peuple de Xipaya. La résistance est âpre, violente, face aux exploitants de ressources amazoniennes. Juma attend un enfant avec son mari. Sa lutte devient plus intime. Le film, co-coproduit par Léonardo Dicaprio, fera l’ouverture du festival.
  • Yintah de Jennifer Wickham, Brenda Michell, Michael Toledano. Tourné sur plus de dix ans, le film suit Howilhkat Freda Huson et Sleydo’ Molly Wickham. Des entreprises fossiles veulent exploiter les terres des Wet’suwet’en, en Amérique du Nord. Leur nation lutte, la violence répressive s’accroît.
  • Nimliendaou de Tania Anaya, un film d’animation se focalisant sur la vie de Curt Unckel. Le chercheur en science sociale a vécu au sein de communautés indigènes pendant 40 ans. Il a été témoin de la persécution du peuple Guarani et de l’expulsion de leurs terres.

À noter, un film hors compétition, qui sera projeté le jeudi 28 mai à 20h30 :  Faites entrer la nature, en présence de la réalisatrice Léa Ducré ainsi que de Marine Calmet, juriste pionnière des droits de la nature.

Le 24 mai de 10h à 18h est organisé un village des initiatives, en compagnie d’associations ou ONG.
Autre événement, le 27 mai, « Impact 360° », matinée d’échange avec les acteurs de la transition du territoire : entreprises et acteurs maralpins.

Il est à noter que le festival essaie d’être en cohérence avec sa ligne artistique, en minimisant son impact et adoptant une démarche RSO (Responsabilité Sociale des Organisations).

Le prix des places par séance varie entre 4 € et 5 €. Les billets sont à réserver sur le site internet.
Un pass Festival vous permettra d’accéder aux 17 séances de la manifestation pour 35 € à tarif réduit (55 € en tarif normal).

Victor Furtuna, le 11 mai 2026

Qui a peur de la libre évolution ? Tel est le thème du prochain webinaire organisé par l’association Etats Sauvages, avec Sébastien Carbonnelle, fondateur de Forêt & Naturalité.

La libre évolution (ou réensauvagement) est un lieu où la nature s’exprime de façon spontanée sans activité humaine extractive (coupe de bois, pastoralisme, chasse, pêche, cueillette…). Un réservoir de vitalité pour les écosystèmes, qui irrigue tous les territoires alentour. En allant contre la tendance de nos sociétés à vouloir tout contrôler, elle suscite parfois des craintes et réticences.

« Forêt & Naturalité a mené une vaste enquête auprès du grand public et des parties prenantes sur la perception des forêts strictement protégées. Les résultats obtenus sont parfois étonnants, et surtout très éclairants !« 

Pour connaître les résultats de cette étude, rdv le 25 juin de 19h à 20h, sur inscription.

Dans le cadre de ses Rendez-vous du parc, le Parc Naturel Régional du Mont-Ventoux propose une sortie à Méthamis pour découvrir les araignées locales, et leur rôle écologique très important.
Pour sortir de ses préjugés sur ces animaux fascinants.

Avec une arachnologue de Fils et soies.

Dans le cadre de ses Rendez-vous du parc, le Parc Naturel Régional du Mont-Ventoux propose une sortie sur deux jours en immersion entre Sault et Bédoin, à la rencontre du loup, revenu dans la région depuis 2009.

Parcours de 6 et 13 km, dénivelé léger.

Avec Pierre Peyret, accompagnateur en montagne.

Dans le cadre de ses Rendez-vous du parc, le Parc Naturel Régional du Mont-Ventoux propose une sortie nocturne, à l’écoute de la faune sauvage.

Un parcours de 5 km en milieu forestier, à la frontale, pour ne pas déranger les animaux (adapté aux adolescents à partir de 12 ans).
Avec Pierre Peyret, accompagnateur en montagne.

L’Université Côte d’Azur et l’IMREDD (Institut Méditerranéen du Risque, de l’Environnement et du Développement Durable), en partenariat avec la Chaire L’Eau dans les territoires des Alpes-Maritimes organisent une conférence le 4 mai, à la Faculté de Droit et Science Politique de Nice : A qui appartiennent les rivières ? Promesses d’abondance et gouvernement des eaux entre 1789 et 1919 ?

Les conflits d’eau constituent, à la fin du XIXe siècle, une part essentielle des contentieux. Comment les cours d’eau ont-ils cessé d’être considéré comme des ressources locales pour être administrés nationalement ? Et comment ces processus sont-ils allé de pair avec une lutte contre les riverains ?

Alice Ingold, directrice d’étude à l’EHESS (Ecole des Hautes-études en Sciences Sociales), présentera ses recherches.

Le cycle de l’eau douce, une des neuf limites planétaires, a déjà dépassé son seuil critique. La gestion de la ressource en eau est un défi. Les conflits, luttes contre les méga-bassines et les alertes sécheresse nous le rappellent.

Conférence ouverte à toustes, le lundi 4 mai de 9h à 12H, à la Salle Ulysse de la Faculté de Droit et Science Politique, Avenue Doyen Louis Trotabas à Nice.

 

La Fête de la nature en pays d’Aix, organisée par l’association Arc Fleuve Vivant, aura lieu le 20 juin, de 8h à 18h,  dans le parc du château de la Saurine à Meyreuil, au bord de l’Arc.

Un événement tout public, avec de nombreuses structures engagées « autour de la nature, de l’eau, des paysages, du climat et du vivant : les stands associatifs, expositions et animations montreront combien l’eau vivante, les forêts, les terres agricoles et les espaces urbains forment un grand tissu de relations dont dépend notre qualité de vie et notre avenir commun« .

Prix libre

Inscriptions sur ce lien.

Le Citron Jaune, Centre national des arts de la rue et de l’espace public, propose une projection en plein air du film documentaire Ici rond-point de l’Asie, réalisé par Jérémy Perrin et Hélène Robert.
« À l’entrée du delta du Rhône, entre zone industrielle et paysages camarguais, le film explore un espace singulier : celui du rond-point de l’Asie, au cœur des flux logistiques mondialisés. Ici, des milliers de camions transitent chaque jour, imposant leur rythme à un territoire fragile, en tension entre activité humaine et écosystèmes. »

Avec aussi une sardinade à partager, et un concert de Gilles Poizat, compositeur de la bande originale.

Une déambulation tous sens en éveil, car oui, l’odorat et le toucher sont aussi précieux pour se former à la botanique que la vue !

Journée d’observation et de découverte des plantes locales, pour comprendre les liens qu’elles tissent entre elles et leur environnement, notamment le sol.
Proposée par Eric Escoffier, le 16 mai de 9h30 à 16h30.
Le-Luc-en-Provence

https://permaculture-sans-frontieres.org/2026-05-16-bota/

La 23e édition de l’opération Calanques Propres, grande opération de nettoyage et de caractérisation des déchets ramassés entre la Côte Bleue et la Ciotat, l’Huveaune et les Aygalades, aura lieu le samedi 25 avril 2026.

Citoyens, associations, collectivités et entreprises peuvent participer : https://mer-terre.org/calanques-propres/