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	<title>Jan-Cyril Salemi, auteur/autrice sur Qui Vive</title>
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	<description>Le média qui pique la curiosité</description>
	<lastBuildDate>Tue, 16 Dec 2025 16:02:09 +0000</lastBuildDate>
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		<title>« Notre objectif est de faire gagner la nature »</title>
		<link>https://quivive.fr/notre-objectif-est-de-faire-gagner-la-nature</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jan-Cyril Salemi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 20:10:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[citoyen]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui Vive : Quelle a été la démarche pour réaliser ce dossier ? Paul Naglik : En tant que fédération régionale de France Nature Environnement (FNE), nous avons réfléchi à la meilleure façon de préparer un outil qui puisse être adapté à tous les territoires de Provence-Alpes-Côte d&#8217;Azur (PACA). C&#8217;est l&#8217;une des difficultés, car les réalités [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><i><b>Qui Vive : Quelle a été la démarche pour réaliser ce dossier ?</b></i></p>
<p><b>Paul Naglik :</b> En tant que fédération régionale de France Nature Environnement (FNE), nous avons réfléchi à la meilleure façon de préparer un outil qui puisse être adapté à tous les territoires de Provence-Alpes-Côte d&rsquo;Azur (PACA). C&rsquo;est l&rsquo;une des difficultés, car les réalités sont très diverses selon que l&rsquo;on vit dans les Hautes-Alpes ou dans le Var. Pour cela, nous avons d&rsquo;abord sollicité nos six fédérations départementales en leur proposant un questionnaire. On souhaitait savoir si les gens s&rsquo;étaient mobilisés en 2020, lors des dernières municipales, si oui de quelle façon, s&rsquo;ils envisageaient de se mobiliser en 2026, si oui comment, et de quoi ils auraient besoin de notre part.</p>
<p>Il est ressorti deux demandes : mieux connaître la distribution de compétences, comment sont-elles réparties entre les communes et les <a href="https://www.vie-publique.fr/fiches/20118-la-cooperation-intercommunale-et-les-epci" target="_blank" rel="noopener">Établissements Publics de Coopération Intercommunales (EPCI)</a>, et avoir un kit de communication à transmettre aux citoyens et aux associations sur le terrain. L&rsquo;idée est donc, dans ce dossier, de fournir des éléments qui peuvent être utilisés pour amener des thèmes dans la campagne électorale, dans la rédaction des programmes, lors de réunions publiques, etc.</p>
<p><i><b>Comment avez-vous sélectionné ces thèmes ?</b></i></p>
<p>Grâce aux réponses de nos fédérations départementales, et dans la lignée de <a href="https://fnepaca.fr/notre-vision" target="_blank" rel="noopener">nos actions à France Nature Environnement PACA</a>, nous avons fixé cinq axes principaux. Pour chacun d&rsquo;eux, nous avons développé cinq interpellations, dont les citoyens peuvent s&#8217;emparer pour porter ces questions dans le débat public. Nous n&rsquo;avons pas fait de hiérarchie, les cinq axes et les vingt-cinq interpellations ont toutes la même importance. Notre travail a consisté à trouver l&rsquo;équilibre entre les sujets de société dont nous pensons qu&rsquo;ils doivent être traités pendant ces municipales, et le lien avec les compétences communales. Car tous les sujets ne peuvent pas être traités au niveau communal. On n&rsquo;a pas souhaité se focaliser sur le côté politique de l&rsquo;élection. Notre enjeu c&rsquo;est d&rsquo;identifier des thèmes qui peuvent concerner tous les territoires, de proposer des pistes d&rsquo;interpellations, et de mettre en valeur des bonnes pratiques, pour inspirer les gens. Les cinq axes sont :</p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">protéger, renaturer et stopper la dégradation des écosystèmes</span></li>
<li><span style="color: #000000;">contribuer au débat démocratique en mettant la préservation du vivant au centre et en impliquant les citoyens </span></li>
<li><span style="color: #000000;">définir les conditions d&rsquo;un modèle de société plus égalitaire basée sur une sobriété choisie </span></li>
<li><span style="color: #000000;">agir pour la santé et le bien-être du vivant en réduisant les pollutions et en prenant en compte les risques naturels, industriels et sociaux</span></li>
<li><span style="color: #000000;">s&rsquo;adapter au changement climatique et réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre</span></li>
</ul>
<p><i><b>C&rsquo;est un travail d&rsquo;ampleur, comment s&rsquo;est organisée la rédaction de ce dossier ?</b></i></p>
<p><span style="color: #000000;">Le projet est en réflexion depuis plusieurs mois. Marine Testut, chargée de mission déchets et risques industriels à FNE PACA, et moi-même, chargé de mission aménagement et transport, nous en assurons la coordination. Nous avons sollicité nos équipes en interne et nous avons fait appel à nos membres bénévoles qui souhaitaient s&rsquo;y impliquer. En tout, nous sommes une dizaine à travailler dessus. Les premières réunions de groupe ont eu lieu au mois d&rsquo;août, puis nous nous sommes répartis les sujets, les recherches à effectuer, les rédactions à réaliser, nous mettons tout cela en commun à chaque réunion et nous avançons ! Fin octobre, <a href="https://fnepaca.fr/dossiers/municipales-blocage-national-retour-au-local" target="_blank" rel="noopener">le dossier</a> sera en ligne sur notre </span><span style="color: #000000;">site. Nous mettrons aussi à disposition sur le site un document de synthèse, que nous appelons <a href="https://fnepaca.fr/system/files/inline-files/Plaidoyer%20Municipales%202026_0.pdf" target="_blank" rel="noopener">le plaidoyer</a>, qui rassemble les vingt-cinq interpellations. Les municipales auront lieu en mars 2026, et vers février, on fera également une communication de ces éléments sur nos réseaux sociaux. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">C&rsquo;est un projet qui émane de FNE PACA, mais en plus, nous nous reposons sur un autre cadre de travail, initié par <a href="https://fne.asso.fr/" target="_blank" rel="noopener">FNE national</a>, avec le <a href="https://transition-citoyenne.org/" target="_blank" rel="noopener">Collectif Transition Citoyenne</a>, qui est <a href="https://mairie-me.org/" target="_blank" rel="noopener">la campagne Mairie Me</a>. Celle-ci est plus large, elle contient de nombreuses propositions et offre une plateforme de références, avec un réseau étendu. Si les citoyens veulent approfondir un sujet pour les municipales, s&rsquo;impliquer plus directement dans les élections, on les renvoie vers Mairie Me. Nous, à l&rsquo;échelle locale, on propose ce dossier avec cet ensemble d&rsquo;interpellations, et Mairie Me permet de mobiliser pour porter des revendications concrètes auprès des candidats.</span></p>
<div id="attachment_2824" style="width: 1040px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Elections.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2824" class="wp-image-2824 size-large" title="Affichage électoral à Marseille ​© Jan-Cyril Salemi" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Elections-1030x773.jpg" alt="Affichage électoral à Marseille ​© Jan-Cyril Salemi" width="1030" height="773" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Elections-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Elections-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Elections-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Elections-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Elections-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Elections-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Elections.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1030px) 100vw, 1030px" /></a><p id="caption-attachment-2824" class="wp-caption-text">Affichage électoral à Marseille ​© Jan-Cyril Salemi</p></div>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><i><b>Votre démarche est donc avant tout de vous adresser aux citoyens plutôt qu&rsquo;aux élus ou aux futurs élus ?</b></i></span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">On veut rester sur des propositions de fond et des thèmes de discussion. On évite le postulat élu et partisan, et on met en valeur des choses qui sont faites par plusieurs types de communes, avec des majorités différentes. Surtout, ce qu&rsquo;on ne veut pas, c&rsquo;est que nos débats locaux soient victimes des clivages nationaux. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le sens d&rsquo;<a href="https://www.laprovence.com/article/societe/42965219403137/tribune-les-municipales-une-vraie-chance-pour-lecologie-par-patricia-detry" target="_blank" rel="noopener">une tribune que nous allons publier début novembre dans le journal La Provence</a>. Nous considérons qu&rsquo;il y a une écologie du local, et des politiques publiques locales qui peuvent être pensées de manière transpartisane. Elles peuvent être efficaces, sans être tributaires des débats sur l&rsquo;écologie politique qu&rsquo;on a beaucoup au niveau national. </span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><a href="https://www.ipsos.com/fr-fr/climat-les-francais-inquiets-face-aux-evenements-extremes-et-en-faveur-dune-planification?_gl=1*1nu90un*_up*MQ..*_ga*MTE1ODc4MDE2OS4xNzYxNzM3NTE0*_ga_X263VWZR69*czE3NjE3Mzc1MTMkbzEkZzAkdDE3NjE3Mzc1MTMkajYwJGwwJGgxNzUyNDA2NzQ2" target="_blank" rel="noopener">Un récent sondage </a></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">a montré que 93% des Français estiment que les événements climatiques augmentent, 91% d&rsquo;entre eux considèrent qu&rsquo;ils sont liés au changement climatique et 89% se disent inquiets de cette hausse. C&rsquo;est un contrepied à ce que l&rsquo;on entend parfois, la population peut</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"> être convaincue de l&rsquo;urgence de la situation. Pourtant, dans le discours de politique générale du Premier ministre Sébastien Lecornu, l&rsquo;environnement n&rsquo;est pas cité une seule fois. Donc on se dit que les réalités de terrain ne sont peut-être pas comprises. Et dans son discours, le Premier ministre envisage de donner plus d&rsquo;autonomie aux collectivités territoriales. Nous on pense justement que beaucoup de choses peuvent se faire à l&rsquo;échelle locale. </span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Des mots tels que « végétalisation » ou « circuits courts », ne veulent rien dire en soi. C&rsquo;est leur traduction concrète en politiques publiques qui est important. On veut travailler sur le maillage écologique local pour en faire des réalités. Concrètement, si une campagne se gagne sur d&rsquo;autres sujets que ceux qu&rsquo;on porte, mais que dans le programme, il y a un projet de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=XXojB7w42Xk" target="_blank" rel="noopener">désimperméabilisation d&rsquo;une cour d&rsquo;école</a> parce que des gens se seront mobilisés, on se dira que c&rsquo;est une avancée qu&rsquo;on a pu accompagner. Notre objectif est de faire gagner la nature plutôt qu&rsquo;un bord partisan.</span></span></p>
<div id="attachment_2825" style="width: 1040px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Camargue.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2825" class="wp-image-2825 size-large" title="En Camargue ​© Jan-Cyril Salemi" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Camargue-1030x773.jpg" alt="En Camargue ​© Jan-Cyril Salemi" width="1030" height="773" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Camargue-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Camargue-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Camargue-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Camargue-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Camargue-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Camargue-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Camargue.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1030px) 100vw, 1030px" /></a><p id="caption-attachment-2825" class="wp-caption-text">En Camargue ​© Jan-Cyril Salemi</p></div>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><i><b>Ici, en région PACA, la diversité des territoires et des populations implique plus qu&rsquo;ailleurs d&rsquo;avoir cette approche transpartisane ?</b></i></span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">C&rsquo;est le positionnement que nous avons choisi. La région a une situation très spécifique. On a ici <a href="https://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/1-la-region-paca-un-hotspot-de-biodiversite-menace-a14355.html" target="_blank" rel="noopener">un taux d&rsquo;occupation naturelle de 75%</a>, c&rsquo;est la plus grande étendue d&rsquo;espaces naturels de toutes les régions en France. Il y a donc des enjeux majeurs et une nature remarquable à préserver. Les aspects liés au changement climatique sont beaucoup plus forts que sur d&rsquo;autres territoires, notamment en montagne et sur le littoral. L&rsquo;enjeu touristique aussi est très marqué chez nous. Dans ce contexte, à FNE PACA, on se place en porte-voix de la société civile. Nos interpellations ont vocation à être posées partout. Par exemple, </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><i>« vous engagerez-vous à arrêter l&rsquo;utilisation de pesticides et d&rsquo;engrais chimiques sur l&rsquo;ensemble des parcelles communales ? »</i></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"> ou </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><i>« comment envisagez-vous de réduire les déchets ménagers à la source ? »</i></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"> sont des questions adaptées à toute la région. </span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Une autre spécificité en PACA, c&rsquo;est <a href="https://www.elections.interieur.gouv.fr/scrutins/elections-senatoriales" target="_blank" rel="noopener">le renouvellement du Sénat</a>, qui se déroule par moitié au suffrage indirect tous les trois ans. En 2026, tous les sénateurs de la région seront renouvelés pour un mandat de six ans, et les grands électeurs qui les désigneront seront notamment issus de ces municipales. Les propositions de lois qui émanent du Sénat sont souvent des reculs sur les questions environnementales, il y a donc un enjeu supplémentaire sur ce point. Enfin, on sait que dans la région, il y a beaucoup de petites communes qui ont très peu de compétences et de capacités d&rsquo;action. Ce sont <a href="https://www.vie-publique.fr/fiches/20118-la-cooperation-intercommunale-et-les-epci" target="_blank" rel="noopener">les EPCI</a> qui les ont, et même, pour certains territoires, l&rsquo;EPCI n&rsquo;a pas non plus beaucoup de moyens d&rsquo;agir. Notre orientation a donc été de donner la priorité à ces grands thèmes, démocratie locale, sobriété locale, préservation du bien-être, du bien-vivre, dans lesquels toutes les communes peuvent se retrouver.</span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Propos recueillis par Jan-Cyril Salemi, le 23 octobre 2025</span></span></p>
<div id="attachment_2826" style="width: 1040px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Coquelicot.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2826" class="wp-image-2826 size-large" title="Coquelicot ​© Jan-Cyril Salemi" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Coquelicot-1030x773.jpg" alt="Coquelicot ​© Jan-Cyril Salemi" width="1030" height="773" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Coquelicot-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Coquelicot-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Coquelicot-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Coquelicot-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Coquelicot-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Coquelicot-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Coquelicot.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1030px) 100vw, 1030px" /></a><p id="caption-attachment-2826" class="wp-caption-text">Coquelicot ​© Jan-Cyril Salemi</p></div>
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			</item>
		<item>
		<title>« Par mon métier, j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;améliorer un peu les choses »</title>
		<link>https://quivive.fr/par-mon-metier-jai-limpression-dameliorer-un-peu-les-choses</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jan-Cyril Salemi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 12:31:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Orientation]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[DREAL]]></category>
		<category><![CDATA[école d'ingénieur]]></category>
		<category><![CDATA[études]]></category>
		<category><![CDATA[fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui Vive : Quel est le cursus que tu as suivi ? C&#8217;est quoi l&#8217;ENTPE ? Clémence Humez : C&#8217;est l&#8217;école de l&#8217;aménagement durable du territoire, également appelée école de la transition écologique et solidaire. Ça ne correspond pas aux lettres ENTPE, qui signifient École Nationale des Travaux Publics de l&#8217;État, car le nom a [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/par-mon-metier-jai-limpression-dameliorer-un-peu-les-choses">« Par mon métier, j&rsquo;ai l&rsquo;impression d&rsquo;améliorer un peu les choses »</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><i>Qui Vive : Quel est le cursus que tu as suivi ? C&rsquo;est quoi l&rsquo;ENTPE ?</i></strong></p>
<p><strong>Clémence Humez :</strong> C&rsquo;est l&rsquo;école de l&rsquo;aménagement durable du territoire, également appelée école de la transition écologique et solidaire. Ça ne correspond pas aux lettres ENTPE, qui signifient École Nationale des Travaux Publics de l&rsquo;État, car le nom a changé, mais l&rsquo;ancien sigle est resté. C&rsquo;est une <a href="https://www.entpe.fr/" target="_blank" rel="noopener">école d&rsquo;ingénieurs qui se trouve à Vaulx-en-Venin</a>, près de Lyon. On étudie plusieurs domaines, la mobilité, l&rsquo;urbanisme, la bâtiment, l&rsquo;environnement et le génie civil. C&rsquo;est un cursus sur trois ans. En première année, la formation est assez généraliste, ensuite on choisit nos spécialités.</p>
<p><strong><i>Comment y es-tu entrée ?</i></strong></p>
<p>D&rsquo;abord, j&rsquo;ai eu un bac scientifique, mais au lycée je ne savais pas trop ce que je voulais faire. J&rsquo;aimais bien les sciences et aussi la littérature, J&rsquo;étais forte en maths, mais je n&rsquo;étais pas attirée par la médecine, ou ce genre de cursus, et on m&rsquo;a conseillé de faire des études d&rsquo;ingénieure. Après le bac, je suis entrée en prépa à Douai, dans ma région, le Nord. J&rsquo;ai fait une première année Maths Physique Sciences de l&rsquo;Ingénieur (<a href="https://www.onisep.fr/formation/apres-le-bac-les-etudes-superieures/les-principales-filieres-d-etudes-superieures/les-cpge-classes-preparatoires-aux-grandes-ecoles/les-prepas-scientifiques/la-prepa-mpsi-mathematiques-physique-et-sciences-de-l-ingenieur" target="_blank" rel="noopener">MPSI</a>) et Physique Sciences de l&rsquo;Ingénieur (<a href="https://www.onisep.fr/formation/apres-le-bac-les-etudes-superieures/les-principales-filieres-d-etudes-superieures/les-cpge-classes-preparatoires-aux-grandes-ecoles/les-prepas-scientifiques/la-prepa-psi-physique-et-sciences-de-l-ingenieur" target="_blank" rel="noopener">PSI</a>) en deuxième année. Ensuite j&rsquo;ai passé des concours d&rsquo;école d&rsquo;ingénieurs. Il y a trois sortes d&rsquo;écoles, distinctes par leur niveau, leur réputation, leur degré de difficulté. Je me suis inscrite à plusieurs concours, dont l&rsquo;ENTPE. Je ne connaissais pas du tout, j&rsquo;ai regardé leur plaquette, et j&rsquo;ai vu des gens avec des casques de chantier, ça m&rsquo;a étonnée, je ne m&rsquo;imaginais pas faire ce genre d&rsquo;études ! Pourtant j&rsquo;ai tenté, et j&rsquo;ai été reçue !</p>
<div id="attachment_1642" style="width: 1110px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Le-batiment-principal-de-lENTPE-©-ENTPE.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-1642" class="wp-image-1642 size-full" title="Le bâtiment principal de l'ENTPE © ENTPE" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Le-batiment-principal-de-lENTPE-©-ENTPE.jpg" alt="Le bâtiment principal de l'ENTPE © ENTPE" width="1100" height="600" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Le-batiment-principal-de-lENTPE-©-ENTPE.jpg 1100w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Le-batiment-principal-de-lENTPE-©-ENTPE-300x164.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Le-batiment-principal-de-lENTPE-©-ENTPE-1030x562.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Le-batiment-principal-de-lENTPE-©-ENTPE-768x419.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Le-batiment-principal-de-lENTPE-©-ENTPE-705x385.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 1100px) 100vw, 1100px" /></a><p id="caption-attachment-1642" class="wp-caption-text">Le bâtiment principal de l&rsquo;ENTPE © ENTPE</p></div>
<p><strong><i>Ce n&rsquo;était pas ton premier choix ?</i></strong></p>
<p>En fait, à la fin de la prépa, on passe tous les écrits et les oraux des écoles auxquelles on postule. Ensuite on doit les classer selon nos préférences et faire nos vœux. En fonction des écoles, il y a un système de coefficients qui varie, avec des matières qui comptent plus que d&rsquo;autres. Par exemple, certaines écoles réputées ont un fort coefficient sur les sciences, bien sûr, mais aussi sur les matières littéraires et les langues, alors que d&rsquo;autres y accordent moins d&rsquo;importance. Comme je ne suis pas uniquement scientifique, j&rsquo;avais de bonnes chances d&rsquo;être acceptée dans des écoles de haut niveau, grâce justement à mon profil mixte. En prépa, c&rsquo;est rare les élèves comme moi, la plupart des étudiants attirés par ce cursus sont très scientifiques. Moi j&rsquo;étais moins forte en sciences que quelques génies de mon école, mais d&rsquo;être bonne en français et en langues, ça m&rsquo;a permis d&rsquo;avoir un bon classement aux concours d&rsquo;écoles renommées. Donc, parmi toutes celles où j&rsquo;étais bien classée, j&rsquo;ai regardé quelle était la meilleure école à laquelle je pouvais être reçue. Quand on a nos notes, on peut comparer avec les années d&rsquo;avant pour voir quel rang on risque d&rsquo;avoir. Dans les écoles où mon rang me permettait d&rsquo;envisager d&rsquo;être acceptée, j&rsquo;ai vu que l&rsquo;ENTPE était l&rsquo;une des meilleures.</p>
<p><strong><i>Il y avait quoi d&rsquo;autre qui te tentait ?</i></strong></p>
<p>Beaucoup de choses ! Par exemple, j&rsquo;avais postulé pour d&rsquo;autres écoles difficiles à avoir, dans l&rsquo;aéronautique, ou dans le domaine de l&rsquo;énergie produite par la houle. Quand il a fallu faire les vœux, ces écoles étaient mes premiers choix. Et juste après, dans ma liste, j&rsquo;avais mis l&rsquo;ENTPE. Mais il y avait une spécificité pour l&rsquo;ENTPE. Quand je l&rsquo;ai sélectionnée, on pouvait cocher fonctionnaire ou civil. Je me suis renseignée et j&rsquo;ai appris qu&rsquo;il y a quelques écoles en France, très peu, où on nous propose d&rsquo;être fonctionnaire. Dès le concours, on peut postuler pour avoir ce statut. Ce qui signifie qu&rsquo;on est payé pendant nos études, j&rsquo;ai trouvé ça intéressant ! Donc dans mes vœux, j&rsquo;avais mis ENTPE fonctionnaire et ensuite civil. Et la première école où j&rsquo;ai été acceptée, c&rsquo;était ENTPE fonctionnaire, directement, sans passer par la liste d&rsquo;attente. J&rsquo;aurais pu me dire, je le mets en pause et je continue à tenter ma chance dans les écoles de mes premiers vœux. Mais c&rsquo;est tellement stressant, la prépa et cette période de concours ! Quand on a les résultats, c&rsquo;est un soulagement déjà de savoir qu&rsquo;on est pris quelque part ! J&rsquo;étais heureuse d&rsquo;être reçue, alors j&rsquo;ai cliqué tout de suite sur « accepter » !</p>
<div id="attachment_1643" style="width: 1110px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Le-patio-de-lENTPE-©-ENTPE.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-1643" class="wp-image-1643 size-full" title="Le patio de l'ENTPE © ENTPE" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Le-patio-de-lENTPE-©-ENTPE.jpg" alt="Le patio de l'ENTPE © ENTPE" width="1100" height="600" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Le-patio-de-lENTPE-©-ENTPE.jpg 1100w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Le-patio-de-lENTPE-©-ENTPE-300x164.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Le-patio-de-lENTPE-©-ENTPE-1030x562.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Le-patio-de-lENTPE-©-ENTPE-768x419.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Le-patio-de-lENTPE-©-ENTPE-705x385.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 1100px) 100vw, 1100px" /></a><p id="caption-attachment-1643" class="wp-caption-text">Le patio de l&rsquo;ENTPE © ENTPE</p></div>
<p><strong><i>Tu es donc devenue à la fois fonctionnaire et étudiante ? Quelles sont les conditions de ce statut ?</i></strong></p>
<p>Concrètement, pendant mes trois années à l&rsquo;ENTPE, j&rsquo;ai été payée 1250 euros par mois. Je n&rsquo;étais pas en alternance, j&rsquo;allais à l&rsquo;école, j&rsquo;avais les mêmes vacances scolaires que tout le monde, sauf qu&rsquo;en plus, j&rsquo;étais payée ! En échange, on doit sept ans de poste à l&rsquo;État. Le principe, c&rsquo;est que l&rsquo;État finance nos études, ce qui lui garantit que des ingénieurs travailleront ensuite pour lui. À l&rsquo;issue de nos études, on entre en poste dans la fonction publique. On doit rester d&rsquo;abord cinq ans fonctionnaire, ensuite, on peut prendre deux périodes de disponibilité, de cinq ans chacune. Pendant ces périodes, on peut travailler dans le privé, puis on doit reprendre un poste de fonctionnaire pour terminer les années que l&rsquo;on doit à l&rsquo;État. Et après, on peut choisir soit de rester dans la fonction publique, soit de partir.</p>
<p><strong><i>Tu travailles maintenant pour la <a href="https://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/" target="_blank" rel="noopener">Direction Régionale de l&rsquo;Environnement, de l&rsquo;Aménagement et du Logement (DREAL) </a></i><i>à Marseille, comment s&rsquo;est passé ton recrutement ?</i></strong></p>
<p>À la fin des trois ans d&rsquo;école, une liste de postes dans toute la France est publiée. Il y a autant de postes que d&rsquo;étudiants fonctionnaires, donc l&rsquo;État est sûr que ces postes seront pourvus. Quand cette liste est disponible, le recrutement ne se fait pas selon nos résultats. On doit se mettre d&rsquo;accord entre étudiants et ne pas tous postuler pour les mêmes offres ! Donc, on discute entre nous, et on se répartit pour candidater aux offres qui nous intéressent, environ trois ou quatre pour chacun. Ensuite, on classe ces offres par ordre de préférence, puis on passe des entretiens. Les services de recrutement font aussi un classement à l&rsquo;issue de ces entretiens, et on voit ce qui concorde. Un étudiant qui est classé premier pour une offre qu&rsquo;il a positionnée en premier sera recruté, et ainsi de suite. S&rsquo;il reste des postes qui ne sont pas pourvus, une deuxième vague est organisée, jusqu&rsquo;à ce que toutes les places soient attribuées. Dans mon cas, le poste à la DREAL était mon favori, et on était trois à être intéressés. Mais les deux autres avaient de bonnes chances d&rsquo;obtenir leur premier vœu, c&rsquo;est ce qui s&rsquo;est passé, et moi, j&rsquo;ai été recrutée. Je suis chargée de mission qualité de l&rsquo;air, je m&rsquo;occupe notamment des plans de protection de l&rsquo;atmosphère.</p>
<p><strong><i>C&rsquo;est pourtant assez différent de ce que tu as étudié ?</i></strong></p>
<p>Oui, c&rsquo;est vrai, mais il y a aussi des liens. À l&rsquo;ENTPE, la formation est très complète. On est 200 étudiants, une centaine en civil, une centaine fonctionnaires. On était autant de garçons que de filles, ce qui est assez rare dans les filières scientifiques, où les garçons sont beaucoup plus nombreux. C&rsquo;était d&rsquo;ailleurs comme ça en prépa, où j&rsquo;étais une des rares filles. La première année à l&rsquo;ENTPE se déroule en tronc commun, on aborde toutes les thématiques : mobilité, urbanisme, environnement, bâtiment et génie civil. Les deux années suivantes, on se spécialise. Moi j&rsquo;ai choisi bâtiment, c&rsquo;est-à-dire comment on conçoit l&rsquo;isolation, l&rsquo;acoustique, la luminosité, l&rsquo;aération, tout ce qui concerne le bien-être dans un bâti. On travaille beaucoup sur des projets, c&rsquo;est très pratique, très concret, on doit imaginer comment réaliser un chantier de rénovation, lister les aménagements, les chiffrer. En parallèle, en deuxième et troisième années, pour compléter ma formation scientifique et technique, j&rsquo;ai fait un double diplôme avec <a href="https://www.sciencespo-grenoble.fr/" target="_blank" rel="noopener">Sciences Po Grenoble</a>, sur les gouvernances comparées, le fonctionnement des administrations, etc. Donc j&rsquo;ai touché un peu à tout, et surtout, en tant qu&rsquo;étudiant fonctionnaire, on doit être prêt à occuper un poste qui ne correspondra pas forcément à notre spécialité d&rsquo;étude. Ce qui m&rsquo;intéressait c&rsquo;était de faire un travail où je me sente utile, et c&rsquo;est le cas. Dès que j&rsquo;ai pris mon poste, en septembre 2022, il y a eu beaucoup de compagnonnage, je me suis formée avec mes collègues. J&rsquo;ai aussi suivi un module de formation air, climat et énergie.</p>
<div id="attachment_1644" style="width: 507px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Capture-ecran-du-batiment-de-la-DREAL-a-Marseille-©-Google-Maps.png"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-1644" class="wp-image-1644 size-full" title="Le bâtiment de la DREAL à Marseille © Capture écran Google Maps " src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Capture-ecran-du-batiment-de-la-DREAL-a-Marseille-©-Google-Maps.png" alt="Le bâtiment de la DREAL à Marseille © Capture écran Google Maps " width="497" height="558" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Capture-ecran-du-batiment-de-la-DREAL-a-Marseille-©-Google-Maps.png 497w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/05/Capture-ecran-du-batiment-de-la-DREAL-a-Marseille-©-Google-Maps-267x300.png 267w" sizes="auto, (max-width: 497px) 100vw, 497px" /></a><p id="caption-attachment-1644" class="wp-caption-text">Le bâtiment de la DREAL à Marseille © Capture écran Google Maps</p></div>
<p><strong><i>Tu parles de te sentir utile, cela a compté dans ton choix professionnel ?</i> <i>Tu es inquiète de la situation écologique ?</i></strong></p>
<p>Oui bien sûr. C&rsquo;est la déprime ! On voit des incendies à tout va, des températures qui déraillent totalement, des épisodes de sécheresse à répétition, c&rsquo;est assez angoissant. La marche à franchir est tellement énorme qu&rsquo;on se sent presque dépassé. Par mon métier, j&rsquo;ai l&rsquo;impression d&rsquo;améliorer un peu les choses. Dans mon domaine, la qualité de l&rsquo;air, on agit pour réduire les polluants qui affectent la santé, comme le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dioxyde_d%27azote" target="_blank" rel="noopener">dioxyde d&rsquo;azote</a>. Ce qui dérègle le climat, ce sont les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_%C3%A0_effet_de_serre" target="_blank" rel="noopener">gaz à effets de serre</a>, comme le CO2. Une voiture thermique, par exemple, émet les deux, elle contribue à la pollution et au dérèglement climatique. Donc travailler sur la qualité de l&rsquo;air permet aussi d&rsquo;améliorer le climat. J&rsquo;agis également à titre personnel, je suis devenue végétarienne, je n&rsquo;ai pas de voiture, ni de box internet, je trie mes déchets, je me déplace en train pour mes vacances, etc. Je suis pas irréprochable, mais j&rsquo;essaie de faire attention ! Dans mon travail aussi. Je ne pourrais pas travailler pour quelque chose qui m&rsquo;éloigne de mes convictions. Si je dois un jour changer de poste, il y a tout un tas de thématiques qui pourraient me convenir : la rénovation thermique des bâtiments, développer les mobilités douces, construire des pistes cyclables, aménager des équipements qui préservent la biodiversité, etc. Aujourd&rsquo;hui, ce sont des choses qui s&rsquo;imposent à nous. Je suis persuadée que je vais rester dans des domaines qui me correspondent. Je suis contente d&rsquo;aller au boulot le matin parce que j&rsquo;ai l&rsquo;impression d&rsquo;agir, et d&rsquo;aller dans le bon sens, ça n&rsquo;a pas de prix !</p>
<p>Propos recueillis par Jan-Cyril Salemi, le 30 avril 2025</p>
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		<title>Le vrai prix des friperies</title>
		<link>https://quivive.fr/le-vrai-prix-des-friperies</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jan-Cyril Salemi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 11:48:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Connaissances]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[déchets]]></category>
		<category><![CDATA[fast fashion]]></category>
		<category><![CDATA[fripes]]></category>
		<category><![CDATA[mode]]></category>
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		<category><![CDATA[surconsommation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S&#8217;habiller avec des fripes est souvent perçu comme un acte écologique et solidaire. Acheter une veste ou un jean de seconde main semble avoir tous les avantages. Ça ne coûte pas trop cher, ça évite d&#8217;enrichir les grandes enseignes et ça permet de réduire les déchets. En apparence, recycler les vêtements s&#8217;inscrit dans un processus [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>S&rsquo;habiller avec des fripes est souvent perçu comme un acte écologique et solidaire. Acheter une veste ou un jean de seconde main semble avoir tous les avantages. Ça ne coûte pas trop cher, ça évite d&rsquo;enrichir les grandes enseignes et ça permet de réduire les déchets. En apparence, recycler les vêtements s&rsquo;inscrit dans un processus vertueux. La réalité est bien plus complexe. Emmanuelle Durand est anthropologue, elle a rédigé sa thèse sur l&rsquo;économie du textile réutilisé. Elle en a tiré un livre, <a href="https://www.premierparallele.fr/livre/lenvers-des-fripes" target="_blank" rel="noopener"><i>L&rsquo;envers des fripes</i></a>, paru en 2024. Lors de la Fête des Trucs, le week-end dernier, La Sauce, l&rsquo;association étudiante d&rsquo;Aix-Marseille Université, a organisé une conférence avec Emmanuelle Durand. Pendant près de deux heures, la chercheuse a décrit les circuits du recyclage textile et toutes les nuisances insoupçonnées qu&rsquo;il comporte.</p>
<p><b>Souillure et déchets</b></p>
<p>La notion de fripe est assez floue juridiquement. Cela peut être un vêtement usagé, mais également un vêtement neuf invendu. Pour résumer, selon l&rsquo;expression de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mary_Douglas" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;anthropologue britannique Mary Douglas</a>, c&rsquo;est un vêtement qui présente une souillure, c&rsquo;est-à-dire qui n&rsquo;est pas à sa place socialement et symboliquement car il a perdu de sa valeur. Soit parce qu&rsquo;il encombre nos armoires, soit parce qu&rsquo;il encombre le stock d&rsquo;un magasin. Le transformer en fripe lui redonne une valeur et le remet en circulation pour qu&rsquo;il soit de nouveau utilisé. La vision de l&rsquo;économie de la fripe est faussée car on ne retient souvent que ces deux côtés de la chaîne : le vêtement dont on se débarrasse et le vêtement qui est remis en vente. Tout ce qui se passe entre ces deux étapes est invisibilisé. Ce parcours d&rsquo;une extrémité à une autre est la problématique principale des fripes. Qui intervient pour que cette transmission ait lieu ? Et comment a-t-elle lieu ?</p>
<p>La circulation est à la fois spatiale et sociale. Dans les pays développés, des associations s&rsquo;occupent de la collecte des vêtements. Il faut ensuite les trier, parfois les raccommoder, puis les emballer, les stocker, les transporter. La plupart de ces lots de textiles partent alors dans des pays du sud, où ils sont de nouveau triés. Puis, selon leur état, une partie est mise en vente sur le marché local, une partie est renvoyée dans les pays du nord pour être vendue dans les friperies, et une partie est jetée. Souvent, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=2cecBvDPQdQ&amp;ab_channel=FRANCE24" target="_blank" rel="noopener">ces déchets textiles terminent sur d&rsquo;immenses décharges à ciel ouvert</a> dans les pays du sud. Emmanuelle Durand s&rsquo;est intéressée au circuit entre l&rsquo;Europe et le Liban.<i> « En moyenne, sur une balle de 50 kg de vêtements achetée sur le marché libanais, 40% ne sera pas utilisable »</i>, précise-t-elle.</p>
<div id="attachment_1438" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/04/Decharge-vetements.webp"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-1438" class="wp-image-1438 size-full" title="Déchets textiles © XDR" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/04/Decharge-vetements.webp" alt="Déchets textiles © XDR" width="600" height="400" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/04/Decharge-vetements.webp 600w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/04/Decharge-vetements-300x200.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-1438" class="wp-caption-text">Déchets textiles © XDR</p></div>
<p><b>Exploitation logistique</b></p>
<p>Toute cette circulation intermédiaire entre la collecte et la revente est réalisée, dans les pays du nord et du sud, sur des territoires similaires : des milieux péri-urbains, où se trouvent des hangars, à l&rsquo;intérieur desquels ont lieu les activités de tri, d&rsquo;assemblage, d&#8217;emballage, de stockage, de transport, de livraison. Dans ces entrepôts, au sud comme au nord, les emplois sont précaires, celles et ceux qui les occupent sont exploités, mal rémunérés, les conditions de travail sont dégradées. C&rsquo;est dans ce monde urbain de la logistique que se crée la valeur. Ces territoires en déshérence sont les rouages indispensables du commerce des vêtements de récupération.</p>
<p>Ce circuit du recyclage à grande échelle est concurrencé depuis quelques années par les plateformes numériques. Dans ce cas, la vente de vêtements d&rsquo;occasion n&rsquo;a pas lieu en friperies, elle se fait entre particuliers. Les sites spécialisés mettent en avant l&rsquo;économie circulaire, encouragent le geste simple de vider ses placards et de redonner vie à des habits qui dormaient. Cela semble contribuer à un modèle vertueux socialement et écologiquement. <a href="https://reporterre.net/S-habiller-ecolo-Pas-sur-Vinted" target="_blank" rel="noopener">Mais c&rsquo;est une situation en trompe-l&rsquo;œil</a>. Il est vrai que l&rsquo;accès à la seconde main est facilité, des personnes qui n&rsquo;en auraient pas eu la démarche, achètent des vêtements d&rsquo;occasion via ces plateformes. Mais cela implique de la gestion de colis, du stockage et du transport, dans les territoires où cette logistique est déjà en place. Autre conséquence, le circuit du don est fragilisé. S&rsquo;il est possible de revendre ses fonds de placard, les vêtements donnés sont ceux qu&rsquo;on ne pourra pas monnayer. Les textiles collectés sont donc de moins bonne qualité et quand ils arrivent dans les pays du sud, ils sont plus nombreux à être inutilisables et finissent jetés. Sous l&rsquo;apparence d&rsquo;une attitude vertueuse d&rsquo;économie circulaire, ces plateformes viennent amplifier la pollution textile à l&rsquo;autre bout de la planète.</p>
<p><b>Profits pour l&rsquo;industrie</b></p>
<p>Enfin, il reste un aspect majeur dans cette circulation des vêtements recyclés : le rôle de la production industrielle. <i>« L&rsquo;industrie textile et les fripes sont en fait complètement enchevêtrées »</i>, explique Emmanuelle Durand. Depuis longtemps, les industriels ont compris tout l&rsquo;intérêt qu&rsquo;ils avaient à accompagner la consommation de vêtements d&rsquo;occasion. Dès les années 60 ou 70, lorsque les mouvements hippies ou punks réutilisent et détournent des bleus de travail ou des tenues militaires, l&rsquo;industrie se met à produire des treillis neufs ou des vestes d&rsquo;ouvriers. De même, quand la mode est aux habits usés, elle commercialise du prêt-à-porter déjà abimé, déchiré. Aujourd&rsquo;hui, elle se sert de l&rsquo;engouement pour la récup et en tire profit. L&rsquo;industrie a même besoin du marché de l&rsquo;occasion, car il lui permet de diffuser ses invendus. Sans la seconde main, l&rsquo;industrie textile serait bloquée par son stock. Mais elle a au contraire la possibilité de s&rsquo;en débarrasser, ce qui encourage et renforce sa surproduction. Il est plus rentable pour elle de nourrir un flux permanent de nouveautés et de reléguer ses invendus en fripes, ce qui entretient la surconsommation. <a href="https://www.francetvinfo.fr/environnement/actions-ecologiques/gestion-des-dechets/recyclage/reportage-toutes-les-associations-sont-noyees-le-recyclage-des-vetements-est-en-crise-a-cause-de-la-fast-fashion_7135788.html" target="_blank" rel="noopener">Les articles de la fast fashion inondent aujourd&rsquo;hui autant le marché du neuf que celui de la récup</a>.</p>
<p>L&rsquo;enquête d&rsquo;Emmanuelle Durand met en lumière tous les paradoxes, les nuisances et les pièges du recyclage des vêtements. Il existe des moyens de les contourner, déjà en ayant conscience de ce fonctionnement, et en essayant de limiter son essor. Et en favorisant autant que possible les circuits courts, les échanges directs, locaux, informels. Dans le domaine des textiles comme dans d&rsquo;autres, il est préférable de consommer des objets déjà fabriqués et de les faire durer. Mais la traçabilité d&rsquo;un vêtement restera toujours difficile à établir, et la dimension éthique de ce commerce est une problématique complexe. La responsabilité de la société est de tenter de la résoudre.</p>
<p>Jan-Cyril Salemi<br />
Avril 2025</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour aller plus loin :<br />
<a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-mardi-25-fevrier-2025-1305427" target="_blank" rel="noopener">Emmanuelle Durand invitée de l&rsquo;émission La Terre au carré sur France Inter</a></p>
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		<title>De l&#8217;air !</title>
		<link>https://quivive.fr/de-lair</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jan-Cyril Salemi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Mar 2025 19:29:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>
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		<category><![CDATA[pollution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;air que nous respirons a un impact majeur sur nos vies et notre santé. Mais que savons-nous vraiment de quoi se compose l&#8217;air ambiant ? Comment déterminer si cette atmosphère est saine ? Et si elle ne l&#8217;est pas, à quoi est-ce dû et comment y remédier ? Ces questions sont vastes, et il est parfois difficile de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;air que nous respirons a un impact majeur sur nos vies et notre santé. Mais que savons-nous vraiment de quoi se compose l&rsquo;air ambiant ? Comment déterminer si cette atmosphère est saine ? Et si elle ne l&rsquo;est pas, à quoi est-ce dû et comment y remédier ? Ces questions sont vastes, et il est parfois difficile de saisir ou de bien interpréter des données scientifiques sur ce sujet. C&rsquo;est justement pour amener une approche citoyenne et participative autour de ce thème qu&rsquo;a été lancé <a href="https://www.atmosud.org/etude/le-projet-captair-citoyen" target="_blank" rel="noopener">le projet Capt&rsquo;Air Citoyen</a>. Porté par AtmoSud et soutenu par France Nature Environnement PACA, il est mis en place depuis 2023.</p>
<p>Pendant plusieurs mois, des capteurs qui mesurent la qualité de l&rsquo;air, intérieur et extérieur, sont fournis à des citoyen·nes. L&rsquo;appareil est un boîtier, conçu en open source par <a href="https://aircarto.fr/" target="_blank" rel="noopener">AirCarto</a>.</p>
<div id="attachment_892" style="width: 410px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/ModuleAir-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-892" class="wp-image-892" title="ModuleAir, capteur d'air intérieur @ AirCarto" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/ModuleAir-1030x1030.jpg" alt="ModuleAir, capteur d'air intérieur @ AirCarto" width="400" height="400" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/ModuleAir-1030x1030.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/ModuleAir-300x300.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/ModuleAir-80x80.jpg 80w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/ModuleAir-768x768.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/ModuleAir-1536x1536.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/ModuleAir-2048x2048.jpg 2048w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/ModuleAir-36x36.jpg 36w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/ModuleAir-180x180.jpg 180w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/ModuleAir-1500x1500.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/ModuleAir-705x705.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/ModuleAir-120x120.jpg 120w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/ModuleAir-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a><p id="caption-attachment-892" class="wp-caption-text">ModuleAir, capteur d&rsquo;air intérieur @ AirCarto</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_894" style="width: 410px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/NebuleAir.png"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-894" class="wp-image-894" title="NebuleAir, capteur d'air extérieur @ AirCarto" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/NebuleAir.png" alt="NebuleAir, capteur d'air extérieur @ AirCarto" width="400" height="400" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/NebuleAir.png 557w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/NebuleAir-300x300.png 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/NebuleAir-80x80.png 80w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/NebuleAir-36x36.png 36w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/NebuleAir-180x180.png 180w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/NebuleAir-120x120.png 120w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a><p id="caption-attachment-894" class="wp-caption-text">NebuleAir, capteur d&rsquo;air extérieur @ AirCarto</p></div>
<p>D&rsquo;usage assez simple, il indique la teneur en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Particules_en_suspension" target="_blank" rel="noopener">particules fines</a> et en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dioxyde_de_carbone" target="_blank" rel="noopener">CO2</a> de l&rsquo;espace où il est installé. L&rsquo;objectif est de collecter des données sur différents territoires (urbain, rural, littoral), et de les comparer entre elles et à celles des capteurs de références, déjà existants depuis de nombreuses années. La démarche citoyenne est mise en avant, ainsi que la prise de conscience, individuelle et collective, à laquelle cela peut conduire. L&rsquo;initiative est utile, car elle offre une plus large répartition des points de mesure et permet de mettre en lumière des relevés ponctuels, localisés, qui viennent étayer les analyses de référence. Mais le dispositif compte aussi des limites et suscite des critiques, qui se sont exprimées lors du <a href="https://fnepaca.fr/agenda/forum-citoyen-de-l-air-2eme-edition" target="_blank" rel="noopener">Forum Citoyen de l&rsquo;Air</a>.</p>
<p><b>Volonté citoyenne</b></p>
<p>Organisé le 4 mars à Marseille, dans l&rsquo;Hôtel de Région Provence-Alpes-Côte d&rsquo;Azur (la Région est partenaire du projet Capt&rsquo;Air), le Forum a dressé un bilan de l&rsquo;expérience, et tracé des perspectives. Cette façon d&rsquo;impliquer les citoyen·nes est toute récente, c&rsquo;était seulement la deuxième édition du Forum, et des aspects restent à améliorer pour qu&rsquo;une plus large partie de la population se sente concernée et représentée.<br />
Mais la volonté des citoyen·nes de s&#8217;emparer de ces questions, notamment quand elles viennent directement heurter le cadre de vie et la santé, ne fait aucun doute.<br />
L&rsquo;objectif est de continuer à développer l&rsquo;expérience et de passer d&rsquo;une participation citoyenne à une véritable surveillance participative de la qualité de l&rsquo;air.</p>
<p><b>Capteurs à l&rsquo;école</b></p>
<p>L&rsquo;an passé, une centaine de capteurs ont été répartis sur la région, chez des particuliers, ou dans des sites collectifs, comme des écoles. C&rsquo;est la cas notamment dans <a href="https://www.mercantour-parcnational.fr/fr/des-decouvertes/destination-parc-national-du-mercantour/les-vallees-du-parc/les-vallees-de-la-roya" target="_blank" rel="noopener">la vallée de la Roya</a>, dans les Alpes-Maritimes. Les boîtiers ont été installés dans plusieurs écoles de la vallée et leur utilisation a eu une portée à la fois sur la santé mais aussi sur les enseignements. Virgile Ganne est professeur spécialisé en <a href="https://www.education.gouv.fr/les-reseaux-d-aides-specialisees-aux-eleves-en-difficulte-rased-11312" target="_blank" rel="noopener">Réseau d&rsquo;Aide Spécialisées aux Élèves en Difficulté (RASED)</a>, il intervient dans 17 écoles de la région. Grâce aux capteurs, il a pu aborder avec ses élèves des notions abstraites de manière directe et ludique. <i>« On est dans une pratique scientifique concrète, on peut mesurer ce qui se passe dans notre environnement, dans la classe et à l&rsquo;extérieur »</i>.</p>
<div id="attachment_905" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Module-Air-classe-CAPG.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-905" class="wp-image-905" title="Capteur d'air dans une classe © AtmoSud" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Module-Air-classe-CAPG.jpg" alt="Capteur d'air dans une classe © AtmoSud" width="600" height="270" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Module-Air-classe-CAPG.jpg 900w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Module-Air-classe-CAPG-300x135.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Module-Air-classe-CAPG-768x346.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Module-Air-classe-CAPG-705x317.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-905" class="wp-caption-text">Capteur d&rsquo;air dans une classe © AtmoSud</p></div>
<p>La prise de conscience est immédiate et efficace, du point de vue pédagogique comme sanitaire. Une forte concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans la salle de classe est identifiée et devient une réalité directement observable sur le capteur. Des situations élaborées, comme les effets sur la santé d&rsquo;un élément invisible, peuvent être présentées très simplement. A terme, l&rsquo;expérience pourrait se poursuivre à une plus grande échelle et s&rsquo;étendre sur tout le territoire autour de Menton, en incluant des collèges et des lycées. <i>« L&rsquo;idée est de coordonner un réseau d&rsquo;initiatives et d&rsquo;amener à une réflexion avec les élèves sur ce que c&rsquo;est d&rsquo;être co-auteur de son environnement. »</i> Les capteurs fournissent les données, permettent de situer les différents types de pollution et peuvent conduire à faire des choix pour améliorer la situation.</p>
<p><b>Rendre visible l&rsquo;air</b></p>
<p>Ailleurs, au Beausset, dans le Var, des capteurs ont aussi été installés dans une zone industrielle, qui concentre une forte circulation automobile. Deux écoles se trouvent à proximité de ce point de passage de nombreux camions, et les relevés à cet endroit ont repéré des mesures équivalentes à celles du centre-ville de Toulon ou Marseille. Mais ce que révèlent aussi ces données, ce sont des pics importants, attribués à des brûlages de déchets verts ou à des feux de cheminée.</p>
<div id="attachment_908" style="width: 410px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/brulage_dechets.webp"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-908" class="wp-image-908" title="Brûlage de déchets verts © FNE PACA" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/brulage_dechets.webp" alt="Brûlage de déchets verts © FNE PACA" width="400" height="300" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/brulage_dechets.webp 800w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/brulage_dechets-300x225.webp 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/brulage_dechets-768x576.webp 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/brulage_dechets-705x529.webp 705w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a><p id="caption-attachment-908" class="wp-caption-text">Brûlage de déchets verts © FNE PACA</p></div>
<p>De même, <a href="https://vert.eco/articles/grillades-et-particules-fines-a-marseille-les-restaurants-de-barbecue-responsables-dune-pollution-majeure" target="_blank" rel="noopener">à Marseille, une haute concentration de pollution est due à l&rsquo;activité de restaurants et snacks qui cuisinent au feu de bois</a>. Des résidents de Noailles et Belsunce, en centre-ville, qui étaient équipés de capteurs, ont constaté la dégradation de la qualité de l&rsquo;air ambiant en raison de ces fumées de cuisine. <i>« Ça a permis de rendre visible l&rsquo;air »</i>, résume Magali Guyon, de l&rsquo;association <a href="https://www.aircitoyen.fr/" target="_blank" rel="noopener">Air Citoyen</a>, qui s&rsquo;est créée récemment à Marseille pour mener des actions contre la pollution atmosphérique. <i>« En participant à Capt&rsquo;Air, on s&rsquo;est rendu compte de l&rsquo;utilité de mieux connaître l&rsquo;air qui nous entoure »</i>, ajoute-t-elle.</p>
<p><b>Données manquantes</b></p>
<p>D&rsquo;autres personnes présentes au Forum, sans contester l&rsquo;utilité du dispositif, s&rsquo;interrogeaient sur ses capacités à être véritablement efficace. Des résident·es du nord de Marseille, de Gardanne ou de Fos-sur-Mer, n&rsquo;ont pas caché leurs doutes sur la portée du projet Capt&rsquo;Air. Sur le littoral nord marseillais, l&rsquo;association <a href="https://www.helloasso.com/associations/cap-au-nord-13016" target="_blank" rel="noopener">Cap au nord</a> pointe l&rsquo;absence d&rsquo;une station de mesure de référence dans cette zone. Elle sera bientôt installée, assure l&rsquo;équipe d&rsquo;AtmoSud, ce qui permettra d&rsquo;avoir des données plus fiables. <i>« Il faut des capteurs agréés, qui restent plus de 6 mois sur place, et hors hiver. C&rsquo;est au printemps qu&rsquo;on saura mieux l&rsquo;ampleur du lien de la pollution avec les bateaux de croisière et l&rsquo;autoroute »</i>, insistent les membres de l&rsquo;association.</p>
<div id="attachment_911" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/bateaux-croisiere.webp"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-911" class="wp-image-911 size-full" title="Bateaux de croisière sur le littoral nord de Marseille © Cap au nord" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/bateaux-croisiere.webp" alt="Bateaux de croisière sur le littoral nord de Marseille © Cap au nord" width="600" height="300" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/bateaux-croisiere.webp 600w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/bateaux-croisiere-300x150.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-911" class="wp-caption-text">Bateaux de croisière sur le littoral nord de Marseille © Cap au nord</p></div>
<p>A Gardanne, un intervenant demande que des vérifications soient faites sur des pics observés de nuit près de <a href="https://gazelenergie.fr/centrale-thermique-de-provence/#un-site-aux-multiples-atouts" target="_blank" rel="noopener">la Centrale thermique de Provence</a>. Pour ce riverain, il est nécessaire que<a href="https://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/" target="_blank" rel="noopener"> la DREAL (Direction Régionale de l&rsquo;Environnement, de l&rsquo;Aménagement et du Logement)</a> mène une enquête approfondie sur ces pics de pollution, afin d&rsquo;en connaître exactement la provenance et la teneur. A Fos, un constat similaire est dressé par les habitant·es : la pollution industrielle n&rsquo;est pas réellement prise en compte par les capteurs. C&rsquo;est la principale limite du dispositif, les boîtiers ne sont pas assez performants pour détecter <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Particule_ultrafine" target="_blank" rel="noopener">les particules ultrafines</a> ou <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nanoparticule" target="_blank" rel="noopener">les nanoparticules</a>.</p>
<p>Les relevés des capteurs à Fos, qui ne repèrent que les particules fines, attribuent principalement la dégradation de l&rsquo;air aux feux de cheminées des maisons. Mais ces conclusions ne convainquent pas les habitant·es. <i>« Il nous faut des données sur les industries</i>, lance l&rsquo;un d&rsquo;eux. <i>Les feux de cheminées ne peuvent pas tout expliquer. La pollution industrielle est forte à Fos, les capteurs et les stations de référence doivent être installées à des endroits où elles pourront la détecter ».</i> Mathieu Izard, ingénieur à AtmoSud, ne nie pas la présence d&rsquo;une pollution industrielle à Fos. Il explique toutefois que les feux de cheminée individuelle sont une source de pollution élevée. Ils peuvent circuler et être ressentis sur des kilomètres, et se mêler ainsi aux particules ultrafines issues des industries, qui elles, sont bien plus difficiles à détecter.</p>
<div id="attachment_914" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Fumee-Fos.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-914" class="wp-image-914" title="Fumée au-dessus de Fos-sur-Mer © AtmoSud" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Fumee-Fos.jpg" alt="Fumée au-dessus de Fos-sur-Mer © AtmoSud" width="600" height="245" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Fumee-Fos.jpg 730w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Fumee-Fos-300x122.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Fumee-Fos-705x288.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-914" class="wp-caption-text">Fumée au-dessus de Fos-sur-Mer © AtmoSud</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_915" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Fumee-cheminee.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-915" class="wp-image-915" title="Fumée de cheminée individuelle © AtmoSud" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Fumee-cheminee.jpg" alt="Fumée de cheminée individuelle © AtmoSud" width="500" height="353" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Fumee-cheminee.jpg 1000w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Fumee-cheminee-300x212.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Fumee-cheminee-768x541.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Fumee-cheminee-260x185.jpg 260w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Fumee-cheminee-705x497.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a><p id="caption-attachment-915" class="wp-caption-text">Fumée de cheminée individuelle © AtmoSud</p></div>
<p><b>Améliorations à venir</b></p>
<p>Pour la récolte de données de 2025, une centaine de capteurs citoyens seront de nouveau distribués dans toute la région. Des contraintes, à la fois techniques et financières, freinent un déploiement plus large. Une vingtaine de ces boîtiers seront toutefois plus précis et pourront repérer <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dioxyde_de_soufre" target="_blank" rel="noopener">le SO2 (dioxyde de soufre)</a>. Cette molécule, qui peut causer des maladies respiratoires, est émise notamment sur des sites industriels, et par la combustion de pétrole et de gaz. Cela permettra encore d&rsquo;affiner les mesures et de poursuivre sur cette voie de la surveillance participative. Mais un écueil restera à franchir. Pour que cette implication citoyenne prenne tout son sens, il faut qu&rsquo;elle ait de réelles conséquences sur les orientations politiques. Même si la question de la qualité de l&rsquo;air est mieux considérée, les actions menées par les pouvoirs publics ne sont toujours pas à la hauteur de l&rsquo;enjeu. Actuellement, <a href="https://www.atmosud.org/article/nouvelle-directive-europeenne-qualite-de-lair-enjeux-en-region-sud" target="_blank" rel="noopener">près de 2 millions d&rsquo;habitant·es de la région, (un tiers de la population) sont exposé·es aux principaux polluants atmosphériques</a>, selon les derniers seuils établis par l&rsquo;Union Européenne. L&rsquo;horizon 2030 est fixé pour se conformer à ces normes. Si les décisions ne sont pas prises pour modifier les comportements, ralentir l&rsquo;activité industrielle et réduire la circulation des transports toxiques, la mobilisation citoyenne ne servira qu&rsquo;à faire le constat de cet immobilisme.</p>
<p>Jan-Cyril Salemi<br />
Mars 2025</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_909" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Manif-pollution-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-909" class="wp-image-909" title="Mobilisation pour la qualité de l'air à Marseille, en mars 2020 © Gaëlle Cloarec" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Manif-pollution-1030x1030.jpg" alt="Mobilisation pour la qualité de l'air à Marseille, en mars 2020 © Gaëlle Cloarec" width="500" height="500" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Manif-pollution-1030x1030.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Manif-pollution-300x300.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Manif-pollution-80x80.jpg 80w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Manif-pollution-768x768.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Manif-pollution-1536x1536.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Manif-pollution-2048x2048.jpg 2048w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Manif-pollution-36x36.jpg 36w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Manif-pollution-180x180.jpg 180w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Manif-pollution-1500x1500.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Manif-pollution-705x705.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Manif-pollution-120x120.jpg 120w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Manif-pollution-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a><p id="caption-attachment-909" class="wp-caption-text">Mobilisation pour la qualité de l&rsquo;air à Marseille, en mars 2020 © Gaëlle Cloarec</p></div>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Le sol fait la vie, et la vie fait le sol »</title>
		<link>https://quivive.fr/le-sol-fait-la-vie-et-la-vie-fait-le-sol</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jan-Cyril Salemi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 12:40:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissances]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[sol]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui Vive : Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un pédologue et en quoi consiste son activité ? Jean-Claude Lacassin : C&#8217;est un spécialiste de la science du sol. Il va étudier, cartographier, interpréter la couche meuble à la surface de la terre. Le sol est un objet naturel en trois dimensions. On marche à sa surface, mais on ne sait pas ce [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><b>Qui Vive :</b></em> <strong><i>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un pédologue et en quoi consiste son activité ?</i></strong></p>
<p><b>Jean-Claude Lacassin :</b> C&rsquo;est un spécialiste de la science du sol. Il va étudier, cartographier, interpréter la couche meuble à la surface de la terre. Le sol est un objet naturel en trois dimensions. On marche à sa surface, mais on ne sait pas ce qu&rsquo;il y a dessous. Pour l&rsquo;analyser, on fait des prélèvements à l&rsquo;aide d&rsquo;un outil manuel, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tari%C3%A8re" target="_blank" rel="noopener">la tarière</a> pédologique. Cela nous permet d&rsquo;extraire du sol des carottes de terre, longues de quelques dizaines de centimètres. Nous les observons et nous les décrivons. C&rsquo;est notre premier repérage. Ensuite, nous creusons une fosse, d&rsquo;environ 1m<sup>3</sup>, dans laquelle on descend, afin d&rsquo;approfondir et d&rsquo;affiner notre analyse. On recueille tout un tas de paramètres physiques, chimiques, biologiques, géologiques, de ce qui constitue le sol. On étudie alors les différentes couches, en observant de nombreux éléments : les racines, les vers de terre, les cailloux, la couleur, l&rsquo;eau, etc. Cela prend plus de temps, cela coûte plus cher, et c&rsquo;est beaucoup plus précis qu&rsquo;un simple sondage à la tarière. Pour ma part, j&rsquo;ai travaillé pendant 41 ans pour la société du Canal de Provence. Je suis à la retraite depuis presque un an. Je suis également administrateur de <a href="https://www.afes.fr/" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;Association Française pour l&rsquo;Etude du Sol (AFES)</a>. A ce titre, je me suis rapproché en 2022 de FNE PACA pour mettre en place le projet Sols Vivants et participer à ce réseau d&rsquo;ambassadeurs des sols en Provence.</p>
<div id="attachment_782" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-782" class="wp-image-782" title="Sondage à la tarière © FNE PACA" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-1030x579.jpg" alt="Sondage à la tarière © FNE PACA" width="600" height="338" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-1030x579.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-300x169.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-768x432.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-1536x864.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-2048x1152.jpg 2048w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-1500x844.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-705x397.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-4-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-782" class="wp-caption-text">Sondage à la tarière © FNE PACA</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_799" style="width: 348px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-799" class="wp-image-799" title="Dans une fosse pédologique © FNE PACA" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-580x1030.jpg" alt="Dans une fosse pédologique © FNE PACA" width="338" height="600" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-580x1030.jpg 580w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-169x300.jpg 169w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-768x1364.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-865x1536.jpg 865w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-1153x2048.jpg 1153w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-845x1500.jpg 845w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-397x705.jpg 397w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-5-scaled.jpg 1081w" sizes="auto, (max-width: 338px) 100vw, 338px" /></a><p id="caption-attachment-799" class="wp-caption-text">Dans une fosse pédologique © FNE PACA</p></div>
<p><strong><i>Comment se définit un sol vivant ?</i></strong></p>
<p>C&rsquo;est <a href="https://www.afes.fr/les-sols/definition-et-enjeux/" target="_blank" rel="noopener">un écosystème qui assure plusieurs fonctions</a>. Celle que nous connaissons tous est la fonction de production de nourriture pour l&rsquo;alimentation humaine. Des céréales, des fruits, des légumes, ou du lait et de la viande quand il y a des animaux d&rsquo;élevage. C&rsquo;est la fonction principale du sol, mais il y en a beaucoup d&rsquo;autres. Parmi les plus importantes, il y a la fonction de régulation du cycle de l&rsquo;eau. Le sol est une éponge, qui va retenir l&rsquo;eau, puis la relâcher progressivement. Par exemple, en été, il va alimenter une rivière proche, les nappes souterraines et la végétation, cultivée ou naturelle. Le sol favorise l&rsquo;infiltration plutôt que le ruissellement, qui peut être dangereux et causer des inondations. C&rsquo;est une fonction essentielle. Le sol agit aussi sur la régulation du cycle du carbone, donc il a un rôle sur la régulation du climat, puisqu&rsquo;il permet de stocker durablement du CO2. On le retrouve sous forme de racines ou de matière organique, comme les feuilles qui tombent, pourrissent, et se transforment en humus. Un sol vivant préserve aussi la biodiversité qui est sous la terre et va permettre la biodiversité à la surface. La végétation n&rsquo;est possible que grâce à un sol riche en champignons, bactéries, insectes, vers de terre, nématodes, larves, etc. L&rsquo;habitat d&rsquo;un sol vivant est la terre, et dans cet habitat, on doit retrouver les micro-organismes indispensables à la vie.</p>
<div id="attachment_786" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-786" class="wp-image-786" title="Ver de terre © Creative Common" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-300x225.jpg" alt="Ver de terre © Creative Common" width="500" height="375" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-2048x1536.jpg 2048w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/Ver-de-terre-1-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a><p id="caption-attachment-786" class="wp-caption-text">Ver de terre © Creative Common</p></div>
<p><strong><i>Qu&rsquo;est-ce qui favorise un sol vivant, et qu&rsquo;est-ce qui peut lui nuire ?</i></strong></p>
<p>Il faut déjà connaître ce milieu, qui est invisible, puisqu&rsquo;on n&rsquo;en voit que la surface, d&rsquo;où l&rsquo;utilité des études pédologiques pour diffuser ce qui doit être fait pour préserver ou rendre un sol vivant. Quand l&rsquo;agriculture n&rsquo;est pas intensive, ni agro-chimique, elle sait profiter des bienfaits du sol. Pour simplifier, le sol fait la vie, et la vie fait le sol. Il y a une interaction majeure entre le vivant et ce matériau, terreux et caillouteux, qu&rsquo;est le sol. Depuis la fin du XIXe, la mécanisation à outrance et la chimie ont fragilisé le sol. On entend parfois que le sol est mort, c&rsquo;est un peu exagéré, mais il y a une part de vérité. Des sols très pollués, à proximité d&rsquo;industries, sont quasiment morts. En agriculture, même si l&rsquo;usage d&rsquo;engins de plus en plus lourds et de pesticides toxiques a beaucoup nui, les sols restent vivants. En sylviculture intensive, on retrouve les mêmes phénomènes. Quand des machines énormes interviennent en forêt, les sols sont tassés, compactés, et cela rend les sols forestiers encore plus fragiles que les sols agricoles. Mais historiquement, il y a eu aussi des méfaits sur le sol à des époques anciennes. Chez les Mayas, ou en Mésopotamie, l&rsquo;aridification est liée notamment à des pratiques agricoles inadaptées.</p>
<p><strong><i>Comment peut-on agir pour préserver le sol ?</i></strong></p>
<p>Le sol reste méconnu, c&rsquo;est un objet mystérieux, il faut creuser pour savoir ce qu&rsquo;il s&rsquo;y passe. De plus, en droit français, il est très mal protégé. L&rsquo;eau et l&rsquo;air sont considérés comme des patrimoines communs, tandis que le sol est soumis à la propriété privée. Pour intervenir sur une parcelle, il faut donc avoir l&rsquo;autorisation de son propriétaire. Quand ce premier obstacle est passé, on peut agir. C&rsquo;est ce que nous faisons avec FNE PACA. Nous avons lancé en 2023 <a href="https://fnepaca.fr/actualites/lancement-du-projet-sols-vivants" target="_blank" rel="noopener">le projet Sols Vivants</a>, et nous mettons en place un réseau d&rsquo;ambassadeurs des sols en Provence. Grâce aux relais locaux de FNE, nous mobilisons des gens qui souhaitent être formés à la compréhension du sol. On a réalisé une boîte à outils pour trouver des infos, disponibles sur le site dédié, <a href="https://www.pourdessolsvivants.fr/" target="_blank" rel="noopener">Pour des sols vivants</a>. L&rsquo;objectif est que ces ambassadeurs puissent transmettre leurs connaissances à des élus sur leur territoire ou à d&rsquo;autres militants. Nous organisons également des animations, <a href="https://www.pourdessolsvivants.fr/en-region/" target="_blank" rel="noopener">les parcours pédologiques</a>. En lien avec l&rsquo;AFES, nous avons créé cinq parcours en région PACA, sur des sites dans le Var, le Vaucluse, les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, et dans les Bouches-du-Rhône, c&rsquo;est à <a href="https://colineo.fr/" target="_blank" rel="noopener">Colinéo, dans les quartiers nord de Marseille</a>.</p>
<div id="attachment_798" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-798" class="wp-image-798" title="Autour d'une fosse pédologique à Colinéo © FNE PACA" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-300x169.jpg" alt="Autour d'une fosse pédologique à Colinéo © FNE PACA" width="600" height="338" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-300x169.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-1030x580.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-768x433.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-1536x865.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-2048x1154.jpg 2048w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-1500x845.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-705x397.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-8-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-798" class="wp-caption-text">Autour d&rsquo;une fosse pédologique à Colinéo © FNE PACA</p></div>
<p><strong><i>Quelle est la spécificité du site de Colinéo ?</i></strong></p>
<p>C&rsquo;est un site agricole en milieu urbain, et ils réalisent un très beau travail, avec un verger, du maraîchage bio, des terrasses et murs en pierres sèches. Sur place, nous avons creusé deux fosses pédologiques, dont j&rsquo;ai fait la description complète, puis nous les avons rebouchées. On y retrouve les caractéristiques des sols méditerranéens et la façon dont ils sont mis en culture depuis des siècles. Colinéo est situé sur le versant de la chaîne de l&rsquo;Etoile, le sol y est le plus souvent superficiel, pauvre, posé sur de la roche dure. Pour produire malgré ces contraintes, l&rsquo;agriculture méditerranéenne a depuis toujours aménagé des murs de pierres sèches et des terrasses de culture, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Restanque" target="_blank" rel="noopener">les restanques</a>. Cela permet d&rsquo;avoir plus de terre, donc des sols plus profonds, et de canaliser l&rsquo;eau de ruissellement pour mieux la retenir. Les murs de pierres sèches et les restanques qui sont à Colinéo ont peut-être été construites à l&rsquo;époque gréco-romaine. Bien sûr, ce n&rsquo;est pas stable dans le temps, il faut les refaire, les consolider, mais cette méthode est très ancienne. Elle apporte du confort, pour travailler sur un terrain plus plat, plus épais, et plus efficace pour stocker l&rsquo;eau.</p>
<div id="attachment_802" style="width: 348px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-802" class="wp-image-802" title="A la découverte de la terre © FNE PACA" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-169x300.jpg" alt="A la découverte de la terre © FNE PACA" width="338" height="600" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-169x300.jpg 169w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-580x1030.jpg 580w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-768x1364.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-865x1536.jpg 865w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-1153x2048.jpg 1153w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-845x1500.jpg 845w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-397x705.jpg 397w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-6-scaled.jpg 1081w" sizes="auto, (max-width: 338px) 100vw, 338px" /></a><p id="caption-attachment-802" class="wp-caption-text">A la découverte de la terre © FNE PACA</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_797" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-797" class="wp-image-797" title="Prise de relevé pédologique © FNE PACA" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-300x225.jpg" alt="" width="600" height="450" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-2048x1536.jpg 2048w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-2-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-797" class="wp-caption-text">Prise de relevé pédologique © FNE PACA</p></div>
<p><strong><i>L&rsquo;urbanisation aux alentours est-elle un obstacle à la remise en culture du site ?</i></strong></p>
<p>Non, car le terrain de Colinéo n&rsquo;a pas été urbanisé, ni industrialisé, c&rsquo;était une zone agricole préservée, comme il en existe encore en périphérie de Marseille. Dans ce cas, il suffit d&rsquo;amender le sol, avec du fumier, des engrais biologiques et d&rsquo;avoir des pratiques agricoles respectueuses pour remettre une parcelle en culture. Il est vrai aussi que dans cet environnement urbain, les sols ne sont pas très sains, à cause de la pollution atmosphérique ou des résidus de déchets qui peuvent être portés par le mistral ou la pluie. Toutefois, l&rsquo;impact reste limité, et le sol n&rsquo;est pas plus pollué dans le nord de Marseille qu&rsquo;à Aix ou à Gardanne. Avec l&rsquo;AFES nous avons fait de nombreuses <a href="https://www.afes.fr/ressources/egs-bilan-des-20-premieres-annees-des-productions-scientifiques-du-reseau-de-mesures-de-la-qualite-des-sols-rmqs/" target="_blank" rel="noopener">études sur l&rsquo;évolution de la qualité des sols</a>. Malheureusement, partout en France, on va retrouver des micro-plastiques dans les sols, ou le plomb de l&rsquo;essence, des traces de pesticides, de métaux. C&rsquo;est une pollution généralisée, hélas. Mais à Colinéo, il n&rsquo;y a pas eu besoin de dépolluer ni de requalifier le sol avant de le remettre en culture. Des visites du site pour des scolaires ont lieu régulièrement, et dans le cadre du programme Sols Vivants, nous organisons aussi des parcours de découverte sur place. Les prochains se dérouleront au printemps.</p>
<p>Propos recueillis par Jan-Cyril Salemi, le 10 décembre 2024</p>
<div id="attachment_793" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-793" class="wp-image-793" title="Le travail de Jean-Claude Lacassin sur le terrain de Colinéo © FNE PACA" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-300x169.jpg" alt="Le travail de Jean-Claude Lacassin sur le terrain de Colinéo © FNE PACA" width="600" height="338" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-300x169.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-1030x580.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-768x432.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-1536x865.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-2048x1153.jpg 2048w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-1500x845.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-705x397.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/01/JC-Lacassin-7-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-793" class="wp-caption-text">Le travail de Jean-Claude Lacassin sur le terrain de Colinéo © FNE PACA</p></div>
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		<title>Le Tour Alternatiba est en approche</title>
		<link>https://quivive.fr/le-tour-alternatiba-est-en-approche</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jan-Cyril Salemi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 19:44:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;étape finale du Tour Alternatiba se tiendra à Marseille du 4 au 6 octobre. De multiples rencontres, débats, ateliers et animations autour de l&#8217;urgence écologique seront au programme. « Changeons les territoires, pas le climat ! » Voici l&#8217;une des phrases phares du Tour Alternatiba. Parti de Nantes le 2 juin, il sera à Marseille du 4 au [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>L&rsquo;étape finale du Tour Alternatiba se tiendra à Marseille du 4 au 6 octobre. De multiples rencontres, débats, ateliers et animations autour de l&rsquo;urgence écologique seront au programme.</em></p>
<p><em>« Changeons les territoires, pas le climat ! »</em> Voici l&rsquo;une des phrases phares du Tour Alternatiba. Parti de Nantes le 2 juin, il sera à Marseille du 4 au 6 octobre pour son étape finale. C&rsquo;est la troisième édition de ce tour de France à vélo, organisé par Alternatiba, un collectif citoyen engagé pour le climat et la justice sociale. Le 18 septembre, sur un bateau amarré au Vieux-Port, des membres de l&rsquo;antenne marseillaise du mouvement, ont présenté à la presse le programme de l&rsquo;événement. Après 4 mois de parcours dans toute la France, 6500 km et une centaine d&rsquo;étapes, ce dernier rendez-vous comptera une multitude de propositions pour agir face à l&rsquo;urgence écologique et fera de Marseille <em>« La Cité des Possibles »</em>.</p>
<div id="attachment_679" style="width: 360px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-679" class="wp-image-679" title="Affiche du Tour Alternatiba" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-2-211x300.jpg" alt="Affiche du Tour Alternatiba" width="350" height="497" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-2-211x300.jpg 211w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-2-725x1030.jpg 725w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-2-768x1091.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-2-1081x1536.jpg 1081w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-2-1056x1500.jpg 1056w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-2-496x705.jpg 496w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-2.jpg 1216w" sizes="auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px" /></a><p id="caption-attachment-679" class="wp-caption-text">Affiche du Tour Alternatiba</p></div>
<p><em>« A Marseille, le contexte est dramatique, </em>rappelait l&rsquo;un des responsables d&rsquo;Alternatiba<em>. La circulation automobile représente ici 38% des gaz à effets de serre. <a href="https://www.inddigo.com/fr/etudes-cas/marseille-2030-2050-comment-adapter-la-ville-au-changement-climatique-55/" target="_blank" rel="noopener">Si nous n&rsquo;agissons pas, en 2050, il fera 90° degrés au sol dans la ville</a>, il sera impossible d&rsquo;y vivre. »</em> L&rsquo;une des réponses pour échapper à ce scénario est de se déplacer autrement. Ce sera le cas le 4 octobre, où le Tour Alternatiba commencera par deux vélorutions (<em>« deux révolutions »</em>, disait dans un joli lapsus un membre du collectif). La première, celle de l&rsquo;arrivée du Tour, partira de l&rsquo;Après M à 17h30 et rejoindra la Canebière. La deuxième sera <a href="https://www.velorution-marseille.org/" target="_blank" rel="noopener">celle qui a lieu chaque premier vendredi du mois à Marseille</a>, au départ de la Plaine à 20h30. Détour possible par le square Léon-Blum, où auront lieu des concerts tous les soirs, avec HK ou Oai Reggae Party pour ouvrir la session.</p>
<p>Puis le samedi et le dimanche, plus de 50 collectifs, associations, entreprises, porteuses de projets pour engager une mutation de la société, seront rassemblées au Village des Alternatives, en bas de la Canebière. Pendant ces deux jours se tiendront également une trentaine de débats, ateliers, rencontres et animations, un peu partout dans la ville. Biodiversité, bien-être animal, alimentation, réduction des déchets, mobilité, militantisme, luttes sociales, rôle des médias, enjeux climatiques, et bien d&rsquo;autres thèmes seront abordés. Dimanche à 16h, à la Grotte Cosquer, une table ronde <em>« Changer d&rsquo;échelle pour relever le défi climatique»</em> clôturera l&rsquo;événement.</p>
<p>Jan-Cyril Salemi<br />
Octobre 2024</p>
<p><strong>Toutes les infos à retrouver ici :</strong></p>
<p><a href="https://alternatibamarseille.org/tour" target="_blank" rel="noopener">La Cité des Possibles </a></p>
<p><a href="https://alternatibamarseille.org/concerts" target="_blank" rel="noopener">Le programme des concerts</a></p>
<p><a href="https://alternatibamarseille.org/village" target="_blank" rel="noopener">Le programme du Village des Alternatives</a></p>
<p><a href="https://alternatibamarseille.org/programmation" target="_blank" rel="noopener">Le programme des rencontres et tables rondes</a></p>
<div id="attachment_680" style="width: 360px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-3.png"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-680" class="wp-image-680" title="Affiche de la Cité des Possibles" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-3-212x300.png" alt="Affiche de la Cité des Possibles" width="350" height="495" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-3-212x300.png 212w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-3-728x1030.png 728w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-3-768x1086.png 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-3-1086x1536.png 1086w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-3-1061x1500.png 1061w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-3-498x705.png 498w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Alternatiba-3.png 1414w" sizes="auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px" /></a><p id="caption-attachment-680" class="wp-caption-text">Affiche de la Cité des Possibles</p></div>
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		<title>Parcours d&#8217;agricultrices urbaines</title>
		<link>https://quivive.fr/parcours-dagricultrices-urbaines</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jan-Cyril Salemi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jun 2024 19:28:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Orientation]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mener une activité agricole tout en vivant en ville, cela peut être un rêve. Pour Joséphine, Juliette et Marie-Laure, c&#8217;est une réalité très concrète. Leurs productions sont installées au Grain de la vallée, aux portes de Marseille, tout près de la Penne-sur-Huveaune. La gare de la Penne est à 10 minutes à pied de cette [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Mener une activité agricole tout en vivant en ville, cela peut être un rêve. Pour Joséphine, Juliette et Marie-Laure, c&rsquo;est une réalité très concrète. Leurs productions sont installées au Grain de la vallée, aux portes de Marseille, tout près de la Penne-sur-Huveaune. La gare de la Penne est à 10 minutes à pied de cette ancienne école, transformée en tiers-lieu agri-culturel depuis 5 ans. Le 25 mai, lors des 48 heures de l&rsquo;agriculture urbaine, <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.facebook.com/legraindelavallee.tierslieu.citoyen.nature.culture" target="_blank" rel="noopener">Le Grain de la vallée</a></span></span> proposait diverses activités, rencontres et ateliers, mêlant art et agriculture. Joséphine et Juliette, fondatrices de <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.instagram.com/mastocmarseille/" target="_blank" rel="noopener">la pépinière Mastoc</a></span></span>, et Marie-Laure, qui a lancé <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.instagram.com/fleursdemarseille" target="_blank" rel="noopener">Fleurs de Marseille</a></span></span>, animaient une rencontre pour présenter le parcours qu&rsquo;elles ont suivi.</p>
<div id="attachment_488" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-488" class="wp-image-488" title="Le Grain de la Vallée © JCS" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h-300x225.jpg" alt="Le Grain de la Vallée © JCS" width="600" height="450" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Programme-48h.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-488" class="wp-caption-text">Le Grain de la Vallée © JCS</p></div>
<p><b>Reconversion professionnelle<br />
</b>Toutes les trois ont en commun d&rsquo;être en reconversion professionnelle. Marie-Laure, la quarantaine, était engagée dans la communication et le marketing, Joséphine, la trentaine, réalisait des décors de spectacle, et Juliette, la trentaine également, travaillait auprès d&rsquo;enfants autistes, notamment en école Montessori. Pour chacune, le déclic s&rsquo;est produit lors de la période du covid. L&rsquo;envie de changer de vie et de se reconnecter à la nature. Il leur a fallu à la fois se former et surtout trouver le terrain où s&rsquo;installer.</p>
<p>La recherche du foncier est le premier enjeu pour l&rsquo;installation en agriculture urbaine. Joséphine et Juliette ont d&rsquo;abord commencé leur activité dans une petite serre de 10m², installée dans le jardin d&rsquo;un de leurs amis. Dans le même temps, Juliette rejoint une formation avec <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://veniverdi.fr/" target="_blank" rel="noopener">Veni Verdi</a></span></span>, à Paris. <em>« C&rsquo;était très complet, sur tous les aspects, à la fois dans le domaine végétal et dans celui du montage administratif de notre structure »</em>, explique-t-elle. Elle suit également <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.onisep.fr/ressources/univers-formation/formations/lycees/bp-responsable-d-entreprise-agricole" target="_blank" rel="noopener">un Brevet Professionnel Responsable d&rsquo;Entreprise Agricole (BPREA)</a></span></span>, et lors d&rsquo;un stage à Aubagne, découvre le métier de pépiniériste. <em>« Initialement, on voulait faire du plein champ et des plants, mais c&rsquo;est difficile, on a finalement préféré se concentrer sur la pépinière »</em>, poursuit-elle. En créant Mastoc, un jeu de mots avec estomac, elles choisissent de cultiver des plantes comestibles, fleurs, légumes ou aromatiques, 100% bio.</p>
<div id="attachment_484" style="width: 385px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-rotated.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-484" class="wp-image-484" title="Mastoc, plantes à manger © JCS" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-225x300.jpg" alt="Mastoc, plantes à manger © JCS" width="375" height="500" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-1152x1536.jpg 1152w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-1125x1500.jpg 1125w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1-rotated.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 375px) 100vw, 375px" /></a><p id="caption-attachment-484" class="wp-caption-text">Mastoc, plantes à manger © JCS</p></div>
<p><b>Préparer le terrain<br />
</b>Il leur faut alors trouver le terrain où s&rsquo;installer. Le réseau et les rencontres sont déterminantes sur ce point. <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/" target="_blank" rel="noopener">La Direction Régionale de l&rsquo;Environnement de l&rsquo;Aménagement et du Logement (DREAL)</a></span></span> propose un aperçu des parcelles disponibles, et la <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.cite-agri.fr/">Cité de l&rsquo;Agriculture</a></span></span>, qui organise à Marseille <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.les48h.com/villes/marseille/" target="_blank" rel="noopener">les 48 heures de l&rsquo;agriculture urbaine</a></span></span>, n&rsquo;aide pas directement à l&rsquo;obtention du foncier, mais elle peut favoriser les mises en contact. Ce réseau élargi a permis à Mastoc et à Fleurs de Marseille de s&rsquo;installer au Grain de la vallée. Joséphine et Juliette y ont implanté leur serre et Marie-Laure cultive en plein champ des fleurs ornementales, 100% bio également.</p>
<p>En pratique, chaque résident du tiers-lieu verse une contribution au Grain, qui paye un loyer symbolique à la ville de Marseille, propriétaire du terrain. Mais avant l&rsquo;installation concrète, il a fallu aménager l&rsquo;espace. Sur le site se trouvaient du fer ou du polystyrène, héritage de chantiers de bâtiments précédents, et également beaucoup de cailloux. La revalorisation de la terre pour la mise en culture a pris du temps, mais elle offre désormais d&rsquo;excellentes conditions.<em> « On a aussi laissé une partie volontairement en friche, et on fait régulièrement des recensements de biodiversité</em><i>, </i>précise Marie-Laure<i>. </i><em>Même en bio, on a un impact, c&rsquo;est important de le constater. »</em></p>
<div id="attachment_487" style="width: 385px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-rotated.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-487" class="wp-image-487" title="Fleurs de Marseille © JCS" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-225x300.jpg" alt="Fleurs de Marseille © JCS" width="375" height="500" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-1152x1536.jpg 1152w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-1125x1500.jpg 1125w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Fleurs-rotated.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 375px) 100vw, 375px" /></a><p id="caption-attachment-487" class="wp-caption-text">Fleurs de Marseille © JCS</p></div>
<p><b>Se structurer<br />
</b>Avant de s&rsquo;installer, Marie-Laure est passée par <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.hectar.co/" target="_blank" rel="noopener">Hectar</a></span></span>, en région parisienne. Dans ce lieu, mêlant la culture start up et l&rsquo;agriculture, elle a participé au <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.hectar.co/nos-formations/programme-entrepreneurial-parcours-floriculture" target="_blank" rel="noopener">programme Tremplin</a></span></span>, qui l&rsquo;a aidée à développer son projet d&rsquo;entreprise. Puis elle a suivi une formation en agroforesterie au <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.domainedespossibles.fr/" target="_blank" rel="noopener">Domaine des Possibles</a></span></span> à Arles. Enfin, elle a rejoint le dispositif d&rsquo;<span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.inter-made.org/Bienvenue-a-Inter-Made" target="_blank" rel="noopener">Inter-Made</a></span></span>, à Marseille, qui l&rsquo;a accompagnée vers la création de son activité.</p>
<p>Définir quelle structure juridique correspond à son projet est également déterminant, et les conseils d&rsquo;un bon accompagnement sont décisifs pour cette orientation. Marie-Laure a opté pour l&rsquo;entreprise, car son modèle économique repose sur l&rsquo;activité commerciale. <em>« La vente de fleurs représente 70 à 80% de mes ressources. Une association ne peut pas dépasser 30% de vente. »</em></p>
<p>Les deux pépiniéristes de Mastoc, en revanche, ont choisi le modèle associatif. Les collectivités locales ont pris conscience que revégétaliser la ville est un enjeu primordial, et elles peuvent soutenir des projets en ce sens. La structure en association permet d&rsquo;accéder à des subventions publiques, ce qui a incité les deux jeunes femmes à adopter cette formule. Mais constituer des dossiers de subventions est complexe. <em>« Il faut utiliser un jargon technique pour parler de quelque chose de très pratique, et cela prend beaucoup de temps. Pour le moment, nous ne sommes pas encore subventionnées »</em>, relève Joséphine.</p>
<div id="attachment_483" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-483" class="wp-image-483" title="Sous la serre de Mastoc © JCS" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-300x225.jpg" alt="Sous la serre de Mastoc © JCS" width="600" height="450" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Mastoc.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-483" class="wp-caption-text">Sous la serre de Mastoc © JCS</p></div>
<p>Leur activité se divise entre la vente de leurs plants et les actions pédagogiques. Leurs revenus proviennent majoritairement d&rsquo;ateliers qu&rsquo;elles animent chaque semaine dans une école. <em>« La pépinière représente l&rsquo;essentiel de notre travail, et on vend notre production sur place et sur les marchés, mais les interventions en milieu scolaire constituent notre ressource financière principale</em>, résume Juliette. <em>Et il y a beaucoup de demande dans ce secteur. »</em></p>
<p>Parvenir à vivre d&rsquo;une activité d&rsquo;agriculture urbaine n&rsquo;est pas simple mais pas non plus impossible. Les premières années sont compliquées, Mastoc et Fleurs de Marseille, qui ont moins de trois ans d&rsquo;existence peuvent en témoigner. Joséphine et Juliette sont auto-entrepreneuses, elles facturent leurs animations d&rsquo;ateliers, mais reconnaissent qu&rsquo;il leur est encore difficile de se dégager un véritable revenu. Marie-Laure vend sa production sur des marchés et à des fleuristes de Marseille. Elle fournit également quelques boutiques dans son quartier, comme cette supérette qui a proposé ses fleurs lors de la fête des mères. Mais c&rsquo;est surtout grâce à l&rsquo;événementiel, où le volume de commandes est plus élevé, qu&rsquo;elle peut se payer.</p>
<p>Malgré ces difficultés, aucune d&rsquo;elles ne regrette de s&rsquo;être lancée dans l&rsquo;aventure. <em>« On est hyper chanceuses. Tous les matins, on quitte la ville et son brouhaha, on arrive en pleine nature, et le soir, on rentre et on retrouve le mode de vie urbain. »</em></p>
<p>Jan-Cyril Salemi<br />
Juin 2024</p>
<div id="attachment_492" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-492" class="wp-image-492" title="Changer le monde © JCS" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase-300x225.jpg" alt="Changer le monde © JCS" width="600" height="450" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/06/Phrase.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-492" class="wp-caption-text">Changer le monde © JCS</p></div>
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		<title>La biche et l&#8217;écureuil</title>
		<link>https://quivive.fr/la-biche-et-lecureuil</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jan-Cyril Salemi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2024 09:22:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[animal]]></category>
		<category><![CDATA[forêt]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
		<category><![CDATA[randonnée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://quivive.fr/?p=114</guid>

					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est le matin, tôt. Un dimanche d&#8217;avril, il fait très beau. L&#8217;humain sort de sa ville, Marseille. Pour une journée, il laisse le béton, les trottoirs encombrés de crasse, les mégots qui flottent dans les caniveaux, les containers qui débordent de déchets, les sacs plastique qui claquent au vent dans les arbres. Aujourd&#8217;hui il va [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est le matin, tôt. Un dimanche d&rsquo;avril, il fait très beau. L&rsquo;humain sort de sa ville, Marseille. Pour une journée, il laisse le béton, les trottoirs encombrés de crasse, les mégots qui flottent dans les caniveaux, les containers qui débordent de déchets, les sacs plastique qui claquent au vent dans les arbres. Aujourd&rsquo;hui il va changer d&rsquo;air. Direction les Alpes, un domaine de randonnée près de Gap. Une promenade. Il s&rsquo;installe dans la carcasse de métal, deux heures de route et de pétrole plus tard, ce sera un nouveau paysage. Il se sent bien parce que c&rsquo;est le printemps et que là où il va, ça se verra mieux.</p>
<p>Il roule, dans la carcasse de métal. Sur l&rsquo;autoroute il n&rsquo;y a que lui. Personne, ni devant, ni derrière, ni en face. Il est 8h du matin, il arrive près de Manosque, toujours tout seul sur l&rsquo;autoroute. Il roule un peu comme un robot, comme on est parfois en état d&rsquo;hypnose quand on est au volant. Il ne pense pas à ce qu&rsquo;il fait, la carcasse de métal avance, c&rsquo;est tout. Il faut garder l&rsquo;axe, tracer droit, le regard en alerte, le pied en amorti sur l&rsquo;accélérateur, avoir juste les gestes réflexes, les automatismes, avancer, sans s&rsquo;en rendre compte, avec comme seul repère le décor autour qui défile.</p>
<p>Rien ne bouge, ni lui, assis confortable dans un fauteuil, ni le décor figé, des allées d&rsquo;arbres sans sacs plastique dans les branches. C&rsquo;est la carcasse de métal qui bouge, qui avale les rangées d&rsquo;arbres, les lignes blanches au sol, les barrières de fer gris sur les côtés. Juste un peu avant Manosque, il se passe quelque chose. Là, à 20 mètres devant lui, tout d&rsquo;un coup, le décor s&rsquo;est animé.</p>
<p>Ça dure peut-être trois ou quatre secondes, comme le temps d&rsquo;un éclair. Là, à 20 mètres devant lui, une biche est sortie du décor. Elle saute la rambarde d&rsquo;acier, elle est belle, gracieuse, elle s&rsquo;élance, pour traverser le fleuve de goudron. Elle regarde vers lui, brièvement, il est tout proche d&rsquo;elle. Il n&rsquo;a pas le temps d&rsquo;avoir peur de la heurter, elle est déjà passée. Il tourne un peu la tête pour la suivre des yeux, il s&rsquo;inquiète pour elle, il faut qu&rsquo;elle franchisse encore l&rsquo;autre côté. Elle bondit au-dessus de la barrière du milieu, aucune carcasse de métal en face, elle passe. Elle file, rapide, saute la dernière rambarde et disparaît dans le décor.</p>
<p>Trois ou quatre secondes partagées entre un humain urbain et une biche sauvage. Territoire commun, une autoroute, un fleuve d&rsquo;asphalte et de métal. Drôle de rencontre. Elle a lieu parce que des décennies auparavant, d&rsquo;autres humains sont arrivés, ont éventré la forêt, l&rsquo;ont tranchée en deux et ont déroulé au milieu des tonnes de goudron. Est-ce qu&rsquo;on peut parler de colonisation ? D&rsquo;occupation ? De spoliation ? De vol ? D&rsquo;accaparement ? D&rsquo;expropriation ? De prédation ?</p>
<p>L&rsquo;humain, s&rsquo;il commence à se poser toutes ces questions, ça va devenir très compliqué. Alors il continue sa route. C&rsquo;est grâce à cette colonisation qu&rsquo;il peut rejoindre un site de randonnée en à peine deux heures de pétrole. Alors bon, il passe en territoire occupé, ça l&rsquo;arrange bien et en général il n&rsquo;y pense pas. Les frontières sont bien définies, la population de la forêt est tenue à l&rsquo;écart derrière des grillages, d&rsquo;habitude elle ne les franchit pas. Un hérisson égaré, ça arrive, un renard ou un lièvre, peut-être aussi. Mais une biche, c&rsquo;est la première fois qu&rsquo;il en voit une sur l&rsquo;autoroute. Il se sent à la fois chanceux de l&rsquo;avoir croisée et triste d&rsquo;avoir vu comme sa présence l&rsquo;oblige à fuir.</p>
<div id="attachment_116" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/04/ecureuil.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-116" class="wp-image-116" title="Écureuil © CC0" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/04/ecureuil.jpg" alt="Écureuil © CC0" width="600" height="400" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/04/ecureuil.jpg 1280w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/04/ecureuil-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/04/ecureuil-1030x686.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/04/ecureuil-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/04/ecureuil-705x470.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-116" class="wp-caption-text">Écureuil © CC0</p></div>
<p>Une heure plus tard, il marche sur un sentier. Il y a des petites fleurs, des arbres immenses, des sommets enneigés au loin, c&rsquo;est très beau. Au milieu du chemin, un écureuil passe tranquillement, sans se presser. Il s&rsquo;arrête, il regarde l&rsquo;humain sans s&rsquo;affoler. Il se laisse même approcher, il ne s&rsquo;enfuit pas. Quand l&rsquo;humain est trop près, il file dans les herbes, s&rsquo;arrête un peu, donne encore un regard, puis disparaît. En le voyant, l&rsquo;humain repense à la biche. Son territoire à elle est occupé par les humains. Quand elle veut le traverser, elle doit foncer comme une fusée pour essayer de survivre. Elle s&rsquo;est adaptée.</p>
<p>L&rsquo;écureuil aussi s&rsquo;est adapté. Lui s&rsquo;est plutôt bien habitué à la présence humaine sur son territoire. Elle est moins agressive, moins fréquente, moins nombreuse. Il reste à distance mais il y trouve peut-être des avantages, il peut récupérer des restes de pique-niques. Son premier réflexe, ce n&rsquo;est pas la fuite. Il attend d&rsquo;abord, il observe, et puis il choisit de partir.</p>
<p>L&rsquo;humain urbain continue son chemin. Il a fait deux rencontres animales ce matin. L&rsquo;une repose sur la peur, l&rsquo;autre sur la méfiance. C&rsquo;était dans le monde sauvage. Le soir, il rentre dans son monde urbain. Il gare sa carcasse de métal. Près d&rsquo;une poubelle qui déborde, il croise un rat énorme qui fouille les déchets, sans se soucier de sa présence. Un peu plus loin, un chat errant passe devant lui, indifférent, sans un regard. Juste avant d&rsquo;arriver chez lui, un gabian plane au-dessus de sa tête et s&rsquo;éloigne en riant.</p>
<p>Jan-Cyril Salemi<br />
Avril 2024</p>
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