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	<title>Archives des agriculture - Qui Vive</title>
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	<description>Le média qui pique la curiosité</description>
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		<title>Trop chère, la bio ?</title>
		<link>https://quivive.fr/trop-chere-la-bio</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Qui Vive]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 15:12:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[AMAP]]></category>
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		<category><![CDATA[Paniers Marseillais]]></category>
		<category><![CDATA[paysan]]></category>
		<category><![CDATA[prix]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui Vive : Pour ceux qui ne sauraient pas de quoi il s’agit, pouvez-vous présenter votre structure et expliquer ce que sont les AMAP ?  Sandrine Sarrazin : Les Paniers Marseillais, c’est une association qui fédère toutes les AMAP de la ville de Marseille. Les AMAP, ce sont les Associations pour le Maintien d’une Agriculture [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Qui Vive : Pour ceux qui ne sauraient pas de quoi il s’agit, pouvez-vous présenter votre structure et expliquer ce que sont les AMAP ? </strong></em></p>
<p><strong>Sandrine Sarrazin</strong> : Les <a href="https://monpaniermarseillais.org/" target="_blank" rel="noopener">Paniers Marseillais</a>, c’est une association qui fédère toutes les AMAP de la ville de Marseille. Les AMAP, ce sont les Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Elles sont localisées dans les quartiers de Marseille et sont en lien avec des paysans qui produisent pour un groupe de consommateurs des légumes tout au long de l’année, et qui viennent chaque semaine distribuer leurs légumes à ces derniers, qui se sont engagés à acheter leur production.</p>
<p><em><strong>Quel est l’objectif de l’association des Paniers Marseillais ?</strong></em></p>
<p>L’objectif est d’animer le réseau des AMAP à Marseille, mais aussi de sensibiliser à la fois à la nutrition, au circuit court et au soutien des paysans. On a aussi tout un travail directement en lien avec les paysans pour les soutenir, les fédérer entre eux et résoudre les problématiques de terrain. Et puis l’objectif est surtout de mettre en lien des groupes de consommateurs avec des maraîchers. Le cœur du métier de l’AMAP, ce sont effectivement les légumes, mais aux Paniers Marseillais, on propose aussi d’autres producteurs qui vont apporter des œufs, de la viande et des fruits éventuellement.</p>
<p><em><strong>Quels sont les avantages pour les consommateurs des AMAP ?</strong></em></p>
<p>L&rsquo;avantage pour le consommateur, c’est bien sûr d&rsquo;avoir des produits biologiques, frais et de saison, sans intermédiaire : le paysan vient lui-même distribuer ses légumes, ce qui permet aux consommateurs d’échanger avec lui. L’avantage aussi, c&rsquo;est que les prix sont équitables. Le prix est fixé en accord avec le producteur et l’absence d’intermédiaire permet une rémunération très juste, un coût maîtrisé, avec un prix fixé pour la saison. Ainsi, en fonction du paysan, du contexte spécifique de son exploitation, il établit le prix du panier, qui varie entre 17 et 21 €. Et quand on s’engage en tant que consommateur, on sait que chaque semaine il n’y aura pas de flambée des prix.</p>
<p>Le dernier gros avantage, c’est la haute qualité nutritive des produits, puisqu’ils sont en général ramassés le matin et livrés l’après-midi. De nombreuses études montrent que les produits qui sont récoltés et consommés rapidement ont conservé la majorité des vitamines et des éléments nutritifs bons pour la santé. Dans tous les autres systèmes de distribution, entre la récolte et le moment où les légumes sont achetés, les produits ont perdu une partie de leurs vitamines.</p>
<p>On peut aussi dire que les paysans des Paniers Marseillais offrent une grande diversité alimentaire. Ils mettent dans les paniers ce qu’ils ont dans les champs, le consommateur ne choisit donc pas ce qu’il va acheter, mais ça l’oblige à consommer des produits qu’il n’aurait pas achetés parce qu’il ne les connaît pas.</p>
<p><em><strong>Et pour les producteurs ? </strong></em></p>
<p>Pour les producteurs, il y a aussi de gros avantages à être en AMAP. Elle apporte une stabilité économique : ils bénéficient d’un revenu régulier grâce à l&rsquo;engagement des consommateurs, et peuvent bien plus facilement aller à la banque demander un crédit, pour renouveler une machine par exemple. L’autonomie est également un aspect important : ils ne dépendent plus des grandes surfaces, viennent vendre leur production directement au consommateur et sont complètement indépendants des histoires de marché, de négociations qui se font dans d’autres groupements d’achat.</p>
<p>Et puis l’un des gros points positifs, c’est le lien social direct avec les consommateurs. Pour eux, c’est très valorisant de pouvoir parler de leurs produits, de leur travail, de savoir que leurs produits vont dans des assiettes qui nourrissent des familles. Enfin, il y a un gros avantage pour l’environnement bien sûr, on est dans un rayon de 120 km pour les AMAP, avec des producteurs qui sont dans un rayon de 40 km, donc il y a une réduction de production de gaz à effet de serre. Et puis les paysans sont tous dans des pratiques d’agriculture durable, en bio. Ils utilisent la rotation des cultures, le compostage, et pas de produits chimiques. Tout ça va contribuer à une préservation des terres agricoles et de la qualité du sol pour les générations futures.</p>
<p><em><strong>Vous avez envoyé à la presse un communiqué à propos d’une étude comparative des prix de votre association avec les prix de l’agriculture conventionnelle en hypermarché, pouvez-vous expliquer son objectif ?</strong></em></p>
<p>Il s’agissait de comparer les prix des paniers de légumes des producteurs des AMAP de Marseille. Je voudrais bien clarifier que ça n&rsquo;avait pas pour objectif au départ de montrer à toute force qu’on était moins cher, et donc de mettre la pression sur les producteurs pour qu’ils maintiennent des tarifs plus faibles. Ils calculent leurs prix en fonction de leur exploitation, et il s’avère que ça reste moins cher qu’en supermarché. Donc l’objectif était de montrer cette différence-là, surtout pour contredire ce qu’on entend tout le temps dans les médias, que la bio est trop chère. Oui, la bio est chère quand on la prend au supermarché ou dans les enseignes spécialisées, mais quand on choisit bien son mode d’approvisionnement avec les producteurs sans intermédiaire, cela permet de faire un prix de revient plus bas. Notamment grâce à un certain nombre de bénévoles qui travaillent pour que le paysan puisse venir distribuer ses produits.</p>
<div id="attachment_2714" style="width: 604px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2714" class="wp-image-2714" title="Graphique comparatif du prix moyen d'un panier de légumes" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais.jpg" alt="Graphique comparatif du prix moyen d'un panier de légumes" width="594" height="342" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais.jpg 874w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais-300x173.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais-768x442.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais-705x406.jpg 705w" sizes="(max-width: 594px) 100vw, 594px" /></a><p id="caption-attachment-2714" class="wp-caption-text">Graphique comparatif du prix moyen d&rsquo;un panier de légumes</p></div>
<p><em><strong>Comment l&rsquo;avez-vous réalisée ? Quelles ont été les méthodes utilisées pour comparer les différents paniers ?</strong></em></p>
<p>J’ai proposé à une collègue du campus de Luminy de refaire une étude de prix déjà réalisée il y a 10 ans. Puis, on a eu l&rsquo;opportunité de voir passer un appel de Kedge, la Business School de Marseille, qui cherchait des projets où les étudiants pouvaient s’impliquer. Ils ont donc mis en œuvre la méthodologie et je me suis chargée de faire l’analyse des données et la mise en forme des résultats. Nous avons choisi cinq paysans, parmi ceux qui voulaient bien participer à l’étude, et chaque semaine des bénévoles détaillaient le contenu d’un panier. Puis les étudiants sont allés relever les prix des produits équivalents à ceux du panier dans trois types de distribution : le marché, les supermarchés ou les grandes distributions bio. On a tout rentré dans des tableaux pendant 52 semaines. Les chiffres finaux sont une moyenne sur l’année, de la comparaison entre le panier des AMAP qui est à 20 € par semaine, et celui d’un supermarché qui est à 24 € et des poussières soit 20 % de plus. Au marché c’était 12 % plus cher, et dans les magasins bio on est à plus de 60 %. Si on se focalise sur les hypermarchés, là où la majorité des gens consomment, eh bien non la bio, ce n’est pas plus cher !</p>
<p><em><strong>Pour finir, selon les <a href="https://www.agencebio.org/vos-outils/les-chiffres-cles/" target="_blank" rel="noopener">données du secteur bio, celui-ci repart à la hausse</a>. Pensez-vous que cela montre une prise de conscience des citoyens sur les conséquences néfastes de l&rsquo;agriculture conventionnelle ?</strong></em></p>
<p>Je ne sais pas ce qui explique les raisons de ce retour à la hausse, mais j&rsquo;espère que c’est effectivement bien une prise de conscience de nos concitoyens que l&rsquo;agriculture conventionnelle a des conséquences néfastes à la fois sur l&rsquo;environnement et sur la santé. J’&rsquo;espère aussi que les médias parleront du fait qu’on peut trouver de la bio moins chère, plus solidaire, avec un circuit court, et qu’elle est meilleure nutritivement.</p>
<p>Propos recueillis par Lola Dupré, le 17 octobre 2025</p>
<hr />
<div id="attachment_2713" style="width: 439px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Sandrine-Sarrazin-copyright-Raphael-Arnaud.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2713" class="wp-image-2713" title="Sandrine Sarrazin © Raphaël Arnaud" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Sandrine-Sarrazin-copyright-Raphael-Arnaud.jpg" alt="Sandrine Sarrazin © Raphaël Arnaud" width="429" height="489" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Sandrine-Sarrazin-copyright-Raphael-Arnaud.jpg 480w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Sandrine-Sarrazin-copyright-Raphael-Arnaud-263x300.jpg 263w" sizes="(max-width: 429px) 100vw, 429px" /></a><p id="caption-attachment-2713" class="wp-caption-text">Sandrine Sarrazin © Raphaël Arnaud</p></div>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Entre génocide, écocide et résistance paysanne : les enjeux des oliviers palestiniens</title>
		<link>https://quivive.fr/entre-genocide-ecocide-et-resistance-paysanne-les-enjeux-des-oliviers-palestiniens</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Delcros]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 09:26:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[arbres]]></category>
		<category><![CDATA[olivier]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[paysan]]></category>
		<category><![CDATA[Union of Agricultural Work Committees]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui Vive : Peux-tu présenter le syndicat ? Comment a-t-il été créé ? Quels sont ses objectifs ? Sana : L’Union of Agricultural Work Committees (UAWC) est une ONG palestinienne indépendante, spécialisée dans le développement agricole, la protection de l’environnement et le renforcement des communautés rurales. Elle œuvre pour soutenir la sécurité alimentaire, la durabilité [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><em><b>Qui Vive : Peux-tu présenter le syndicat ? Comment a-t-il été créé ? Quels sont ses objectifs ?</b></em></p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Sana :</strong> L’<a href="https://uawc-pal.org/" target="_blank" rel="noopener">Union of Agricultural Work Committees (UAWC)</a> est une ONG palestinienne indépendante, spécialisée dans le développement agricole, la protection de l’environnement et le renforcement des communautés rurales. Elle œuvre pour soutenir la sécurité alimentaire, la durabilité environnementale et les moyens de subsistance des agriculteurs palestiniens. <a href="https://arablandinitiative.gltn.net/fr/media/news/union-des-comites-de-travail-agricole-uawc" target="_blank" rel="noopener">L’UAWC a été fondée en 1986</a> à l’initiative d’un groupe d’agronomes bénévoles, dans le but de répondre aux défis agricoles et sociaux engendrés par l’occupation israélienne. Elle est née de la volonté de soutenir les communautés rurales palestiniennes, en particulier dans les zones les plus vulnérables, tout en préservant la terre et les ressources naturelles face aux pressions politiques et économiques.</p>
<p align="JUSTIFY"><em><b>Que représentent les oliviers pour le peuple palestinien ? </b></em></p>
<p align="JUSTIFY">Les oliviers représentent bien plus qu’une simple ressource agricole : ils incarnent l’identité, la mémoire et le <em>sumoud</em> (ndlr : en arabe, ténacité, persévérance). Hérités de génération en génération, ces arbres symbolisent l’attachement profond à la terre et constituent un lien vivant avec l’histoire et la culture palestinienne. Sur le plan économique, l’olivier est une source essentielle de revenus et de sécurité alimentaire, notamment grâce à la production d’huile d’olive, un produit emblématique. La saison de récolte a toujours été considérée comme une occasion sociale essentielle, largement célébrée par les familles palestiniennes : hommes, femmes et enfants se retrouvent pour participer à la récolte, partager des plats traditionnels palestiniens, et écouter les récits des grands-parents sur la vie et les traditions d’il y a 40 ou 50 ans.</p>
<p align="JUSTIFY"><em><b>Pourquoi et comment Israël détruit-il les oliviers palestiniens ? Peux-tu faire un rappel historique de leur destruction ?</b></em></p>
<p align="JUSTIFY">La destruction des oliviers palestiniens par l’occupation israélienne est une pratique systématique, motivée par des raisons politiques, économiques et symboliques. Ces arbres, symbole de l’identité, de la culture et de la résistance palestinienne, poussent souvent sur des terres convoitées pour l’expansion des colonies. Les déraciner permet non seulement de confisquer des terres, mais aussi d’affaiblir l’économie agricole palestinienne et de briser le lien historique entre le peuple et sa terre. Les méthodes utilisées incluent le déracinement direct, le brûlage, la coupe, la destruction des systèmes d’irrigation ou l’impossibilité d’accéder aux terres. Cette pratique existe depuis l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza en 1967, et se poursuit chaque année, surtout pendant la saison de récolte. Selon des rapports d’organisations locales et internationales, tels que <a href="https://www.oxfamfrance.org/rapports/stop-au-commerce-avec-les-colonies/" target="_blank" rel="noopener">celui d&rsquo;Oxfam paru en septembre 2025</a>, plus de 800 000 oliviers palestiniens ont été détruits depuis 1967, soit une perte immense pour l’agriculture, l’identité et la mémoire collective palestinienne.</p>
<p align="JUSTIFY"><em><b>Quelles sont les conséquences de la destruction des oliviers sur le peuple palestinien ?</b></em></p>
<p align="JUSTIFY">Économiquement, elle prive des milliers de familles palestiniennes de leur principale source de revenus et d’une part essentielle de leur sécurité alimentaire, augmentant la pauvreté et la dépendance. Sur le plan culturel, elle efface une part importante du patrimoine palestinien, car l’olivier est un symbole central de l’identité, de l’histoire et du <em>sumoud</em> du peuple palestinien. Socialement, la perte des oliviers affaiblit le tissu communautaire, car la saison de récolte, qui rassemble familles et villages autour d’un moment de partage, disparaît progressivement. Enfin, sur le plan politique, cette destruction systématique constitue un outil de dépossession et d’érosion des droits des Palestiniens, visant à limiter leur présence sur leurs terres et à affaiblir leur lien avec leur identité et leur terre.</p>
<p align="JUSTIFY"><em><b>A travers les enjeux des oliviers palestiniens, peux-tu expliquer en quoi la lutte écologique est liée à celle contre le génocide en cours ?</b></em></p>
<p align="JUSTIFY">La lutte pour la protection des oliviers palestiniens est intrinsèquement liée à la lutte contre le génocide en cours. Protéger les oliviers, c’est préserver non seulement un patrimoine naturel, mais aussi défendre le droit à vivre, à exister et à résister face à un projet de domination et d’annihilation. Ainsi, la lutte écologique devient un acte politique, humanitaire et une composante essentielle de la lutte contre le génocide.</p>
<p align="JUSTIFY"><em><b>Comment agit ton syndicat pour préserver la culture des oliviers ? </b></em></p>
<p align="JUSTIFY">L’UAWC agit activement pour défendre les paysans et leur droit de cultiver librement et de manière indépendante, avec un accès complet à leurs ressources légitimes. Concernant les oliviers, notre campagne de récolte constitue le moment clé pour démontrer ce soutien et cet engagement en faveur de la préservation de l’olivier palestinien, symbole précieux de notre patrimoine.</p>
<p align="JUSTIFY">Cette campagne vise à accompagner les paysans, <a href="https://www.france-palestine.org/L-acces-des-Palestiniens-a-la-zone" target="_blank" rel="noopener">en particulier ceux dont les terres se trouvent en zone C</a>, confrontés à de nombreux défis imposés par l’armée israélienne et les colons, qui multiplient les attaques. Organisée non seulement au niveau local, elle mobilise également des volontaires venus du monde entier souhaitant agir concrètement en solidarité avec la Palestine. Participer à la récolte ne se limite pas à un travail physique : c’est un puissant geste de solidarité et de soutien envers les paysans..</p>
<p align="JUSTIFY"><em><b>Quelles sont les différentes victoires de votre syndicat ?</b></em></p>
<p align="JUSTIFY">L’UAWC a obtenu de nombreux succès concrets au fil des années. Nous atteignons annuellement 20 000 agriculteurs en zone C, installons 3000 km de canalisations d’irrigation et aménageons 10 000 hectares de pâturages. Nous avons récupéré et réhabilité 20 000 hectares de terres, construit 2000 km de routes agricoles et érigé 2 125 000 murs de soutènement. Grâce aux efforts de l’UAWC, l’accès à l’eau pour les agriculteurs a augmenté de 300 000 m³, 50 variétés de semences locales indigènes ont été protégées et plus de 2 000 000 d’arbres ont été plantés. Ces réalisations illustrent notre engagement constant pour la préservation de l’agriculture palestinienne et des droits des paysans.</p>
<p align="JUSTIFY">Propos recueillis par Nicolas Delcros, le 3 octobre 2025</p>
<hr />
<p align="JUSTIFY"><b>Comment peut-on agir depuis la Provence pour la préservation des oliviers palestiniens ?</b></p>
<p align="JUSTIFY"><a name="Bookmark"></a>Il existe plusieurs façons de soutenir cette cause :</p>
<ul>
<li>
<p align="JUSTIFY">Sensibiliser régulièrement autour de soi sur la situation des paysans oléicoles palestiniens et dénoncer les attaques graves menées par les colons, telles que le brûlage ou l’arrachage des oliviers.</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">Faire un <a href="https://uawc-pal.org/donate-now/" target="_blank" rel="noopener">don pour soutenir les projets de l’UAWC en faveur des paysans</a>.</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">Participer à la campagne de récolte l’année prochaine.</p>
</li>
</ul>
<hr />
<p align="JUSTIFY"><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Communiqué de la <a href="https://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=15887" target="_blank" rel="noopener">Confédération Paysanne condamnant l&rsquo;attaque de la banque de semence de l&rsquo;UAWC</a></p>
<p align="JUSTIFY">Pétition pour la <a href="https://viacampesina.org/fr/signez-la-petition-pour-la-solidarite-avec-les-paysan%c2%b7nes-et-les-communautes-rurales-en-palestine-occupee-arna-via-campesina/" target="_blank" rel="noopener">solidarité avec les paysan·nes et les communautés rurales en Palestine occupée, par l&rsquo;organisation internationale Via Campesina</a></p>
<div id="attachment_2610" style="width: 1040px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2610" class="wp-image-2610 size-large" title="Récolte des olives en Palestine © Sana, membre de l'UAWC" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-1030x773.jpg" alt="Récolte des olives en Palestine © Sana, membre de l'UAWC" width="1030" height="773" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-1320x990.jpg 1320w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC.jpg 1800w" sizes="(max-width: 1030px) 100vw, 1030px" /></a><p id="caption-attachment-2610" class="wp-caption-text">Récolte des olives en Palestine © Sana, membre de l&rsquo;UAWC</p></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Nique Bayer qui chimique la Terre !</title>
		<link>https://quivive.fr/nique-bayer-qui-chimique-la-terre</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Qui Vive]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Oct 2025 08:49:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Bande organisée]]></category>
		<category><![CDATA[bio]]></category>
		<category><![CDATA[ferme]]></category>
		<category><![CDATA[Ferme du Roy d’Espagne]]></category>
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		<category><![CDATA[paysan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Ferme du Roy d’Espagne est une structure pédagogique qui se situe dans le 9e arrondissement de Marseille. Elle est gérée et animée par l’association La Nacée qui pratique une activité agricole riche et variée mêlant poulailler, ruche, plantes aromatiques, maraîchage et élevage. Elle ouvre ses portes au public les mercredis après-midis et samedis matins [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Ferme du Roy d’Espagne est une structure pédagogique qui se situe dans le 9e arrondissement de Marseille. Elle est gérée et animée par l’association La Nacée qui pratique une activité agricole riche et variée mêlant poulailler, ruche, plantes aromatiques, maraîchage et élevage. Elle ouvre ses portes au public les mercredis après-midis et samedis matins lors de ses marchés, mais aussi aux écoles, à l’occasion de sorties pédagogiques qui proposent des activités autour de la vie à la ferme et de l’alimentation locale. L’objectif est de préserver un quartier encore vert, grâce à l’effort collectif de ses membres, ainsi que d’habitants volontaires du quartier, prêts à apporter leur aide pour sensibiliser aux enjeux agricoles et promouvoir l’agriculture paysanne. Depuis 2021, la ferme est également labellisée agriculture biologique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><iframe loading="lazy" title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/iAIwk6Vxkl0?si=9JXSexQQFEymj76k" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Afin d’accroître sa visibilité auprès des marseillais, l’équipe de la ferme a opté pour une reprise du clip et de la mélodie du morceau <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-CVn3-3g_BI" target="_blank" rel="noopener"><em>Bande organisée</em></a> créé par le collectif de rappeurs marseillais composé de SCH, Jul, Kofs, Naps, Soso Maness, Elams, Solda et Houari. Dans cette adaptation, on peut retrouver dès les premières paroles la mise en valeur des aliments issus de la production de la ferme : « <em>Viens les goûter ! Roy d&rsquo;Espagne, légumes bio, Bien sûr, c&rsquo;est du quartier !</em> ». Au fil des refrains, on peut repérer un message fort : manger local et résister à la nourriture transformée et importée. « <em>A nous les terres bétonisées! Basta la bad bouffe qui nique tout ! Basta la bad bouffe chimique bouh ! Basta la malbouffe ! Basta la malbouffe !</em> ». Choisir une reprise de cet immense succès est un choix judicieux sur le plan de la communication, puisque le clip capte l’attention et fait réfléchir. Cette stratégie s’est révélée concluante puisque la vidéo cumule aujourd’hui pas moins de 305 000 vues depuis sa mise en ligne il y a quatre ans, en juillet 2021.</p>
<p><strong>Pourquoi est-ce important pour la ferme de toucher un large public ?</strong></p>
<p>La <a href="https://www.fermeduroydespagne.org/" target="_blank" rel="noopener">ferme du Roy d’Espagne</a> accorde une grande importance à sa visibilité, afin de préserver l’impact positif qu’elle exerce sur son environnement. Cet impact est d’abord écologique puisqu’elle permet de réduire l’empreinte carbone liée au transport alimentaire. Mais il est aussi important de souligner son impact social. L’ouverture de ses portes aux classes scolaires, aux maisons de quartier, aux Instituts Médico-Éducatifs (IME) et aux structures médico-sociales permet de toucher des publics variés souvent éloignés de l’accès à une agriculture locale et à une éducation environnementale. Elle leur offre la possibilité de découvrir le monde agricole en pleine ville.</p>
<p>Lola Dupré<br />
4 octobre 2025</p>
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		<title>Guerre au bocage</title>
		<link>https://quivive.fr/guerre-au-bocage</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Mar 2025 08:29:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Inès Léraud]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Van Hove]]></category>
		<category><![CDATA[remembrement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cinq ans après Les algues vertes, Inès Léraud et Pierre Van Hove sont de retour avec une nouvelle enquête dessinée : Champs de bataille, l&#8217;histoire enfouie du remembrement. Qui a entendu parler du remembrement ? Hormis les paysans concernés et quelques spécialistes, sans doute pas grand monde. C&#8217;est pourtant une guerre qui a été menée dans [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cinq ans après <a href="https://www.editions-delcourt.fr/bd/series/serie-algues-vertes-l-histoire-interdite/album-algues-vertes-l-histoire-interdite" target="_blank" rel="noopener"><em>Les algues vertes</em></a>, Inès Léraud et Pierre Van Hove sont de retour avec une nouvelle enquête dessinée : <a href="https://www.editions-delcourt.fr/bd/album-champs-de-bataille" target="_blank" rel="noopener"><em>Champs de bataille, l&rsquo;histoire enfouie du remembrement</em></a>. Qui a entendu parler du remembrement ? Hormis les paysans concernés et quelques spécialistes, sans doute pas grand monde. C&rsquo;est pourtant une guerre qui a été menée dans certaines régions françaises, contre les petites parcelles, les fermes modestes et les paysages ancestraux, faits de haies et de bocages, de chemins creux et de rivières à méandres. Une guerre menée au nom du progrès et de la productivité. Une guerre soutenue, et souvent gagnée, par les puissants : agro-industriels, vendeurs de pesticides et de machines agricoles, élus locaux et politiques, syndicats majoritaires&#8230; au détriment des plus modestes évidemment. À ce titre, l&rsquo;album de Léraud et Van Hove porte bien son nom ; car des batailles contre les mesures de remembrement, il y en a eu, dans les champs de Bretagne, de Haute-Vienne et d&rsquo;ailleurs, même si elles ont souvent été perdues, si on a préféré les oublier.</p>
<p>C&rsquo;est à cet oubli qu&rsquo;Inès Léraud a voulu remédier. Et aux « <em>perdants du remembrement</em> » qu&rsquo;elle rend hommage en retraçant cette histoire. Celle d&rsquo;une loi durcie durant le gouvernement de Vichy, tiens donc, contre laquelle les fermiers concernés n&rsquo;avaient quasiment aucun recours, que les municipalités et les préfectures faisaient souvent appliquer par la force. C&rsquo;est ainsi que, de l&rsquo;immédiate après-guerre aux années 70, on a « <em>adapté les paysages aux tracteurs</em> », transformant irrémédiablement certaines régions, avec les conséquences que l&rsquo;on sait : agriculture intensive, érosion des sols, sécheresses, chute de la biodiversité&#8230; Sans compter les dégâts humains, considérables.</p>
<p>Cette enquête est tout ce qu&rsquo;il y a de plus sérieux. Celle qui se définit comme une « <em>enquêtrice indépendante en zone rurale</em> » l&rsquo;a menée plusieurs années durant, selon sa méthode habituelle, qui consiste à « <em>approcher le réel avec le plus de précision possible</em> », c&rsquo;est-à-dire à travailler sur le terrain, à interroger les habitants, les acteurs de l&rsquo;époque. Étayée par de nombreux témoignages, extraits de presse et reportages, elle s&rsquo;appuie également sur des textes théoriques (une bibliographie se trouve en fin d&rsquo;ouvrage), ainsi que sur les recherches historiques du doctorant Léandre Mandard. Des annexes fournies complètent cet album documentaire remarquable, tant par la minutie du travail d&rsquo;investigation que par la ligne claire du dessin.</p>
<p>Au moment où tout montre que les opposants au remembrement massif avaient la raison et le bon sens de leur côté, où l&rsquo;on promeut à nouveau talus et haies, ce plaidoyer fervent pour le respect des paysages et des hommes vient à point nommé.</p>
<p>FRED ROBERT<br />
17 mars 2025</p>
<p><em>Champs de bataille, l&rsquo;histoire enfouie du remembrement<br />
</em>Une enquête d&rsquo;Inès Léraud, dessinée par Pierre Van Hove, mise en couleur par Mathilda.<br />
Conseiller historique : Léandre Mandard<br />
Éditions La Revue Dessinée Delcourt, 23,75 €</p>
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		<title>« Le sol fait la vie, et la vie fait le sol »</title>
		<link>https://quivive.fr/le-sol-fait-la-vie-et-la-vie-fait-le-sol</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jan-Cyril Salemi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 12:40:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissances]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[sol]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui Vive : Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un pédologue et en quoi consiste son activité ? Jean-Claude Lacassin : C&#8217;est un spécialiste de la science du sol. Il va étudier, cartographier, interpréter la couche meuble à la surface de la terre. Le sol est un objet naturel en trois dimensions. On marche à sa surface, mais on ne sait pas ce [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><b>Qui Vive :</b></em> <strong><i>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un pédologue et en quoi consiste son activité ?</i></strong></p>
<p><b>Jean-Claude Lacassin :</b> C&rsquo;est un spécialiste de la science du sol. Il va étudier, cartographier, interpréter la couche meuble à la surface de la terre. Le sol est un objet naturel en trois dimensions. On marche à sa surface, mais on ne sait pas ce qu&rsquo;il y a dessous. Pour l&rsquo;analyser, on fait des prélèvements à l&rsquo;aide d&rsquo;un outil manuel, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tari%C3%A8re" target="_blank" rel="noopener">la tarière</a> pédologique. Cela nous permet d&rsquo;extraire du sol des carottes de terre, longues de quelques dizaines de centimètres. Nous les observons et nous les décrivons. C&rsquo;est notre premier repérage. Ensuite, nous creusons une fosse, d&rsquo;environ 1m<sup>3</sup>, dans laquelle on descend, afin d&rsquo;approfondir et d&rsquo;affiner notre analyse. On recueille tout un tas de paramètres physiques, chimiques, biologiques, géologiques, de ce qui constitue le sol. On étudie alors les différentes couches, en observant de nombreux éléments : les racines, les vers de terre, les cailloux, la couleur, l&rsquo;eau, etc. Cela prend plus de temps, cela coûte plus cher, et c&rsquo;est beaucoup plus précis qu&rsquo;un simple sondage à la tarière. Pour ma part, j&rsquo;ai travaillé pendant 41 ans pour la société du Canal de Provence. Je suis à la retraite depuis presque un an. Je suis également administrateur de <a href="https://www.afes.fr/" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;Association Française pour l&rsquo;Etude du Sol (AFES)</a>. A ce titre, je me suis rapproché en 2022 de FNE PACA pour mettre en place le projet Sols Vivants et participer à ce réseau d&rsquo;ambassadeurs des sols en Provence.</p>
<div id="attachment_782" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-782" class="wp-image-782" title="Sondage à la tarière © FNE PACA" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-1030x579.jpg" alt="Sondage à la tarière © FNE PACA" width="600" height="338" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-1030x579.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-300x169.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-768x432.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-1536x864.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-2048x1152.jpg 2048w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-1500x844.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-705x397.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-782" class="wp-caption-text">Sondage à la tarière © FNE PACA</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_799" style="width: 348px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-799" class="wp-image-799" title="Dans une fosse pédologique © FNE PACA" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-580x1030.jpg" alt="Dans une fosse pédologique © FNE PACA" width="338" height="600" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-580x1030.jpg 580w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-169x300.jpg 169w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-768x1364.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-865x1536.jpg 865w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-1153x2048.jpg 1153w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-845x1500.jpg 845w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-397x705.jpg 397w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-scaled.jpg 1081w" sizes="auto, (max-width: 338px) 100vw, 338px" /></a><p id="caption-attachment-799" class="wp-caption-text">Dans une fosse pédologique © FNE PACA</p></div>
<p><strong><i>Comment se définit un sol vivant ?</i></strong></p>
<p>C&rsquo;est <a href="https://www.afes.fr/les-sols/definition-et-enjeux/" target="_blank" rel="noopener">un écosystème qui assure plusieurs fonctions</a>. Celle que nous connaissons tous est la fonction de production de nourriture pour l&rsquo;alimentation humaine. Des céréales, des fruits, des légumes, ou du lait et de la viande quand il y a des animaux d&rsquo;élevage. C&rsquo;est la fonction principale du sol, mais il y en a beaucoup d&rsquo;autres. Parmi les plus importantes, il y a la fonction de régulation du cycle de l&rsquo;eau. Le sol est une éponge, qui va retenir l&rsquo;eau, puis la relâcher progressivement. Par exemple, en été, il va alimenter une rivière proche, les nappes souterraines et la végétation, cultivée ou naturelle. Le sol favorise l&rsquo;infiltration plutôt que le ruissellement, qui peut être dangereux et causer des inondations. C&rsquo;est une fonction essentielle. Le sol agit aussi sur la régulation du cycle du carbone, donc il a un rôle sur la régulation du climat, puisqu&rsquo;il permet de stocker durablement du CO2. On le retrouve sous forme de racines ou de matière organique, comme les feuilles qui tombent, pourrissent, et se transforment en humus. Un sol vivant préserve aussi la biodiversité qui est sous la terre et va permettre la biodiversité à la surface. La végétation n&rsquo;est possible que grâce à un sol riche en champignons, bactéries, insectes, vers de terre, nématodes, larves, etc. L&rsquo;habitat d&rsquo;un sol vivant est la terre, et dans cet habitat, on doit retrouver les micro-organismes indispensables à la vie.</p>
<div id="attachment_786" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-786" class="wp-image-786" title="Ver de terre © Creative Common" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-300x225.jpg" alt="Ver de terre © Creative Common" width="500" height="375" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-2048x1536.jpg 2048w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a><p id="caption-attachment-786" class="wp-caption-text">Ver de terre © Creative Common</p></div>
<p><strong><i>Qu&rsquo;est-ce qui favorise un sol vivant, et qu&rsquo;est-ce qui peut lui nuire ?</i></strong></p>
<p>Il faut déjà connaître ce milieu, qui est invisible, puisqu&rsquo;on n&rsquo;en voit que la surface, d&rsquo;où l&rsquo;utilité des études pédologiques pour diffuser ce qui doit être fait pour préserver ou rendre un sol vivant. Quand l&rsquo;agriculture n&rsquo;est pas intensive, ni agro-chimique, elle sait profiter des bienfaits du sol. Pour simplifier, le sol fait la vie, et la vie fait le sol. Il y a une interaction majeure entre le vivant et ce matériau, terreux et caillouteux, qu&rsquo;est le sol. Depuis la fin du XIXe, la mécanisation à outrance et la chimie ont fragilisé le sol. On entend parfois que le sol est mort, c&rsquo;est un peu exagéré, mais il y a une part de vérité. Des sols très pollués, à proximité d&rsquo;industries, sont quasiment morts. En agriculture, même si l&rsquo;usage d&rsquo;engins de plus en plus lourds et de pesticides toxiques a beaucoup nui, les sols restent vivants. En sylviculture intensive, on retrouve les mêmes phénomènes. Quand des machines énormes interviennent en forêt, les sols sont tassés, compactés, et cela rend les sols forestiers encore plus fragiles que les sols agricoles. Mais historiquement, il y a eu aussi des méfaits sur le sol à des époques anciennes. Chez les Mayas, ou en Mésopotamie, l&rsquo;aridification est liée notamment à des pratiques agricoles inadaptées.</p>
<p><strong><i>Comment peut-on agir pour préserver le sol ?</i></strong></p>
<p>Le sol reste méconnu, c&rsquo;est un objet mystérieux, il faut creuser pour savoir ce qu&rsquo;il s&rsquo;y passe. De plus, en droit français, il est très mal protégé. L&rsquo;eau et l&rsquo;air sont considérés comme des patrimoines communs, tandis que le sol est soumis à la propriété privée. Pour intervenir sur une parcelle, il faut donc avoir l&rsquo;autorisation de son propriétaire. Quand ce premier obstacle est passé, on peut agir. C&rsquo;est ce que nous faisons avec FNE PACA. Nous avons lancé en 2023 <a href="https://fnepaca.fr/actualites/lancement-du-projet-sols-vivants" target="_blank" rel="noopener">le projet Sols Vivants</a>, et nous mettons en place un réseau d&rsquo;ambassadeurs des sols en Provence. Grâce aux relais locaux de FNE, nous mobilisons des gens qui souhaitent être formés à la compréhension du sol. On a réalisé une boîte à outils pour trouver des infos, disponibles sur le site dédié, <a href="https://www.pourdessolsvivants.fr/" target="_blank" rel="noopener">Pour des sols vivants</a>. L&rsquo;objectif est que ces ambassadeurs puissent transmettre leurs connaissances à des élus sur leur territoire ou à d&rsquo;autres militants. Nous organisons également des animations, <a href="https://www.pourdessolsvivants.fr/en-region/" target="_blank" rel="noopener">les parcours pédologiques</a>. En lien avec l&rsquo;AFES, nous avons créé cinq parcours en région PACA, sur des sites dans le Var, le Vaucluse, les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, et dans les Bouches-du-Rhône, c&rsquo;est à <a href="https://colineo.fr/" target="_blank" rel="noopener">Colinéo, dans les quartiers nord de Marseille</a>.</p>
<div id="attachment_798" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-798" class="wp-image-798" title="Autour d'une fosse pédologique à Colinéo © FNE PACA" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-300x169.jpg" alt="Autour d'une fosse pédologique à Colinéo © FNE PACA" width="600" height="338" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-300x169.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-1030x580.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-768x433.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-1536x865.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-2048x1154.jpg 2048w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-1500x845.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-705x397.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-798" class="wp-caption-text">Autour d&rsquo;une fosse pédologique à Colinéo © FNE PACA</p></div>
<p><strong><i>Quelle est la spécificité du site de Colinéo ?</i></strong></p>
<p>C&rsquo;est un site agricole en milieu urbain, et ils réalisent un très beau travail, avec un verger, du maraîchage bio, des terrasses et murs en pierres sèches. Sur place, nous avons creusé deux fosses pédologiques, dont j&rsquo;ai fait la description complète, puis nous les avons rebouchées. On y retrouve les caractéristiques des sols méditerranéens et la façon dont ils sont mis en culture depuis des siècles. Colinéo est situé sur le versant de la chaîne de l&rsquo;Etoile, le sol y est le plus souvent superficiel, pauvre, posé sur de la roche dure. Pour produire malgré ces contraintes, l&rsquo;agriculture méditerranéenne a depuis toujours aménagé des murs de pierres sèches et des terrasses de culture, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Restanque" target="_blank" rel="noopener">les restanques</a>. Cela permet d&rsquo;avoir plus de terre, donc des sols plus profonds, et de canaliser l&rsquo;eau de ruissellement pour mieux la retenir. Les murs de pierres sèches et les restanques qui sont à Colinéo ont peut-être été construites à l&rsquo;époque gréco-romaine. Bien sûr, ce n&rsquo;est pas stable dans le temps, il faut les refaire, les consolider, mais cette méthode est très ancienne. Elle apporte du confort, pour travailler sur un terrain plus plat, plus épais, et plus efficace pour stocker l&rsquo;eau.</p>
<div id="attachment_802" style="width: 348px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-802" class="wp-image-802" title="A la découverte de la terre © FNE PACA" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-169x300.jpg" alt="A la découverte de la terre © FNE PACA" width="338" height="600" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-169x300.jpg 169w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-580x1030.jpg 580w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-768x1364.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-865x1536.jpg 865w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-1153x2048.jpg 1153w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-845x1500.jpg 845w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-397x705.jpg 397w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-scaled.jpg 1081w" sizes="auto, (max-width: 338px) 100vw, 338px" /></a><p id="caption-attachment-802" class="wp-caption-text">A la découverte de la terre © FNE PACA</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_797" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-797" class="wp-image-797" title="Prise de relevé pédologique © FNE PACA" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-300x225.jpg" alt="" width="600" height="450" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-2048x1536.jpg 2048w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-797" class="wp-caption-text">Prise de relevé pédologique © FNE PACA</p></div>
<p><strong><i>L&rsquo;urbanisation aux alentours est-elle un obstacle à la remise en culture du site ?</i></strong></p>
<p>Non, car le terrain de Colinéo n&rsquo;a pas été urbanisé, ni industrialisé, c&rsquo;était une zone agricole préservée, comme il en existe encore en périphérie de Marseille. Dans ce cas, il suffit d&rsquo;amender le sol, avec du fumier, des engrais biologiques et d&rsquo;avoir des pratiques agricoles respectueuses pour remettre une parcelle en culture. Il est vrai aussi que dans cet environnement urbain, les sols ne sont pas très sains, à cause de la pollution atmosphérique ou des résidus de déchets qui peuvent être portés par le mistral ou la pluie. Toutefois, l&rsquo;impact reste limité, et le sol n&rsquo;est pas plus pollué dans le nord de Marseille qu&rsquo;à Aix ou à Gardanne. Avec l&rsquo;AFES nous avons fait de nombreuses <a href="https://www.afes.fr/ressources/egs-bilan-des-20-premieres-annees-des-productions-scientifiques-du-reseau-de-mesures-de-la-qualite-des-sols-rmqs/" target="_blank" rel="noopener">études sur l&rsquo;évolution de la qualité des sols</a>. Malheureusement, partout en France, on va retrouver des micro-plastiques dans les sols, ou le plomb de l&rsquo;essence, des traces de pesticides, de métaux. C&rsquo;est une pollution généralisée, hélas. Mais à Colinéo, il n&rsquo;y a pas eu besoin de dépolluer ni de requalifier le sol avant de le remettre en culture. Des visites du site pour des scolaires ont lieu régulièrement, et dans le cadre du programme Sols Vivants, nous organisons aussi des parcours de découverte sur place. Les prochains se dérouleront au printemps.</p>
<p>Propos recueillis par Jan-Cyril Salemi, le 10 décembre 2024</p>
<div id="attachment_793" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-793" class="wp-image-793" title="Le travail de Jean-Claude Lacassin sur le terrain de Colinéo © FNE PACA" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-300x169.jpg" alt="Le travail de Jean-Claude Lacassin sur le terrain de Colinéo © FNE PACA" width="600" height="338" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-300x169.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-1030x580.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-768x432.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-1536x865.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-2048x1153.jpg 2048w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-1500x845.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-705x397.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-793" class="wp-caption-text">Le travail de Jean-Claude Lacassin sur le terrain de Colinéo © FNE PACA</p></div>
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		<title>Parcours d&#8217;agricultrices urbaines</title>
		<link>https://quivive.fr/parcours-dagricultrices-urbaines</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jan-Cyril Salemi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jun 2024 19:28:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Orientation]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
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		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mener une activité agricole tout en vivant en ville, cela peut être un rêve. Pour Joséphine, Juliette et Marie-Laure, c&#8217;est une réalité très concrète. Leurs productions sont installées au Grain de la vallée, aux portes de Marseille, tout près de la Penne-sur-Huveaune. La gare de la Penne est à 10 minutes à pied de cette [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Mener une activité agricole tout en vivant en ville, cela peut être un rêve. Pour Joséphine, Juliette et Marie-Laure, c&rsquo;est une réalité très concrète. Leurs productions sont installées au Grain de la vallée, aux portes de Marseille, tout près de la Penne-sur-Huveaune. La gare de la Penne est à 10 minutes à pied de cette ancienne école, transformée en tiers-lieu agri-culturel depuis 5 ans. Le 25 mai, lors des 48 heures de l&rsquo;agriculture urbaine, <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.facebook.com/legraindelavallee.tierslieu.citoyen.nature.culture" target="_blank" rel="noopener">Le Grain de la vallée</a></span></span> proposait diverses activités, rencontres et ateliers, mêlant art et agriculture. Joséphine et Juliette, fondatrices de <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.instagram.com/mastocmarseille/" target="_blank" rel="noopener">la pépinière Mastoc</a></span></span>, et Marie-Laure, qui a lancé <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.instagram.com/fleursdemarseille" target="_blank" rel="noopener">Fleurs de Marseille</a></span></span>, animaient une rencontre pour présenter le parcours qu&rsquo;elles ont suivi.</p>
<div id="attachment_488" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-488" class="wp-image-488" title="Le Grain de la Vallée © JCS" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h-300x225.jpg" alt="Le Grain de la Vallée © JCS" width="600" height="450" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-488" class="wp-caption-text">Le Grain de la Vallée © JCS</p></div>
<p><b>Reconversion professionnelle<br />
</b>Toutes les trois ont en commun d&rsquo;être en reconversion professionnelle. Marie-Laure, la quarantaine, était engagée dans la communication et le marketing, Joséphine, la trentaine, réalisait des décors de spectacle, et Juliette, la trentaine également, travaillait auprès d&rsquo;enfants autistes, notamment en école Montessori. Pour chacune, le déclic s&rsquo;est produit lors de la période du covid. L&rsquo;envie de changer de vie et de se reconnecter à la nature. Il leur a fallu à la fois se former et surtout trouver le terrain où s&rsquo;installer.</p>
<p>La recherche du foncier est le premier enjeu pour l&rsquo;installation en agriculture urbaine. Joséphine et Juliette ont d&rsquo;abord commencé leur activité dans une petite serre de 10m², installée dans le jardin d&rsquo;un de leurs amis. Dans le même temps, Juliette rejoint une formation avec <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://veniverdi.fr/" target="_blank" rel="noopener">Veni Verdi</a></span></span>, à Paris. <em>« C&rsquo;était très complet, sur tous les aspects, à la fois dans le domaine végétal et dans celui du montage administratif de notre structure »</em>, explique-t-elle. Elle suit également <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.onisep.fr/ressources/univers-formation/formations/lycees/bp-responsable-d-entreprise-agricole" target="_blank" rel="noopener">un Brevet Professionnel Responsable d&rsquo;Entreprise Agricole (BPREA)</a></span></span>, et lors d&rsquo;un stage à Aubagne, découvre le métier de pépiniériste. <em>« Initialement, on voulait faire du plein champ et des plants, mais c&rsquo;est difficile, on a finalement préféré se concentrer sur la pépinière »</em>, poursuit-elle. En créant Mastoc, un jeu de mots avec estomac, elles choisissent de cultiver des plantes comestibles, fleurs, légumes ou aromatiques, 100% bio.</p>
<div id="attachment_484" style="width: 385px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-rotated.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-484" class="wp-image-484" title="Mastoc, plantes à manger © JCS" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-225x300.jpg" alt="Mastoc, plantes à manger © JCS" width="375" height="500" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-1152x1536.jpg 1152w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-1125x1500.jpg 1125w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-rotated.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 375px) 100vw, 375px" /></a><p id="caption-attachment-484" class="wp-caption-text">Mastoc, plantes à manger © JCS</p></div>
<p><b>Préparer le terrain<br />
</b>Il leur faut alors trouver le terrain où s&rsquo;installer. Le réseau et les rencontres sont déterminantes sur ce point. <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/" target="_blank" rel="noopener">La Direction Régionale de l&rsquo;Environnement de l&rsquo;Aménagement et du Logement (DREAL)</a></span></span> propose un aperçu des parcelles disponibles, et la <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.cite-agri.fr/">Cité de l&rsquo;Agriculture</a></span></span>, qui organise à Marseille <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.les48h.com/villes/marseille/" target="_blank" rel="noopener">les 48 heures de l&rsquo;agriculture urbaine</a></span></span>, n&rsquo;aide pas directement à l&rsquo;obtention du foncier, mais elle peut favoriser les mises en contact. Ce réseau élargi a permis à Mastoc et à Fleurs de Marseille de s&rsquo;installer au Grain de la vallée. Joséphine et Juliette y ont implanté leur serre et Marie-Laure cultive en plein champ des fleurs ornementales, 100% bio également.</p>
<p>En pratique, chaque résident du tiers-lieu verse une contribution au Grain, qui paye un loyer symbolique à la ville de Marseille, propriétaire du terrain. Mais avant l&rsquo;installation concrète, il a fallu aménager l&rsquo;espace. Sur le site se trouvaient du fer ou du polystyrène, héritage de chantiers de bâtiments précédents, et également beaucoup de cailloux. La revalorisation de la terre pour la mise en culture a pris du temps, mais elle offre désormais d&rsquo;excellentes conditions.<em> « On a aussi laissé une partie volontairement en friche, et on fait régulièrement des recensements de biodiversité</em><i>, </i>précise Marie-Laure<i>. </i><em>Même en bio, on a un impact, c&rsquo;est important de le constater. »</em></p>
<div id="attachment_487" style="width: 385px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-rotated.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-487" class="wp-image-487" title="Fleurs de Marseille © JCS" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-225x300.jpg" alt="Fleurs de Marseille © JCS" width="375" height="500" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-1152x1536.jpg 1152w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-1125x1500.jpg 1125w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-rotated.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 375px) 100vw, 375px" /></a><p id="caption-attachment-487" class="wp-caption-text">Fleurs de Marseille © JCS</p></div>
<p><b>Se structurer<br />
</b>Avant de s&rsquo;installer, Marie-Laure est passée par <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.hectar.co/" target="_blank" rel="noopener">Hectar</a></span></span>, en région parisienne. Dans ce lieu, mêlant la culture start up et l&rsquo;agriculture, elle a participé au <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.hectar.co/nos-formations/programme-entrepreneurial-parcours-floriculture" target="_blank" rel="noopener">programme Tremplin</a></span></span>, qui l&rsquo;a aidée à développer son projet d&rsquo;entreprise. Puis elle a suivi une formation en agroforesterie au <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.domainedespossibles.fr/" target="_blank" rel="noopener">Domaine des Possibles</a></span></span> à Arles. Enfin, elle a rejoint le dispositif d&rsquo;<span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.inter-made.org/Bienvenue-a-Inter-Made" target="_blank" rel="noopener">Inter-Made</a></span></span>, à Marseille, qui l&rsquo;a accompagnée vers la création de son activité.</p>
<p>Définir quelle structure juridique correspond à son projet est également déterminant, et les conseils d&rsquo;un bon accompagnement sont décisifs pour cette orientation. Marie-Laure a opté pour l&rsquo;entreprise, car son modèle économique repose sur l&rsquo;activité commerciale. <em>« La vente de fleurs représente 70 à 80% de mes ressources. Une association ne peut pas dépasser 30% de vente. »</em></p>
<p>Les deux pépiniéristes de Mastoc, en revanche, ont choisi le modèle associatif. Les collectivités locales ont pris conscience que revégétaliser la ville est un enjeu primordial, et elles peuvent soutenir des projets en ce sens. La structure en association permet d&rsquo;accéder à des subventions publiques, ce qui a incité les deux jeunes femmes à adopter cette formule. Mais constituer des dossiers de subventions est complexe. <em>« Il faut utiliser un jargon technique pour parler de quelque chose de très pratique, et cela prend beaucoup de temps. Pour le moment, nous ne sommes pas encore subventionnées »</em>, relève Joséphine.</p>
<div id="attachment_483" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-483" class="wp-image-483" title="Sous la serre de Mastoc © JCS" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-300x225.jpg" alt="Sous la serre de Mastoc © JCS" width="600" height="450" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-483" class="wp-caption-text">Sous la serre de Mastoc © JCS</p></div>
<p>Leur activité se divise entre la vente de leurs plants et les actions pédagogiques. Leurs revenus proviennent majoritairement d&rsquo;ateliers qu&rsquo;elles animent chaque semaine dans une école. <em>« La pépinière représente l&rsquo;essentiel de notre travail, et on vend notre production sur place et sur les marchés, mais les interventions en milieu scolaire constituent notre ressource financière principale</em>, résume Juliette. <em>Et il y a beaucoup de demande dans ce secteur. »</em></p>
<p>Parvenir à vivre d&rsquo;une activité d&rsquo;agriculture urbaine n&rsquo;est pas simple mais pas non plus impossible. Les premières années sont compliquées, Mastoc et Fleurs de Marseille, qui ont moins de trois ans d&rsquo;existence peuvent en témoigner. Joséphine et Juliette sont auto-entrepreneuses, elles facturent leurs animations d&rsquo;ateliers, mais reconnaissent qu&rsquo;il leur est encore difficile de se dégager un véritable revenu. Marie-Laure vend sa production sur des marchés et à des fleuristes de Marseille. Elle fournit également quelques boutiques dans son quartier, comme cette supérette qui a proposé ses fleurs lors de la fête des mères. Mais c&rsquo;est surtout grâce à l&rsquo;événementiel, où le volume de commandes est plus élevé, qu&rsquo;elle peut se payer.</p>
<p>Malgré ces difficultés, aucune d&rsquo;elles ne regrette de s&rsquo;être lancée dans l&rsquo;aventure. <em>« On est hyper chanceuses. Tous les matins, on quitte la ville et son brouhaha, on arrive en pleine nature, et le soir, on rentre et on retrouve le mode de vie urbain. »</em></p>
<p>Jan-Cyril Salemi<br />
Juin 2024</p>
<div id="attachment_492" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-492" class="wp-image-492" title="Changer le monde © JCS" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase-300x225.jpg" alt="Changer le monde © JCS" width="600" height="450" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-492" class="wp-caption-text">Changer le monde © JCS</p></div>
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