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	<title>Archives des A la Une - Qui Vive</title>
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	<description>Le média qui pique la curiosité</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Jul 2026 07:50:31 +0000</lastBuildDate>
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		<title>PFAS : comment les polluants éternels impactent-ils la Région Paca ?</title>
		<link>https://quivive.fr/pfas-comment-les-polluants-eternels-impactent-ils-la-region-paca</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Lise Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 15:08:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[pfas]]></category>
		<category><![CDATA[région Paca]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce qu’un PFAS ? Commençons d’abord par savoir de quoi parle-t-on exactement. L’acronyme PFAS vient de l’anglais Per and Polyfluoroalkyl Substances, ce qui signifie en français : Substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées. Les scientifiques les classent comme « polluants organiques persistants », et dans la presse, ils sont souvent qualifiés de « polluants éternels ». C’est-à-dire des éléments qui resteront [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/pfas-comment-les-polluants-eternels-impactent-ils-la-region-paca">PFAS : comment les polluants éternels impactent-ils la Région Paca ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><strong><span lang="fr-FR">Qu’est-ce qu’un PFAS ?</span></strong></p>
<p align="justify"><span lang="fr-FR">Commençons d’abord par savoir de quoi parle-t-on exactement. L’acronyme PFAS vient de l’anglais Per and Polyfluoroalkyl Substances, ce qui signifie en français : </span><a href="https://www.paca.ars.sante.fr/les-composes-et-polyfluoroalkyles-pfas">Substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées</a><span lang="fr-FR">. Les scientifiques les classent comme « <em>polluants organiques persistants</em> », et dans la presse, ils sont souvent qualifiés de « <em>polluants éternels</em> ». C’est-à-dire des éléments qui resteront dans la structure chimique de notre planète jusqu’à ce que cette dernière disparaisse complètement du système solaire, soit bien après la disparition de l’espèce humaine. La Terre ne peut pas les éliminer, et les </span><a href="https://www.cnrs.fr/fr/actualite/breve-de-science-detruire-les-pfas">chercheurs peinent à trouver des solutions techniques</a><span lang="fr-FR">. En janvier 2025, le </span><a href="https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2025/01/14/pfas-le-cout-vertigineux-de-la-depollution-de-l-europe_6496686_4355770.html?srsltid=AfmBOoqk4Ffer1eSmVAicM73dp_Qak_Sbq-8x7yAX3WNC5R8GqQP-f_D">quotidien Le Monde publiait un long format très éclairant à ce sujet</a><span lang="fr-FR"> : le coût de la dépollution de l&rsquo;Europe sera vertigineux.</span></p>
<p align="justify"><strong><span lang="fr-FR">Où trouve-t-on des PFAS ?</span></strong></p>
<p align="justify"><span lang="fr-FR">Les PFAS sont partout : dans les revêtements anti-adhésifs, anti-tâches, déperlants, nos emballages alimentaires, nos produits ménagers, les isolants des fils et des câbles électriques, ou encore les mousses anti-incendie. Les premières réglementations visant à remplacer ces molécules dans les objets du quotidien datent des années 1970, et se sont avérées très insuffisantes, ne serait-ce que pour réduire la présence des PFAS dans l’environnement. Ils s&rsquo;infiltrent dans la chaîne alimentaire, contaminent la faune, et menacent les écosystèmes. Dans le corps humain, ils s&rsquo;accumulent aussi : on en trouve dans le sang, les cheveux et même le lait maternel. </span></p>
<p align="justify"><strong><span lang="fr-FR">Quelles sont leurs conséquences sur la santé ?</span></strong></p>
<p align="justify"><span lang="fr-FR">La littérature scientifique portant sur les PFAS et leurs effets sur la santé est abondante et s’enrichit de jour en jour. Il s’agit de risques chroniques liés à une exposition répétée sur du long terme à ces substances. Chez l’humain, <a href="https://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/les-pfas-ce-qu-il-faut-savoir-a16384.html">quatre effets recensés font consensus au sein de la communauté scientifique</a>. Il s’agit </span><span lang="fr-FR">de la diminution de la réponse immunitaire à la vaccination ; </span><span lang="fr-FR">de l’augmentation de risque du cancer du rein ; </span><span lang="fr-FR">de la baisse du poids de naissance des nouveaux nés ; </span><span lang="fr-FR">de l’apparition de la dyslipidémie (maladie lipidique due à un taux de cholestérol ou à des triglycérides trop élevés).</span></p>
<p align="justify"><span lang="fr-FR">L’<a href="https://www.efsa.europa.eu/fr/news/pfas-food-efsa-assesses-risks-and-sets-tolerable-intake">Autorité européenne de sécurité des aliments, EFSA en anglais</a>, considère que 4 PFAS doivent faire l’objet d’une attention et d’une vigilance particulière car ils sont particulièrement néfastes pour la santé. Il s’agit du PFOA, du PFNA, du PFOS et du PFHxS. L</span><span lang="fr-FR">e Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a <a href="https://www.iarc.who.int/fr/news-events/iarc-monographs-evaluate-the-carcinogenicity-of-perfluorooctanoic-acid-pfoa-and-perfluorooctanesulfonic-acid-pfos/">classé le PFOA dans le groupe 1 des substances cancérigènes pour les humains et le PFOS dans le groupe 2B des substances pouvant être potentiellement cancérigènes pour les humains</a>. D’autres types d’effets sur la santé sont suspectés comme les maladies thyroïdiennes ou les troubles de la reproduction et de la fertilité. En France, l’<a href="https://www.anses.fr/fr/content/pfas-mieux-connaitre-les-expositions-et-les-dangers">ANSES a engagé des travaux pour dresser un état des lieux des contaminations dans l&rsquo;eau, les aliments, l&rsquo;air, les sols</a>, etc..</span></p>
<p align="justify"><strong><span lang="fr-FR">Et en Paca ?</span></strong></p>
<p align="justify"><span lang="fr-FR">En ce qui concerne la Région Provence Alpes Côte d’Azur, ce sont les zones industrielles autour de Marseille qui sont les plus fortement impactées par ce scandale sanitaire d’ampleur nationale. Néanmoins, nous sommes loin des taux de PFAS retrouvés dans les communes situées dans la vallée de la chimie au sud de Lyon, pour ne citer que ce cas de figure. L’Agence Régionale de Santé a anticipé l’échéance réglementaire de 2026 relative à la recherche obligatoire de ces composés en lançant une campagne d’analyses prospectives dès 2024 dans des captages utilisés pour l’eau destinée à la consommation humaine. Au 1</span><span lang="fr-FR">er</span><span lang="fr-FR"> mai 2026, plus de 3400 analyses de recherches de PFAS ont été réalisées dans la région, ce qui a permis de couvrir toutes les zones desservies par les réseaux de distribution d’eau. Les </span><a href="https://www.paca.ars.sante.fr/situation-depassement-limite-de-qualite-eau#:~:text=Les%20analyses%20r%C3%A9alis%C3%A9es%20par%20l'ARS%20au%20cours%20de%20sa,le%2007/03/2024">résultats de ces analyses sont consultables sur le site internet de l’agence</a><span lang="fr-FR">. </span></p>
<p align="justify"><strong><span lang="fr-FR">Que fait l&rsquo;État ?</span></strong></p>
<p align="justify"><span lang="fr-FR">Le <a href="https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/substances-chimiques/les-pfas/article/polluants-eternels-pfas-s-informer-et-reduire-son-exposition">ministère de la Santé publie une liste de recommandations</a> : varier son alimentation, cuisiner « maison », privilégier quand on le peut les fruits et légumes bios, les vêtements en fibres naturelles, éviter les poêles antiadhésives, les emballages plastiques, aérer quotidiennement son logement, utiliser du savon noir ou du vinaigre ménager pour nettoyer, limiter les cosmétiques, etc..</span></p>
<p align="justify"><span lang="fr-FR">Depuis le 31 juillet 2025, le ministère de la transition écologique a mis en place une plateforme contenant une </span><a href="https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/pfas-surveillance-letat-eaux-france">carte de surveillance des PFAS dans les eaux souterraines ou de surface de tout le territoire français, à laquelle chaque citoyen peut accéder</a><span lang="fr-FR">, et constater qu’aucune région de France n’est épargnée par ce problème. Le 20 mai 2026, un recours émanant des associations Bloom, Générations futures et Notre affaire à tous, ainsi que de six riverains domiciliés dans des zones particulièrement contaminées a été </span><a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/21/pfas-l-etat-attaque-en-justice-pour-son-inaction-dans-la-lutte-contre-les-polluants-eternels_6691817_3244.html?srsltid=AfmBOor_4eXoNtlra3Behue-0N6fsDivP48RbnDZ3ZOxWTmKJbmNrAUl">déposé devant le Tribunal administratif de Paris contre l’</a><span lang="fr-FR"><a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/21/pfas-l-etat-attaque-en-justice-pour-son-inaction-dans-la-lutte-contre-les-polluants-eternels_6691817_3244.html?srsltid=AfmBOor_4eXoNtlra3Behue-0N6fsDivP48RbnDZ3ZOxWTmKJbmNrAUl">É</a><a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/21/pfas-l-etat-attaque-en-justice-pour-son-inaction-dans-la-lutte-contre-les-polluants-eternels_6691817_3244.html?srsltid=AfmBOor_4eXoNtlra3Behue-0N6fsDivP48RbnDZ3ZOxWTmKJbmNrAUl">tat français</a>, afin que ce dernier fasse cesser les rejets de PFAS dans l’environnement. Il s’agit également de faire reconnaître l’existence d’un préjudice écologique du fait de l’inaction de l’État dans ce domaine.</span></p>
<div id="attachment_3864" style="width: 1040px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3864" class="size-large wp-image-3864" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-ecran-carte-IGN-Pfas-du-8-juillet-2026-1030x468.jpg" alt="" width="1030" height="468" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-ecran-carte-IGN-Pfas-du-8-juillet-2026-1030x468.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-ecran-carte-IGN-Pfas-du-8-juillet-2026-300x136.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-ecran-carte-IGN-Pfas-du-8-juillet-2026-768x349.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-ecran-carte-IGN-Pfas-du-8-juillet-2026-1536x698.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-ecran-carte-IGN-Pfas-du-8-juillet-2026-1500x681.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-ecran-carte-IGN-Pfas-du-8-juillet-2026-705x320.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-ecran-carte-IGN-Pfas-du-8-juillet-2026.jpg 1909w" sizes="(max-width: 1030px) 100vw, 1030px" /><p id="caption-attachment-3864" class="wp-caption-text"><em>Capture d&rsquo;écran de la carte IGN « Infos PFAS » du 8 juillet 2026</em></p></div>
<p align="justify"><span lang="fr-FR">Le 29 janvier 2026, </span><a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-mardi-07-avril-2026-5043990">192 habitants de la vallée de la chimie ont assigné les groupes Arkema et Daikin Chemical devant le tribunal judiciaire de Lyon</a><span lang="fr-FR">. Ces deux grands groupes sont suspectés d’être à l’origine de la plus importante pollution aux PFAS identifiée à ce jour en France. </span><a href="https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/240526/fos-l-eau-potable-contaminee-aux-pfas-les-gens-ne-percutent-pas-le-danger">Marsactu s’est aussi emparé de la question et a enquêté à Fos sur Mer, dans un article repris par Mediapart</a><span lang="fr-FR">. En 2025, le </span><a href="https://maritima.fr/actualites/environnement/fos-sur-mer/14106/fos-sur-mer-mobilisee-contre-une-pollution-aux-pfas-dans-sa-nappe-phreatique">Grand Port Maritime de Marseille</a><span lang="fr-FR"> a déposé plainte contre X auprès du parquet de Marseille pour une pollution aux PFAS dans la zone maritime de Fos sur Mer, près de la nappe phréatique de la Crau, qui alimente en eau des centaines de milliers d&rsquo;habitants. Une enquête a été ouverte le 29 avril 2026 et est toujours en cours. La municipalité de Fos </span><a href="https://maritima.fr/actualites/environnement/fos-sur-mer/14158/eau-contaminee-la-ville-de-fos-sur-mer-porte-plainte-contre-x">vient elle aussi de déposer plainte</a><span lang="fr-FR">, tout en communiquant de manière rassurante pour éviter la panique.</span></p>
<p align="justify"><span lang="fr-FR">Même si la région Provence-Alpes-Côte d’Azur apparaît comme la quatrième région la plus impactée par ce problème, la qualité de l&rsquo;eau est surveillée, et les pouvoirs publics n&rsquo;en ont pas interdit la consommation. Chacun reste libre d&rsquo;utiliser celle du robinet pour sa consommation alimentaire quotidienne. Il faut surtout, pour les citoyens, s&rsquo;informer et s&rsquo;assurer que la vigilance des institutions ne faiblisse pas.</span></p>
<p align="justify"><span lang="fr-FR">Anne-Lise Robert, le 8 juillet 2026</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La cryptomonnaie « libre », qu’est-ce que c’est ?</title>
		<link>https://quivive.fr/la-cryptomonnaie-libre-quest-ce-que-cest</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Furtuna]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 10:24:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Ğ1]]></category>
		<category><![CDATA[monnaie alternative]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une monnaie dématérialisée qui se veut sociale La Ğ1, c’est une manière de « remettre l’humain au centre de l’économie » , voilà le slogan en tête des flyers éparpillés au milieu d’articles de seconde-main. En ce dimanche ensoleillé, la Fête des Possibles est organisée par la recyclerie La Source, au village de Montauroux dans [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une monnaie dématérialisée qui se veut sociale</strong></p>
<p>La Ğ1, c’est une manière de « <em>remettre l’humain au centre de l’économie</em> » , voilà le slogan en tête des flyers éparpillés au milieu d’articles de seconde-main. En ce dimanche ensoleillé, la Fête des Possibles est organisée par la recyclerie La Source, au village de Montauroux dans le Var. Près du collège Léonard De Vinci, au milieu des chênes, une brocante du dimanche, tout ce qu’il y a de plus habituel en cette saison. Sauf qu’au fond de la parcelle, quelques stands proposent d’échanger sans espèces sonnantes et trébuchantes.</p>
<p>L’occasion de rencontrer Flash Mc Love, qui préfère se présenter sous son pseudonyme de juniste. Pour lui la valeur, c’est d’abord l’échange : « <em>la monnaie libre m’a donné accès à l’art, et la possibilité d’échanger avec des artistes</em> » et « <em>différentes personnes partout en France</em> ». Le principe se rapproche des <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%25C3%25A8me_d%2527%25C3%25A9change_local&amp;ved=2ahUKEwiUiN-ytrGVAxV4i_0HHTN-KYUQFnoECA0QAQ&amp;usg=AOvVaw2Pn2l14DOltDzbenvvPZKa">SEL</a>, les systèmes d’échanges locaux comme La Roue Marseille ou encore le <a href="https://selducitron.communityforge.net/">Citron</a> à Menton, avec quelques particularités comme le dividende universel : une redistribution de l’inflation de la masse monétaire à tous les membres. Comme si la BCE (Banque de la Communauté Européenne) versait directement aux citoyens les bénéfices de l’inflation de l’euro.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Alors comment échanger en Ğ1 si l’on a rien à vendre ?</strong></p>
<p>Dans ce petit G-marché, et en accord avec l’association de la recyclerie du pays de Fayence La Source, la plupart des stands proposent des objets de seconde main. Mais pas que ; on peut y retrouver un service de coiffure ou de massage. Pas de professionnels ici, les particuliers échangent selon leurs besoins et leurs talents, m’indique McFlash, membre depuis 2021.</p>
<p>« <em>Quand on arrive sur le marché, on vous donne une somme de départ, qui vous permettra alors d’échanger</em> », explique Odile Robinet, sur le stand d’à côté. Elle continue la discussion avec un couple, dans la vingtaine, dubitatif au premier abord. Il se laisseront finalement tenter par la création de deux comptes sur leur smartphone respectifs.</p>
<p>Le <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.ademe.fr/wp-content/uploads/2026/06/barometre-greenflex-ademe-consommation-responsable-2026_resultats-cles.pdf&amp;ved=2ahUKEwjY8p7nn7GVAxVB5AIHHfHOBlYQFnoECBwQAQ&amp;usg=AOvVaw0lPbjnkQOlwFw2z5augF3-">baromètre de l’ADEME de la consommation responsable de juin 2026</a>, l’agence de la transition écologique, révèle que 75 % des Français s’accordent sur le fait que la crise écologique nous oblige à revoir nos modes de vie et de consommation.</p>
<div id="attachment_3850" style="width: 811px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3850" class=" wp-image-3850" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo_2_nouveaux_Junistes-1030x624.jpeg" alt="" width="801" height="485" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo_2_nouveaux_Junistes-1030x624.jpeg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo_2_nouveaux_Junistes-300x182.jpeg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo_2_nouveaux_Junistes-768x465.jpeg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo_2_nouveaux_Junistes-1536x930.jpeg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo_2_nouveaux_Junistes-1500x909.jpeg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo_2_nouveaux_Junistes-705x427.jpeg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo_2_nouveaux_Junistes.jpeg 1920w" sizes="(max-width: 801px) 100vw, 801px" /><p id="caption-attachment-3850" class="wp-caption-text">Des junistes initient les nouveaux membres à l&rsquo;utilisation de la cryptomonnaie &#8211; © Victor Furtuna</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une alternative relativement peu énergivore, mais confidentielle</strong></p>
<p>Techniquement, la Ğ1 est créé par le système « Duniterblockchain », un système <a href="https://www.lemonde.fr/pixels/article/2021/06/13/les-cryptomonnaies-encore-tres-energivores-a-la-recherche-d-un-avenir-plus-vert_6083959_4408996.html">moins énergivore que les crypto-actifs comme le Bitcoin</a>. Pour « <em>forger</em> » de la monnaie, il suffit d’utiliser un petit ordinateur, à l’opposé du « <em>minage</em> » du Bitcoin qui demande des ressources énergétiques importantes. « <em>Il n’y a pas de difficulté de calcul pour la Ğ1</em> » m’explique mon interlocuteur, car ce système s’appuie sur la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C4%9E1">théorie relative de création monétaire de Stéphane Laborde</a>, une règle simple.</p>
<p>Des monnaies locales classiques se convertissent en June, l’utilisation d’espèces reste possible pour les plus réticents au numérique. Les espèces sont échangées lors d’événements physiques : un responsable de la monnaie locale se charge de les troquer en Ğ1.</p>
<p>La Ğ1 est « <em>une monnaie résiliente en cas de crise, et permet de redynamiser les échanges sur un territoire</em> » m’indique Maxime Malafosse, maître de conférences rattaché à l’École des Mines de Saint-Étienne, sur le campus de Gardanne. Il s’est intéressé à la Ğ1 en 2022 avec une <a href="https://stm-cairn-info.proxy.unice.fr/revue-systemes-d-information-et-management-2022-2-page-7?lang=en">étude de cas</a>. Ses recherches portent sur les communs, la blockchain et le logiciel libre.</p>
<p>Il explique que c’est une cryptomonnaie encore « <em>alternative, assez confidentielle</em> » et que « <em>la question de sa durabilité se pose, si elle n’est pas inscrite institutionnellement</em> ». Il y a 6394 membres actuellement, d’après Gecko, application d’échange de la devise. Les autorités publiques ne soutiennent pas encore ce genre de projet, la création monétaire est encore un « <em>sujet sensible</em> », ajoute M. Malafosse : il est délicat pour l’État de renoncer à son monopole d’émission de monnaie. Et par ailleurs, la Banque centrale Européenne prépare un projet d’euro numérique. Il précise qu’au contraire des monnaies locales, la Ğ1 ne propose pas de conversion en euro. C’est un outil à part entière pour échanger, une philosophie sans spéculation, à l’inverse des crypto-actifs et du Bitcoin.</p>
<p>Cela rejoint les propos de François Mesme, membre historique de la June dans les Alpes-Maritimes ; interrogé en novembre dernier, il déplorait « <em>le nombre de participants reste encore embryonnaire</em> ». Le collectif de junistes communique sur la messagerie Telegram par un groupe privé, et n’a pas de statut d’associations. Pour l’organisation des marchés, cela se fait souvent chez un particulier, ou avec une association comme ici à Montauroux.</p>
<p>Maxime Malafosse nous donnait le mot de la fin : « <em>(la monnaie), c’est au cœur du projet de la transition sociale et écologique, c’est ce qui relie tout</em> ». Une bonne raison de s’y intéresser, sous l’angle économique comme écologique, les deux étant articulés.</p>
<p>Victor Furtuna, le 1er juillet 2026</p>
<div id="attachment_3851" style="width: 838px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3851" class=" wp-image-3851" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo3_SEL_Especes-1030x773.jpeg" alt="" width="828" height="622" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo3_SEL_Especes-1030x773.jpeg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo3_SEL_Especes-300x225.jpeg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo3_SEL_Especes-768x576.jpeg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo3_SEL_Especes-1536x1152.jpeg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo3_SEL_Especes-1500x1125.jpeg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo3_SEL_Especes-705x529.jpeg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Photo3_SEL_Especes.jpeg 1920w" sizes="(max-width: 828px) 100vw, 828px" /><p id="caption-attachment-3851" class="wp-caption-text">Des billets de SEL convertibles en June &#8211; © Victor Furtuna</p></div>
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		<title>Les jardins du Couvent Levat, poumon vert de la Belle de Mai</title>
		<link>https://quivive.fr/les-jardins-du-couvent-levat-poumon-vert-de-la-belle-de-mai</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 09:07:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[espaces verts]]></category>
		<category><![CDATA[Jardin Levat]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Brouettes d’abricots, caisses de plantes vertes, bouquets d’herbes aromatiques, le tout sous une étiquette “Servez-vous” : lors de la Belle fête de mai &#8211; fête du 3e arrondissement de Marseille, célébrée le dernier week-end du mois &#8211; le Jardin Levat partage à tous et à toutes les récoltes de son terrain. Sourire aux lèvres, petits [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="left"><span style="font-size: medium;">Brouettes d’abricots, caisses de plantes vertes, bouquets d’herbes aromatiques, le tout sous une étiquette “</span><span style="font-size: medium;"><i>Servez-vous</i></span><span style="font-size: medium;">” : lors de la </span><span style="font-size: medium;"><i>Belle fête de mai</i></span><span style="font-size: medium;"> &#8211; fête du 3e arrondissement de Marseille, célébrée le dernier week-end du mois &#8211; le Jardin Levat partage à tous et à toutes les récoltes de son terrain. Sourire aux lèvres, petits et grands enfants du quartier repartent les mains vertes de la place Caffo, à deux pas du jardin. Nombre d’entre eux connaissent ce lieu comme “le couvent” mais peu savent qu’il abrite un terrain de 1,7 hectares composé de deux vergers, une dizaine de parcelles, une serre, un pré et une bibliothèque extérieure. Un espace vert totalement accessible et mis à disposition du public pour démocratiser les politiques environnementales. Une sorte de contre-pied à l’écologie classiste et déconnectée des luttes sociales. </span></p>
<div id="attachment_3832" style="width: 647px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3832" class=" wp-image-3832" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-1030x687.jpg" alt="" width="637" height="425" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 637px) 100vw, 637px" /><p id="caption-attachment-3832" class="wp-caption-text">Statue du jardin-ressource de la Belle de Mai © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p align="left">“<span style="font-size: medium;"><i>Le but du projet, c&rsquo;est de se le réapproprier et d&rsquo;en faire un support d&rsquo;écologie populaire</i></span><span style="font-size: medium;">” explique Julie, architecte du collectif L’Hydre qui gère la gestion et l’entretien du jardin Levat. Via des assemblées trimestrielles et des chantiers participatifs, les habitants sont au cœur de la gestion écologique du lieu, qu’elle qualifie de “jardin-ressource” : “</span><span style="font-size: medium;"><i>Ici, on mutualise toutes les ressources du jardin, les outils, les récoltes, la serre collective</i></span><span style="font-size: medium;">”. Elle poursuit : </span><span style="font-size: medium;"><i>“C’est aussi un support d&rsquo;activité pour plein d&rsquo;associations et structures du quartier, comme les écoles qui viennent faire classe dehors</i></span><span style="font-size: medium;">.” Chaque vendredi, quand le temps le permet, les élèves de l’école élémentaire Bernard Cadenat s’installent sur les bancs de la bibliothèque pour y étudier.</span></p>
<div id="attachment_3833" style="width: 679px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3833" class=" wp-image-3833" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-1030x663.jpg" alt="" width="669" height="431" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-1030x663.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-300x193.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-768x494.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-1536x988.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-1500x965.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-705x453.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 669px) 100vw, 669px" /><p id="caption-attachment-3833" class="wp-caption-text">Stand des Jardins de la Belle de Mai lors de la Belle fête de Mai 2026 © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p align="left">“<span style="font-size: medium;"><b>Tous les déchets verts sont considérés comme de la ressource</b></span><span style="font-size: medium;"><b>”</b></span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Le projet de réappropriation est né d’un déménagement des religieuses, après plus d’un siècle d’occupation du couvent Levat, en 2016. Un an plus tard, l’association artistique Juxtapoz s’y est installée sur accord de la Mairie. Suite à cette reprise, le couvent est devenu un tiers-lieu d’ateliers d’artistes, avec une programmation culturelle hebdomadaire ouverte au public. Le jardin rattaché au couvent était donc pensé et entretenu pour l’organisation d’évènements. Ce n’est qu’en 2022 que le collectif L’Hydre, spécialisé dans l’aménagement des lieux publics et des espaces ressources, est chargé de la gestion du jardin. Pour Julie, l’enjeu majeur était l’adaptation des usages : “</span><span style="font-size: medium;"><i>C&rsquo;est un endroit qui a été pendant 150 ans fréquenté par une soixantaine de bonnes sœurs qui cultivaient la terre et qui, d&rsquo;un coup, se retrouve ouvert au public.</i></span><span style="font-size: medium;">” </span></p>
<p align="left"><span style="color: #303030;"><span style="font-size: medium;"><b>Un des seuls espaces verts du quartier</b></span></span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Les usages des visiteurs·euses sont variés : lire à l’ombre au pied d’un arbre, pique-niquer en famille, faire du sport sur tapis ou bien la sieste au soleil. “</span><span style="font-size: medium;"><i>J&rsquo;y vais au moins deux fois par semaine pour bouquiner et me poser dans la prairie</i></span><span style="font-size: medium;">”, confie Calie, étudiante et habitante du quartier. Avec un tel silence, on oublierait presque la ville autour. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Quand j’ai besoin d’un peu plus de nature et de verdure, je viens ici.</i></span><span style="font-size: medium;">” L’étudiante met en lumière une triste réalité : à la Belle de Mai et à Marseille en général, les espaces verts se font rares. D’après l’INSEE, </span><a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8558420"><span style="color: #1155cc;"><span style="font-size: medium;"><u>les marseillais·es disposent de 5 m² par habitant de parcs et jardins publics</u></span></span></a><span style="font-size: medium;"> &#8211; soit moins de la moitié des autres centres urbains dont la moyenne est de 12m² par habitant. </span></p>
<div id="attachment_3834" style="width: 646px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3834" class=" wp-image-3834" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-1030x687.jpg" alt="" width="636" height="424" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 636px) 100vw, 636px" /><p id="caption-attachment-3834" class="wp-caption-text">Le pré du jardin de la Belle de Mai © Chloé Roulet</p></div>
<p align="left">“<span style="font-size: medium;"><i>On est ici évidemment dans un quartier qui manque d&rsquo;écologie populaire</i></span><span style="font-size: medium;">”, explique Manuel Bompard, député LFI de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. À la Belle de Mai et plus largement dans les quartiers populaires, il dénonce une écologie déconnectée des réalités locales : “</span><span style="font-size: medium;"><i>L&rsquo;écologie, elle apparaît toujours comme une mesure qui vient de l&rsquo;extérieur et qui est imposée ; mais le projet Levat démontre l&rsquo;inverse</i></span><span style="font-size: medium;">”. Le député insoumis poursuit : “<em>i</em></span><span style="font-size: medium;"><i>l y a une volonté d&rsquo;avoir un mode de vie qui permette d&rsquo;avoir accès à la nature tout en respectant l&rsquo;environnement, de construire ensemble et non au détriment des habitants</i></span><span style="font-size: medium;">”. Pour aller au bout de ce projet écologique, <a href="https://www.change.org/p/pour-que-le-couvent-levat-soit-un-bien-commun-par-et-pour-les-habitant-es-et-usager-es?recruited_by_id=336227d0-787a-11f1-913c-6b69808f2b56&amp;utm_source=share_petition&amp;utm_campaign=psf_promote_or_share&amp;utm_term=starter_onboarding_share_personal&amp;utm_medium=whatsapp&amp;share_id=DRfTfhQ47j" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://www.change.org/p/pour-que-le-couvent-levat-soit-un-bien-commun-par-et-pour-les-habitant-es-et-usager-es?recruited_by_id%3D336227d0-787a-11f1-913c-6b69808f2b56%26utm_source%3Dshare_petition%26utm_campaign%3Dpsf_promote_or_share%26utm_term%3Dstarter_onboarding_share_personal%26utm_medium%3Dwhatsapp%26share_id%3DDRfTfhQ47j&amp;source=gmail&amp;ust=1783432967757000&amp;usg=AOvVaw0U9MUn-sn_0PttURxIM2Dq">l&rsquo;association. L.EV.A.T &#8211; comptant le collectif L’Hydre, 18 structures adhérentes et 107 habitant·e.s du quartier &#8211;</a> souhaite récupérer l’entretien total du couvent, jardin et bâtiment compris. L’association voisine, Juxtapoz, a annoncé en début d’année ne pas renouveler leur convention avec la mairie. Julie explique que les négociations sont en cours : “</span><span style="font-size: medium;"><i>On demande à la ville de récupérer la gestion entière du lieu, pour faire un projet cohérent et de ne plus avoir cette séparation bâti-jardin. Ça permettrait une gestion globale par les habitants du quartier, pour les habitants du quartier.</i></span><span style="font-size: medium;">”</span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Chloé Roulet, le 22 juin 2026</span></p>
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		<title>Rendre la mer aux marseillais·es : l&#8217;alternative de Stop Croisières</title>
		<link>https://quivive.fr/rendre-la-mer-aux-marseillaises-lalternative-de-stop-croisieres</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 07:09:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[Stop Croisières]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un après-midi rythmé de prises de paroles d’enseignants-chercheurs d’Aix-Marseille Université et de militants de Stop Croisières, qui alertent sur les pollutions causées par le trafic maritime de la cité Phocéenne. Dans le viseur : les gros bateaux amarrés au Grand port maritime de Marseille, et plus précisément le projet “Terminal J4” qui souhaite transformer l&#8217;esplanade [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium;">Un après-midi rythmé de prises de paroles d’enseignants-chercheurs d’Aix-Marseille Université et de militants de Stop Croisières, qui alertent sur les pollutions causées par le trafic maritime de la cité Phocéenne. Dans le viseur : les gros bateaux amarrés au Grand port maritime de Marseille, et plus précisément le projet “Terminal J4” qui souhaite transformer l&rsquo;esplanade en hall pour les croisières de luxe. </span></p>
<p>“<span style="font-size: medium;"><i>Cette esplanade a été baptisée </i>« Esplanade Gisèle Halimi »<i>, en hommage à l&rsquo;avocate qui a consacré sa vie à défendre la justice. C&rsquo;est pour empêcher une injustice, pour empêcher que cet endroit soit confisqué aux habitantes et habitants au profit d&rsquo;intérêts privés, que nous sommes là aujourd&rsquo;hui</i></span><span style="font-size: medium;">” scande Marcelle (pseudo), activiste à Stop Croisières. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><b>Des navires de luxe aux portes du Mucem</b></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Amputer une partie de la place publique collée au Mucem pour y construire un hangar en guise de terminal d’attente pour les croisières de prestige : voici le nouveau projet porté depuis 2021 par le Grand port maritime de Marseille. Alors que l’accès à la mer reste difficile entre le Vieux-Port et l’Estaque, ce terminal serait un nouvel obstacle bétonné pour les marseillais et marseillaises. En plus de pointer du doigt la privatisation de l’esplanade au détriment des habitants, Stop Croisières dénonce aussi l’incohérence écologique de ce projet. </span></p>
<p>“<span style="font-size: medium;"><i>Notre inquiétude, c’est qu&rsquo;il prévoit encore plus d’infrastructures pour ces bateaux, ce qui va mécaniquement augmenter leur nombre. Et tout cela se fait sans réelle consultation des habitants.</i></span><span style="font-size: medium;">” Pourtant, les marseillais·e·s sont les victimes directes de ce tourisme. Quand on sait qu’u</span><span style="color: #000080;"><u><a href="https://inspirons.atmosud.org/mers-et-oceans-la-pollution-maritime-de-l-air-en-question-unoc-3-port-de-marseille-fos-surveillance-qualite-de-l-air/"><span style="font-size: medium;">n navire de croisière arrêté à quai pendant une heure émet autant de pollution qu&rsquo;environ 30 000 véhicules roulant à 30 km/h</span></a></u></span><span style="font-size: medium;">, la nécessité d’un tel projet interroge &#8211; </span><span style="font-size: medium;"><i>a fortiori</i></span><span style="font-size: medium;"> dans une ville où un habitant sur trois respire un air dont la qualité dépasse les seuils fixés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).</span></p>
<div id="attachment_3822" style="width: 665px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3822" class=" wp-image-3822" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-1030x666.jpg" alt="" width="655" height="423" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-1030x666.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-300x194.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-768x497.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-1536x994.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-1500x970.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-705x456.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 655px) 100vw, 655px" /><p id="caption-attachment-3822" class="wp-caption-text">Banderole “La croisière s’amuse, le climat trinque” de Stop Croisières, 6 juin 2026 @ Chloé Roulet</p></div>
<p><span style="font-size: medium;"><b>Un littoral sain pour tous et toutes </b></span></p>
<p>“<span style="font-size: medium;"><i>Nous respirons ce que crachent les bateaux qui rentrent dans le port de Marseille</i></span><span style="font-size: medium;">” déplore Marie, vice-présidente de l’association Cap au Nord et habitante de l’Estaque. Elle poursuit : “</span><span style="font-size: medium;"><i>Dans les quartiers Nord de Marseille, nous vivons au milieu des pollutions qui résultent des croisiéristes, des ferries, des paquebots, des porte-conteneurs</i></span><span style="font-size: medium;">”. Avec un stand pour sensibiliser à la pollution atmosphérique, la retraitée dénonce un empoisonnement aux particules fines dues au carburant des navires, en particulier les particules sulfuriques PM10, et le manque d’études à son sujet. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Notre objectif, c’est l’amélioration de la qualité de l’air !</i></span><span style="font-size: medium;">” revendique la marseillaise des quartiers Nord. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Une mer moins polluée et accessible aux marseillais·e·s : c’est l’alternative proposée par les différentes associations. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Nous défendons un projet permettant de rendre l&rsquo;accès à la mer aux Marseillais entre l&rsquo;Estaque et les Catalans</i></span><span style="font-size: medium;">”, explique Guillaume, ancien capitaine de navire et organisateur de l’évènement. À la suite de consultations citoyennes, l’idée de créer un littoral piéton et ouvert à la baignade a émergé. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Nous souhaitons imaginer d&rsquo;autres usages pour cet espace plutôt qu&rsquo;un nouveau terminal destiné à une clientèle très aisée</i></span><span style="font-size: medium;">”. Se revendiquant force de proposition, Stop Croisières souhaite que ce contre-projet soit entendu jusqu’à la Mairie centrale, et pris en considération par le délégué à l’environnement, Hervé Menchon.</span></p>
<p>Chloé Roulet, le 15 juin 2026</p>
<div id="attachment_3813" style="width: 763px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3813" class=" wp-image-3813" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1-1030x713.jpg" alt="" width="753" height="521" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1-1030x713.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1-300x208.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1-768x532.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1-1536x1064.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1-1500x1039.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1-705x488.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 753px) 100vw, 753px" /><p id="caption-attachment-3813" class="wp-caption-text">Prise de parole de Marcelle, militante à Stop Croisières © Chloé Roulet</p></div>
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		<item>
		<title>Financement des universités par l’industrie fossile : action, vigilance et déontologie</title>
		<link>https://quivive.fr/financement-des-universites-par-lindustrie-fossile-action-vigilance-et-deontologie</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Furtuna]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 13:06:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Connaissances]]></category>
		<category><![CDATA[Orientation]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Atecopol]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[industries fossiles]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La canicule précoce, en ce 27 mai, ne semble pas ébranler les convictions des participants à la table-ronde portant sur Le financement de l’enseignement supérieur et de la recherche par l’industrie fossile. La troisième conférence de l’année 2026 pour l’Atecopol, communauté pluridisciplinaire de scientifiques travaillant ou réfléchissant aux multiples aspects liés aux bouleversements écologiques. Dans [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/financement-des-universites-par-lindustrie-fossile-action-vigilance-et-deontologie">Financement des universités par l’industrie fossile : action, vigilance et déontologie</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La canicule précoce, en ce 27 mai, ne semble pas ébranler les convictions des participants à la table-ronde portant sur <em>Le financement de l’enseignement supérieur et de la recherche par l’industrie fossile</em>. La troisième conférence de l’année 2026 pour l’<a href="https://atecopol.hypotheses.org/">Atecopol</a>, communauté pluridisciplinaire de scientifiques travaillant ou réfléchissant aux multiples aspects liés aux bouleversements écologiques. Dans l’amphithéâtre du bâtiment Turbulence de l’université Aix-Marseille, près de la gare Saint-Charles, une voix avec un léger accent néerlandais s’exprime : «  <em>Nous avons coupé les ponts avec les industries fossiles à l’université libre d’Amsterdam, et nous sommes la première université à l’avoir fait</em> ».</p>
<div id="attachment_3791" style="width: 338px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3791" class=" wp-image-3791" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321-773x1030.jpg" alt="" width="328" height="437" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321-1152x1536.jpg 1152w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321-1125x1500.jpg 1125w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 328px) 100vw, 328px" /><p id="caption-attachment-3791" class="wp-caption-text">Bâtiment Turbulence AMU © Victor Furtuna</p></div>
<p>Mathieu Blondeel est chercheur en analyse des politiques environnementales. Il présente le processus d’opposition au financement des entreprises d’énergie fossiles. Aux Pays-Bas, la contestation est venue d’abord des étudiants et enseignants-chercheurs, par le biais d’organisation comme <a href="https://scientifiquesenrebellion.fr/">Scientifiques en rébellion</a>, le collectif qui s’engage contre l’inaction climatique depuis 2020. Puis peu à peu, la discussion s’est imposée auprès des instances de l’université, en invitant les mécènes « fossiles » à débattre. Depuis, l’université libre d’Amsterdam a cessé ces partenariats encombrants ; malheureusement pour le public curieux, le scientifique n’a pas le temps de développer son exposé sur les financements alternatifs.</p>
<p>Ce financement de l’université est un sujet d’actualité en France. Le <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054113646">décret d’augmentation des frais d’études pour les étudiants extra-communautaires</a> (comprenez les étudiants non ressortissants européens) est paru au journal officiel le 20 mai dernier. Les étudiants hors UE devront débourser entre 2 895 à 3 941 € (Licence ou Master), soit 15 à 16 fois plus qu’actuellement (environ 178 € et 254 €). Cette hausse rapportera entre 250 à 258 millions d’euros, 1 % du budget total de l’enseignement supérieur. Au détriment de la diversité des profils d’étudiants venus du monde entier. Le coût augmentant, ce seront les étudiants étrangers les mieux dotés qui auront accès aux études supérieures françaises. Les plus précaires devront cumuler job étudiants et crédit privé, amputant leur implication dans les études ; ils entreront dans la vie active avec une dette personnelle.</p>
<div id="attachment_3790" style="width: 397px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3790" class="wp-image-3790 " src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322-773x1030.jpg" alt="" width="387" height="515" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322-1152x1536.jpg 1152w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322-1125x1500.jpg 1125w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 387px) 100vw, 387px" /><p id="caption-attachment-3790" class="wp-caption-text">Affiche contre l&rsquo;augmentation des frais d&rsquo;inscription pour les étudiants étrangers / AMU © Victor Furtuna</p></div>
<p><strong>Financement stagnant et étudiants</strong></p>
<p>L’enseignement supérieur est en sous-financement chronique depuis 20 ans. Au regard de la dépense par étudiant (10 920 € en 2024 – Chiffre INSEE moyen), le <a href="https://www.researchgate.net/publication/370517248_Le_Financement_de_l'Enseignement_Superieur_en_France">budget de l’université est en baisse de 7,9 % par rapport à son niveau de 2007</a>. Cela entraîne une démarche de réduction des coûts et la recherche de financements complémentaires, rappelle Corine Eyraud, sociologue qui travaille sur les transformations de l’université française. «  <em>Le budget rapporté par étudiant par an est de 12 000 euros pour les étudiants à l’université, contre 18 000 € pour les grandes écoles.</em> » Pour elle, l’augmentation des frais des étudiants étrangers est un prélude à une augmentation généralisée. Comme en Angleterre, où les frais d’inscription n’ont cessé d’augmenter, passant de 0 € à 9 000 € en quarante ans, avec des prêts garantis par l’État. L’endettement des étudiants a augmenté, avec de <a href="https://www.lemonde.fr/campus/article/2026/03/27/la-pire-decision-financiere-que-j-ai-prise-au-royaume-uni-des-millions-de-diplomes-lourdement-endettes_6674480_4401467.html">lourdes conséquences</a>. « <em>L’université doit chercher des ressources propres selon le vocabulaire ministériel, droit d’inscription, mécénat.</em> »</p>
<p><strong>Financements privés et déontologie</strong></p>
<p>Et c’est là que des problèmes déontologiques peuvent se poser. Comment se prémunir des conflits d’intérêts, de l’influence de groupes privés donateurs lors des appels à projets ? Pour Étienne Bustarret, chercheur au CNRS, et membre du COMETS, le comité éthique du CNRS, la réponse est nuancée : « <em>La recherche a toujours été financée en partie par le privé</em> », et « <em>cela ne représente que 0,1 % du budget alloué à la recherche</em> ». C’est pourquoi le CNRS a rédigé des avis concernant des préconisations et les liens d’intérêts dans la recherche publique. Dans cet esprit, la fondation INSERM s’est dotée d’une <a href="https://fondation-inserm.org/nos-publications/charte-ethique-de-la-fondation-inserm/">charte éthique</a> des donations et mécénats.</p>
<p>Pour les philanthropes, les contreparties sont multiples, défiscalisation du don à 66 %, publicité « vertueuse », jusqu&rsquo;au <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Greenwashing&amp;ved=2ahUKEwjHiIWdlPeUAxXfhf0HHUVlAMQQFnoECEgQAQ&amp;usg=AOvVaw1GsfmDQ6aOMu1IwQfX62bk">greenwashing</a> ou <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/debout-la-terre/debout-la-terre-du-lundi-29-septembre-2025-6873789">sciencewashing</a>, mais aussi l’accès à un réseau scientifique, et au vivier d’étudiants pour leurs recrutements.</p>
<p>Les montants de financement sont souvent opaques, peu accessibles, répond le chercheur à une question sur la transparence des donations. En effet, il n’y a pas d’obligation réglementaire sur ce sujet. Les fondations universitaires peuvent invoquer le secret des affaires. Étienne Bustarret clôture la discussion, en citant les solutions qui rendent une autre recherche possible : les sciences ouvertes et participatives, déjà mises en place notamment par l’INRAE (l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture et l’Alimentation et l’Environnement). Le <a href="https://science-ouverte.inrae.fr/fr/actualites/des-brebis-dans-les-vignes-quand-la-recherche-participative-redessine-les-paysages-agricoles-de-laude">projet SagiTerres</a>, par exemple, une recherche participative pour la réintroduction du pastoralisme dans les paysages agricoles, en associant brebis et vignes dans l’Aude.</p>
<p>La conférence se terminant, des débats animés continuent à l’extérieur de l’enceinte. L’inquiétude gagne parmi les scientifiques, et ce depuis les manifestations <a href="https://quivive.fr/a-ecouter/marseille-stand-up-for-science">Stand up for science</a> post-élection Trump, que ce soit du côté de l’influence de groupes privés, ou bien de l’arrivée au pouvoir d’un exécutif autoritaire. Un <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b2476_proposition-loi">projet de loi</a>, à propos de l’inscription dans la constitution de la liberté académique sera peut-être mis à l’ordre du jour du parlement dans les prochaines semaines. À l’heure d’une canicule, nous rappelant la catastrophe climatique en cours, le financement de l’université par des entreprises peu enclines à la transition écologique est questionné.</p>
<p>Victor Furtuna, le 8 juin 2026</p>
<hr />
<p><strong>Sources  et pour aller plus loin :</strong></p>
<p><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://hal.science/hal-05219763/document&amp;ved=2ahUKEwjl366Fi_eUAxVjg_0HHcE-KUwQFnoECBsQAQ&amp;usg=AOvVaw3FSJLJAW_cI57H9P7L8Wac">Cartographie et compréhension des liens entre les industries d&rsquo;énergies fossiles (IF) et l&rsquo;enseignement supérieur et la recherche (EsR) français</a></p>
<p>Bustarret, Etienne : <a href="https://shs.cairn.info/revue-raison-presente-2026-1-page-65?lang=fr">« Soutien privé à la recherche publique : l’éthique comme garde-fou ». Raison présente, janvier 2026</a></p>
<p>Eyraud, Corine : <a href="https://shs.cairn.info/revue-savoir-agir-2019-1-page-119?lang=fr&amp;ref=doi">« L’université française : mort sur ordonnance ?: » Savoir/Agir N° 47 / 2019 : 119‑31</a><br />
<a href="https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-socio-economie-2021-2-page-5?lang=fr">« L’Université française : après la LRU, les fusions, les PIA…, voici venu le temps des EPE ». Sciences de l’éducation. Revue Française de Socio-Économie 27 (2021): 5‑9</a></p>
<p><a href="https://atecopolam.hypotheses.org/">Atecopol Aix-Marseille</a></p>
<p><a href="https://www.ofis-france.fr/les-missions/">Office français de l&rsquo;intégrité scientifique</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>« Qui est-ce qui subit ? C&#8217;est la planète entière »</title>
		<link>https://quivive.fr/qui-est-ce-qui-subit-cest-la-planete-entiere</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 07:48:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[décharge]]></category>
		<category><![CDATA[méthane]]></category>
		<category><![CDATA[Sorbiers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La SAPN-FNE05 (Société Alpine de Protection de la Nature-France Nature Environnement Hautes-Alpes) a saisi la cour administrative d&#8217;appel de Marseille, pour obtenir la réparation du préjudice écologique passé et la fin de cette pollution. Raoul Philippe, Membre de la SAPN, fondateur de l&#8217;association Climat 05, nous explique les enjeux de cette démarche. La Cour administrative [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La SAPN-FNE05 (Société Alpine de Protection de la Nature-France Nature Environnement Hautes-Alpes) a <a href="https://www.sapn05.org/actualites/agir-contre-l-emission-des-gaz-a-effet-de-serre-est-ce-que-cela-nous-concerne-le-cas">saisi la cour administrative d&rsquo;appel de Marseille</a>, pour obtenir la réparation du préjudice écologique passé et la fin de cette pollution.<br />
Raoul Philippe, Membre de la SAPN, fondateur de l&rsquo;association Climat 05, nous explique les enjeux de cette démarche.</p>
<hr />
<p><strong>La Cour administrative d&rsquo;appel de Marseille va bientôt se pencher sur cette affaire, probablement entre juin et cet automne. Pourriez-vous nous dresser un historique de cette histoire de méthane ?</strong></p>
<p>La SAPN-FNE05 siège dans des commissions préfectorales de suivi de différentes installations classées du département des Hautes-Alpes, dont les décharges qu&rsquo;on appelle maintenant ISDND. Durant l&rsquo;une d&rsquo;elles, accidentellement, nous avons découvert un dysfonctionnement majeur sur celle de Sorbiers.</p>
<p>Dans toutes les décharges, les déchets biodégradables, quand ils sont ensevelis, produisent du méthane. Une réglementation (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000032275960">arrêté ministériel du 15 février 2016</a>) impose aux exploitants de le capter et le détruire, et ce n&rsquo;est pas pour rien. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un puissant gaz à effet de serre, qui contribue selon les estimations entre un quart et un tiers au dérèglement climatique en cours. À Sorbiers, rien n&rsquo;était mis en place.</p>
<p>À titre de comparaison, quand une voiture a un pot d&rsquo;échappement, moi, je ne sais pas évaluer la qualité des gaz qui sortent. Mais là, c&rsquo;est un cas où, en gros, il n&rsquo;y avait pas de pot d&rsquo;échappement ! Le site accueillait des déchets biodégradables depuis 2011, et ce n&rsquo;est que suite à nos signalements qu&rsquo;une torchère, le bas de gamme de ce genre d&rsquo;installations, a été mise en fonctionnement, en février 2023.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quel est l&rsquo;enjeu de la démarche juridique ?</strong></p>
<p>Le procès a deux facettes. La première porte sur la situation actuelle. Selon nous, la torchère ne brûle presque rien. Les 9/10e du méthane produit par le site continuent de partir dans l&rsquo;air, parce que l&rsquo;exploitant a très mal mis en place la couverture qui rend étanche le tas de déchets, et qui permet, via un réseau de captage fonctionnant un peu comme un aspirateur, d&rsquo;amener le biogaz jusqu&rsquo;à elle.</p>
<p>Ce que l&rsquo;on connaît c&rsquo;est la quantité de méthane que la torchère détruit. Des compteurs établissent le nombre de mètres cubes et la proportion de méthane dans le biogaz qu&rsquo;elle traite. Nous, on pense que cela atteint à peine 10 % du méthane produit. Eux prétendent que cela en représente 90 %.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment estimez-vous cela ?</strong></p>
<p>À partir de modèles mathématiques. Le GIEC a une belle équation pour évaluer que dans les décharges qui contiennent des ordures ménagères, chaque tonne d&rsquo;ordures, selon la quantité, l&rsquo;ancienneté, et la nature des déchets ensevelis, produit tant de méthane.<br />
L&rsquo;ADEME, sur demande de l&rsquo;État français, a publié une équation simplifiée. Bien-sûr ce sont toujours des approximations. Mais ces modèles permettent de préciser à peu près les émissions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La SAPN-FNE05 a accès aux relevés de compteurs ?</strong></p>
<p>Là, on vient encore de saisir la CADA, la Commission d&rsquo;accès aux documents administratifs. Il y a 10 jours, notre représentant dans la commission de suivi du site a reçu un avis favorable pour des compléments de documents. Mais les données liées à l&rsquo;environnement sont censées être à 99 % communicables à quiconque. N&rsquo;importe quel citoyen peut en faire la demande.Vous pouvez habiter Strasbourg et demander ce qu&rsquo;il se passe à Brest.</p>
<p>Nous avons donc les relevés de l&rsquo;entreprise qui fait ce suivi tous les deux mois, et communique à l&rsquo;exploitant ce qui a été traité par la torchère. Là-dessus, il n&rsquo;y a aucun litige. En gros, elle traite 10 tonnes de méthane par an. Selon nous, les déchets produisent actuellement 100 à 120 tonnes de méthane tous les ans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Est-ce une grande quantité ?</strong></p>
<p>100 tonnes de méthane c’est à la fois peu et beaucoup. Dans les ISDND de grande taille, comme au Vallon du Fou à Martigues, énormément de méthane est produit, et même en essayant de bien faire, il s’en échappe plusieurs centaines de tonnes par an. Ici, l’anomalie, c’est que ces 100 tonnes, c’est 10 fois plus que ce qui serait compatible avec la réglementation. Et puis si rien n’est fait, les déchets ensevelis à Sorbiers produiront du méthane pendant encore 20 années, certes, en quantité décroissante au fil du temps.</p>
<p>100 tonnes de méthane qui s’échappent chaque année du fait du non-respect de la réglementation, c’est une contribution au réchauffement climatique équivalente à celle de voitures thermiques qui parcourent 24 millions de km.</p>
<div id="attachment_3771" style="width: 832px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3771" class=" wp-image-3771" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-02-094027-1030x578.jpg" alt="" width="822" height="461" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-02-094027-1030x578.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-02-094027-300x168.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-02-094027-768x431.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-02-094027-1536x862.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-02-094027-1500x842.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-02-094027-705x396.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-02-094027.jpg 1630w" sizes="auto, (max-width: 822px) 100vw, 822px" /><p id="caption-attachment-3771" class="wp-caption-text">Le site de Sorbiers est en cours de végétalisation après exploitation, mais les déchets biodégradables<br />produiront du méthane pendant encore plus de 20 ans © SAPN-FNE05</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vous évoquiez deux facettes à ce procès, quelle est la seconde ?</strong></p>
<p>La face juridiquement la plus intéressante. Si on pollue une rivière, les pêcheurs peuvent faire un recours en disant, vous avez tué les poissons, nous ne pouvons plus pêcher, etc.. Ordinairement, dans un procès, monsieur ou madame X se plaint de ce qu&rsquo;il ou elle a subi. En ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre, il n&rsquo;y a jamais de corrélation entre les émissions à tel endroit, et un effet, cyclone ou autre, à tel autre endroit. Aucune victime directe ne peut agir en justice. Ici, qui est-ce qui subit ? C&rsquo;est la planète entière, c&rsquo;est l&rsquo;environnement.</p>
<p>Aussi le législateur a mis en place un régime juridique particulier pour que les pollueurs puissent être condamnés à réparer la pollution dont ils auront été responsables, alors même qu’il n’y a pas de victime qui peut se prévaloir d’un préjudice personnel. Il s&rsquo;agit de la <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070721/LEGISCTA000033019029/#LEGISCTA000033019041">« réparation du préjudice écologique », dans le Code civil</a>.</p>
<p>Si l&rsquo;on constate qu&rsquo;un exploitant a émis 1 000 tonnes de méthane en raison du non respect de la réglementation, il doit réparer en nature ces émissions fautives, c&rsquo;est-à-dire les compenser par des captages ou évitements d&rsquo;un même tonnage de gaz à effet de serre. Par exemple, planter 50 hectares d&rsquo;arbres qui capturent du CO2. La SAPN-FNE 05 agit en justice pour obtenir cette réparation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pourquoi, au titre de ce préjudice à l&rsquo;environnement, ne condamne-t-on pas les majors de l&rsquo;énergie fossile qui dérèglent le climat ?</strong></p>
<p>Parce qu&rsquo;ils ne font pas forcément quelque chose d&rsquo;illégal, et qu’il existe des systèmes de quotas, avec la possibilité d’acheter une « compensation carbone » quand ils sont dépassés.</p>
<p>À Sorbiers, nous sommes face à une entreprise qui n&rsquo;a pas respecté une obligation réglementaire. Je suis bien d&rsquo;accord que Total Énergie contribue mille fois plus au réchauffement climatique, mais la loi ne le lui demande pas !</p>
<p>Vous et moi, on émet des gaz à effet de serre. En gros, 800 grammes tous les jours en respirant, individuellement. Donc, tout le monde est émetteur. Après, tout le monde ne sera pas condamné.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Parce que sinon seraient condamnés aussi les éleveurs de vaches&#8230;</strong></p>
<p>Voilà. On ne va pas poursuivre un agriculteur du fait que ses vaches émettent du méthane. Mais si une norme était posée, stipulant par exemple que tout éleveur de plus de X vaches doit avoir dans ses étables un dispositif, une sorte d&rsquo;aspirateur, des <a href="https://shs.cairn.info/revue-management-et-avenir-2008-6-page-259?lang=fr">gaz produits par leur digestion</a>, celui qui ne mettrait rien en place pourrait être condamné.</p>
<p>C&rsquo;est ce qui fait que ce procès “Sorbiers” est exceptionnel, parce qu&rsquo;il y a très peu de réglementations du type de celles qui s&rsquo;imposent aux exploitants des décharges.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vous avez bon espoir que ce soit entendu par la justice ?</strong></p>
<p>Sincèrement, il y a vraiment une chance sur deux, en raison d&rsquo;une difficulté juridique.</p>
<p>Le Code civil prévoit que le régime très particulier de la réparation du préjudice écologique ne s&rsquo;applique que quand la faute porte une « atteinte non négligeable à l&rsquo;environnement ». Or ce que défend notre pollueur, c&rsquo;est : à supposer que la juridiction constate qu&rsquo;on a émis tant de tonnes de méthane, équivalant à 30 000 tonnes de CO2, nous, on signale que sur la planète, 53 milliards de tonnes sont émises par an. Donc notre contribution au réchauffement climatique est « négligeable ».</p>
<p>Inversement, la SAPN-FNE 05 met en avant que parmi les atteintes à l’environnement, les conséquences du réchauffement climatique sont des plus catastrophiques. Participer même de manière minime à ce phénomène n&rsquo;est pas “négligeable”.</p>
<p>De plus, le raisonnement purement arithmétique de notre exploitant conduirait à une impunité absolue pour tous les pollueurs climatiques : personne n’arrive à être responsable d’émissions de GES qui soient significatives au regard des 53 milliards émis sur la planète.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Si jamais l&rsquo;issue du procès était en faveur de la SAPN, est-ce que cela pourrait servir de jurisprudence pour d&rsquo;autres cas ?</strong></p>
<p>Ce serait quelque chose d&rsquo;un peu énorme. Effectivement, on n&rsquo;a pas d&rsquo;exemple de ce type.</p>
<p>Pour Me Lepage, avocate qui a été ministre de l&rsquo;Environnement, obtenir une condamnation sur le fondement des articles du Code civil serait ardu. Lors d&rsquo;un colloque à l&rsquo;Université de Marseille, il y a deux ans, elle était intervenue sur cette question spécifique, préjudice écologique et gaz à effet de serre, en disant que c&rsquo;est un domaine où il sera très difficile de rendre concrets les principes généraux.</p>
<p>On voit que l&rsquo;enjeu dépasse de très loin notre affaire locale.</p>
<div id="attachment_3772" style="width: 617px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3772" class=" wp-image-3772" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/Vue-satellite-du-site-de-Sorbiers-credit-Geoportail-1030x754.jpg" alt="" width="607" height="445" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/Vue-satellite-du-site-de-Sorbiers-credit-Geoportail-1030x754.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/Vue-satellite-du-site-de-Sorbiers-credit-Geoportail-300x220.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/Vue-satellite-du-site-de-Sorbiers-credit-Geoportail-768x563.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/Vue-satellite-du-site-de-Sorbiers-credit-Geoportail-705x516.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/Vue-satellite-du-site-de-Sorbiers-credit-Geoportail.jpg 1196w" sizes="auto, (max-width: 607px) 100vw, 607px" /><p id="caption-attachment-3772" class="wp-caption-text">Vue satellite du site de Sorbiers &#8211; crédit <a href="https://www.geoportail.gouv.fr/carte">Géoportail</a></p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mais vous avez décidé de vous lancer, malgré la difficulté et l’incertitude.</strong></p>
<p>Certes. Il y a quelque chose de scandaleux, dont on a connaissance, et sur quoi une victoire serait exemplaire&#8230; C&rsquo;est compliqué, mais on le tente quand même.</p>
<p>Vous pourriez me poser la question, « mais le méthane, est-ce que c&rsquo;est si grave que ça au regard du reste ? »</p>
<p>Actuellement, en activité, il y a moins de 200 décharges sur le territoire français. À elles seules, elles font plus de 3 % du total de tous les gaz à effet de serre en France, selon le <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.citepa.org/donnees-air-climat/donnees-gaz-a-effet-de-serre/&amp;ved=2ahUKEwiyj8KModSUAxV1UqQEHZ5NAiwQFnoECBoQAw&amp;usg=AOvVaw0tmOYcakrlBLQ_yO4DEait">CITEPA</a>, l&rsquo;équivalent de l&rsquo;ADEME, mais pour les GES.</p>
<p>La SAPN s&rsquo;attaque à un cas extravagant, cependant la question de la gestion des déchets, de la contribution des déchets au réchauffement climatique, et en particulier des émissions de méthane dans les décharges, est d&rsquo;ampleur.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas seulement pour l&rsquo;exemplarité. C&rsquo;est que les décharges contribuent significativement au réchauffement climatique. Quand on dit qu&rsquo;on va baisser les émissions de gaz à effet de serre en mettant des voitures électriques partout, eh bien les décharges à elles seules représentent un gain du même ordre, alors qu&rsquo;on n&rsquo;en parle jamais. Pourtant, ces chiffres figurent dans les documents officiels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Donc la volonté des pouvoirs publics est à géométrie variable…</strong></p>
<p>Il y a aussi un enjeu fort sur l&rsquo;efficacité du tri sélectif des bio-déchets, qui vient d&rsquo;être mis en place.</p>
<p>Dans les décharges, ce qui produit le plus de méthane, ce sont les ordures ménagères, déchets alimentaires, organiques. Si vous bifurquez avant d&rsquo;amener les camions-bennes dans les décharges, si ils sont traités isolément, cela produit du compost, ils deviennent une richesse. Si on a bien trié à la source les biodéchets, ils n&rsquo;arrivent pas dans les décharges, et donc dans 5 ans, 10 ans, 15 ans, elles produiront moins de méthane.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>C&rsquo;est une bonne conclusion pour donner un peu d&#8217;empouvoirement aux citoyens, c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;ils ont aussi leur rôle à jouer en pratiquant le tri à la source.</strong></p>
<p>On ne fait que répéter ce que dit le gouvernement : il annonce réduire de 4 millions de tonnes d&rsquo;ici 2030. 2 millions de tonnes en ayant une meilleure efficacité de captage du méthane dans les décharges, et 2 millions de tonnes grâce au tri sélectif des biodéchets. Après, il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;à mettre en œuvre des choses effectives pour que ça fonctionne, et donc exiger que les décharges se donnent les moyens de bien capter le méthane.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Est-ce que cela coûte très cher en investissement ? Il faudrait peut-être que l&rsquo;État mette la main à la poche pour aider les industriels ?</strong></p>
<p>Oui et non. Le gaz russe, sachez-le, c&rsquo;est du méthane. Donc quand vous le captez, c&rsquo;est de l&rsquo;énergie, qui plus est, produite localement ! Si les biogaz sont bien épurés et que la décharge est suffisamment proche d&rsquo;un réseau d&rsquo;acheminement, ils peuvent être introduit dans ce qu&rsquo;on appelle le gaz de ville. Et si la valorisation produit de l&rsquo;électricité, Enedis a l&rsquo;obligation de la racheter. S&rsquo;il y avait une sorte de prime au kW, et qu&rsquo;il devienne rentable de bien capter le méthane, les industriels y arriveraient certainement mieux, même si cela a un coût d&rsquo;investissement.</p>
<p>Propos recueillis par Gaëlle Cloarec, le 22 mai 2026</p>
<hr />
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<p><a href="https://methaneasorbiers.webnode.fr">https://methaneasorbiers.webnode.fr</a><br />
<a href="https://climat05.webnode.fr">https://climat05.webnode.fr</a></p>
<p>Le site <a href="https://www.georisques.gouv.fr/risques/registre-des-emissions-polluantes/etablissement/donnees#/recherche=polluant&amp;amp;polluant=91&amp;amp;region=93&amp;amp;departeme">Géorisques</a>, pour connaître les émissions par établissement, par polluant ou par déchet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/qui-est-ce-qui-subit-cest-la-planete-entiere">« Qui est-ce qui subit ? C&rsquo;est la planète entière »</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
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		<title>Vélos vs voitures à Nice</title>
		<link>https://quivive.fr/velos-vs-voitures-a-nice</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Furtuna]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 07:50:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Nice]]></category>
		<category><![CDATA[vélo]]></category>
		<category><![CDATA[voiture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est six heures du soir, en semaine, une dizaine de voitures sont arrêtées au feu rue du Congrès, perpendiculaire à la promenade des Anglais. Une rue sombre, étroite, entourée d’immeubles bourgeois. Les cyclistes passent en toute fluidité par l’ancienne galerie automobile, traversant la double voie de la promenade de manière sécurisée. Ici, c’est le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est six heures du soir, en semaine, une dizaine de voitures sont arrêtées au feu rue du Congrès, perpendiculaire à la promenade des Anglais. Une rue sombre, étroite, entourée d’immeubles bourgeois. Les cyclistes passent en toute fluidité par l’ancienne galerie automobile, traversant la double voie de la promenade de manière sécurisée. Ici, c’est le quartier du Carré d’or, touristique, commerçant, et le début de la zone piétonne du centre.</p>
<p>La ville de Nice est classée E selon <a href="https://www.barometre-velo.fr/2025/">le baromètre Vélo 2025</a> ; c’est ce que nous apprend la pétition lancée par <a href="https://agir.greenvoice.fr/petitions/touche-pas-a-ma-piste-cyclable-non-a-la-reouverture-du-tunnel-du-congres-aux-voitures">Nice à Vélo</a>, association apolitique voulant en faire une métropole cyclable. La pétition a bientôt atteint les 8000 signatures, pour tenter d’empêcher la réouverture du mini-tunnel aux véhicules.</p>
<p>La nouvelle municipalité a souhaité dès son arrivée adapter la circulation à la voiture, comme c’était inscrit dans son programme de campagne : « <em>fluidifier le trafic sans opposer les modes de déplacements</em> », pour éviter « <em>3 jours perdus par an et par conducteur</em> ».</p>
<div id="attachment_3755" style="width: 490px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3755" class="size-full wp-image-3755" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/point-programme-Ciotti.jpg" alt="" width="480" height="281" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/point-programme-Ciotti.jpg 480w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/point-programme-Ciotti-300x176.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px" /><p id="caption-attachment-3755" class="wp-caption-text">Point du programme d&rsquo;Eric Ciotti &#8211; candidat UDR/RN à la mairie de Nice – Source Ciotti2026</p></div>
<p>La réouverture du tunnel de la rue du Congrès faisait partie des points clés du programme. Peu de choses à propos de la petite reine, si ce n’est la relance du service des vélos bleus, les vélos municipaux en libre-service abandonnés en 2024 au profit d’opérateurs privés, Lime et Pony.</p>
<p>Antonio Barros, chargé de la communication de Nice à Vélo, a rencontré la Mairie fin avril, pour amorcer le dialogue. « <em>On ne peut pas dire que le mini-tunnel de la rue du Congrès est sauvé</em> » indique-t-il. Mais « <em>c’était un échange positif, les deux adjoints ont entendu nos arguments</em> ». 25 % du trafic en moins entre 2012 et 2020 et plus de 700 passages à vélo selon le capteur proche placé sur la promenade des Anglais, voilà les éléments phares portés par l’association.</p>
<p>L’origine de ce point du programme de la ville de Nice est flou. La Mairie, le Palais de la Méditerranée et Indigo, le prestataire du parking pourraient en être à l’origine, craignant les embouteillages à la sortie de spectacles, lors d’événements de cette structure de divertissement.</p>
<p>Des solutions envisageables sont proposées par Nice à Vélo : par exemple, inviter leurs clients à choisir un autre moyen de transport, inciter les spectateurs à rester sur place pour gérer les pics de flux, agir sur les cycles de feux pour permettre d’écouler la circulation de la rue du Congrès&#8230;</p>
<p>Quant à la Mairie, elle ne nous a pas répondu pour le moment. Les commerçants et riverains interrogés sont eux surpris qu&rsquo;on les interroge à ce sujet. La plupart s’accordent sur le manque de place pour les piétons, et les nuisances sonores du trafic. Mais à leurs yeux, la venue de la voiture et le stationnement parking restent nécessaires pour accueillir leurs clients*.</p>
<p>Une politique de retour à la voiture pourtant anachronique, notamment au regard du <a href="https://outil2amenagement.cerema.fr/outils/plan-climat-air-energie-territorial-pcaet">plan climat air énergie territorial 2019 – 2025 (PCAET)</a>, en cours d’étude pour 2026-2031, et qui omet aussi de prendre en compte le <a href="https://www.atmosud.org/sites/sud/files/medias/documents/2026-01/251105_Evaluation_mobilite_MNCA_AtmoSud.pdf">rapport d’Atmosud publié en octobre 2025</a>. L’observatoire de la qualité de l’air indiquait que les valeurs limites d’émissions polluantes en Nox (monoxyde d’azote, dioxyde d’azote) et émissions de particules fines pourraient être respectés à l’horizon 2035, mais en s’engageant dans une voie de réduction du trafic routier à hauteur de 36 millions de kilomètres par an.</p>
<p>Le prochain conseil municipal aura lieu le 5 juin prochain, la Mairie entendra-t-elle les 7000 signataires de la pétition ?</p>
<p>Victor Furtuna, le 26 mai 2026</p>
<hr />
<p>* Une idée reçue, selon le <a href="https://www.cerema.fr/fr/actualites/mobilite-commerces-quels-enseignements-enquetes-deplacements">Cerema, établissement public pour la transition écologique et la cohésion des territoires</a>, qui a analysé les déplacements des ménages : 74% des clients des commerces de centre-ville dans les grandes agglomérations s’y rendent à pied, à vélo ou en transports en commun.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Allié·e·s : la nouvelle herboristerie marseillaise</title>
		<link>https://quivive.fr/a-voir/allie%c2%b7e%c2%b7s-la-nouvelle-herboristerie-marseillaise</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Delcros]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 15:15:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Allié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[herboristerie]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui Vive est allé à la rencontre de Solène Coignard, qui a ouvert il y a quelques semaines une nouvelle herboristerie, avec sa collègue Alice Mascarell. Toutes les deux préparatrices en pharmacie, diplômées d&#8217;un DU « conseils et informations en phytothérapie et aromathérapie« , elles ont nommé Allié·e·s cette herboristerie, qui au 24 boulevard National propose des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui Vive est allé à la rencontre de Solène Coignard, qui a ouvert il y a quelques semaines une nouvelle herboristerie, avec sa collègue Alice Mascarell. Toutes les deux préparatrices en pharmacie, diplômées d&rsquo;un <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://odf.univ-spn.fr/fr/offre-de-formation/diplome-d-universite-1/du-conseils-et-informations-en-phytotherapie-BDUPHCI_116.html&amp;ved=2ahUKEwimtumSlcqUAxXANPsDHYF4D-YQFnoECBgQAQ&amp;usg=AOvVaw3htNgA_X84bfQOFdjKlbJ-">DU « conseils et informations en phytothérapie et aromathérapie</a>« , elles ont nommé Allié·e·s cette herboristerie, qui au 24 boulevard National propose des plantes et des produits naturels issus à la fois de la cueillette sauvage locale et de producteurs partenaires. Leur démarche ? Allier savoir-faire herboriste, choix rigoureux des plantes et accessibilité des produits.</p>
<div class='avia-iframe-wrap'><iframe loading="lazy" title="Allié.es : la nouvelle herboristerie marseillaise" width="1500" height="844" src="https://www.youtube.com/embed/gMB0P4rMWuU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p><strong>Pouvez-vous vous présenter et nous parler d’Allié·e·s ?</strong></p>
<p>Je m’appelle Solène, je suis cofondatrice d’Allié·e·s, une herboristerie ouverte il y a un mois avec Alice Mascarell, ma collègue. On a choisi d’installer Allié·e·s sur le boulevard National, à Marseille, juste en face de la rue Flégier et de la Marmite Joyeuse. Un quartier vivant, où on se sent vraiment à notre place.</p>
<p><strong><span style="color: #339966;"><br />
Herboristerie vs pharmacie vs supermarché : quelles différences ?</span></strong></p>
<p><strong>Justement, parlons-en : une herboristerie, c’est quoi exactement ? Et en quoi est-ce différent d’une pharmacie ou des plantes que l’on trouve en supermarché ?</strong></p>
<p>Une herboristerie, c’est un lieu où l’on trouve des plantes à visée thérapeutique, c’est-à-dire qui ont des propriétés médicinales. La grande différence avec une pharmacie, c’est que Allié·e·s vend des <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_plantes_m%C3%A9dicinales_en_vente_libre_en_France&amp;ved=2ahUKEwiE8LaGl8qUAxUeOfsDHUIZOyEQFnoECBcQAQ&amp;usg=AOvVaw1aIjBsEeqM27O5eZCH2ewz">plantes libérées du monopole pharmaceutique. En France, il en existe 148</a>. Chez nous, vous trouverez uniquement ces plantes en vente libre, que vous pourriez aussi croiser en magasin bio ou en supermarché. En revanche, les plantes sous monopole (comme certaines racines ou écorces) sont réservées aux pharmaciens.</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
Une réflexion pour un équilibre entre juste rémunération et accessibilité</span></h4>
<p><strong>Comment pensez-vous à l&rsquo;accessibilité de vos produits ?</strong></p>
<p>C’est un débat important. On ne vend pas nos produits “chers” : on les vend au juste au prix. Souvent même, nous les achetons en deçà du temps de travail nécessaire à la qualité que l&rsquo;on obtient. Pendant des décennies, nous avons été habitués à payer des fruits, des légumes ou des plantes médicinales à des tarifs dérisoires. Mais derrière ces prix bas, il y a une réalité invisible : des producteurs sous-payés, des conditions de travail précaires, et des plantes de moindre qualité.</p>
<p>Quand on achète à un cueilleur local ou à une coopérative bio, on paie ce que le produit vaut vraiment : la main-d’œuvre, le temps de séchage, la traçabilité, l’éthique. Notre mélisse à 110 €/kg est un exemple frappant. Oui, c’est plus cher qu’en supermarché… mais c’est parce qu’elle est fraîche, bio, et récoltée dans le respect de l’environnement et des humains.</p>
<p>Le problème, c’est que cette qualité n’est pas accessible à tout le monde. On s’est donc heurtées à une question éthique : comment concilier excellence et accessibilité ?</p>
<p>Pour y répondre, on réfléchit à un système de tarifs échelonnés, basé sur l’auto-détermination. L’idée ? Permettre à chacun·e de payer en fonction de ses moyens, sans jugement. Par exemple, une personne en situation de précarité pourrait bénéficier d’un tarif réduit, tandis qu’une autre paierait le prix plein. L’accès aux soins par les plantes ne devrait pas être un luxe.</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
Un modèle économique en construction : bientôt une SCOP ?</span></h4>
<p><strong>Allié·e·s est une entreprise, mais vous semblez aussi porter une dimension sociale. Pouvez-vous nous en dire plus ?</strong></p>
<p>On est une entreprise, oui, mais avec une forte ambition sociale. Pour l’instant, on a dû se constituer en société parce qu’on était toutes les deux au chômage et qu’on avait déjà des activités en auto-entreprise. Mais notre objectif, c’est de basculer vers un modèle plus solidaire dès que possible, une SCOP, probablement d’ici un an, quand nos droits au chômage seront épuisés.</p>
<p>En attendant, on teste des solutions pour financer cette solidarité. Par exemple, on collabore avec <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.lacloche.org/sud-marseille&amp;ved=2ahUKEwiZsKzPm8qUAxUEKvsDHWAuMVUQFnoECBcQAQ&amp;usg=AOvVaw3eelIcFtDAq8HVcAGMWT1d">La Cloche, une association marseillaise</a> qui a mis en place un système de “boîte à dons” et de “produits suspendus”. Concrètement, des tisanes et huiles essentielles sont offertes aux personnes qui en ont besoin, sur simple demande. Un espace d’accueil est proposé : verre d’eau, tisane en libre-service, prises pour recharger son téléphone, toilettes… Un lieu ouvert à tou·te·s, surtout aux personnes sans-abri ou en situation de précarité.</p>
<p>On réfléchit aussi à un modèle économique hybride, où une partie des bénéfices financerait des actions solidaires. Mais pour l’instant, on n’a pas encore trouvé la formule idéale, on est en phase de test et d’ajustement.</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
La phytothérapie : un retour aux sources… sans attendre la maladie</span></h4>
<p><strong>La phytothérapie est le terme qui englobe l’usage des plantes à des fins thérapeutiques. À quel moment de notre vie devrions-nous nous y intéresser ?</strong></p>
<p>Dès maintenant ! L’utilisation des plantes pour se soigner ou simplement pour prendre soin de soi, c’est une pratique millénaire. Pendant des siècles, les humains ont utilisé les plantes au quotidien : pour se réveiller (café, thé), digérer (menthe, mélisse), se détendre (camomille, tilleul)… Ce n’est pas réservé aux moments de crise.</p>
<p>Aujourd’hui, on a un peu oublié ces savoirs, à cause de l’essor de la médecine allopathique. Mais les plantes sont toujours là, et elles peuvent nous accompagner à chaque étape de la journée. Le matin : une infusion de romarin pour stimuler la mémoire, ou de gingembre pour booster l’énergie. Après le repas : une tisane à la mélisse ou à la camomille pour faciliter la digestion. Le soir : une infusion de passiflore ou de lavande pour décompresser.</p>
<p>Il ne faut pas attendre d’être malade pour se tourner vers les plantes. Elles font partie de notre quotidien, et leur usage peut être préventif, curatif, ou simplement de bien-être. Bien sûr, elles ne remplacent pas un avis médical en cas de pathologie grave, mais elles offrent une alternative douce et naturelle pour beaucoup de maux du quotidien.</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
Herboristeries indépendantes : une communauté en résistance</span></h4>
<p><strong>Comment les herboristeries indépendantes comme Allié·e·s s’entraident-elles face à un système qui ne reconnaît pas leur métier ?</strong></p>
<p>C’est un vrai défi, mais aussi une belle aventure collective ! Il y a plusieurs associations et syndicats qui œuvrent pour redonner ses lettres de noblesse à l’herboristerie, comme l’<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.assoherbofrance.fr/&amp;ved=2ahUKEwj-wcWCnMqUAxX8TKQEHR0kLccQFnoECA4QAQ&amp;usg=AOvVaw3iGbmo5f6Upo4-hW4wQsyh">Association des Herboristeries de France</a> ou la <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.guildeherboristerie.fr/&amp;ved=2ahUKEwj9mbiLnMqUAxVrOfsDHZqFFjcQFnoECBsQAQ&amp;usg=AOvVaw0oWmkpdxabASeQ1mthxU8f">Guilde des Praticien·ne·s en Herboristerie</a> (dont fait partie ma collègue Alice).</p>
<p>Ces structures sont portées par des pionnières, souvent des femmes, qui ont monté leur herboristerie ces dix dernières années. Leur travail est double : politique et administratif. Elles bataillent pour faire reconnaître l’herboristerie comme un métier, malgré l’absence de diplôme officiel. C’est un peu comme reconstruire une profession à partir de savoirs empiriques, transmis de génération en génération. Il y a un aspect pédagogique aussi : elles répertorient les connaissances traditionnelles, organisent des formations, et partagent des outils pour redonner confiance aux gens dans l’usage des plantes.</p>
<p>Allié·e·s fait partie de ces réseaux, et c’est précieux. Par exemple, le <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.syndicat-simples.org/&amp;ved=2ahUKEwie1_uwnMqUAxWn1QIHHU7iN9YQFnoECC4QAQ&amp;usg=AOvVaw2PHXMMyCeglbu1ng9-esf1">Syndicat Simples</a> (qui promeut les plantes sauvages et la cueillette responsable) ou les <a href="https://paysans-herboristes.org/actualites/">syndicats de cueilleurs·euses</a> sont des alliés pour défendre une herboristerie éthique, locale et durable.</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
Un élan collectif : colloques et reconnaissance du métier</span></h4>
<p><strong>Vous parliez de réseaux qui s’organisent. Y a-t-il des initiatives récentes qui vous inspirent ?</strong></p>
<p>Absolument ! Il y a un réel mouvement autour de l’herboristerie, et c’est très encourageant. Récemment, des militant·e·s ont organisé un <a href="https://www.assoherbofrance.fr/actualites/l-art-de-la-cueillette-fg89c-5xjpk">colloque à Nyons</a>, réunissant 200 à 300 personnes : paysans herboristes, pharmaciens, médecins, préparateurs en pharmacie, et praticien·ne·s en phytothérapie. Un vrai moment d’échange sur les pratiques respectives, qui nous a beaucoup inspirées.</p>
<p>Ce colloque a aussi été l’occasion de rencontrer des productrices avec qui on travaille aujourd’hui. Et surtout, ça a confirmé une chose : on est plus forts ensemble. Ce n’est pas un métier qu’on peut exercer seul·e. Il y a des groupes de travail qui collaborent même avec des sénateur·rice·s pour réhabiliter cette discipline.</p>
<p>Un exemple concret ? Grâce au travail de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Thévenin">Thierry Thévenin</a> (paysan herboriste militant) et d’autres passionné·e·s, le métier de paysan herboriste a enfin obtenu une <a href="https://www.francecompetences.fr/recherche/rncp/37980/">reconnaissance RNCP</a> (reconnaissance du diplôme) il y a un an. C’est une avancée majeure !</p>
<h4><span style="color: #339966;"><br />
La résignation ? Une plante peut aider !</span></h4>
<p><strong>Dans Qui Vive, on essaye de lutter contre la résignation pour donner aux gens l’envie d’agir, que ce soit au niveau individuel ou collectif. Est-ce que tu as une plante à nous conseiller contre la résignation ?</strong></p>
<p>Ah, la résignation… une plante pour redonner du courage ? Il y en a tellement ! Tout dépend de ce qui nous touche. Moi, j’aime beaucoup la mélisse : elle agit à la fois sur le ventre et sur le cerveau, c’est une plante apaisante qui peut aider en cas d’anxiété.</p>
<p>Sinon, le basilic sacré (tulsi) est une autre option. C’est une plante adaptogène, qui aide le corps à s’adapter au stress. Et puis, la camomille romaine ! Hyper aromatique, elle contient des esters qui calment le système nerveux.</p>
<p>Propos recueillis le 11 avril 2026</p>
<hr />
<p><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.alliees-herboristerie.com/&amp;ved=2ahUKEwizpIOUoMqUAxWzhv0HHVu9NyIQFnoECBUQAQ&amp;usg=AOvVaw0Hmp1rwVHhcBkroWr-HWJ2">Herboristerie Allié·e·s</a> : 24 Boulevard National, 13001 Marseille.</p>
<p>Ateliers et conseils : Renseignez-vous en magasin pour découvrir leurs animations.</p>
<p>Livres recommandés :</p>
<ul>
<li><em>Le Guide de l’herboriste</em> de Christophe Bernard</li>
<li><em>Les Simples</em> de François Couplan (pour la cueillette sauvage).</li>
<li><em>Le Génie des plantes sauvages</em> de François Couplan</li>
<li><em>Plaidoyer pour l&rsquo;herboristerie</em> de Thierry Thévenin</li>
</ul>
<div id="attachment_3746" style="width: 714px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3746" class="wp-image-3746" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-1030x773.jpg" alt="" width="704" height="528" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260411_112347.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 704px) 100vw, 704px" /><p id="caption-attachment-3746" class="wp-caption-text">L&rsquo;intérieur de l&rsquo;herboristerie © Nicolas Delcros</p></div>
<div id="attachment_3747" style="width: 696px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3747" class="wp-image-3747 size-large" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-686x1030.jpg" alt="" width="686" height="1030" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-686x1030.jpg 686w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-200x300.jpg 200w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-768x1152.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-1024x1536.jpg 1024w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-1000x1500.jpg 1000w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi-470x705.jpg 470w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/alice-et-Solene-c-Marie-Fantozzi.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 686px) 100vw, 686px" /><p id="caption-attachment-3747" class="wp-caption-text">Alice et Solène © Marie Fantozzi</p></div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Des pièces de camions transformées en œuvres d’art</title>
		<link>https://quivive.fr/a-ecouter/des-pieces-de-camions-transformees-en-oeuvres-dart</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 15:51:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Orientation]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Side]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la Cité des arts de la rue, une initiative portée par les Ateliers Sud Side et le lycée La Floride mêle création, écologie et transmission. Des pièces de camions vouées à la casse retrouvent sens, transformées en une œuvre collective. Entre création, réemploi et transmission Depuis novembre 2025, les élèves du micro-lycée La Floride [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4 align="left"><span style="font-size: medium;">À la Cité des arts de la rue, une initiative portée par les Ateliers Sud Side et le lycée La Floride mêle création, écologie et transmission. Des pièces de camions vouées à la casse retrouvent sens, transformées en une œuvre collective.</span></h4>
<p align="left"><span style="font-size: medium;"><b>Entre création, réemploi et transmission</b></span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Depuis novembre 2025, les élèves du micro-lycée La Floride travaillent aux côtés des artistes des <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.sudside.org/">ateliers Sud Side</a> pour donner une seconde vie à des pièces mécaniques. Leur objectif : faire de ce projet leur chef-d’œuvre de CAP. Pendant plusieurs mois, les jeunes se sont fortement investis pour concevoir une sculpture à partir de pièces hors d’usage. Si l’exercice peut sembler cocasse, voire inattendu, les ateliers n’en sont pas à leur coup d’essai. Spécialisée dans la conception et la fabrication de structures scéniques principalement pour le spectacle vivant depuis plus de 30 ans, l’association Sud Side ne se contente pas seulement de créer. Elle développe aussi un grand volet de transmission des savoir-faire à travers diverses actions menées avec différents publics : centres sociaux et établissements scolaires. Avec le micro-lycée de La Floride qui accueille des jeunes âgés de 16 à 25 ans ayant interrompu leurs études, l’idée était simple : réemployer plutôt que jeter. Dans les ateliers de mécanique du lycée, certaines pièces ne pouvaient plus être utilisées en l’état.</span><span style="font-size: medium;"><i> « On s’est dit : on a plein de pièces dans l’établissement, on va essayer d’en faire quelque chose »</i></span><span style="font-size: medium;">, explique un encadrant. Ici, des moteurs et fragments mécaniques trouvent donc une seconde vie. Raphaël, chargé de l’action culturelle de Sud Side, préfère parler de </span><span style="font-size: medium;"><i>« détournement »</i></span><span style="font-size: medium;"> : une manière de valoriser l’existant sans consommer davantage.</span><span style="font-size: medium;"><i> « Même si un jour ce n’est plus utile, ça pourra toujours servir à quelque chose. Ça ne sert à rien de tout jeter, ça ne sert à rien de gaspiller »</i></span><span style="font-size: medium;">, confie un élève.</span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;"><b>L’école autrement</b></span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Au-delà de l’apprentissage technique, le projet vise aussi à développer des compétences psychosociales : travail en équipe, conduite de projet, appropriation des codes du monde professionnel.</span><span style="font-size: medium;"><i> « À la base, je n’aimais pas l’école, j’étais en décrochage. Mais quand je suis revenu en micro-lycée, avec des emplois du temps adaptés et moins d’heures de cours, et que tous les mardis après-midi on vient à Sud Side, on ne peut pas en avoir marre »</i></span><span style="font-size: medium;">, confie un élève. Dans cet environnement ouvert et collaboratif, les apprentissages prennent une autre forme. Aux côtés des enseignants, des intervenants et de Patrick, bénévole retraité après une carrière chez Renault, les élèves expérimentent, manipulent, créent, acquérant à la fois un savoir-faire et une manière d’être au travail. Au-delà de la sculpture réalisée, c’est une autre vision de l’école qui se dessine : un espace où l’on apprend en faisant, où la culture devient un terrain d’expérimentation, et où chaque pièce, même usée, peut encore trouver sa place. Lors de la dernière séance le 24 avril, les élèves ont pu restituer leur chef-d’œuvre devant leurs proches, l’occasion de présenter le fruit de plusieurs mois de travail avec fierté !</span></p>
<p align="left">On les écoute nous en parler avec enthousiasme dans ce court podcast.</p>
<p align="left"><iframe loading="lazy" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/soundcloud%253Atracks%253A2319893543&amp;color=%23ff5500&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&amp;show_teaser=true" width="100%" height="166" frameborder="no" scrolling="no"><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start">﻿</span></iframe></p>
<div style="font-size: 10px; color: #cccccc; line-break: anywhere; word-break: normal; overflow: hidden; white-space: nowrap; text-overflow: ellipsis; font-family: Interstate,Lucida Grande,Lucida Sans Unicode,Lucida Sans,Garuda,Verdana,Tahoma,sans-serif; font-weight: 100;"><a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="Qui Vive" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094" target="_blank" rel="noopener">Qui Vive</a> · <a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="Des pièces de camions transformées en œuvres d’art" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094/des-pi-ces-de-camions" target="_blank" rel="noopener">Des pièces de camions transformées en œuvres d’art</a></div>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Carla Lorang, le 13 mai 2026</span></p>
<div id="attachment_3709" style="width: 853px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3709" class="wp-image-3709" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-1030x773.jpg" alt="" width="843" height="633" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/05/P1099478.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 843px) 100vw, 843px" /><p id="caption-attachment-3709" class="wp-caption-text">Atelier art et mécanique chez Sud Side avec les élèves du micro-lycée La Floride © Carla Lorang</p></div>
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		<title>Nice, 1er mai : travail et écologie sont-ils compatibles ?</title>
		<link>https://quivive.fr/a-ecouter/nice-1er-mai-travail-et-ecologie-sont-ils-compatibles</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Furtuna]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 16:09:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[1er mai]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Nice]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A Nice, le 1er mai 2026, Qui Vive a interviewé les manifestants azuréen.ne.s. Un peu moins de 1000 personnes étaient présent.e.s dans le cortège. Partant du Théâtre de Verdure, en passant par la Promenade des Anglais, le défilé s&#8217;est rendu jusqu&#8217;à la place Garibaldi. Parmi les revendications, beaucoup étaient attachés au symbole de cette fête [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="western">A Nice, le 1er mai 2026, Qui Vive a interviewé les manifestants azuréen.ne.s. Un peu moins de 1000 personnes étaient présent.e.s dans le cortège. Partant du Théâtre de Verdure, en passant par la Promenade des Anglais, le défilé s&rsquo;est rendu jusqu&rsquo;à la place Garibaldi.</p>
<p class="western">Parmi les revendications, beaucoup étaient attachés au symbole de cette fête internationale des travailleuses et des travailleurs. Les dernières tentatives du gouvernement pour autoriser le travail pendant ce jour férié ont fait réagir.</p>
<p class="western">Peu de pancartes faisaient référence à l&rsquo;écologie, mais Qui Vive a posé cette question : est-ce qu&rsquo;écologie et travail sont compatibles ?</p>
<p class="western">Bonne écoute,</p>
<p class="western">Un podcast réalisé par Victor Furtuna, le 12 mai 2026</p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/soundcloud%253Atracks%253A2319914525&amp;color=%23ff5500&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&amp;show_teaser=true" width="100%" height="166" frameborder="no" scrolling="no"></iframe></p>
<div style="font-size: 10px; color: #cccccc; line-break: anywhere; word-break: normal; overflow: hidden; white-space: nowrap; text-overflow: ellipsis; font-family: Interstate,Lucida Grande,Lucida Sans Unicode,Lucida Sans,Garuda,Verdana,Tahoma,sans-serif; font-weight: 100;"><a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="Qui Vive" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094" target="_blank" rel="noopener">Qui Vive</a> · <a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="Nice, 1er mai : travail et écologie sont-ils compatibles ?" href="https://soundcloud.com/qui-vive-257021094/nice-1er-mai-travail-et" target="_blank" rel="noopener">Nice, 1er mai : travail et écologie sont-ils compatibles ?</a></div>
<p>&nbsp;</p>
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