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	<title>Archives des eau - Qui Vive</title>
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	<description>Le média qui pique la curiosité</description>
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		<title>L’eau de la Sainte-Baume : un bien commun à préserver</title>
		<link>https://quivive.fr/leau-de-la-sainte-baume-un-bien-commun-a-preserver</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valérie Marc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 11:07:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Connaissances]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Sainte-Baume]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui Vive s’est immergé dans les eaux cristallines de la montagne Sainte-Baume, dans le Var, à travers une randonnée animée les 3 et 4 juin 2026 par différents acteurs œuvrant à la préservation du territoire. Étaient présents Aurore Fauchas, hydrogéologue, Chargée de mission Ressources en eau, Fonctionnaire au CEREMA, Bureau d’Études de l’État, et à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR" align="justify">Qui Vive s’est immergé dans les eaux cristallines de la montagne Sainte-Baume, dans le Var, à travers une randonnée animée les 3 et 4 juin 2026 par différents acteurs œuvrant à la préservation du territoire. Étaient présents Aurore Fauchas, hydrogéologue, Chargée de mission Ressources en eau, Fonctionnaire au CEREMA, Bureau d’Études de l’État, et à la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM), en détachement auprès du Parc Naturel Régional de La Sainte-Baume ; Lætitia Bantwell de la Direction Forêts et Espaces Naturels des Bouches-du-Rhône ; et l’association Découverte Sainte-Baume avec son président Christian Ollivier, délégué au PNR Sainte-Baume, président de la commission Eau, ancien vice-président de l’association nationale des élus de Bassins (ANEB).</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">Cet <a href="https://consequences-france.org/balade-climatique-en-sainte-baume-la-biodiversite-et-leau/">évènement ouvert à tous, organisé par l’association Conséquences</a> en partenariat avec Découverte Sainte-Baume, a apporté d’enrichissantes connaissances géologiques, historiques et hydrologiques à une vingtaine de randonneurs de tous âges, curieux ou passionnés de balades naturalistes. Voici ce qu’il nous a semblé important de retenir.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify"><strong><br />
Formation du massif de la Sainte-Baume</strong></p>
<p lang="fr-FR" align="justify">Il y a 120 millions d’années, la péninsule ibérique se déplace par rapport à la plaque tectonique européenne et commence un vaste mouvement de rotation. Le mouvement s’inverse il y a 65 millions d’années ; la péninsule ibérique entre alors en collision avec la plaque européenne et forme ainsi les Pyrénées. La montagne Sainte-Baume, qui culmine à plus de 1000 mètres d’altitude, est l’un des plus beaux exemples de cette poussée titanesque des plaques tectoniques en région PACA.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">La Sainte-Baume est un relief Est/Ouest avec un versant Nord/Sud qui a subi d’importantes <a href="https://www.nationalgeographic.fr/sciences/evolution-il-y-a-5-millions-annees-un-cataclysme-a-redonne-vie-la-mediterranee-culture-generale-histoire">érosions par l’action de l’eau</a>, érodant l’intérieur et la surface des roches pour former le karst (roche calcaire), il y a 5 millions d’années, et lors de périodes où le climat était pluvieux, chaud et humide.</p>
<div id="attachment_4066" style="width: 655px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-4066" class=" wp-image-4066" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Trail-de-la-Sainte-Baume-Plan-d-Aups-2010-CC-BY-ND-2.0-by-Akunamatata-1030x773.jpg" alt="" width="645" height="484" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Trail-de-la-Sainte-Baume-Plan-d-Aups-2010-CC-BY-ND-2.0-by-Akunamatata-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Trail-de-la-Sainte-Baume-Plan-d-Aups-2010-CC-BY-ND-2.0-by-Akunamatata-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Trail-de-la-Sainte-Baume-Plan-d-Aups-2010-CC-BY-ND-2.0-by-Akunamatata-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Trail-de-la-Sainte-Baume-Plan-d-Aups-2010-CC-BY-ND-2.0-by-Akunamatata-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Trail-de-la-Sainte-Baume-Plan-d-Aups-2010-CC-BY-ND-2.0-by-Akunamatata-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Trail-de-la-Sainte-Baume-Plan-d-Aups-2010-CC-BY-ND-2.0-by-Akunamatata-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Trail-de-la-Sainte-Baume-Plan-d-Aups-2010-CC-BY-ND-2.0-by-Akunamatata.jpg 1600w" sizes="(max-width: 645px) 100vw, 645px" /><p id="caption-attachment-4066" class="wp-caption-text">Trail de la Sainte-Baume Plan d&rsquo;Aups 2010 CC BY-ND 2.0 by Akunamatata</p></div>
<p lang="fr-FR" align="justify"><strong><br />
Cette orientation particulière donne une climatologie spécifique</strong></p>
<p lang="fr-FR" align="justify">La montagne de la Sainte-Baume, formant une chaîne avec la montagne de La Loube, bloque les nuages, qui déversent ainsi des pluies abondantes sur le versant nord. Récemment, un phénomène excédentaire a aussi occasionné des précipitations importantes sur le versant sud. La partie haute de la Sainte-Baume, située près de Mazaugues, dans le Var, abrite des trésors insoupçonnés d’eau souterraine, située dans le karst.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">Deux rivières circulent à l’intérieur du massif à travers d’énormes conduits karstiques d’une dizaine de mètres de diamètre, au débit de plusieurs m3/seconde. La partie basse où se trouve la Vallée de Saint-Pons, à Gémenos dans les Bouches-du-Rhône, comprend une forêt luxuriante abritant un cours d’eau réputé intarissable, « Le Fauge ».</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">L’on peut y observer une stratification des eaux souterraines : des sources pérennes permettent l’alimentation des fleuves Huveaune, Argens via ses affluents, Le Caramy, L’Issole et Le Cauron, le versant sud dépendant des fleuves côtiers Gapeau et Las.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">Ces sources sont essentielles et préservées des forages.</p>
<div id="attachment_4059" style="width: 485px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-4059" class="wp-image-4059" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Domaine-de-la-Brasque-2-Massif-de-la-Sainte-Baume-Massif-de-la-Sainte-Baume-Valerie-Marc-773x1030.jpg" alt="" width="475" height="633" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Domaine-de-la-Brasque-2-Massif-de-la-Sainte-Baume-Massif-de-la-Sainte-Baume-Valerie-Marc-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Domaine-de-la-Brasque-2-Massif-de-la-Sainte-Baume-Massif-de-la-Sainte-Baume-Valerie-Marc-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Domaine-de-la-Brasque-2-Massif-de-la-Sainte-Baume-Massif-de-la-Sainte-Baume-Valerie-Marc-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Domaine-de-la-Brasque-2-Massif-de-la-Sainte-Baume-Massif-de-la-Sainte-Baume-Valerie-Marc-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Domaine-de-la-Brasque-2-Massif-de-la-Sainte-Baume-Massif-de-la-Sainte-Baume-Valerie-Marc.jpg 1125w" sizes="(max-width: 475px) 100vw, 475px" /><p id="caption-attachment-4059" class="wp-caption-text">Vallée de Saint-Pons, Massif de la Sainte-Baume 2 © Valérie Marc</p></div>
<p lang="fr-FR" align="justify"><strong>Un peu d’histoire</strong></p>
<p lang="fr-FR" align="justify">Au XIXe siècle, le massif de la Sainte-Baume abritait une grande concentration de glacières, 24 en tout, utilisées pour le remplissage en eau de source de bacs de congélation. La glace était alors débitée et charriée jusqu’à la glacière par des centaines de paysans des environs. <a href="https://www.pnr-saintebaume.fr/point-d-interet/glaciere-de-pivaut/">Celle de Pivaut</a>, à Mazaugues, est la plus célèbre par sa taille exceptionnelle de 23 mètres de haut.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">« <em>Ce n’est pas le commerce industriel de la glace qui aura fait disparaître le commerce de la glace naturelle, mais la commercialisation de la glace des Alpes</em> », explique Richard D’Angio, responsable éditorial de la revue Découverte Sainte-Baume.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify"><strong><br />
Rivières asséchées ?</strong></p>
<p lang="fr-FR" align="justify">Le bassin versant de l’Argens et celui du Gapeau sont placés en zone désormais déficitaire (les prélèvements d’eau sont plus importants que la ressource produite dans ces bassins). Le niveau en rivière diminue drastiquement, à des seuils jamais constatés auparavant.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">Ce phénomène est dû à une baisse des précipitations saisonnières, avec alternance de sécheresses et <a href="https://meteofrance.com/meteo-a-z/quest-ce-quun-episode-mediterraneen">épisodes méditerranéens</a> : si les mêmes quantités d’eau peuvent tomber sur 365 jours, ces dernières années les hivers ont été moins pluvieux. Les nappes phréatiques n’ont donc pas pu être généreusement rechargées, ce qui entraîne un déficit drastique des nappes, et met en péril la biodiversité.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">Laquelle est favorisée, au contraire, en présence de zones humides. Batraciens, insectes, petits organismes, mousses, fougères… Toute une faune et une flore aquatique se développent dans ces secteurs. Des espèces qui améliorent en retour la filtration et la qualité de l’eau. En Méditerranée, les zones humides sont intermittentes en fonction des caractéristiques du sol et de la végétation. Celles qui sont artificiellement créées par l’humain, comme les mares, entraînent quant à elles plutôt la stagnation de l’eau.</p>
<div id="attachment_4063" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-4063" class="wp-image-4063" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Domaine-de-la-Brasque-3-Massif-de-la-Sainte-Baume-Massif-de-la-Sainte-Baume-Valerie-Marc-1030x773.jpg" alt="" width="500" height="375" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Domaine-de-la-Brasque-3-Massif-de-la-Sainte-Baume-Massif-de-la-Sainte-Baume-Valerie-Marc-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Domaine-de-la-Brasque-3-Massif-de-la-Sainte-Baume-Massif-de-la-Sainte-Baume-Valerie-Marc-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Domaine-de-la-Brasque-3-Massif-de-la-Sainte-Baume-Massif-de-la-Sainte-Baume-Valerie-Marc-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Domaine-de-la-Brasque-3-Massif-de-la-Sainte-Baume-Massif-de-la-Sainte-Baume-Valerie-Marc-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Domaine-de-la-Brasque-3-Massif-de-la-Sainte-Baume-Massif-de-la-Sainte-Baume-Valerie-Marc-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Domaine-de-la-Brasque-3-Massif-de-la-Sainte-Baume-Massif-de-la-Sainte-Baume-Valerie-Marc-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Domaine-de-la-Brasque-3-Massif-de-la-Sainte-Baume-Massif-de-la-Sainte-Baume-Valerie-Marc.jpg 2000w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><p id="caption-attachment-4063" class="wp-caption-text">Mousses de la Vallée de Saint-Pons, Massif de la Sainte-Baume © Valérie Marc</p></div>
<p lang="fr-FR" align="justify"><strong><br />
Des techniques anciennes remises au goût du jour</strong></p>
<p lang="fr-FR" align="justify">Durant les dernières décennies, l’aménagement du territoire a souvent conduit à une artificialisation des sols, sur lesquels l’eau ruisselle. La politique de bétonisation des cours d’eau, avec barrages, buses et autres techniques d’encadrement de l’écoulement, l’entraînant toujours plus rapidement vers la mer, devrait être amenée à disparaître, en raison de nombreuses inondations catastrophiques, comme celles survenues <a href="https://www.alpes-maritimes.gouv.fr/index.php/Actions-de-l-Etat/Environnement-risques-naturels-et-technologiques/Les-risques-naturels-et-technologiques/Tempete-Alex">en 2020 dans les Alpes-Maritimes</a>. Retrouver des <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://revue-set.fr/article/download/9656/52215&amp;ved=2ahUKEwi3sebGqr6WAxVq9rsIHZpvPU0QFnoECEYQAQ&amp;usg=AOvVaw3CdAgoLhUvVtW72H9etcHP">approches traditionnelles, mettre en place des solutions inspirées par la nature est efficace</a> et présente aussi l&rsquo;avantage de réinstaurer une <a href="https://www.eaufrance.fr/la-continuite-ecologique">continuité écologique</a>.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">« <em>Depuis quelques années, la construction de restanques et de fascines (barrages en bois, ndlr), piègent l’eau et la ralentissent, préservant ainsi les paysages de la désertification et favorisant la replantation des forêts. Les techniques anciennes sont réemployées, comme les systèmes de captage en collines, maximisant la recharge à l’endroit où la goutte d’eau tombe</em> », expose Guy Farnarier, neurophysiologue à la retraite, propriétaire forestier et membre du Conseil du PNR Sainte-Baume, animateur de la commission forêt.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify"><strong><br />
Le karst, un lent processus d’érosion en milieu calcaire, bénéfique aux ressources en eau</strong></p>
<p lang="fr-FR" align="justify">En montagne, le karst étant un véritable gruyère, l’eau de pluie s’infiltre directement. Il y a donc très peu de ruissellement en surface. Elle passe par les trous et fissures de la roche pour rejoindre les cavités profondes du milieu karstique, réservoir important, en lien avec la mer Méditerranée, considéré comme le niveau de base, situé dans la zone littorale.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">En Sainte-Baume, le réseau karstique, alimenté par la pluie, est la seule ressource pour les nappes souterraines.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">Deux célèbres sources sous-marines, appelées aussi « exsurgences », se déversent dans les calanques de Port Miou et du Bestouan, à Cassis et La Ciotat dans les Bouches-du-Rhône. Dans cette zone particulière, l’eau se concentre en entonnoir et forme un mélange d’eau salée et douce, appelé « <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Biseau_sal%25C3%25A9&amp;ved=2ahUKEwi65JjZyLuWAxWi9QIHHe7YAI4QFnoECBgQAQ&amp;usg=AOvVaw0vjiZw0weTRzju2Hj8vDjp">biseau salé</a> ».</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">Dans les années 70, des tentatives de construction d’un barrage avaient été entreprises, pour bloquer cette rivière sous-marine et ainsi récupérer l’eau douce, mais elle ont échoué à cause de ce biseau salé remontant trop profondément dans les eaux douces du karst.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">« <em>Une eau souterraine a l’avantage d’être déconnectée de l’atmosphère, elle ne subit pas l’évaporation et est protégée de l’augmentation des températures. C’est donc une chance. L’eau est un bien commun qui doit être au centre de tout l’aménagement du territoire et être dans toutes les réflexions autour de l’urbanisme, le tourisme, l’agriculture. Il y a 2 ans, le gouvernement avait évoqué plusieurs mesures, mais sans aucun moyen mis à disposition pour les mettre en application</em> », souligne Christian Ollivier, ancien président de EPAGE HuCA, (établissement public d’aménagement et de gestion des eaux Huveaune – Côtiers – Aygalades).</p>
<div id="attachment_4058" style="width: 627px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-4058" class=" wp-image-4058" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Karst_flattened-Sunila-Sen-Gupta-CC-BY-SA-4.0-via-Wikimedia-Commons-1030x932.jpg" alt="" width="617" height="558" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Karst_flattened-Sunila-Sen-Gupta-CC-BY-SA-4.0-via-Wikimedia-Commons-1030x932.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Karst_flattened-Sunila-Sen-Gupta-CC-BY-SA-4.0-via-Wikimedia-Commons-300x272.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Karst_flattened-Sunila-Sen-Gupta-CC-BY-SA-4.0-via-Wikimedia-Commons-768x695.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Karst_flattened-Sunila-Sen-Gupta-CC-BY-SA-4.0-via-Wikimedia-Commons-1536x1390.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Karst_flattened-Sunila-Sen-Gupta-CC-BY-SA-4.0-via-Wikimedia-Commons-1500x1358.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Karst_flattened-Sunila-Sen-Gupta-CC-BY-SA-4.0-via-Wikimedia-Commons-705x638.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/Karst_flattened-Sunila-Sen-Gupta-CC-BY-SA-4.0-via-Wikimedia-Commons.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 617px) 100vw, 617px" /><p id="caption-attachment-4058" class="wp-caption-text">Karst_flattened Sunila Sen Gupta CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons</p></div>
<p lang="fr-FR" align="justify"><strong><br />
Privilégier l’émergence de nouveaux projets</strong></p>
<p lang="fr-FR" align="justify">Le Caramy étant la principale rivière qui récupère l’eau sur le plateau de Mazaugues et draine toute celle du massif karstique de la partie nord de la Sainte-Baume, le PNR envisage d’implanter des stations de surveillance de son débit, en équipant un groupe de sources, (notamment celle de Fontfrège, pérenne), afin de quantifier ce qui émerge du massif karstique. Cela permettrait de veiller à une eau de très bonne qualité par des contrôles réguliers, désimperméabiliser les sols et favoriser la recharge des nappes souterraines avec un minimum de ruissellement. Ainsi, l’eau ne repartirait pas aussi vite vers la mer. La nécessité devient évidente de sensibiliser à l’importance des zones humides en secteurs publics et privés.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">« <em>C’est d’ailleurs pour l’ensemble de ces raisons que l’État a décidé de laisser la responsabilité au PNR et ses collectivités de mener des études communes, afin de faire évoluer la gestion de la ressource Eau</em> », déclare Aurore Fauchas, l’hydrogéologue rattachée au PNR.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">En parallèle, des scientifiques de l’Université de la métropole d’Aix-Marseille se penchent sur la gestion des eaux souterraines, notamment dans le massif de la Sainte-Baume, afin de préserver cette ressource en eau potable, en quantité et qualité suffisante jusqu’à l’horizon 2050.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify"><strong><br />
L’eau : principale richesse du territoire</strong></p>
<p lang="fr-FR" align="justify">Pour résumer, le massif de la Sainte-Baume regorge donc d’une eau encore abondante, en partie due à son milieu karstique et profitant à huit des principaux cours d’eau régionaux. Ces sources et rivières sont importantes pour la vie aquatique et les milieux humides qui leur sont associés.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">Dans un contexte de sécheresse aggravée, ces cours d’eau permanents sont des réservoirs biologiques pour de nombreuses espèces rivulaires (forêts et prairies humides, mares temporaires, etc&#8230;) que leurs débordements entretiennent.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">L’eau est une ressource vulnérable, surtout en milieu méditerranéen où les effets du réchauffement climatique sont intenses.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">« <em>Il faut donc veiller à une meilleure gestion, grâce à la pluie, en intégrant cette dynamique de la recharge, par exploitation de la ressource, en fonction de la disponibilité de l’eau, et inversement, réduire les prélèvements en cas de déficit</em> », conclut Aurore Fauchas.</p>
<p lang="fr-FR" align="justify">Valérie Marc, le 25 août 2026</p>
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		<title>Histoires d&#8217;eau</title>
		<link>https://quivive.fr/histoires-deau</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 06:54:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Aqua]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Éditions de l'Observatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Gaspard Koenig]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À 43 ans, Gaspard Kœnig est essayiste, philosophe ; il a été « plume » au sein du cabinet de Christine Lagarde, homme politique aussi, et compte déjà une vingtaine d&#8217;ouvrages à son actif. C&#8217;est pourtant le genre romanesque, tendance roman naturaliste à la Zola, qui semble aujourd&#8217;hui avoir ses faveurs. Un genre qui, sous [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">À 43 ans, Gaspard K<span id="_51bXaZK2NNSYkdUPhfzSwAw_63" class="K6pdKd wtBS9">œ</span>nig est essayiste, philosophe ; il a été « plume » au sein du cabinet de Christine Lagarde, homme politique aussi, et compte déjà une vingtaine d&rsquo;ouvrages à son actif. C&rsquo;est pourtant le genre romanesque, tendance roman naturaliste à la Zola, qui semble aujourd&rsquo;hui avoir ses faveurs. Un genre qui, sous couvert de fiction, permet d&rsquo;aborder les enjeux sociaux et politiques les plus contemporains ; qui, en mettant en scène une galerie de personnages aux opinions et aux modes de vie divers, voire divergents, évite les visions binaires et les jugements hâtifs. Comment retrouver la part de légende, la sensualité de l&rsquo;eau lorsque celle-ci est gérée par des technocrates hors-sol ? Que faire lorsque cette ressource vitale se raréfie ?</p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">En quelque 440 pages, K<span id="_51bXaZK2NNSYkdUPhfzSwAw_63" class="K6pdKd wtBS9">œ</span>nig pose ces questions, sans forcément apporter de réponses définitives, &#8211; et c&rsquo;est très bien : au lecteur de s&rsquo;interroger et de se forger une opinion. Alors, si on ne craint pas de plonger, de se laisser glisser dans le courant et d&rsquo;en suivre les méandres, on prend grand plaisir à ce récit aux multiples facettes, qui mêle mythes, sciences, vie rurale, enjeux écologiques, agriculture intensive, politiques locale et nationale, histoires individuelles&#8230;</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Il se déroule pour la majeure partie dans le bocage normand. Une région que l&rsquo;auteur connaît bien puisqu&rsquo;il s&rsquo;est installé à la campagne depuis son grand virage écologiste des années 2020 <span class="BxUVEf ILfuVd" lang="fr"><span class="hgKElc pOOWX">[ </span></span>NDLR : un virage relatif, puisqu&rsquo;en adepte de la philosophie libérale, sa pensée reste compatible avec notion de progrès et capitalisme <span class="BxUVEf ILfuVd" lang="fr"><span class="hgKElc pOOWX">]</span></span>. Il y a d&rsquo;ailleurs sans doute pas mal de lui dans le personnage de Martin Jobard (sic !), un des protagonistes principaux. Celui-ci, natif de Saint-Firmin et devenu haut fonctionnaire à Paris, décide de revenir dans son fief natal afin de succéder à la mairie du village à son oncle, le vieux Jobard (re-sic !), un agriculteur à l&rsquo;ancienne, peu regardant sur l&rsquo;usage des polluants et les captations sauvages. Mais c&rsquo;est sans compter avec Maria, une anthropologue spécialiste des communs, devenue tenancière de l&rsquo;épicerie bio-locale-solidaire, qui brigue elle aussi cette fonction, afin de protéger la source traditionnelle du village. Las, lorsque l&rsquo;eau vient à manquer, tout se complique. Mésaventures préfectorales, rivalités, haines recuites, relents racistes jaillissent. Heureusement, on relève aussi pas mal d&rsquo;humour, des scènes et des dialogues cocasses, des personnages très incarnés, beaucoup d&rsquo;autodérision de la part d&rsquo;un auteur qui sait visiblement de quoi il retourne, et, étonnamment, quelques raisons de garder espoir. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Bref, un bon gros roman qui, comme ceux du XIX<sup>e</sup>, aide à penser notre époque et nos façons d&rsquo;habiter le monde. Afin que, peut-être, nous soyons plus soucieux de nos biens communs et de leur partage équitable.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Fred Robert, le 9 avril 2026</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><i>Aqua</i><br />
</span><span style="font-size: medium;">Gaspard K<span id="_51bXaZK2NNSYkdUPhfzSwAw_63" class="K6pdKd wtBS9">œ</span>nig<br />
</span><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">É</span>ditions de l&rsquo;Observatoire, 23 euros</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Et à (re)lire, <i>Humus,</i><i><b> </b></i>coll. J&rsquo;ai Lu</span></p>
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		<title>Rivière en partage</title>
		<link>https://quivive.fr/riviere-en-partage</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 17:24:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissances]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[bassin versant]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Durance]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[rivière]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Durance est une rivière qui descend des Alpes vers la Provence. Elle parcourt plus de 300 kilomètres avant de se jeter dans le Rhône, qui lui-même court jusqu&#8217;à la Méditerranée. Avec ses affluents, elle alimente en eau une bonne part de la région Sud. Nous, les humains, nous servons d&#8217;elle pour irriguer les champs, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">La Durance est une rivière qui descend des Alpes vers la Provence. Elle parcourt plus de 300 kilomètres avant de se jeter dans le Rhône, qui lui-même court jusqu&rsquo;à la Méditerranée. Avec ses affluents, elle alimente en eau une bonne part de la région Sud. Nous, les humains, nous servons d&rsquo;elle pour <a href="https://reporterre.net/En-Provence-des-agriculteurs-se-preparent-au-manque-d-eau" target="_blank" rel="noopener">irriguer les champs</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Aménagement_hydroélectrique_Durance-Verdon">produire de l&rsquo;électricité avec des barrages</a>, alimenter des usines, <a href="https://www.iter.org/fr/projet/projets-realises/zone-rejet-thermique" target="_blank" rel="noopener">refroidir les installations nucléaires d&rsquo;ITER</a>, faire du canoë ou du canyoning, et tout simplement boire. Pour tous ces usages, nous utilisons massivement cette ressource, la plupart du temps sans y penser plus que ça.</p>
<p align="JUSTIFY">Or, afin de plier la Durance à nos besoins, il a fallu <a href="https://blogquivive.fr/open-source/" target="_blank" rel="noopener">la détourner, la discipliner, l&rsquo;aiguiller, la canaliser</a>. Aujourd&rsquo;hui, elle ne ressemble plus du tout à ce qu&rsquo;elle était durant des siècles, une rivière sauvage s&rsquo;écoulant librement, avec ses berges en constante évolution. Un écosystème incroyablement riche, vital non seulement pour les humains, mais pour une infinité de plantes et d&rsquo;animaux. Si elle continue à abreuver les territoires qu&rsquo;elle traverse, à alimenter les nappes phréatiques sous le sol, et les zones humides en surface, elle assure moins bien ces fonctions écologiques essentielles.</p>
<p>Nous la préférons plutôt rectiligne, sans ses méandres mouvants. Cela facilite l&rsquo;exploitation agricole mécanique en bordure, les entreprises du bâtiment peuvent racler sable et graviers dans son ancien tracé. Malheureusement, l&rsquo;extraction de matériau se fait au détriment de la biodiversité. Quand elle file tout droit, l&rsquo;eau va plus vite et creuse le lit, parfois jusqu&rsquo;au substrat rocheux, mettant à nu « l&rsquo;os » de la terre.</p>
<div id="attachment_845" style="width: 1040px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/02/Graviere-en-bord-de-Durance-Vaucluse-©-G.C.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-845" class="wp-image-845 size-large" title="Gravière en bord de Durance, Vaucluse © G.C." src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/02/Graviere-en-bord-de-Durance-Vaucluse-©-G.C-1030x579.jpg" alt="Gravière en bord de Durance, Vaucluse © G.C." width="1030" height="579" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/02/Graviere-en-bord-de-Durance-Vaucluse-©-G.C-1030x579.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/02/Graviere-en-bord-de-Durance-Vaucluse-©-G.C-300x169.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/02/Graviere-en-bord-de-Durance-Vaucluse-©-G.C-768x432.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/02/Graviere-en-bord-de-Durance-Vaucluse-©-G.C-1536x863.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/02/Graviere-en-bord-de-Durance-Vaucluse-©-G.C-1500x843.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/02/Graviere-en-bord-de-Durance-Vaucluse-©-G.C-705x396.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/02/Graviere-en-bord-de-Durance-Vaucluse-©-G.C.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1030px) 100vw, 1030px" /></a><p id="caption-attachment-845" class="wp-caption-text">Gravière en bord de Durance, Vaucluse © G.C.</p></div>
<p align="JUSTIFY"><strong>Retrouver la souplesse naturelle</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Dans leur film documentaire <a href="https://www.on-tenk.com/fr/documentaires/a-lecoute-du-monde/meandres-ou-la-riviere-inventee" target="_blank" rel="noopener"><em>Méandres ou la rivière inventée</em></a>, Marie Lusson et Émilien De Bortoli évoquent les opérations de renaturation qui entreprennent de ré-adoucir les berges dans les cours d&rsquo;eau du sud. Tout de suite, les animaux qui n&rsquo;y avaient plus accès en raison des pentes trop escarpées reviennent boire. Autant de vies sauvées lors des sécheresses et canicules. Une grande variété d&rsquo;habitats aquatiques, c&rsquo;est aussi préserver les poissons d&rsquo;eau calme comme les carpes et ablettes, ou d&rsquo;eau vive comme les truites, les goujons, tout autant que les grenouilles, les libellules&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Décidément, une rivière qui regagne un peu son lit, dans le respect de ses cycles spontanés, présente bien des avantages. Et ce, de la montagne à la mer. L&rsquo;eau s&rsquo;infiltre mieux dans les secteurs moins artificialisés, ce qui limite les risques d&rsquo;inondations. Aujourd&rsquo;hui, les barrages, qui retiennent les sédiments, ne leur permettent plus de venir renforcer le littoral marin, dont l&rsquo;érosion s&rsquo;aggrave alors même que la mer monte sous l&rsquo;effet du changement climatique.</p>
<p align="JUSTIFY">L&rsquo;association SOS Durance Vivante a rédigé un <a href="https://sosdurancevivante.org/index.php/joomlaorg/droit-et-nature/manifeste-des-droits-de-la-riviere-durance" target="_blank" rel="noopener"><em>Manifeste pour une déclaration commune de ses droits</em></a>, en tant que milieu naturel. Il récapitule bien les changements qui seraient nécessaires dans le cadre juridique de l&rsquo;environnement. Des réformes d&rsquo;autant plus urgentes que si rien n&rsquo;est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, la Durance, comme le Rhône et autres grands cours d&rsquo;eaux français, va voir son <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Étiage" target="_blank" rel="noopener">étiage</a> diminuer fortement. D&rsquo;ici 2050, selon les scientifiques, elle pourrait carrément devenir&#8230; un oued ! Soit une rivière qui ne serait plus alimentée en eau que de manière intermittente. C&rsquo;est ce qui inquiète l&rsquo;association L&rsquo;Étang Nouveau, basée à Saint-Chamas, qui <a href="https://www.letangnouveau.org/index.php/durance/rendons-libre-cours-a-la-durance" target="_blank" rel="noopener">milite pour que la Durance retrouve son cours naturel</a>.</p>
<div id="attachment_844" style="width: 562px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/02/durance_debits.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-844" class="wp-image-844" title="Débits naturels et actuels de la Durance (thèse de doctorat en géographie Sylvie Juramy / Isabelle Monfort)" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/02/durance_debits.jpg" alt="Débits naturels et actuels de la Durance (thèse de doctorat en géographie Sylvie Juramy / Isabelle Monfort)" width="552" height="624" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/02/durance_debits.jpg 797w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/02/durance_debits-265x300.jpg 265w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/02/durance_debits-768x869.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/02/durance_debits-623x705.jpg 623w" sizes="auto, (max-width: 552px) 100vw, 552px" /></a><p id="caption-attachment-844" class="wp-caption-text">Débits naturels et actuels de la Durance (thèse de doctorat en géographie Sylvie Juramy / Isabelle Monfort)</p></div>
<p align="JUSTIFY"><strong>S&rsquo;inspirer des castors</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Lors d&rsquo;un webinaire sur les inondations en montagne organisé le 2 décembre 2024 par la Société Alpine de Protection de la Nature (SAPN-FNE Hautes-Alpes), Hervé Gasdon, son président, alertait sur le risque climatique. « <em>Il y aura de plus en plus de glissements de terrains, de plus en plus de maisons menacées par les crues torrentielles. Comment va-t-on pouvoir faire en sorte que tous ces habitants soient indemnisés pour partir vivre ailleurs ?</em> »</p>
<p align="JUSTIFY">À une question sur les barrages de castors, Éric Burlet, chargé de mission rivière du <a href="https://smigiba.fr/le-smigiba/le-smigiba-une-collectivite-territoriale/" target="_blank" rel="noopener">SMIGIBA</a>, (Syndicat Mixte de Gestion Intercommunautaire du Buëch et de ses affluents) témoignait de leur bon sens : « <em>les castors ne s&rsquo;acharnent pas, quand le premier barrage est emporté par une crue, ils vont en faire un sur un autre cours d&rsquo;eau moins pentu</em> ».</p>
<p align="JUSTIFY">Il est certes malaisé, pour des humains qui se perçoivent comme « <em>maîtres et possesseurs de la nature</em> » (coucou Descartes !) de relativiser l&rsquo;impression qu&rsquo;ils vont tout maîtriser. Les <a href="https://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/plan-de-prevention-des-risques-ppr" target="_blank" rel="noopener">Plans de prévention des risques</a> (PPR) délimitent des zones rouges non constructibles dans les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cône_de_déjection" target="_blank" rel="noopener">cônes de déjection</a>, mais ne couvrent pas tout. Certaines parties sont bâties, voire carrément urbanisées, et il peut être politiquement mal vu de tenir compte des événements extrêmes de plus en plus fréquents. Les habitations pourraient perdre de leur valeur marchande&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Bernard Patin, administrateur de la SAPN, précisait qu&rsquo;un cours d&rsquo;eau « entretenu » pour réduire les risques d&rsquo;inondations ou de glissement de terrain n&rsquo;est pas forcément celui qui est le plus riche écologiquement. « <em>Il faut trouver un équilibre pour chaque situation afin de réduire les risques pour l’aval tout en favorisant la biodiversité.</em> »</p>
<p align="JUSTIFY">C&rsquo;est le gros travail qui nous attend, revoir nos priorités. Il ne fait pas bon vivre dans un monde aux écosystèmes appauvris, avec un climat instable et brutal. Nous aurions tout à gagner à laisser la Durance reprendre ses droits : plantes, animaux, humains, chacun dans ses environs résistera mieux.</p>
<p align="JUSTIFY">Gaëlle Cloarec, le 24 février 2025</p>
<hr />
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Le dossier Durance réalisé par France Nature environnement Paca : <a href="https://fnepaca.fr/dossiers/durance-les-enjeux-d-un-bassin-versant" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://fnepaca.fr/dossiers/durance-les-enjeux-d-un-bassin-versant&amp;source=gmail&amp;ust=1740554336428000&amp;usg=AOvVaw3FRAe0nEXAmYtZ0-Rl2_sz">https://fnepaca.fr/dossiers/<wbr />durance-les-enjeux-d-un-<wbr />bassin-versant</a>, avec notamment<em> Durance 360°</em>, un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ykembg5RjtE&amp;ab_channel=FNEProvence-Alpes-Côted'Azur" target="_blank" rel="noopener">webdocumentaire</a> éclairant. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un bassin versant, quelles sont les spécificités de celui de la Durance ? Quelles sont les pistes de renaturation, qui décide des priorités dans les usages ?</li>
</ul>
<p align="JUSTIFY"><iframe loading="lazy" title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/ykembg5RjtE?si=SO6lB6ZGP0_MypTS" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<ul>
<li>Le film <em>Méandres ou la rivière inventée</em> de Marie Lusson et Émilien De Bortoli (2023, 1h13) ne porte pas spécifiquement sur la Durance mais permet de bien saisir les enjeux de renaturation. Il sera diffusé le 28 février à 18 h au Vidéodrome 2 (Marseille), dans le cadre du Festival <em>La première fois</em>, en présence des réalisateurs : <a href="https://www.videodrome2.fr/festival-la-premiere-fois-meandres-ou-la-riviere-inventee/" target="_blank" rel="noopener">https://www.videodrome2.fr/festival-la-premiere-fois-meandres-ou-la-riviere-inventee/</a></li>
</ul>
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		<title>Marseille les pieds dans l&#8217;eau</title>
		<link>https://quivive.fr/marseille-les-pieds-dans-leau</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 11:44:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[climat]]></category>
		<category><![CDATA[débétonniser]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[inondations]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[végétalisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un laboratoire pour penser le circuit de l&#8217;eau en ville, alors que le chaos climatique s&#8217;amplifie La Friche la Belle de Mai est un lieu où l&#8217;on crée, et réfléchit. Du fait de sa surface (45 000m2), la grande richesse et variété de profils de ses occupants et usagers (artistes, techniciens, habitants du quartier, l&#8217;un des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: large;">Un laboratoire pour penser le circuit de l&rsquo;eau en ville, alors que le chaos climatique s&rsquo;amplifie</span></p>
<p align="JUSTIFY">La <a href="https://www.lafriche.org/" target="_blank" rel="noopener">Friche la Belle de Mai</a> est un lieu où l&rsquo;on crée, et réfléchit. Du fait de sa surface (45 000m<sup>2</sup>), la grande richesse et variété de profils de ses occupants et usagers (artistes, techniciens, habitants du quartier, l&rsquo;un des plus populaires de Marseille), et l&rsquo;histoire de son site (une ancienne manufacture de tabac, très bétonnisée), c&rsquo;est un bon endroit pour expérimenter. Particulièrement sur les questions brûlantes auxquelles il faut répondre, maintenant que nous savons que la ville va rapidement devenir invivable si nous ne faisons rien. Dans un monde qui se réchauffe, avec des canicules, des orages de plus en plus fréquents et violents, des égouts qui débordent lors des inondations, comment s&rsquo;y prendre pour tout le monde, y compris les plus pauvres, les plus jeunes et les plus vieux, puisse continuer à habiter là ?</p>
<div style="padding: 56.25% 0 0 0; position: relative;"><iframe loading="lazy" style="position: absolute; top: 0; left: 0;" src="https://app.videas.fr/embed/media/92c76f09-9a7f-4eb6-b3bd-289c0cfb6a5b/" width="100%" height="100%" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
<p><em> Vidéo : Inondations à Marseille en septembre 2024 &#8211; Prise de vue © Ella Reneric</em></p>
<p align="JUSTIFY">Le 15 octobre, se tenait un <a href="https://www.lafriche.org/evenements/labofriche-5-de-la-ville-entonnoir-a-la-ville-eponge/" target="_blank" rel="noopener">LaboFriche intitulé <em>De la ville entonnoir à la ville éponge</em></a>. Il rassemblait des représentants des collectivités locales et de l&rsquo;Agence de l&rsquo;Eau, ainsi que des porteurs de projets écologiques, pour faire un état des lieux. « <i>On va <a href="https://www.inddigo.com/fr/etudes-cas/marseille-2030-2050-comment-adapter-la-ville-au-changement-climatique-55/" target="_blank" rel="noopener">bientôt arriver à 90°C</a> au sol l&rsquo;été</i>, expliquait <b>Perrine Prigent</b>, adjointe au Maire de Marseille. <i>La ville est trop minérale ; faire la place au naturel est indispensable.</i> » Il y a deux avantages majeurs à la débétonnisation : l&rsquo;eau s&rsquo;infiltre dans le sol au lieu d&rsquo;inonder les rues, et la végétalisation des espaces urbains assure leur rafraîchissement avec efficacité. Dans les <a href="https://www.inrae.fr/actualites/rafraichissement-villes-arbres" target="_blank" rel="noopener">quartiers peuplés d&rsquo;arbres, la différence est considérable</a> : au moment où le soleil est le plus fort, la température mesurée est de &#8211; 7 °C sous leur ombrage. <span style="font-family: Times New Roman, serif;">À</span> la Friche, 1000 arbres vont être plantés en février prochain, sur une parcelle de 350 m<sup>2</sup>. Un projet détaillé par <b>Audrey Devedeux</b>, de la Jeune Chambre Économique de Marseille : l&rsquo;idée de <em>Forêver</em> est de laisser cette mini-forêt urbaine en libre évolution, selon la <a href="https://www.mnhn.fr/fr/actualites/microforets-urbaines-que-penser-de-la-methode-miyawaki#:~:text=Face%20au%20changement%20climatique%20et,et,%20en%20milieu%20urbain,%20de" target="_blank" rel="noopener">méthode Miyawaki</a>.</p>
<div id="attachment_700" style="width: 469px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Parcelle-en-libre-evolution-La-Friche-c-G.C.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-700" class="wp-image-700" title="Parcelle en libre évolution © G.C." src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Parcelle-en-libre-evolution-La-Friche-c-G.C-773x1030.jpg" alt="Parcelle en libre évolution © G.C." width="459" height="611" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Parcelle-en-libre-evolution-La-Friche-c-G.C-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Parcelle-en-libre-evolution-La-Friche-c-G.C-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Parcelle-en-libre-evolution-La-Friche-c-G.C-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Parcelle-en-libre-evolution-La-Friche-c-G.C-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Parcelle-en-libre-evolution-La-Friche-c-G.C.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 459px) 100vw, 459px" /></a><p id="caption-attachment-700" class="wp-caption-text">Parcelle en libre évolution © G.C.</p></div>
<p align="JUSTIFY">Pour <strong>Nadine Florence</strong>, cheffe de projet du <a href="https://ampmetropole.fr/missions/strategie-environnementale/mer-littoral-ports/gemapi/" target="_blank" rel="noopener">service Gemapi, à la Métropole Aix-Marseille</a>, il faut désormais diffuser l&rsquo;eau plutôt que la canaliser, comme on le fait depuis le XIX<sup>e</sup> siècle, lorsque le canal de Marseille a acheminé l&rsquo;eau de la Durance jusqu&rsquo;ici. Un bon moyen serait de déconnecter les gouttières, pour que les eaux pluviales n&rsquo;engorgent plus le réseau d&rsquo;évacuation. « <i>Sur le site de la Friche, 20 000 m</i><sup><i>3</i></sup><i> partent dans les tuyaux chaque année, on pourrait viser une diminution de moitié.</i> » Pour bien se représenter ces quantités, elle précise : « <i>une piscine, c&rsquo;est 100m</i><sup><i>3</i></sup><i> d&rsquo;eau</i> ». Et pourquoi ne pas la récupérer, cette eau si précieuse en temps de sécheresse ? C&rsquo;est ce que propose d&rsquo;expérimenter <b>Stéphane Manildo</b>, architecte et paysagiste, qui a travaillé avec un artiste, <strong>Jean-Luc Brisson</strong>, sur le projet <em>Les 40 voleurs de pluie</em>. Un dispositif de captation pour la stocker dans des jarres en terre, et arroser les jardins l&rsquo;été. « <i>Nous avons choisi ce titre très évocateur parce que la dimension poétique permet de nous rassembler autour d&rsquo;un imaginaire de l&rsquo;eau. La situation est grave, il faut faire des choses ensemble.</i> »</p>
<div id="attachment_701" style="width: 656px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Jardiniere-de-La-Friche-c-G.C.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-701" class="wp-image-701" title="Jardinière de La Friche © G.C." src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Jardiniere-de-La-Friche-c-G.C-1030x773.jpg" alt="Jardinière de La Friche © G.C." width="646" height="485" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Jardiniere-de-La-Friche-c-G.C-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Jardiniere-de-La-Friche-c-G.C-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Jardiniere-de-La-Friche-c-G.C-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Jardiniere-de-La-Friche-c-G.C-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Jardiniere-de-La-Friche-c-G.C-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Jardiniere-de-La-Friche-c-G.C-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Jardiniere-de-La-Friche-c-G.C.jpg 1700w" sizes="auto, (max-width: 646px) 100vw, 646px" /></a><p id="caption-attachment-701" class="wp-caption-text">Jardinière de La Friche © G.C.</p></div>
<p align="JUSTIFY">Un point de vue qu&rsquo;approuve <strong>Marie-Caroline Vallon</strong>, cheffe de projet à la Direction de la Transition énergétique et des Territoires pour la Région Paca. « <i>Il faut changer le regard culturel : considérer l&rsquo;eau non plus comme un danger, mais comme une ressource.</i> » Elle encourage le décloisonnement des pratiques : croiser les regards avec des botanistes, écologues, sociologues, consulter la population. Travailler plus à l&rsquo;horizontale qu&rsquo;en vertical en somme, comme trop d&rsquo;élus et d&rsquo;ingénieurs ont l&rsquo;habitude de le faire depuis des décennies, toujours convaincus que le béton, c&rsquo;est le progrès. « <i>Et former les jeunes ! On manque de techniciens qui comprennent ces enjeux dans les bureaux d&rsquo;études !</i> ». Anticiper est le maître mot : parce que désimperméabiliser est beaucoup plus complexe et coûteux que bétonner, il vaut mieux prévoir des aménagements à usage facilement réversible, comme des parkings au sol perméable. Ou partagés : une cour d&rsquo;école végétalisée, par exemple, peut être utilisée le week-end pour d&rsquo;autres activités que scolaires.</p>
<p align="JUSTIFY">Gaëlle Cloarec, le 15 octobre 2024</p>
<div id="attachment_703" style="width: 877px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Espace-vegetalise-vs-espace-mineral-c-G.C.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-703" class="wp-image-703" title="Espace végétalisé vs espace minéral © G.C." src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Espace-vegetalise-vs-espace-mineral-c-G.C-1030x773.jpg" alt="Espace végétalisé vs espace minéral © G.C." width="867" height="651" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Espace-vegetalise-vs-espace-mineral-c-G.C-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Espace-vegetalise-vs-espace-mineral-c-G.C-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Espace-vegetalise-vs-espace-mineral-c-G.C-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Espace-vegetalise-vs-espace-mineral-c-G.C-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Espace-vegetalise-vs-espace-mineral-c-G.C-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Espace-vegetalise-vs-espace-mineral-c-G.C-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Espace-vegetalise-vs-espace-mineral-c-G.C.jpg 1700w" sizes="auto, (max-width: 867px) 100vw, 867px" /></a><p id="caption-attachment-703" class="wp-caption-text">Espace végétalisé vs espace minéral © G.C.</p></div>
<div id="attachment_705" style="width: 602px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Mode-emploi-plantes-fanees-c-G.C.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-705" class="wp-image-705" title="Pourquoi garder les plantes fanées © GC." src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Mode-emploi-plantes-fanees-c-G.C-773x1030.jpg" alt="Pourquoi garder les plantes fanées © GC." width="592" height="788" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Mode-emploi-plantes-fanees-c-G.C-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Mode-emploi-plantes-fanees-c-G.C-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Mode-emploi-plantes-fanees-c-G.C-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Mode-emploi-plantes-fanees-c-G.C-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/Mode-emploi-plantes-fanees-c-G.C.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 592px) 100vw, 592px" /></a><p id="caption-attachment-705" class="wp-caption-text">Pourquoi garder les plantes fanées © GC.</p></div>
<div id="attachment_706" style="width: 1148px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/LaboFriche-5-c-G.C.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-706" class="wp-image-706" title="LaboFriche #5 © G.C." src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/LaboFriche-5-c-G.C.jpg" alt="LaboFriche #5 © G.C." width="1138" height="652" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/LaboFriche-5-c-G.C.jpg 1700w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/LaboFriche-5-c-G.C-300x172.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/LaboFriche-5-c-G.C-1030x590.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/LaboFriche-5-c-G.C-768x440.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/LaboFriche-5-c-G.C-1536x880.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/LaboFriche-5-c-G.C-1500x859.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2024/10/LaboFriche-5-c-G.C-705x404.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /></a><p id="caption-attachment-706" class="wp-caption-text">LaboFriche #5 © G.C.</p></div>
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