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	<title>Qui Vive</title>
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	<description>Le média qui pique la curiosité</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Apr 2026 07:36:53 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Histoires d&#8217;eau</title>
		<link>https://quivive.fr/histoires-deau</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 06:54:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Aqua]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Éditions de l'Observatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Gaspard Koenig]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À 43 ans, Gaspard Kœnig est essayiste, philosophe ; il a été « plume » au sein du cabinet de Christine Lagarde, homme politique aussi, et compte déjà une vingtaine d&#8217;ouvrages à son actif. C&#8217;est pourtant le genre romanesque, tendance roman naturaliste à la Zola, qui semble aujourd&#8217;hui avoir ses faveurs. Un genre qui, sous [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">À 43 ans, Gaspard K<span id="_51bXaZK2NNSYkdUPhfzSwAw_63" class="K6pdKd wtBS9">œ</span>nig est essayiste, philosophe ; il a été « plume » au sein du cabinet de Christine Lagarde, homme politique aussi, et compte déjà une vingtaine d&rsquo;ouvrages à son actif. C&rsquo;est pourtant le genre romanesque, tendance roman naturaliste à la Zola, qui semble aujourd&rsquo;hui avoir ses faveurs. Un genre qui, sous couvert de fiction, permet d&rsquo;aborder les enjeux sociaux et politiques les plus contemporains ; qui, en mettant en scène une galerie de personnages aux opinions et aux modes de vie divers, voire divergents, évite les visions binaires et les jugements hâtifs. Comment retrouver la part de légende, la sensualité de l&rsquo;eau lorsque celle-ci est gérée par des technocrates hors-sol ? Que faire lorsque cette ressource vitale se raréfie ?</p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">En quelque 440 pages, K<span id="_51bXaZK2NNSYkdUPhfzSwAw_63" class="K6pdKd wtBS9">œ</span>nig pose ces questions, sans forcément apporter de réponses définitives, &#8211; et c&rsquo;est très bien : au lecteur de s&rsquo;interroger et de se forger une opinion. Alors, si on ne craint pas de plonger, de se laisser glisser dans le courant et d&rsquo;en suivre les méandres, on prend grand plaisir à ce récit aux multiples facettes, qui mêle mythes, sciences, vie rurale, enjeux écologiques, agriculture intensive, politiques locale et nationale, histoires individuelles&#8230;</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Il se déroule pour la majeure partie dans le bocage normand. Une région que l&rsquo;auteur connaît bien puisqu&rsquo;il s&rsquo;est installé à la campagne depuis son grand virage écologiste des années 2020 <span class="BxUVEf ILfuVd" lang="fr"><span class="hgKElc pOOWX">[ </span></span>NDLR : un virage relatif, puisqu&rsquo;en adepte de la philosophie libérale, sa pensée reste compatible avec notion de progrès et capitalisme <span class="BxUVEf ILfuVd" lang="fr"><span class="hgKElc pOOWX">]</span></span>. Il y a d&rsquo;ailleurs sans doute pas mal de lui dans le personnage de Martin Jobard (sic !), un des protagonistes principaux. Celui-ci, natif de Saint-Firmin et devenu haut fonctionnaire à Paris, décide de revenir dans son fief natal afin de succéder à la mairie du village à son oncle, le vieux Jobard (re-sic !), un agriculteur à l&rsquo;ancienne, peu regardant sur l&rsquo;usage des polluants et les captations sauvages. Mais c&rsquo;est sans compter avec Maria, une anthropologue spécialiste des communs, devenue tenancière de l&rsquo;épicerie bio-locale-solidaire, qui brigue elle aussi cette fonction, afin de protéger la source traditionnelle du village. Las, lorsque l&rsquo;eau vient à manquer, tout se complique. Mésaventures préfectorales, rivalités, haines recuites, relents racistes jaillissent. Heureusement, on relève aussi pas mal d&rsquo;humour, des scènes et des dialogues cocasses, des personnages très incarnés, beaucoup d&rsquo;autodérision de la part d&rsquo;un auteur qui sait visiblement de quoi il retourne, et, étonnamment, quelques raisons de garder espoir. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Bref, un bon gros roman qui, comme ceux du XIX<sup>e</sup>, aide à penser notre époque et nos façons d&rsquo;habiter le monde. Afin que, peut-être, nous soyons plus soucieux de nos biens communs et de leur partage équitable.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Fred Robert, le 9 avril 2026</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><i>Aqua</i><br />
</span><span style="font-size: medium;">Gaspard K<span id="_51bXaZK2NNSYkdUPhfzSwAw_63" class="K6pdKd wtBS9">œ</span>nig<br />
</span><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">É</span>ditions de l&rsquo;Observatoire, 23 euros</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Et à (re)lire, <i>Humus,</i><i><b> </b></i>coll. J&rsquo;ai Lu</span></p>
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		<item>
		<title>La nature vue au carnaval de la Plaine</title>
		<link>https://quivive.fr/la-nature-vue-au-carnaval-de-la-plaine</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 12:13:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[carnaval de La Plaine]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lancers de farine et sifflements, gare à ceux.celles qui ne se prêtaient pas au jeu du déguisement. Dans une ambiance festive et colorée, près de 14 000 personnes ont paradé de la place Jean Jaurès (La Plaine) jusqu’à Noailles sur un thème anti-armement : « moins de balles, plus de bals ». Malgré des arrêtés préfectoraux pour préserver [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Lancers de farine et sifflements, gare à ceux.celles qui ne se prêtaient pas au jeu du déguisement. Dans une ambiance festive et colorée, près de 14 000 personnes ont paradé de la place Jean Jaurès (La Plaine) jusqu’à Noailles sur un thème anti-armement : « <em>moins de balles, plus de bals</em> ». Malgré des arrêtés préfectoraux pour préserver « <em>l&rsquo;ordre public</em> » les carnavalier·e·s n’ont pas caché leurs revendications politiques et sociales. Anti-guerre, anti-libéralisme, décroissance, préservation de la nature : la convergence des luttes semblait l’évidence de ce carnaval phocéen. Comme quoi, la citation de l’écologiste brésilien Chico Mendes « <em><a href="https://www.philomag.com/articles/lecologie-sans-lutte-des-classes-cest-du-jardinage">L’écologie sans lutte des classes, c’est du jardinage !</a></em> » inspire encore beaucoup.</p>
<div id="attachment_3563" style="width: 710px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3563" class=" wp-image-3563" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1030x687.jpg" alt="" width="700" height="467" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7.jpg 1999w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p id="caption-attachment-3563" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 2 © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify">À travers leur costume, nombre de carnavilier·e·s ont redoublé de créativité pour manifester leur engagement écologique. Oiseaux, insectes, mammifères mais aussi fleurs et arbres, les êtres vivants autres qu’humains étaient fortement représentés. Grenouilles, abeilles, cochons, loups, poissons et oiseaux se sont rassemblés pour célébrer la faune, en dénonçant ce qui cause son extinction.</p>
<p align="justify">Lery, 26 ans, porte sur son dos un porcelet. Il fait référence à <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ferme_des_animaux&amp;ved=2ahUKEwi5o7Om0NGTAxUIcKQEHTCjG3AQFnoECBMQAQ&amp;usg=AOvVaw19LchlYt0z7tERc9jGxvx1"><em>La ferme des animaux</em></a> de George Orwell : « <em>Ce cochon, il est fatigué ! Fatigué des positions de pouvoir dans l&rsquo;armement et les guerres. Celles qui abusent du reste de la population</em> ». Catégorique, il affirme que les politiques sociales doivent prendre en compte l’impératif écologique. « <em>L’intersection des luttes est primordiale. Nous devons tendre vers la décroissance pour trouver de l&rsquo;intérêt et du sens dans notre quotidien. On ne peut pas continuer notre train de vie, nos pratiques comme si de rien n’était.</em> »</p>
<div id="attachment_3564" style="width: 676px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3564" class=" wp-image-3564" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1030x687.jpg" alt="" width="666" height="444" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3.jpg 1999w" sizes="(max-width: 666px) 100vw, 666px" /><p id="caption-attachment-3564" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 3 © Chloé Roulet</p></div>
<p align="justify">À quelques pas, une festivalière déguisée en cétacé fait part du même sentiment, en ajoutant l&rsquo;intérêt belliqueux de nos sociétés : « <em>On trouve toujours des moyens pour bombarder, pour avoir des canons, des F-15, mais jamais pour l’éducation, les hôpitaux, ni pour préserver le Vivant.</em> » Elle tire une conclusion similaire à celle de Lery : « <em>Les ressources finies de notre planète sont sacrifiées pour une quête de croissance infinie, qui signe notre arrêt de mort.</em> » Alors que le changement climatique glisse en arrière-plan des priorités politiques, les <a href="https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-brief-eco/les-pays-membres-de-l-otan-ont-augmente-leurs-depenses-militaires-de-20-en-2025_7864754.html">dépenses militaires des 32 pays membres de l’Otan ont, quant à elles, augmenté de 20 % entre 2024 et 2025 selon le dernier rapport de l’Alliance</a>. Une actualité qui résonne pleinement avec le thème du carnaval.</p>
<div id="attachment_3565" style="width: 676px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3565" class=" wp-image-3565" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1030x687.jpg" alt="" width="666" height="444" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2.jpg 1999w" sizes="(max-width: 666px) 100vw, 666px" /><p id="caption-attachment-3565" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 4 © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>« <em>Plus de mares, moins de béton</em> » martèlent au loin deux carnavaliers. Monsieur Yucca et Monsieur Grenouille réclament plus d’espaces verts, des plantations à la place des zones industrielles dont les usines d’armement : « <em>On veut des grenouilles partout ! Il y en a marre du béton, on veut des zones humides, plus de marécages.</em> » Des revendications qui font écho à celles de Théo, fervent défenseur des abeilles, qui n’hésite pas à faire preuve d’<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropomorphisme&amp;ved=2ahUKEwjlp4rRy9GTAxVL97sIHUrFIeUQFnoECDMQAQ&amp;usg=AOvVaw0iSxz1F_QcWh_XLcvIn8IO">anthropomorphisme</a> : « <em>Les abeilles sont antimilitaristes, ce sont les reines de la nature. S’il n’y a plus d’abeilles, il n’y a plus d’espèces : elles font vivre la planète entière. Il faut les préserver.</em> »</p>
<p>À Marseille, deuxième ville de France, le décor urbanisé laisse peu de place aux amphibiens et aux apidés. Pour leur redonner la place qu’elles méritent, des initiatives locales émergent. Depuis 2023, le quartier de Montolivet dans le 12e, accueille la <a href="https://marseille1112.fr/la-maison-des-abeilles-et-de-la-biodiversite">Maison des Abeilles et de la Biodiversité</a>, un lieu dédié à la préservation de l’environnement ou « <em>120 000 abeilles ont déjà pris place sur l&rsquo;espace dédié à leur vie quotidienne</em> ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3567" style="width: 736px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3567" class=" wp-image-3567" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1030x687.jpg" alt="" width="726" height="484" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 726px) 100vw, 726px" /><p id="caption-attachment-3567" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 5 © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Côté mer, Antoine, déguisé en poisson, s’inquiète lui aussi pour ses amis marins : « <em>L’océan est pollué, à Marseille on est particulièrement touchés. On veut une mer plus saine</em> ». Un constat appuyé par une mauvaise nouvelle : <a href="https://www.franceinfo.fr/environnement/pollution/pollution-des-mers-et-des-oceans/on-y-va-a-nos-risques-et-perils-a-marseille-la-plage-de-l-huveaune-fermee-tout-l-ete-a-cause-de-la-pollution-de-l-eau_7865180.html">pour la première fois, une plage a été déclarée « <em>impropre</em> » à la baignade</a> par l’Agence régionale de santé. Cet été, la plage de l’Huveaune, dans les quartiers sud, sera donc exceptionnellement fermée à cause de la pollution.</p>
<p>Si la faune était présente en nombre, la flore n’était pas en reste. Rejoignant le cortège, les plantes et végétaux ont fait valoir leurs droits. Océane, 22 ans, en service civique, salopette de jardinière, verdure et arrosoirs à la main, en témoigne avec enthousiasme : « <em>Il faut faire germer des idées radicales de gauche</em> ».</p>
<p>Un photoreportage de Chloé Roulet et Carla Lorang, réalisé le 29 mars 2026</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3570" style="width: 688px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3570" class=" wp-image-3570" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1030x687.jpg" alt="" width="678" height="452" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 678px) 100vw, 678px" /><p id="caption-attachment-3570" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 6 © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3572" style="width: 693px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3572" class=" wp-image-3572" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1030x669.jpg" alt="" width="683" height="444" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1030x669.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-300x195.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-768x499.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1536x997.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1500x974.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-705x458.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /><p id="caption-attachment-3572" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 7 © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« On sait comment préserver le criquet de Crau »</title>
		<link>https://quivive.fr/on-sait-comment-preserver-le-criquet-de-crau</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Lesaffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 16:09:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Conservatoire d’espaces naturels PACA]]></category>
		<category><![CDATA[criquet de Crau]]></category>
		<category><![CDATA[Le Zéphyr]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rédaction de Qui Vive et celle du média Le Zéphyr, consacré à la protection du vivant, ont décidé de nouer un partenariat éditorial, en raison de nos centres d&#8217;intérêt et valeurs partagés. Régulièrement, vous retrouverez des contenus de l’un chez l’autre et vice-versa. Ce premier article, rédigé par Philippe Lesaffre, a été initialement publié [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La rédaction de Qui Vive et celle du <a href="https://www.lezephyrmag.com/">média Le Zéphyr</a>, consacré à la protection du vivant, ont décidé de nouer un partenariat éditorial, en raison de nos centres d&rsquo;intérêt et valeurs partagés. Régulièrement, vous retrouverez des contenus de l’un chez l’autre et vice-versa.</p>
<p>Ce premier article, rédigé par Philippe Lesaffre, a été initialement publié dans le <a href="https://www.lezephyrmag.com/revue/le-zephyr-n21-reintroduction-le-come-back-animal/">numéro du Zéphyr consacré aux réintroductions animales</a>, paru en mai 2025.</p>
<hr />
<hr />
<p>« <em>Il reste du travail</em> », lâche Camilla Crifò, en jetant un œil sur la steppe de la plaine de Crau. Au cœur des Coussouls, comme on dit dans cette contrée, la biologiste suit et étudie les criquets de Crau, insectes endémiques de la vaste étendue de galets et d’herbes sèches de ce territoire des Bouches-du-Rhône. Classé en danger critique d’extinction sur les Listes rouges nationales et <a href="https://uicn.fr/etat-des-lieux-listes-rouges-regionales/">régionales de l’UICN</a>, l’orthoptère n’est pas très loin de disparaître du site de la réserve naturelle nationale des Coussouls de Crau, basée à quelques encablures de la cité d’Arles.<br />
« <em>Autrefois, cette petite bête y était bien présente sur l’ensemble du territoire. Mais il ne reste aujourd’hui que trois foyers de population</em> », précise l’employée du <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://cen-paca.org/&amp;ved=2ahUKEwiD9MXRvc-TAxVPU6QEHSfSB2YQFnoECEIQAQ&amp;usg=AOvVaw0EZzPEtuQEMIIFiByaOLkK">Conservatoire d’espaces naturels Provence Alpes-Côte d’Azur (PACA)</a>, en charge depuis 2023 du projet LIFE SOS Criquet de Crau, programme de conservation de l’espèce lancé en 2021 (1).</p>
<p>Toutefois, quatre ans après, l’espoir gagne du terrain, même s’il est encore trop tôt pour crier victoire. « <em>L’un des trois foyers est en croissance, mais il convient de laisser les individus se reproduire. On ne pourra dire que dans quelques années si nos actions mises en place ont vraiment porté leurs fruits.</em> »</p>
<p><strong>Un insecte très discret</strong></p>
<p>C’est que l’animal, mesurant entre 3,5 et 4,5 cm, reste très discret. Même les spécialistes les plus aguerris ont du mal à l’apercevoir (et donc à estimer le nombre d’individus), tant il arrive à se camoufler au sol. Quand il se pose sur un caillou, par exemple, sa teinte rappelle la terre battue. Ce criquet, de surcroît, ne stridule pas, ou très peu.</p>
<p>Muni d’ailes atrophiées, Prionotropis rhodanica, espèce brachyptère, ne peut ni sauter ni s’envoler. « <em>Résultat, dit-elle, au cours de leur vie, les criquets ne se déplacent que de quelques mètres.</em> » Une absence de mobilité qui les pénalise, d’autant que « <em>leur territoire de prédilection s’est progressivement réduit de 70 % depuis le 16e siècle</em> ». Petit à petit, une grande partie de la steppe originelle – milieu unique en Europe – a été transformée en zones agricoles ou en sites industriels. « <em>Si une grande partie des habitats naturels sont abîmés ou détruits, explique Camilla Crifò, les insectes ne peuvent se disperser en vue de recoloniser de nouveaux espaces plus loin.</em> »<br />
Afin de stopper l’hécatombe et de construire un site le plus accueillant possible, le CEN-PACA travaille avec la chambre d’agriculture du département des Bouches-du-Rhône, co-gestionnaire de la réserve. Un partenariat qui semble plutôt « <em>atypique</em> », admet-elle, mais somme toute logique : « <em>Depuis l’époque romaine, il y a du pâturage sur la plaine de Crau, c’est une activité structurante de ce paysage.</em> » Une trentaine d’éleveurs et leurs bergers y font pâturer leurs troupeaux régulièrement, en majorité entre mars et juin, ce qui maintient le milieu ouvert et assure le maintien de la flore locale. « <em>La présence des bêtes, en soi,</em> glisse Camilla Crifò, <em>n’est pas une menace pour le criquet de Crau. Ils ont toujours cohabité</em>. »</p>
<p><strong>Des « <em>circuits adaptés</em> » pour le pâturage</strong></p>
<p>Pour autant, le CEN propose « <em>des adaptations des circuits de pâturage sur certains sites à l’intérieur de la réserve afin de préserver l’équilibre délicat qui existe entre les bêtes, la végétation, et la biodiversité présente sur ces sites au printemps</em> », dit-elle. Les gardes-techniciens de la réserve installent également quelques enclos temporaires pour préserver la végétation et laisser les criquets trouver de quoi se nourrir et s’abriter. D’ailleurs, le CEN aborde la question de la cohabitation lors de ses interventions régulières au centre de formation de bergers du Merle à Salon-de-Provence, par exemple. « <em>La transmission et la sensibilisation sont importantes.</em> »</p>
<p>Le territoire sur lequel les bergers évoluent est riche en biodiversité. Des oiseaux insectivores coloniaux (qui vivent en colonies) survolent également la zone, curieux et affamés. « <em>Ces dernières années, on a vu par exemple de nombreux hérons garde-bœufs suivre les ovins durant leur présence dans la réserve et s’établir sur la zone. Ces oiseaux peuvent représenter un réel danger pour les insectes orthoptères.</em> » Il s’agit là de les surveiller et d’étudier leurs comportements, et ainsi de mieux agir sur l’habitat des orthoptères.</p>
<p>Durant des suivis scientifiques sur le terrain, les équipes du CEN tentent de les retrouver, ces arthropodes. Elles les numérotent dans l’optique de les reconnaître lors des passages suivants, avant de les relâcher, bien sûr. Autant d’informations qui alimentent une base de données, visant à mieux connaître l’état de la population de ces insectes-là.</p>
<p><strong>Assurer la viabilité des populations</strong></p>
<p>Depuis 2015, à partir de quelques individus sauvages capturés, un programme d’élevage a été initié par le Conservatoire et ses partenaires, entre autres le Parc animalier de La Barben, entre Salon-de-Provence et Aix-en-Provence, et le Muséum de La Citadelle de Besançon. Ces derniers possèdent un centre d’élevage pour les insectes, à l’intérieur duquel on les laisse se reproduire au cours de l’année. Entre la fin de l’été et début avril, les membres du Conservatoire récupèrent les oothèques, soit les coques contenant les œufs. « <em>On les enterre dans leur milieu naturel à l’intérieur d’une volière, donc à l’abri des prédateurs insectivores où les oothèques restent en incubation pendant tout l’hiver, indique Camilla Crifò. Avant l’éclosion, on transfère les nouvelles pontes au sein des centres d’élevage de La Barben et de Besançon. Puis les insectes éclosent, se développent et finissent par se reproduire. Et rebelote : on cherche les oothèques et on les emmène dans l’une des volières de la réserve&#8230;</em> »</p>
<p>But de l’opération : assurer la viabilité des différentes populations de criquets sauvages dans la plaine de Crau, via la réintroduction d’individus. « On souhaite fonder des nouvelles populations qui soient à terme connectées entre elles ainsi qu’aux foyers existants ». Grâce au projet LIFE, des volières dédiées à ce projet ont même été installées au sein de la réserve.</p>
<p><strong>60 individus réintroduits</strong></p>
<p>Officiellement, l’aventure de la réintroduction a démarré en juin 2024. Ce mois-là, 60 individus ont pu être relâchés dans des zones que Camilla ne dévoilera pas. La plupart des criquets proviennent de captures d’individus sauvages. Les autres sont issus d’oothèques écloses entre mars et avril 2024 dans la volière du Parc animalier de La Barben et dans la volière de Crau.</p>
<p>Trente oothèques pondues en captivité entre juin et juillet 2024 du côté des partenaires (à La Barben et à la Citadelle de Besançon) ont en outre été déposées dans le sol de la plaine de Crau. Camilla Crifò nous précise : « <em>Après l’incubation qui a duré tout l’hiver, les criquets issus de ces oothèques ont vu le jour sur le site de réintroduction au début du printemps 2025.</em> »</p>
<p>Quand on l’a rencontrée tout début 2025, elle ne savait pas encore si le programme LIFE, prévu à partir de 2021 pour quatre ans au départ, allait pouvoir être prolongé jusqu’à fin 2026. Quoi qu’il arrive, le Conservatoire, soutenu par divers acteurs publics ou encore par la Fondation du Patrimoine, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : « <em>Le programme sera poursuivi afin d’atteindre l’objectif d’améliorer le statut de conservation du criquet de Crau, espèce endémique et emblématique de la réserve.</em> » Elle a bon espoir de sauver cette petite bête. « <em>On verra si ça fonctionne. En tout cas, on sait que c’est la démarche à suivre pour préserver l’espèce&#8230;</em> »</p>
<p>Philippe Lesaffre, mai 2025</p>
<p>(1) financé au départ pour quatre ans à 60 % par l’Union européenne, mais aussi par le ministère des Armées, de la Transition écologique, par la région et le département.</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/on-sait-comment-preserver-le-criquet-de-crau">« On sait comment préserver le criquet de Crau »</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
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		<title>Le castor : champion des zones humides</title>
		<link>https://quivive.fr/le-castor-champion-des-zones-humides</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Célia Horvath]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 10:37:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[castor]]></category>
		<category><![CDATA[solutions fondées sur la nature]]></category>
		<category><![CDATA[zones humides]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>FNE PACA et les solutions fondées sur la nature Depuis début 2026, France Nature Environnement PACA organise des sorties de terrain pour faire découvrir des “solutions fondées sur la nature”, appliquées à la restauration des zones humides. L’idée est simple : s’allier avec la nature pour lutter contre le réchauffement climatique. Ces sorties, appelées les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>FNE PACA et les solutions fondées sur la nature</strong></p>
<p>Depuis début 2026, France Nature Environnement PACA organise des sorties de terrain pour faire découvrir des “<a href="https://uicn.fr/ecosystemes/solutions-fondees-sur-la-nature/"><em>solutions fondées sur la nature</em></a>”, appliquées à la restauration des zones humides. L’idée est simple : s’allier avec la nature pour lutter contre le réchauffement climatique.</p>
<p>Ces sorties, appelées les “solutions qui coulent de source”, sont organisées par Mattia Trabucchi, chargé de mission Eau et Mer au sein de l’association. Elles permettent d’aller à la rencontre des acteurs locaux (agriculteurs, collectivités, communes, entreprises, etc.) afin de comprendre concrètement comment sont menés les projets de restauration écologique.</p>
<p>FNE PACA a par ailleurs sorti une web série appelée “<a href="https://fnepaca.fr/dossiers/webserie-ca-coule-de-source-une-utilisation-responsable-de-l-eau-pour-nos-milieux">Ça coule de source ?!</a>” consacrée aux utilisations responsables de l’eau. L’objectif est de montrer les bénéfices de ces approches pour la biodiversité, mais également pour les sociétés humaines, longtemps restées dans une logique d’exploitation des milieux naturels.</p>
<p>La sortie était animée par Anne-Laure Barthélémy, Animatrice Zones humides Région et Alpes du Sud du <a href="https://reseau-cen.org/annuaire/conservatoire-despaces-naturels-provence-alpes-cote-azur/">Conservatoire d’espaces naturels PACA</a>, une association régionale de protection de la nature. La rivière de l’Encrême constitue un site d’observation privilégié, notamment en raison de la présence du castor, dont l’activité contribue naturellement à la restauration du cours d’eau.</p>
<div id="attachment_3523" style="width: 703px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3523" class="wp-image-3523" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/MattiaTrabucchi-et-Anne-Laure-Barthelemy-animant-la-sortie-©-Celia-Horvath-1030x580.jpg" alt="" width="693" height="390" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/MattiaTrabucchi-et-Anne-Laure-Barthelemy-animant-la-sortie-©-Celia-Horvath-1030x580.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/MattiaTrabucchi-et-Anne-Laure-Barthelemy-animant-la-sortie-©-Celia-Horvath-300x169.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/MattiaTrabucchi-et-Anne-Laure-Barthelemy-animant-la-sortie-©-Celia-Horvath-768x432.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/MattiaTrabucchi-et-Anne-Laure-Barthelemy-animant-la-sortie-©-Celia-Horvath-1536x865.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/MattiaTrabucchi-et-Anne-Laure-Barthelemy-animant-la-sortie-©-Celia-Horvath-1500x845.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/MattiaTrabucchi-et-Anne-Laure-Barthelemy-animant-la-sortie-©-Celia-Horvath-705x397.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/MattiaTrabucchi-et-Anne-Laure-Barthelemy-animant-la-sortie-©-Celia-Horvath.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 693px) 100vw, 693px" /><p id="caption-attachment-3523" class="wp-caption-text">Mattia Trabucchi et Anne-Laure Barthélémy animant la sortie © Célia Horvath</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pourquoi préserver les zones humides ?</strong></p>
<p>D’après le Site des statistiques publiques de l&rsquo;énergie, des transports, du logement et de l’environnement (SDES), <a href="https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-zones-humides-en-france-synthese-des-connaissances-en-2023">entre les années 1960 et 1990, environ la moitié des zones humides ont disparu en France</a>, en grande partie à cause des politiques d’assainissement. À l’époque, ces milieux étaient considérés comme insalubres et sources de maladies, et l’objectif était de drainer les marais pour les rendre exploitables. Avec l’artificialisation des terres, la construction de routes, cette disparition s&rsquo;est amplifiée depuis, pour <a href="https://ofb.gouv.fr/actions-citoyennes/proteger-les-zones-humides">atteindre les deux tiers</a>.</p>
<p>La rivière de l’Encrême illustre bien ces transformations. On dit qu’elle a été “domptée” par les humains, autant pour l’agriculture que pour l’urbanisme. Dans les années 1960, le cours d’eau a été rectifié et profondément modifié pour en contrôler le débit.</p>
<p>Résultat : la rivière s’est progressivement enfoncée dans son lit, ses berges se sont élevées et elle se retrouve désormais à sec 2 à 3 mois par an. Ce phénomène empêche la recharge de la nappe phréatique et assèche les prairies alentour.</p>
<p>Pourtant, ces zones humides ont un rôle essentiel. Elles permettent d’avoir de l’eau en quantité, car elles rechargent les cours d’eau, mais aussi de l’eau de qualité, car elles filtrent et dépolluent. Elles sont, également, bénéfiques pour l’activité socio-économique des agriculteurs de la région qui dépendent de l’humidité des prairies pour faire de la fauche ou du pâturage.</p>
<p>Dans ce contexte, sur les rives de l’Encrême, contrairement à d’autres endroits, le castor est donc bien accueilli.</p>
<div id="attachment_3526" style="width: 720px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3526" class=" wp-image-3526" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Berge-de-moins-en-moins-enfoncee-grace-aux-barrages-du-castor-tout-au-long-du-cours-deau-©-Celia-Horvath--1030x580.jpg" alt="" width="710" height="400" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Berge-de-moins-en-moins-enfoncee-grace-aux-barrages-du-castor-tout-au-long-du-cours-deau-©-Celia-Horvath--1030x580.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Berge-de-moins-en-moins-enfoncee-grace-aux-barrages-du-castor-tout-au-long-du-cours-deau-©-Celia-Horvath--300x169.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Berge-de-moins-en-moins-enfoncee-grace-aux-barrages-du-castor-tout-au-long-du-cours-deau-©-Celia-Horvath--768x432.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Berge-de-moins-en-moins-enfoncee-grace-aux-barrages-du-castor-tout-au-long-du-cours-deau-©-Celia-Horvath--1536x865.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Berge-de-moins-en-moins-enfoncee-grace-aux-barrages-du-castor-tout-au-long-du-cours-deau-©-Celia-Horvath--1500x845.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Berge-de-moins-en-moins-enfoncee-grace-aux-barrages-du-castor-tout-au-long-du-cours-deau-©-Celia-Horvath--705x397.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Berge-de-moins-en-moins-enfoncee-grace-aux-barrages-du-castor-tout-au-long-du-cours-deau-©-Celia-Horvath-.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 710px) 100vw, 710px" /><p id="caption-attachment-3526" class="wp-caption-text">Berge de moins en moins enfoncée, grâce aux barrages du castor tout au long du cours d’eau © Célia Horvath</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quel est le rôle du castor ?</strong></p>
<p>Le castor est un <a href="https://www.foretprimaire-francishalle.org/s-informer/le-castor-amenageur-dentelliere/">“architecte bâtisseur” de nos rivières</a>. Il transforme profondément son environnement et permet à nos rivières de respirer à nouveau.</p>
<p>Au niveau de l’Encrême, il s&rsquo;est installé et a consolidé son embâcle (tas de bois mort) sur une hauteur de 2,5 mètres, permettant de remonter le cours d’eau à la hauteur de la berge. Il permet d’éviter l’effet drainant, de ralentir l’écoulement (évitant les inondations), et donc d’apporter plus de diversité de milieux. Une énorme richesse pour les animaux : ces zones calmes deviennent rapidement des refuges pour eux ; ils viennent y boire, se nourrir ou chasser. En modifiant la dynamique de l’eau, le castor agit ainsi comme un véritable ingénieur des écosystèmes.</p>
<div id="attachment_3525" style="width: 726px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3525" class=" wp-image-3525" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Ebauche-de-barrage-©-Celia-Horvath-1030x580.jpg" alt="" width="716" height="403" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Ebauche-de-barrage-©-Celia-Horvath-1030x580.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Ebauche-de-barrage-©-Celia-Horvath-300x169.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Ebauche-de-barrage-©-Celia-Horvath-768x432.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Ebauche-de-barrage-©-Celia-Horvath-1536x865.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Ebauche-de-barrage-©-Celia-Horvath-1500x845.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Ebauche-de-barrage-©-Celia-Horvath-705x397.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Ebauche-de-barrage-©-Celia-Horvath.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 716px) 100vw, 716px" /><p id="caption-attachment-3525" class="wp-caption-text">Ebauche de barrage © Célia Horvath</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une solution naturelle et peu coûteuse</strong></p>
<p>En général, la restauration hydromorphologique d’un cours d’eau par des moyens techniques est très coûteuse. Le castor, lui, accomplit ce travail gratuitement et de manière continue.</p>
<p>Son activité est aujourd’hui considérée comme une solution fondée sur la nature. L&rsquo;idée est de s’inspirer de ses constructions pour reproduire artificiellement des barrages ou des embâcles, afin de restaurer plus rapidement les milieux dégradés.</p>
<p>Selon Anne-Laure Barthélémy, l’idée serait aussi de former la population à ces pratiques : « <em>cela permettrait à un territoire de se réapproprier l’eau et son lien au vivant</em> ».</p>
<div id="attachment_3524" style="width: 314px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3524" class="wp-image-3524" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Arbre-casse-par-le-castor-sur-lequel-il-recupere-les-branches-©-Celia-Horvath-580x1030.jpg" alt="" width="304" height="540" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Arbre-casse-par-le-castor-sur-lequel-il-recupere-les-branches-©-Celia-Horvath-580x1030.jpg 580w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Arbre-casse-par-le-castor-sur-lequel-il-recupere-les-branches-©-Celia-Horvath-169x300.jpg 169w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Arbre-casse-par-le-castor-sur-lequel-il-recupere-les-branches-©-Celia-Horvath-768x1365.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Arbre-casse-par-le-castor-sur-lequel-il-recupere-les-branches-©-Celia-Horvath-397x705.jpg 397w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Arbre-casse-par-le-castor-sur-lequel-il-recupere-les-branches-©-Celia-Horvath.jpg 844w" sizes="auto, (max-width: 304px) 100vw, 304px" /><p id="caption-attachment-3524" class="wp-caption-text">Arbre cassé par le castor, sur lequel il récupère les branches © Célia Horvath</p></div>
<p><strong>Comment vivent les castors ?</strong></p>
<p>Très mauvais marcheurs, en raison de leur corps massif et de leurs pattes courtes, les castors sont en revanche parfaitement adaptés à la vie aquatique. Pour sécuriser leurs déplacements et accéder à leur nourriture, ils construisent donc des barrages.</p>
<p>Pour bâtir leurs ouvrages, ils rongent les arbres et les font tomber. Ils peuvent alors récupérer le matériel qui leur est nécessaire : les branches.</p>
<p>Anne-Laure Barthélémy explique que « <em>leur choix n’est pas aléatoire, ils vont construire à l&rsquo;endroit le plus stratégique pour eux. Ils ont une bonne lecture de l’eau et de la nature, leur permettant de savoir où l&rsquo;eau afflue le plus</em> ».</p>
<p>Lors de notre visite, le barrage principal avait été emporté par une crue récente, mais les castors l’avaient construit à la confluence de 3 ravins, récupérant toute l’eau possible. Ce type d’événement fait partie du cycle naturel, le castor reconstruit généralement son ouvrage en quelques semaines.</p>
<p>Les castors vivent en unités familiales, formées d’un couple et de ses petits. Pour marquer leur territoire, ils utilisent une substance odorante appelée “<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Castor%C3%A9um">castoréum</a>”, déposée à la surface de l’eau ou sur les berges.</p>
<p>Grâce aux mesures de protection dont ils bénéficient, <a href="https://www.franceinfo.fr/environnement/biodiversite/biodiversite-les-castors-sont-desormais-25-000-en-france_6951626.html">leurs populations sont aujourd’hui en expansion en France</a>, à l’inverse de nombreuses autres espèces liées aux milieux aquatiques.</p>
<div id="attachment_3527" style="width: 623px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3527" class="wp-image-3527" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Le-castor-a-commence-a-ronger-dautres-arbres-pour-les-faire-tomber-et-re´cuperer-le-materiel-pour-reconstruire-le-barrage-principal-©-Celia-Horvath-1030x612.jpg" alt="" width="613" height="364" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Le-castor-a-commence-a-ronger-dautres-arbres-pour-les-faire-tomber-et-re´cuperer-le-materiel-pour-reconstruire-le-barrage-principal-©-Celia-Horvath-1030x612.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Le-castor-a-commence-a-ronger-dautres-arbres-pour-les-faire-tomber-et-re´cuperer-le-materiel-pour-reconstruire-le-barrage-principal-©-Celia-Horvath-300x178.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Le-castor-a-commence-a-ronger-dautres-arbres-pour-les-faire-tomber-et-re´cuperer-le-materiel-pour-reconstruire-le-barrage-principal-©-Celia-Horvath-768x456.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Le-castor-a-commence-a-ronger-dautres-arbres-pour-les-faire-tomber-et-re´cuperer-le-materiel-pour-reconstruire-le-barrage-principal-©-Celia-Horvath-1536x912.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Le-castor-a-commence-a-ronger-dautres-arbres-pour-les-faire-tomber-et-re´cuperer-le-materiel-pour-reconstruire-le-barrage-principal-©-Celia-Horvath-1500x891.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Le-castor-a-commence-a-ronger-dautres-arbres-pour-les-faire-tomber-et-re´cuperer-le-materiel-pour-reconstruire-le-barrage-principal-©-Celia-Horvath-705x419.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Le-castor-a-commence-a-ronger-dautres-arbres-pour-les-faire-tomber-et-re´cuperer-le-materiel-pour-reconstruire-le-barrage-principal-©-Celia-Horvath.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 613px) 100vw, 613px" /><p id="caption-attachment-3527" class="wp-caption-text">Le castor a commencé à ronger d’autres arbres pour les faire tomber et récupérer le matériel pour reconstruire le barrage principal © Célia Horvath</p></div>
<p><strong>Un allié face à la crise écologique</strong></p>
<p>Longtemps chassé et considéré comme un nuisible, le castor apparaît aujourd’hui comme un allié précieux face aux défis environnementaux. En restaurant naturellement les zones humides et en régulant les cours d’eau, il nous montre que certaines des solutions les plus efficaces face au changement climatique existent déjà dans le monde vivant.</p>
<p>Observer son travail sur le terrain, rappelle que protéger la biodiversité ne consiste pas seulement à préserver des espèces, mais aussi à reconnaître leur rôle essentiel dans l’équilibre des écosystèmes. S’inspirer du castor, ou simplement le laisser agir, pourrait bien faire partie des solutions les plus durables.</p>
<p>Célia Horvath, le 27 mars 2026</p>
<div id="attachment_3528" style="width: 409px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3528" class="wp-image-3528" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Mattia-Trabucchi-et-Anne-Laure-Barthelemy-animant-la-sortie-©-Celia-horvath-580x1030.jpg" alt="" width="399" height="708" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Mattia-Trabucchi-et-Anne-Laure-Barthelemy-animant-la-sortie-©-Celia-horvath-580x1030.jpg 580w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Mattia-Trabucchi-et-Anne-Laure-Barthelemy-animant-la-sortie-©-Celia-horvath-169x300.jpg 169w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Mattia-Trabucchi-et-Anne-Laure-Barthelemy-animant-la-sortie-©-Celia-horvath-768x1365.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Mattia-Trabucchi-et-Anne-Laure-Barthelemy-animant-la-sortie-©-Celia-horvath-397x705.jpg 397w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Mattia-Trabucchi-et-Anne-Laure-Barthelemy-animant-la-sortie-©-Celia-horvath.jpg 844w" sizes="auto, (max-width: 399px) 100vw, 399px" /><p id="caption-attachment-3528" class="wp-caption-text">Mattia Trabucchi et Anne-Laure Barthélémy animant la sortie © Célia Horvath</p></div>
<hr />
<div class="encadre"></p>
<p><strong>Que faire en tant que citoyen pour participer à la protection des zones humides ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Agir localement</span> :</p>
<p>&#8211; Participer à des opérations de nettoyage des zones humides proches de chez vous<br />
&#8211; Soutenir ou rejoindre des associations, comme FNE, qui œuvrent pour la conservation des zones humides<br />
&#8211; Éviter de dégrader ces milieux : ne pas piétiner la végétation fragile, ne pas jeter de déchets, respecter les sentiers balisés, ne pas construire des barrages soi-même</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Réduire son impact environnemental</span> :</p>
<p>&#8211; Limiter l’usage des pesticides et engrais dans votre jardin, ou mieux, adopter le jardinage écologique (compost, plantes locales, paillage)<br />
&#8211; Réduire sa consommation d’eau pour éviter le prélèvement excessif dans les nappes phréatiques qui alimentent les zones humides<br />
&#8211; Favoriser les produits locaux et sans traitements chimiques pour limiter la pollution de l&rsquo;eau</p>
<p>Nicolas Delcros, le 27 mars 2026</p>
<p></div>
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		<title>Samia Bendaif et ses jardins nourriciers au cœur des quartiers Nord</title>
		<link>https://quivive.fr/samia-bendaif-et-ses-jardins-nourriciers-au-coeur-des-quartiers-nord</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 12:30:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[autosuffisance alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[jardins]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Samia Bendaif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rien n’empêche Samia Bendaif de cultiver son « coin de paradis » situé au Parc Font Obscure, pas même le mauvais temps, ni les nuisances des voitures. Collé à la rocade et au centre commercial Le Merlan, ce lambeau de terre caché, d’environ 600m2, avec une trentaine de parcelles, sert de potagers nourriciers pour les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Rien n’empêche Samia Bendaif de cultiver son « <em>coin de paradis</em> » situé au Parc Font Obscure, pas même le mauvais temps, ni les nuisances des voitures. Collé à la rocade et au centre commercial Le Merlan, ce lambeau de terre caché, d’environ 600m2, avec une trentaine de parcelles, sert de potagers nourriciers pour les habitants des alentours, dont ceux des cités Flamands, Oliviers et Saint-Paul. Chaque parcelle est assignée à une personne du quartier, qui devient jardinière et adhérente de l’association. Chaque jour, même les week-ends, cette ancienne puéricultrice entretient corps et âme son projet : « <em>Pour moi les plantes c’est comme les enfants. Tous les jours, tu te lèves pour t’en occuper</em> ». Petit clin d&rsquo;œil à son ancien métier, « <em>il faut les éduquer, les nourrir et surtout être à l&rsquo;écoute</em> ».</p>
<p align="justify"><strong>Au jardin jusqu’au coucher de soleil</strong></p>
<p align="justify">Dès 8h30, Samia met la main à la terre. Après avoir désherbé, retourné la terre, planté et arrosé, place à la récolte : « <em>Actuellement c’est la saison des fèves, petits pois, oignons mais aussi de l’ail et de la coriandre</em> », explique-t-elle. Ici, interdiction d’utiliser des engrais et pesticides, les mots d’ordre sont « <em>écologie</em> » et « <em>anti-gaspi</em> ». Elle confie en rigolant avoir déjà « <em>galéré</em> » avec des orties et des filets, pour sauver des choux rongés par les chenilles. Avec les récoltes du jardin, Samia fait des confitures, tisanes, herbes de Provence, conserves mais aussi des cosmétiques tels que du macérat. « <em>Tu peux tout utiliser et ré-utiliser.</em> » Les produits sont ensuite distribués aux habitants lors des fêtes du quartier. Dernier arrosage et fermeture du jardin, Samia finit sa journée vers 18h. « <em>Quand je vois le soleil se coucher, je pars.</em> »</p>
<div id="attachment_3424" style="width: 694px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3424" class=" wp-image-3424" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-1030x694.jpg" alt="" width="684" height="461" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-1030x694.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-300x202.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-768x517.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-1536x1034.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-1500x1010.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-705x475.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px" /><p id="caption-attachment-3424" class="wp-caption-text">Les parcelles cultivables du jardin © Chloé Roulet</p></div>
<p>Samia a toujours été passionnée par les plantes. Simple amatrice, elle explique avoir surtout « <em>appris avec le temps</em> » à s’occuper de ces petits êtres vivants. Pourtant le <em>care</em> [ soin, en anglais, ndlr ], c’est toute sa vie. Née en Algérie, Samia était sage-femme à Skidid, sa ville natale. En 2008, elle traverse la Méditerranée et déménage dans la cité phocéenne « <em>par amour</em> ». Elle y retrouve Yazid, enfant fidèle de Marseille, plus précisément, du 14e arrondissement. « <em>Yazid n’a jamais voulu quitter sa ville, il s’est même fait tatouer le code postal, 13</em> » lance-t-elle en souriant. Elle passe son diplôme d&rsquo;auxiliaire puéricultrice et consacre son travail aux soins médicaux des jeunes enfants. En 2018, elle arrête toute activité professionnelle après deux cancers successifs. Lors du confinement, Samia et Yazid cherchent un peu de réconfort dans la terre : « <em>Heureusement que j’ai trouvé le jardinage. C’était ma thérapie pendant ma maladie</em> ».</p>
<p><strong><br />
Le projet d’une vie : celle du couple Bendaif</strong></p>
<p>En emménageant à la cité SNCF, le couple se lance dans cette grande aventure : créer des jardins nourriciers et devenir autosuffisants. Pari réussi ! En 2016, le terrain au pied de leur tour est assez fructueux pour remplir totalement le frigo. Petit à petit, ils partagent leur savoir-faire, d’abord avec leurs voisins puis aux habitants du quartier. Soutenus par la Maison des Familles et des Associations, les Bendaif créent un premier jardin collectif, toujours à la cité SNCF. En 2021, ils fondent l’association Terre d’Entraide et de Partage. Dans la foulée, la mairie du 13e et 14e met à disposition un terrain délaissé au Font Obscure. Tout est à créer : parcelles, serres, couloirs, plantations. Avec persévérance, le jardin prend forme. En 2025, Yazid succombe à la suite de problèmes de santé. Malgré sa disparition brutale, il était hors de question d’abandonner le projet. « <em>C’était impensable pour moi de laisser tomber le jardin, mon mari y a mis son temps et sa santé</em> » confie Samia, les larmes aux yeux. L’association grandissante compte à présent 20 bénévoles ponctuels et est soutenue par la mairie centrale de Marseille.</p>
<div id="attachment_3425" style="width: 747px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3425" class=" wp-image-3425" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-1030x686.jpg" alt="" width="737" height="491" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-1030x686.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 737px) 100vw, 737px" /><p id="caption-attachment-3425" class="wp-caption-text">Pot de plantes peint par les enfants du quartier © Chloé Roulet</p></div>
<p>Smiley, fleur, fruit et légume, de nombreuses peintures colorées décorent les couloirs du jardin des Merlans. Preuves que de jeunes visiteurs sont passés par là. « <em>Les enfants, c’est la relève, c’est le futur</em> » affirme Samia. Depuis la création de l’association, elle organise avec l’école maternelle des Flamands, mais aussi avec les associations Fouque et Vivre l’Autisme, des ateliers de sensibilisation pour le jeune public. Elle met un point d’honneur à partager son savoir-faire. « <em>Il faut leur passer le relai et leur dire : prenez soin de notre planète.</em> » Étonnée, elle raconte que les enfants la reconnaissent dans la rue, même des années après. « <em>Quand je croise les petits, ils me disent</em> “Tata Samia c’est quand le prochain atelier ?” ». Selon les saisons, les élèves apprennent à jardiner mais aussi à cuisiner avec les produits récoltés. « <em>La dernière fois on a fait du pain aux herbes de Provence.</em> » De quoi ravir petits et grands.</p>
<p><strong>Des jardins collectifs et accessibles</strong></p>
<p>Pour accueillir le plus de monde possible, le potager est totalement aménagé pour les personnes en mobilité réduite. Régulièrement, Samia passe au crible les parcelles et vérifie si elles respectent bien le règlement. « <em>Pas de plantations près des bordures et les couloirs doivent être dégagés.</em> » Elle-même considérée comme invalide, elle veut que son potager soit accessible à 100 %. Personne ne doit se sentir exclu. Surtout concernant l’injustice environnementale, a fortiori à Marseille avec son manque criant d’espaces verts. « <em>Je veux rendre le monde autour de moi plus vert et ça commence par là ou j’habite, dans les quartiers Nord.</em> » Cette marseillaise de cœur n’en démord pas. Elle vient tout juste d’inaugurer un nouveau jardin à côté du centre Saint Jean de Dieu. Son téléphone bipe ; « <em>attends, c’est une voisine, elle demande s’il reste une parcelle de libre</em> » lance-t-elle en décrochant. Décidément, Samia n&rsquo;arrête jamais.</p>
<p>Chloé Roulet, le 6 mars 2026</p>
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		<title>Prioriser les animaux</title>
		<link>https://quivive.fr/prioriser-les-animaux</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 09:49:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le film documentaire de l&#8217;anthropologue Éliane de Latour, Animus Femina, récemment sorti au cinéma, une vétérinaire crève l&#8217;écran. Marie-Pierre Puech, dans son Hôpital de la faune sauvage situé à Ganges (Goupil Connexion, Hérault), soigne les bêtes à poils et à plumes blessés ou empoisonnés par l&#8217;activité humaine. De ses gestes précis, elle remet délicatement [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Dans le film documentaire de l&rsquo;anthropologue Éliane de Latour, <a href="https://elianedelatour.com/2024/05/15/animus-femina/"><em>Animus Femina</em></a>, récemment sorti au cinéma, une vétérinaire crève l&rsquo;écran. Marie-Pierre Puech, dans son Hôpital de la faune sauvage situé à Ganges (<a href="https://goupilconnexion.org/Qui-sommes-nous-449">Goupil Connexion</a>, Hérault), soigne les bêtes à poils et à plumes blessés ou empoisonnés par l&rsquo;activité humaine. De ses gestes précis, elle remet délicatement en place l&rsquo;aile déboîtée d&rsquo;un minuscule oiseau, autopsie un renard percuté par une voiture pour montrer l&rsquo;hémorragie interne qui a provoqué sa mort, évalue la santé d&rsquo;un rapace avant réintroduction dans la nature. Son énergie, son savoir et son dévouement, son goût de les transmettre à la jeunesse, alors qu&rsquo;elle a nettement passé l&rsquo;âge de la retraite, forcent l&rsquo;admiration.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Colonisation humaine</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Car la biodiversité s&rsquo;effondre. Nos ciels, nos sols, nos mers, nos rivières, nos forêts se vident. Enfin, « nos »&#8230; Plutôt « leurs » habitats, à tous les animaux qui peuplent la planète et permettent, en synergie avec les végétaux, qu&rsquo;il y fasse bon vivre. Le possessif ne devrait plus être de mise, car si l&rsquo;espèce humaine pâtit elle aussi de l&rsquo;effondrement dramatique de la biodiversité, elle en est entièrement responsable et devrait rétablir un équilibre.</p>
<p align="JUSTIFY">Les scientifiques parlent de <a href="https://www.nationalgeographic.fr/environnement/la-sixieme-extinction-massive-a-deja-commence">6</a><a href="https://www.nationalgeographic.fr/environnement/la-sixieme-extinction-massive-a-deja-commence">e</a><a href="https://www.nationalgeographic.fr/environnement/la-sixieme-extinction-massive-a-deja-commence"> extinction de masse</a> : la vie sur notre vieille Terre a été abîmée déjà cinq fois pour cause de glaciation, réveil de volcans, météorite&#8230; Le nombre d&rsquo;espèces animales et végétales s&rsquo;est alors réduit considérablement ; mais jamais aussi vite ni aussi fort qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, sous l&rsquo;effet conjugué de notre extractivisme, de nos pollutions, de l&rsquo;artificialisation des sols. Les modes de vie contemporains ne laissent plus assez de place au monde sauvage. La biomasse des mammifères est dans une <a href="https://planet-vie.ens.fr/thematiques/ecologie/la-biomasse-des-mammiferes-est-a-une-ecrasante-majorite-composee-des-humains">écrasante proportion composée d&rsquo;humains et de leurs animaux domestiques</a>.</p>
<div id="attachment_3401" style="width: 476px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3401" class=" wp-image-3401" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Repartition-de-la-biomasse-des-mammiferes-Milo-Lab-Institut-Weizmann-licence-MIT-605x1030.png" alt="" width="466" height="793" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Repartition-de-la-biomasse-des-mammiferes-Milo-Lab-Institut-Weizmann-licence-MIT-605x1030.png 605w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Repartition-de-la-biomasse-des-mammiferes-Milo-Lab-Institut-Weizmann-licence-MIT-176x300.png 176w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Repartition-de-la-biomasse-des-mammiferes-Milo-Lab-Institut-Weizmann-licence-MIT-414x705.png 414w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Repartition-de-la-biomasse-des-mammiferes-Milo-Lab-Institut-Weizmann-licence-MIT.png 760w" sizes="auto, (max-width: 466px) 100vw, 466px" /><p id="caption-attachment-3401" class="wp-caption-text">Répartition de la biomasse des mammifères &#8211; Milo Lab Institut Weizmann &#8211; licence MIT</p></div>
<p align="JUSTIFY"><strong>Pas assez de structures</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Aussi les personnes qui, comme Marie-Pierre Puech, consacrent leur vie à soigner les animaux sauvages, lesquels continuent à trouver leur chemin dans les interstices qu&rsquo;on leur laisse, afin de se nourrir et se reproduire, sont en première ligne d&rsquo;un combat homérique pour défendre le vivant. Préserver la nature partout où c&rsquo;est possible devrait être une priorité. C&rsquo;est, à leur échelle, ce que pratiquent au quotidien les Centres de soin de la faune sauvage, où les animaux malades ou blessés sont pris en charge avec efficacité, avant d&rsquo;être relâchés. Ils sont, malheureusement, trop peu nombreux sur le territoire français, et travaillent dans un contexte économique souvent précaire, faute d&rsquo;un soutien des pouvoirs publics à la hauteur des enjeux. En 2019, <a href="https://paca.lpo.fr/soins-animaux">celui de Buoux</a> (Vaucluse), principale structure d&rsquo;accueil de la Région Paca, a dû fermer ses portes avant d&rsquo;être sauvé in extremis par une forte mobilisation citoyenne. En 2025, le centre de soins de la <a href="https://herault.lpo.fr/centre-de-sauvegarde/">LPO 34 à Villeveyrac a fermé</a> en plein été, période d&rsquo;intense activité, et les animaux ont dû être réorientés vers Goupil Connexion, qui a fait au mieux pour les accueillir.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Pourquoi les centres de soin sont-ils débordés ?</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Quelque part, c&rsquo;est un bon signe : les personnes prêtes à prendre 5 minutes de leur temps pour prévenir un centre qu&rsquo;ils ont vu un animal en détresse ne manquent pas. Mais si les structures sont débordées, c&rsquo;est surtout parce que les milieux naturels sont abîmés par l&rsquo;activité humaine. <a href="https://reporterre.net/Mort-des-insectes-animaux-malades-les-pesticides-ravagent-le-vivant">Empoisonnés aux pesticides</a>, <a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/questions-d-environnement/20250806-pourquoi-le-plastique-est-dramatique-pour-les-animaux">gorgés de plastique</a>, les animaux voient leurs habitats fragmentés par les constructions, les transports, l&rsquo;industrie et l&rsquo;agriculture. Nombre d&rsquo;espèces sont aussi volontairement visées. Rappelons un chiffre affolant : <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/02/02/rehabiliter-le-renard-des-associations-se-mobilisent-pour-sortir-l-animal-de-la-liste-des-nuisibles_6665103_3244.html">entre 400 000 et 1 million de renards seraient tués chaque année, majoritairement par la chasse</a>. Nous en écrasons aussi beaucoup : qui n&rsquo;a pas vu le triste spectacle des cadavres de hérissons, crapauds ou écureuils, le long des routes de France ?</p>
<p align="JUSTIFY">Notre responsabilité ne s&rsquo;arrête pas là : si les centres de soin sont débordés, c&rsquo;est aussi en raison du changement climatique, d&rsquo;origine anthropique. Sécheresses, tempêtes, inondations de plus en plus fréquentes et brutales&#8230; <a href="https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/morbihan/lorient/tempetes-inondations-les-animaux-sauvages-en-detresse-affluent-dans-les-centres-de-soins-3304233.html">les oiseaux marins mais également les animaux sauvages terrestres en sont les premières victimes.</a></p>
<p align="JUSTIFY">Le constat est là, il faut donc se retrousser les manches, car la situation n&rsquo;est pas inéluctable. Dès que la <a href="https://www.mnhn.fr/fr/qu-est-ce-que-le-reensauvagement">pression anthropique se relâche sur les milieux, la vie revient</a>, et chacun peut y contribuer.</p>
<hr />
<p align="JUSTIFY"><b>Tant qu&rsquo;il y a de la vie, il y a de l&rsquo;espoir ! Je veux aider, que faire ?</b></p>
<ul>
<li><u>J&rsquo;ai du temps</u> :</li>
</ul>
<p align="JUSTIFY">Vive le bénévolat ! S&rsquo;initier aux premiers soins, mettre son véhicule à disposition pour aller chercher les animaux en détresse signalés dans un périmètre de plusieurs kilomètres autour de son domicile, tenir une permanence téléphonique pour répondre aux signalements, proposer ses compétences en comptabilité, démarches administratives, communication&#8230; Il est souvent possible de se rendre utile tout en apprenant énormément sur le monde sauvage.</p>
<p align="JUSTIFY">Sur ces sites, sont référencés les différents centres de soin auxquels proposer ses services :</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="https://www.reseau-soins-faune-sauvage.com/faune-sauvage-en-detresse/jai-trouve-un-animal-en-detresse/trouver-un-centre-pres-de-chez-moi/">Réseau des centres de soins de la faune sauvage en France</a></p>
<p align="JUSTIFY"><a href="https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?mid=1h5CzK7t8NDExuHVIb8UU-SSvNe8cgKk&amp;ll=47.88658866081089,-2.878614472601211&amp;z=11">Cartographie en ligne</a></p>
<p align="JUSTIFY"><a href="https://www.lpo.fr/la-lpo-en-actions/agir-pour-la-faune-en-detresse/centres-de-soins">LPO : sept centres de sauvegarde pour la faune sauvage en France métropolitaine</a></p>
<p align="JUSTIFY">Sur la plateforme <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.jeveuxaider.gouv.fr/">jeveuxaider.gouv</a>, très pratique, les associations comme <a href="https://www.jeveuxaider.gouv.fr/missions-benevolat?structure.name=GOUPIL+CONNEXION&amp;type=Mission+à+distance">Goupil Connexion publient les offres correspondant à leurs besoins prioritaires</a>.</p>
<ul>
<li><u>Je n&rsquo;ai pas de temps mais j&rsquo;ai (un peu&#8230;) d&rsquo;argent</u> :</li>
</ul>
<p align="JUSTIFY">Repérer les centres de soin de ma région ou d&rsquo;ailleurs et faire un don. Favoriser le virement mensuel sans limite de temps est le plus efficace (comme pour le soutien aux médias indépendants ;-)</p>
<p align="JUSTIFY">Tous les montants, même très petits, comptent, pour assurer une trésorerie stable aux structures. Cela leur permet de faire face aux vents mauvais de la politique, aux baisses de subvention, et renforce leur capacité d&rsquo;agir sur le terrain.</p>
<ul>
<li><u>J&rsquo;ai de l&rsquo;enthousiasme</u> :</li>
</ul>
<p align="JUSTIFY">Avec les réseaux sociaux, tout le monde peut désormais avoir de l&rsquo;influence. S&rsquo;informer dans les médias et relayer les informations sur la faune sauvage amplifie leur résonance. S&rsquo;abonner aux newsletters spécialisées sur la biodiversité, aux bulletins des structures de soin, les faire circuler, idem. Signer des pétitions, comme <a href="https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-4583?locale=fr">celle-ci, sur la plateforme de l&rsquo;Assemblée nationale, qui demande à stopper le massacre des renards</a>, en les retirant de la liste des « <em>espèces susceptibles d’occasionner des dégâts</em> » (ESOD). Elle approche les 40 000 signataires, c&rsquo;est déjà ça.</p>
<p align="JUSTIFY">Ou simplement en parler autour de soi, comme avant le numérique !</p>
<ul>
<li><u>J&rsquo;aime bien faire avancer les choses collectivement</u> :</li>
</ul>
<p align="JUSTIFY">C&rsquo;est toujours plus efficace quand on met son énergie en réseau ! Les initiatives ne manquent pas un peu partout en France, on peut s&rsquo;en inspirer et inventer de nouvelles formes. En Normandie, par exemple, l&rsquo;appli participative <a href="https://www.fauneroute.fr/">Faune Route</a> permet de recenser les endroits dangereux, en localisant les espèces victimes de la route. Plus les données sont nombreuses et précises, plus cela permet aux collectifs de défense de la nature de peser auprès des collectivités pour qu&rsquo;elles mettent en place des aménagements leur permettant de circuler sans risque. Des <a href="https://france3-regions.franceinfo.fr/normandie/calvados/caen/preservation-de-la-faune-sauvage-un-site-web-participatif-pour-recenser-les-axes-routiers-mortels-3148373.html">banquettes à loutre, ou </a><a href="https://france3-regions.franceinfo.fr/normandie/calvados/caen/preservation-de-la-faune-sauvage-un-site-web-participatif-pour-recenser-les-axes-routiers-mortels-3148373.html">« loutroducs »</a>, ont ainsi été installées au niveau de ponts, où elles se faisaient écraser en cas de niveau élevé de l&rsquo;eau. Dans les Deux-Sèvres, la toute nouvelle association <a href="https://www.routesvivantes.fr/">Routes Vivantes</a> fourmille d&rsquo;idées : « <em>sensibiliser les conducteur·ices, les auto-écoles et les assurances auto</em> » ; « <em>créer un Guide de l&rsquo;automobiliste respectueux des animaux</em> » ; « <em>concevoir un jeu de société accessible et complet pour témoigner de la réalité de la mortalité de nos routes et mettre en marche une réelle réflexion</em> »&#8230;</p>
<ul>
<li><u>J&rsquo;ai trouvé un animal mal en point !</u></li>
</ul>
<p align="JUSTIFY">Il est possible de se former pour avoir les bons réflexes. Par exemple avec ce webinaire très pédagogique de l&rsquo;association États sauvages, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=OYBRegby4NQ">Secourir la faune sauvage en détresse</a>.Quel que soit l&rsquo;endroit où nous vivons, à la campagne comme en ville, car même dans une très grosse agglomération comme Marseille, on peut tomber sur un sanglier renversé par une voiture, ramasser un bébé martinet tombé du nid, ou repérer une tortue marine blessée par un jet ski.</p>
<p align="JUSTIFY">Avant tout : contacter le Centre de soins le plus proche. Même si la législation accorde une dérogation aux particuliers pour acheminer l&rsquo;animal jusqu&rsquo;à eux, ils sont les seuls habilités, selon l&rsquo;<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000541669/">Arrêté du 11 septembre 1992</a>, à le prendre en charge, et pourront vous conseiller et vous orienter au mieux. On n&rsquo;agit pas de la même manière selon l&rsquo;espèce, ou le cas de figure : blessure de chasse, collision, empoisonnement, prédation par un chat (qui font des ravages)&#8230; Noter le site de capture, la date, l&rsquo;heure, les circonstances donne des indications utiles aux soins et permettra un relâcher dans de bonnes conditions.</p>
<p align="JUSTIFY">Ensuite : veiller au maximum à éviter le stress. Les piverts, martins-pêcheurs sont par exemple très sensibles et peuvent mourir d&rsquo;un arrêt cardiaque si on leur fait peur. Des gestes prestes et parcimonieux sont requis, en silence. Porter systématiquement des gants afin de ne pas transmettre de germes ou être contaminé. Recouvrir l&rsquo;animal d&rsquo;un tissu permet de le mettre dans une boîte en carton pour le transport, en évitant griffes, morsures, coups d&rsquo;ailes ou de becs. Enfin, si il est trop gros et que la capture est difficile, appeler les pompiers.</p>
<p align="JUSTIFY">Gaëlle Cloarec, le 2 mars 2026</p>
<hr />

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CRSFS'  itemprop="thumbnailUrl"  ><img decoding="async" fetchpriority="high" class="wp-image-3402 avia-img-lazy-loading-not-3402"  data-avia-tooltip='Nourrissage © Katy Morell &#8211; CRSFS' src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Nourrissage-©-Katy-Morell-CRSFS-495x400.jpg" width="495" height="400"  title='Nourrissage-©-Katy-Morell-CRSFS' alt='' srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Nourrissage-©-Katy-Morell-CRSFS-495x400.jpg 495w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Nourrissage-©-Katy-Morell-CRSFS-845x684.jpg 845w" sizes="(max-width: 495px) 100vw, 495px" /><div class='big-prev-fake'><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-3402 avia-img-lazy-loading-3402"  width="495" height="400" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Nourrissage-©-Katy-Morell-CRSFS-495x400.jpg" title='Nourrissage-©-Katy-Morell-CRSFS' alt='' srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Nourrissage-©-Katy-Morell-CRSFS-495x400.jpg 495w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Nourrissage-©-Katy-Morell-CRSFS-845x684.jpg 845w" sizes="auto, (max-width: 495px) 100vw, 495px" /></div></a></div></div>
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		<title>Une bibliothèque de l’écologie en sursis</title>
		<link>https://quivive.fr/une-bibliotheque-de-lecologie-en-sursis</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Célia Horvath]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 10:58:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[bibliothèque de l'écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Roland de Miller]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un projet qui existe depuis 1970 « J&#8217;ai toujours eu une passion pour la nature depuis mon enfance et j’ai eu l&#8217;occasion de développer cette passion par des voyages », raconte Roland de Miller. « J&#8217;ai eu aussi des expériences personnelles de communion avec la nature très fortes, marquantes pour le reste de ma vie. » Guidé par [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><strong>Un projet qui existe depuis 1970</strong></p>
<p align="justify">« <em>J&rsquo;ai toujours eu une passion pour la nature depuis mon enfance et j’ai eu l&rsquo;occasion de développer cette passion par des voyages</em> », raconte Roland de Miller. « <em>J&rsquo;ai eu aussi des expériences personnelles de communion avec la nature très fortes, marquantes pour le reste de ma vie.</em> » Guidé par cette passion, il s’engage dès ses 16 ans dans la protection de la nature. Il arrive à Paris à 18 ans et cherche à se documenter sur l’écologie et sur les associations existantes. En plus de sa vie universitaire, il trouve un emploi de documentaliste au service de la conservation de la nature au Musée National d’Histoire Naturelle de Paris. En parallèle, il s’engage dans la vie militante et s’investit au sein de plusieurs associations.</p>
<p align="justify">1970 est une date importante. Elle est proclamée <a href="https://www.persee.fr/doc/barb_0001-4141_1970_num_56_1_61832">Année Européenne de la conservation de la nature</a> par le Comité des ministres du Conseil de l’Europe. L’écologie gagne alors en visibilité et acquiert une place plus importante dans l’espace public, les médias et l’éducation.</p>
<p align="justify">C’est dans ce contexte que le chercheur décide de créer sa bibliothèque. constituée au départ de quelques milliers de livres, la collection en compte vite des dizaines de milliers. « <em>En France et à l’étranger, j’essayais de surveiller le développement de l’écologie et de la protection de la nature.</em> » Il accumule d’abord des ouvrages pour lui, mais dans l’idée de constituer un centre de documentation national sur l’environnement.</p>
<p>Quand il arrive en Provence en 1981, il établit des réseaux dans les différents départements et se bâtit une réputation d&rsquo; “expert de la nature”, en développant un large réseau de militants et de chercheurs. En 2008, il est officiellement reconnu comme libraire sur les marchés, les foires et sur internet. Ce statut lui permet d’élargir encore son réseau et de récupérer des ouvrages auprès de particuliers. En 58 ans de recherches, il a réussi à réunir plus de 50 000 livres, plus de 1000 périodiques et 700 affiches écologistes. Un fonds unique, structuré en quatre grandes divisions (Nature et sciences naturelles / Environnement et aménagement / Santé, culture, littérature et philosophie / Peuples et cultures du monde) et 74 thèmes.</p>
<p><strong>Une bibliothèque qui risque de disparaître</strong></p>
<p align="justify">La collection de Roland de Miller, comme le clame le site de la <a href="https://bibliecologie.fr/">Bibliothèque de l&rsquo;Écologie</a>,  « <em>devrait être reconnue comme d&rsquo;intérêt public et national</em> ». Depuis plus de 5 ans, déclare-t-il, il est en pourparlers avec la ville de Marseille, mais les obstacles s’accumulent.  Aujourd’hui, ses livres sont stockés dans plusieurs garages à Gap, dans les Hautes-Alpes. Des frais qu’il ne parvient plus à assumer. « <em>Je ne vais pas bien, j’ai des soucis d’argent à cause de la bibliothèque. J’ai perdu, ces dernières années, des dizaines de milliers d’euros, je suis à bout, je n’ai plus d’argent, je suis à sec</em> », confie-t-il.</p>
<p>Les démarches administratives prennent énormément de temps, et les scientifiques qu’il contacte ne lui répondent pas, déplore Roland de Miller. Il a notamment écrit à l’Université d’Aix-Marseille, en proposant de créer un programme culturel lié à sa bibliothèque de l’écologie, sans réponse pour le moment. En attendant, il cherche un lieu provisoire pour faire venir le fonds. Si aucune solution n’est trouvée rapidement, les livres sont amenés à disparaître. « <em>On ne se rend pas compte du trésor qu’ils représentent, cela mérite d’être mis en valeur</em> », insiste-t-il.</p>
<p align="justify">L’objectif de sa bibliothèque est d’être au service de la collectivité, utile aux étudiants, universitaires (naturalistes, botanistes, zoologistes, écologues, océanographes, sociologues, historiens, philosophes, éthiciens, psychologues, géographes&#8230;), mais aussi aux professions médicales, journalistes, écrivains, artistes, architectes&#8230;. Elle serait ouverte au public et aux scientifiques et pourrait, selon le chercheur, « <em>créer du tourisme culturel</em> ».</p>
<p align="justify">Il est entouré par plusieurs collaborateurs et collaboratrices, souvent des retraités, qui l’aident dans ses démarches, basés dans les Alpes, la Drôme ou plus loin encore. <a href="https://wildproject.org/">Wildproject</a>, maison d’édition marseillaise axée sur l’écologie, a publié début février un communiqué de presse appelant à le soutenir : l’objectif prioritaire étant de trouver un lieu de stockage vacant de 250 m² pour accueillir 110 palettes d’ouvrages. Gilles Marcel, président de France Nature Environnement Paca, estime que « <em>ce qui bloque, ce sont les frais, car des lieux, il n’en manque pas ; mais les adapter pour recevoir du public, embaucher, représente un coût difficile à mobiliser en période de restrictions budgétaires</em> ». Lui-même pourrait jouer un rôle de facilitateur, et FNE Paca apporter une aide logistique et technique au projet de créer une association pour la préfiguration et le développement de la bibliothèque.</p>
<p align="justify"><strong>Un trésor culturel inestimable pour la société</strong></p>
<p align="justify">« <em>Sans la lecture et la culture, la société s’effrite</em> », regrette Roland de Miller, qui a le sentiment d’être entravé dans sa démarche faute d’intérêt pour les livres. Pour lui, l’éducation à l’écologie est essentielle à notre société. Il raconte avoir vu, en 50 ans, les discours sur l’écologie se brouiller et la difficulté de maintenir la vérité. « <em>Aujourd’hui, beaucoup prétendent défendre l’écologie, mais font tout le contraire.</em> »</p>
<p align="justify">Il dit avoir l’impression que, depuis plusieurs années, on ne veut plus lui faire de la place en France, ou alors, uniquement de façon marginale. « <em>On doit reconnaître la maturité de l’écologie dans la société française et européenne. Il semble qu’aujourd’hui, on veut la mettre au placard, on l’accuse de tous les crimes. L’écologie n’a pas le vent en poupe en ce moment, et c’est regrettable.</em> »</p>
<p align="justify">À presque 80 ans, Roland de Miller continue de se battre pour continuer à faire vivre le trésor qu’il a constitué toute sa vie. Reste à savoir si une solution concrète arrivera à temps, avant que ce patrimoine unique ne disparaisse.</p>
<p align="justify">Célia Horvath, le 18 février 2026</p>
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		<title>Quand les habitants veulent la nature au centre</title>
		<link>https://quivive.fr/quand-les-habitants-veulent-la-nature-au-centre</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Mercan]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 08:55:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[collectif Trames Vertes]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Et si on proposait des balades le long de la trame verte pour mieux la visualiser ? » « On pourrait aussi faire appel à une artiste du quartier pour nos visuels ? » « La terre d’ici est très argileuse, si on récupérait celle des chantiers voisins, on pourrait réparer des murs et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Et si on proposait des balades le long de la trame verte pour mieux la visualiser ?</em> » « <em>On pourrait aussi faire appel à une artiste du quartier pour nos visuels ?</em> » « <em>La terre d’ici est très argileuse, si on récupérait celle des chantiers voisins, on pourrait réparer des murs et fabriquer des hôtels à insectes avec !</em> ». Le 13 décembre 2025 à la ferme du Collet des Comptes, chaque personne présente au café participatif organisé par le <a href="https://www.ledonut-marseille.com/blog/une-trame-verte-pour-les-caillols" target="_blank" rel="noopener">collectif Trames Vertes</a> a une idée pour nourrir le projet. C’est le quatrième et dernier atelier participatif et de rencontre proposé par le collectif. « Trames Vertes », né en mai 2025 d’un élan citoyen et d’un projet commun à plusieurs associations et CIQ des 11e et 12e arrondissements, se bat pour la préservation de 25 hectares de nature menacés par l’urbanisation. En février 2026, le collectif doit présenter un document détaillé, enrichi de leurs multiples travaux et actions, présentant des arguments concrets contre le projet d’urbanisation de ces 25 hectares. Selon Trames Vertes, cette mobilisation est d’intérêt général : l’artificialisation par l’urbanisation d’une partie des 11e et du 12e arrondissements (de la Grognarde jusqu’à la ferme du Collet des Comptes, en passant par la butte de Butris et la friche du Collet des Comptes) menace des milieux naturels et des sols vivants, des espaces nourriciers, des habitats nécessaires à la préservation de la biodiversité et des lieux de respiration et de mobilités douces pour les habitants.</p>
<div id="attachment_3360" style="width: 574px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3360" class=" wp-image-3360" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan.jpg" alt="" width="564" height="421" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan.jpg 969w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-300x224.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-768x573.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-705x526.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 564px) 100vw, 564px" /><p id="caption-attachment-3360" class="wp-caption-text">Collectif Trame Verte © Camille Mercan 1</p></div>
<p><strong>L’histoire de la ZAC des Caillols</strong></p>
<p>« <em>Dans ces quartiers, les habitants en ont marre des constructions, ils ont envie de faire quelque chose pour préserver ces espaces verts</em> » : Élise Méouchy, coordinatrice de projet au <a href="https://www.ledonut-marseille.com/approche">Donut Infolab</a>, a fait ce constat dès son arrivée sur le terrain. La ZAC des Caillols (Zone d’Aménagement Concertée, opérations publiques d’aménagement de l’espace urbain) existe depuis le 21 février 1974 (date de l’arrêté préfectoral). En 2021, la ville de Marseille décide de la supprimer au motif « <em>d’équipements achevés</em> » et « <em>d’objectifs atteints</em> ». Selon la ville, la ZAC a « <em>permis de créer une offre d’habitat diversifiée au sein d’un cadre urbain et paysager, de remodeler et d’implanter un centre urbain comprenant le centre commercial Casino, le centre médical et la Mairie des 11e et 12e arrondissements</em> ». Pour certains habitants, la multiplication des immeubles et du béton empiète sur leur qualité de vie. Pour les associations qui défendent l’environnement, il est temps de laisser la nature tranquille.</p>
<p>Tandis que les habitants s’étaient organisés afin de réfléchir à des idées d’aménagements alternatifs en mettant en avant les mobilités douces (marche et vélo), ils ont eu vent d’une modification du Plan Local d’Urbanisme qui remettrait la ZAC des Caillols au goût du jour. « <em>Lorsque l’on a appris qu’il y allait avoir une enquête publique, on s’est dit qu’il fallait élaborer une réponse commune</em> », recontextualise Élise Méouchy.</p>
<p>De mars à avril 2025, les habitants, les associations (Collectif des Hautes Herbes, Germ’, Donut, VVOUM, Cartes sur Tables, CAN environnement, Nos Quartiers Demain) et les CIQ de La Pommeraie, La Pomme, Bois Luzy, La Fourragère, Les Caillols et Saint-Barnabé se sont mobilisés, dans le but de répondre à l’enquête publique sur le projet de ZAC qui ressurgit dans le Plan Local d’Urbanisation initié par la métropole. Le collectif Trames Vertes est né.</p>
<div id="attachment_3361" style="width: 648px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3361" class=" wp-image-3361" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-3.jpg" alt="" width="638" height="482" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-3.jpg 966w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-3-300x227.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-3-768x580.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-3-705x533.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 638px) 100vw, 638px" /><p id="caption-attachment-3361" class="wp-caption-text">Collectif Trame Verte © Camille Mercan 2</p></div>
<p><strong>« Des habitants qui se réunissent peuvent faire changer les choses »</strong></p>
<p>Le 25 juin 2025, parce qu’il faut « <em>montrer qu’ils sont là et qu’ils suivent</em> », le collectif organise une conférence de presse. L’objectif est de montrer leur détermination à « <em>défendre un maintien de la trame verte existante et des continuités écologiques à l’œuvre</em> ». « <em>On a senti que ça faisait un peu trembler les politiques de tous bords, donc on s&rsquo;est dit ok, on est au bon endroit !</em> » rappelle Élise Méouchy aux personnes présentes lors du café participatif du 13 décembre. En juillet la mairie reçoit le collectif. Si cette réunion n’a pas eu de suite, il faut tout de même rester « <em>proche du terrain</em> ». « <em>Nous n’avons pas eu de suite mais on suit quand même les délibérations des conseils municipaux et métropolitains</em> », poursuit Élise Méouchy avec une idée claire : « <em>il faut que le collectif s’étende et qu’il se structure</em> ». Un participant acquiesce : « <em>Des habitants qui se réunissent peuvent faire changer les choses</em> ».</p>
<p>En octobre 2024, coup de théâtre : la métropole suspend la procédure d&rsquo;ouverture à l&rsquo;urbanisation de la zone des Caillols. Sur le papier, une victoire. Dans les faits, la situation reste floue. « <em>Même s&rsquo;ils suspendent la procédure, ils avancent quand même les études</em> », alerte Jean-Jacques, un membre du collectif. Des écologues auraient été vus sur le terrain. Les commerçants du secteur sembleraient avoir plus d&rsquo;informations que les habitants. « <em>Nous ne sommes pas tous au même niveau d&rsquo;information</em> », déplore-t-il.</p>
<div id="attachment_3362" style="width: 609px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3362" class=" wp-image-3362" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-6.jpg" alt="" width="599" height="452" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-6.jpg 965w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-6-300x226.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-6-768x579.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-6-705x531.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 599px) 100vw, 599px" /><p id="caption-attachment-3362" class="wp-caption-text">Collectif Trame Verte © Camille Mercan 3</p></div>
<p><strong>Des ateliers pour faire corps et outiller les habitants</strong></p>
<p>« <em>Mais par où elle passe la chauve-souris dans la ville pour ne pas être embêtée ?</em> » Interroge un jeune garçon, s’essayant à un jeu interactif proposé par les membres du collectif et dont le but est « <em>d’aider les différentes espèces animales à rejoindre leurs destinations sans encombre</em> », après avoir pris connaissance de l’importance des réseaux écologiques. Faire vivre les lieux, impliquer les habitants, leur donner un sentiment d&rsquo;appartenance. Voilà l’objectif des quatre ateliers d’implication collective mis en place par Trames Vertes depuis septembre. Ces rencontres sont aussi l’occasion de débattre et de rassembler les idées qui enrichirons le document technique contre le projet d’urbanisation des 25 hectares menacés, que le collectif proposera en février.</p>
<p>Les participants sont invités à noter leurs propositions afin de créer un argumentaire collectif. Les idées fusent : l’entretient des canaux d’irrigation, la restauration de murs en pierres sèches, l’organisation d’un ramassage de déchets sur le tracé de la trame verte, l’implication des collèges et des écoles pour créer une signalétique solide et durable dans le but de matérialiser la trame verte.</p>
<p>Un problème se soulève : qui communique, comment et sur quels supports ? Pour l&rsquo;instant, le collectif n&rsquo;est pas structuré officiellement. Pas de statut associatif. Les relations sont basées sur la confiance. Les présidents des CIQ présents à la rencontre s’interrogent aussi : « <em>Comment pouvons-nous agir ?</em> ». Des solutions se dessinent. Un membre du collectif propose que des réunions soient organisées par chaque Comité d’Intérêt de Quartier concerné, pour sensibiliser davantage les habitants. Cela sera fait. « <em>Chaque membre a plein d&rsquo;idées, elles émergent dans tous les sens lors de cette réunion</em> », observe un participant. Un autre projet prend forme : faire se rencontrer des classes qui travaillent sur la nature en ville avec des membres des CIQ. « <em>Il y a un gouffre entre la façon dont vous avez été enfant dans ce quartier et la façon dont les enfants sont aujourd&rsquo;hui</em> », relève Élise Méouchy. « <em>Ça leur ferait du bien d&rsquo;écouter des gens raconter qu&rsquo;ils marchaient pour aller à l&rsquo;école, qu&rsquo;ils avaient des espaces de liberté</em> ».</p>
<div id="attachment_3363" style="width: 624px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3363" class=" wp-image-3363" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-2.jpg" alt="" width="614" height="460" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-2.jpg 969w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-2-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-2-768x575.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-2-705x528.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 614px) 100vw, 614px" /><p id="caption-attachment-3363" class="wp-caption-text">Collectif Trame Verte © Camille Mercan 4</p></div>
<p><strong>Un combat apartisan</strong></p>
<p>Dans les 11e et 12e arrondissements, c’est le Rassemblement National qui arrive en tête aux élections municipales (Monique Griseti a remporté plus de 50% des voix du 10e, 11e et 12e en 2024) et présidentielles (Marine Le Pen arrive en tête dans le 11e arrondissement en 2022). « <em>Il faut le dire, même si on ne l&rsquo;affiche pas du tout, ici, les habitants ont souvent peur des nouvelles constructions. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;ils veulent protéger tous les vivants, c&rsquo;est souvent qu&rsquo;ils craignent la précarité et l&rsquo;étranger. Il y a un fort racisme</em> », avoue discrètement Élise Méouchy. Le collectif lui, « <em>défend le fait que l’on est tous interdépendants les uns des autres</em> ». Il est donc nécessaire de trouver une entente commune pour une cause apartisane. Mais le collectif n’est pas apolitique. « <em>On voudrait que la nature, les espaces de nature, les vivants soient au centre</em> », développe Élise Méouchy. « <em>Toutes les questions d&rsquo;aménagement viennent après.</em> »</p>
<p>Pour le moment, les membres du collectif se disent « <em>tributaires</em> » des élections municipales de 2026. « <em>L’enjeu, c&rsquo;est que tous les partis se saisissent du sujet. Parce qu&rsquo;on sait qu&rsquo;en période électorale, ils vont être plus attentifs</em> ».</p>
<p>Camille Mercan, le 9 février 2026</p>
<div id="attachment_3359" style="width: 553px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3359" class=" wp-image-3359" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-5.jpg" alt="" width="543" height="403" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-5.jpg 729w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-5-300x223.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/collectif-Trame-Verte-c-Camille-Mercan-5-705x523.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 543px) 100vw, 543px" /><p id="caption-attachment-3359" class="wp-caption-text">Livret pédagogique Nature en ville et adaptation au changement climatique © Camille Mercan</p></div>
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		<title>Atteintes à l&#8217;environnement : une alternative aux poursuites</title>
		<link>https://quivive.fr/re-apprendre-la-peche-de-loisir</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 14:59:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Maison de la Justice et du Droit]]></category>
		<category><![CDATA[pêche]]></category>
		<category><![CDATA[stages de sensibilisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À 10 minutes à pied de la station de métro Gèze, dans le 15e arrondissement de Marseille, sept hommes attendent devant l’entrée de la Maison de la Justice et du Droit. Ils se connaissent depuis le jour même, et malgré la différence d&#8217;âge, tous ont un point commun : celui d’avoir enfreint le droit de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><span style="font-size: medium;">À 10 minutes à pied de la station de métro Gèze, dans le 15e arrondissement de Marseille, sept hommes attendent devant l’entrée de la Maison de la Justice et du Droit. Ils se connaissent depuis le jour même, et malgré la différence d&rsquo;âge, tous ont un point commun : celui d’avoir enfreint le droit de l’environnement. Plus précisément, le droit de la pêche. Toute la journée, ils participent à un stage de sensibilisation à l’environnement, enjoint par le parquet d’Aix-en-Provence. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium;">Les participants sont des “primo délinquants” &#8211; il s’agit de leur première infraction. Pour nombre d’entre eux, ils ont pêché en zone interdite, ou n’ont pas respecté la réglementation quant aux nombres ou la taille des ressources pêchées. Suite à ces infractions mineures, ils sont amenés à faire un stage de sensibilisation obligatoire, qui fait office d&rsquo;alternative aux poursuites pénales. Il est organisé par France Nature Environnement PACA (FNE PACA) ; mais elle n’est pas la seule structure qui encadre la journée. De 9h à 17h, deux autres associations, Le Naturoscope et Planète Mer, se relaient pour expliquer les enjeux écologiques marins. </span></p>
<div id="attachment_3339" style="width: 654px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3339" class=" wp-image-3339" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet-1030x686.jpg" alt="" width="644" height="429" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet-1030x686.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 644px) 100vw, 644px" /><p id="caption-attachment-3339" class="wp-caption-text">Un stagiaire lit le flyer sur les aires maritimes des calanques © Chloé Roulet</p></div>
<p align="left"><span style="font-size: medium;"><b>Une réglementation méconnue</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium;">La journée est divisée en deux temps, une partie théorique et une partie pratique. Le matin, Loic, de l&rsquo;association marseillaise Le Naturoscope, informe sur la protection des milieux marins et terrestres. Cette intervention se veut pédagogique. Autour d’un powerpoint, les bénéficiaires assis enfilent la casquette d’élèves. L’objectif est qu’ils prennent conscience des enjeux, mais aussi de la réglementation autour de la pêche. Pour beaucoup, ils la jugent opaque. “</span><span style="font-size: medium;"><i>C’est la première fois que je pêchais, je ne connaissais pas le règlemen</i></span><span style="font-size: medium;">t” lance le plus jeune “élève” arrêté pour pêche aux oursins.</span><span style="font-size: medium;"><i> A contrario</i></span><span style="font-size: medium;">, ses aînés se considèrent pécheurs de loisir ; certains ont leur bateau et tout l’équipement. Pour autant, ils n&rsquo;ont pas forcément en tête les tailles minimales, ni les quantités autorisées, ou encore les zones légales pour pêcher. En apprenant mieux les règles de la pêche, les risques de récidive diminuent. </span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;"><b>Un jeu sur la gestion des ressources en mer</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium;">Pour compléter la théorie, l’après-midi, l’association Planète Mer prend le relais et propose une activité ludique : le ReHab. Un jeu de plateau sur la pêche et les ressources naturelles, développé par des chercheurs·euses travaillant sur la gestion de ces ressources. Les intervenant·e·s, Baptiste, Miléna et Roxane, prennent soin d’expliquer les consignes. Les stagiaires sont plongés dans la mer Méditerranée, plus précisément le golfe du lion. Celui-ci est peuplé de poissons et d’une espèce à absolument protéger, le requin. Les joueurs ont le choix entre deux rôles. Les gestionnaires, qui réglementent les zones de pêche, et les pêcheurs, qui s&rsquo;accaparent les ressources selon leurs intérêts.</span></p>
<div id="attachment_3340" style="width: 656px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3340" class="wp-image-3340" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet-1030x686.jpg" alt="" width="646" height="430" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet-1030x686.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 646px) 100vw, 646px" /><p id="caption-attachment-3340" class="wp-caption-text">Le plateau du jeu ReHab © Chloé Roulet</p></div>
<p align="justify"><span style="font-size: medium;">Au bout du premier tour, le constat est frappant : baisse du nombre de poissons, pas de reproduction et disparition de l&rsquo;espèce protégée. “</span><span style="font-size: medium;"><i>J’ai bien pêché</i></span><span style="font-size: medium;">” ; “</span><span style="font-size: medium;"><i>T’as pris 6 poissons? T’es gourmand</i></span><span style="font-size: medium;">” s&rsquo;esclaffent les pêcheurs. En concurrence, ils n’ont pas respecté les abords des zones protégées. Il faut attendre le troisième tour et une bonne communication entre gestionnaires et pêcheurs pour enfin voir le nombre de poissons augmenter. “</span><span style="font-size: medium;"><i>On va essayer de préserver la nature</i></span><span style="font-size: medium;">”. Finalement, les stagiaires ne s’en sortent pas trop mal. Ils ont trouvé une technique pour préserver l’habitat des requins, favorisant ainsi leur reproduction “</span><span style="font-size: medium;"><i>Même les tortues, elles vont revenir si on continue comme ça</i></span><span style="font-size: medium;">” se réjouit un participant. </span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;"><b>Un public difficile à sensibiliser</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium;">Sur les sept stagiaires, seuls un ou deux remettent en question leur place ici. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Je n’avais pas besoin d’une journée obligatoire, un simple rappel aurait suffit</i></span><span style="font-size: medium;">”, affirme le plus jeune du groupe. Dans l’ensemble, </span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: medium;">ils semblent plutôt trouver un intérêt et attribuent même une note de ¾ aux interventions. “</span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: medium;"><i>Il faut plus de communication entre les gestionnaires de port, la brigade nautique et les pêcheurs</i></span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: medium;">” ; “</span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: medium;"><i>Je ne savais même pas que le thon était suivi en Méditerranée</i></span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: medium;">” ; “</span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: medium;"><i>Maintenant je ferai attention au règlement</i></span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: medium;">” peut-on entendre à la fin de la journée. </span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium;">Roxane, en service civique à Planète Mer, explique qu’à la différence des pêcheurs·euses professionnel·le·s, les pêcheurs·euses du dimanche sont plus difficiles à approcher. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Ces stages permettent de sensibiliser des pêcheurs·euses de loisir, que l&rsquo;on a plus de mal à identifier</i></span><span style="font-size: medium;">”. Elle rappelle qu’il ne faut pas sous-estimer l’impact de la pêche de loisir sur l’environnement. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Elle représente la moitié de la pression de pêche</i></span><span style="font-size: medium;">”. En effet, le rapport </span><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://medpan.org/sites/default/files/media/downloads/la_peche_de_loisir_dans_les_amp_de_mediterranee.pdf"><span style="font-size: medium;"><i>La pêche de loisir dans les Aires Marines Protégées de Méditerranée</i></span></a><span style="font-size: medium;"> du réseau MedPan montre que dans certaines zones protégées le volume total de captures issues de la pêche de loisir est parfois comparable, voire supérieur, à celui de la pêche commerciale. Il est donc primordial de sensibiliser aux enjeux écologiques tous les pêcheurs·euses &#8211; amateurs·ices ou non &#8211; afin de protéger au mieux les aires marines. </span></p>
<p align="justify">Chloé Roulet, le 4 février 2026</p>
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		<title>Quand les théâtres de PACA montent l’écologie sur scène</title>
		<link>https://quivive.fr/quand-les-theatres-de-paca-montent-lecologie-sur-scene</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Qui Vive]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 14:25:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Briançon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à l’urgence climatique, à la crise de la biodiversité et aux interrogations croissantes autour de nos modes de consommation, les enjeux environnementaux occupent une place centrale dans les débats contemporains. Les citoyens sont de plus en plus nombreux à s’interroger sur l’origine des aliments qu’ils consomment, sur l’impact de leurs choix quotidiens et sur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="western" lang="fr-FR">Face à l’urgence climatique, à la crise de la biodiversité et aux interrogations croissantes autour de nos modes de consommation, les enjeux environnementaux occupent une place centrale dans les débats contemporains. Les citoyens sont de plus en plus nombreux à s’interroger sur l’origine des aliments qu’ils consomment, sur l’impact de leurs choix quotidiens et sur les moyens de préserver la planète pour les générations futures. Pour accompagner cette prise de conscience, tous les outils peuvent être mobilisés, y compris ceux de la culture et du spectacle vivant.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Bien loin d&rsquo;être cantonnée au divertissement ou à l&rsquo;expérience esthétique, la culture s’affirme aujourd’hui comme un véritable vecteur de sensibilisation. Le théâtre, par sa capacité à susciter l’émotion et à provoquer le débat, offre un terrain privilégié pour aborder les questions écologiques. Dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, plusieurs établissements culturels ont fait le choix d’inscrire ces thématiques au cœur de leur projet artistique.</p>
<p class="western" lang="fr-FR"><a name="À Cavaillon, La Garance fait de l’alimen"></a><strong>À Cavaillon, La Garance fait de l’alimentation un enjeu politique</strong></p>
<p class="western" lang="fr-FR">À Cavaillon, La Garance – Scène nationale, dirigée par Chloé Tournier, accorde une place majeure aux questions environnementales, notamment à travers le <a href="https://www.lagarance.com/festival-confit">festival <em>Confit !</em></a>, organisé chaque année au mois de mai. Ce rendez-vous singulier propose des spectacles mêlant art et cuisine, où l’alimentation devient un point d’entrée vers des problématiques plus larges : agriculture, rapport au vivant, place de l’animal et responsabilité écologique.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">« <em>L’alimentation est une question profondément politique, qui agit directement sur le monde tout en restant conviviale</em> », explique Chloé Tournier. «<em> C’est une thématique qui permet de sortir de l’entre-soi et de créer des liens avec des publics très variés.</em> » Le festival invite ainsi les spectateurs à des « banquets sur la paille », ou un <em>blind tea</em> (dégustation de thé à l&rsquo;aveugle), à la fois pour partager des expériences culinaires et pour ouvrir le débat autour des enjeux soulevés.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Parmi les propositions programmées, <a href="https://www.lagarance.com/tentative-de-coexistence-entre-ruminantes"><em>Tentative de coexistence entre ruminantes</em></a>, de la metteuse en scène Mégane Arnaud et de l’écrivaine Guylaine Fournier, illustre cette démarche. Le spectacle met en dialogue une actrice et une vache, non dirigée. À travers ce dispositif, la mise en scène interroge la manière dont l’humain interagit avec le vivant et invite à repenser les liens inter-espèces, la cohabitation et le respect des écosystèmes.</p>
<p class="western" lang="fr-FR"><a name="À Briançon, une approche sensible et pro"></a><strong>À Briançon, une approche sensible et progressive</strong></p>
<div id="attachment_3335" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3335" class=" wp-image-3335" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Theatre-du-Brianconnais-c-Anaelle-Lemesle-1030x646.jpg" alt="" width="630" height="395" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Theatre-du-Brianconnais-c-Anaelle-Lemesle-1030x646.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Theatre-du-Brianconnais-c-Anaelle-Lemesle-300x188.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Theatre-du-Brianconnais-c-Anaelle-Lemesle-768x482.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Theatre-du-Brianconnais-c-Anaelle-Lemesle-1536x963.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Theatre-du-Brianconnais-c-Anaelle-Lemesle-1500x941.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Theatre-du-Brianconnais-c-Anaelle-Lemesle-705x442.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Theatre-du-Brianconnais-c-Anaelle-Lemesle.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 630px) 100vw, 630px" /><p id="caption-attachment-3335" class="wp-caption-text">Théâtre du Briançonnais -c- Anaëlle Lemesle</p></div>
<p class="western" lang="fr-FR">Autre territoire, autre démarche. À Briançon, dans les Hautes-Alpes, le Théâtre du Briançonnais aborde les enjeux environnementaux de façon plus indirecte. Grâce aux « <a href="https://www.theatre-du-brianconnais.eu/parcours-du-spectateur">parcours du spectateur</a> », le théâtre relie plusieurs propositions, de disciplines et d’esthétiques différentes, autour d’une thématique commune. Des temps de rencontres et de pratiques avec les artistes viennent prolonger l’expérience. Le <a href="https://www.theatre-du-brianconnais.eu/2-parcours-du-spectateur">parcours n°2, Gestes durables</a>, articule ainsi le spectacle <span class="wixui-rich-text__text"><a href="https://www.theatre-du-brianconnais.eu/25-26-17-corvidae"><em>Corvidae. Quand les espèces se regardent</em></a> avec un atelier de confection de marionnettes qui utilise des objets du quotidien pour construire des mécanismes zéro impact.</span></p>
<p class="western" lang="fr-FR">Les questions écologiques émergent ainsi progressivement, au fil des œuvres et des échanges, laissant une large place à la sensibilité et au vécu de chaque spectateur. Cette approche trouve un écho particulier dans un territoire de montagne, particulièrement confronté aux effets du changement climatique. Le Théâtre du Briançonnais s’inscrit également dans une dynamique locale en développant des partenariats avec des acteurs engagés, comme le <a href="https://www.jardindulautaret.com/">Jardin botanique d&rsquo;altitude du Lautaret</a>.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">À travers ces initiatives, les théâtres de la région PACA démontrent que le spectacle vivant est un outil puissant de transmission et de mobilisation. Qu’elle passe par l’alimentation, l’émotion ou l’expérience sensible, la culture permet de rendre visibles les enjeux environnementaux.</p>
<p lang="fr-FR">Lola Dupré, le 4 février 2026</p>
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