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	<title>Édouard Abonneau, auteur/autrice sur Qui Vive</title>
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	<description>Le média qui pique la curiosité</description>
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		<title>Quand une clé fragilise l’agriculture paysanne en Paca</title>
		<link>https://quivive.fr/quand-une-cle-fragilise-lagriculture-paysanne-en-paca</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Édouard Abonneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 15:50:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
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		<category><![CDATA[région Paca]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un peu de contexte À l’origine, la Région Paca a mis en place en 2008 une aide de 200 000 euros, destinée aux syndicats d’exploitants agricoles, afin de soutenir l’agriculture et l’agroalimentaire. La collectivité rappelle dans le Cadre d’intervention de l’acte n° 26-0244 que ce sont des secteurs « essentiels dans le tissu économique régional, qui [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="padding-left: 40px;" align="justify"><strong>Un peu de contexte</strong></p>
<p align="justify">À l’origine, la Région Paca a mis en place en 2008 une aide de 200 000 euros, destinée aux syndicats d’exploitants agricoles, afin de soutenir l’agriculture et l’agroalimentaire. La collectivité rappelle dans le Cadre d’intervention de l’acte n° 26-0244 que ce sont des secteurs « <em>essentiels dans le tissu économique régional, qui contribuent au développement économique régional et à l’attractivité de la région</em> ».</p>
<p align="justify">Elle souligne aussi l’importance des organisations syndicales pour le territoire : « <em>les syndicats d’exploitants agricoles concourent à la vie démocratique régionale et particulièrement dans sa dimension participative</em> » ; « <em>les syndicats d’exploitants agricoles représentatifs constituent des partenaires de l’institution régionale</em> ». Des déclarations qui semblent en dissonance avec l’impact de cette délibération sur les structures minoritaires.</p>
<p align="justify">Rappelons qu’en Paca, les chambres d’agriculture de tous les départements sont détenues par une liste d’alliance entre la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) et les Jeunes Agriculteurs (JA), même si les suffrages remportés par ces tenants de l’agriculture intensive ont baissé aux dernières élections, en 2025.</p>
<p style="padding-left: 40px;" align="justify"><strong>Une décision qui a suscité de vives réactions</strong></p>
<p align="justify">Naturellement, les syndicats opposants sont révoltés et dénoncent une « atteinte au pluralisme ». La Confédération Paysanne a notamment déposé un recours contre cette mesure, déclarant, dans un communiqué de presse du 6 juillet, que cette dernière « <em>affaiblit directement la voix de 26 % d’agriculteurs et d’agricultrices de la région qui ont exprimé leur soutien à la Confédération paysanne lors des élections professionnelles</em> » et entraînerait une baisse de la subvention du syndicat de « <em>42 %</em> ».</p>
<p align="justify">Dans son communiqué, l’organisation rappelle que « <em>l’exécutif régional actuel a été élu en 2021 dans le cadre d’un front républicain, grâce au retrait de la liste de gauche. Il a donc la responsabilité de représenter l’ensemble des électeurs et des électrices, et non de porter un projet de société dicté par les tenants de l’agro-industrie</em> ».</p>
<p align="justify">Pour avoir leur avis sur le changement de clé de répartition, nous avons contacté différents syndicats, dont la <a href="https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/etablissement/40379795400019">Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles</a> (FRSEA) qui n&rsquo;a pas donné de réponses, et la Confédération Paysanne, qui nous a accordé une interview avec Yannick Becker, porte-parole et élu de la chambre d&rsquo;agriculture des Alpes-de-Hautes-Provence.</p>
<hr />
<hr />
<p align="justify"><strong>On connaît l&rsquo;importance des résultats des élections professionnelles pour la répartition de la subvention. Est-ce que vous rencontrez des difficultés à remplir votre rôle de syndicat ?</strong></p>
<p align="justify">Alors sur l&rsquo;importance des résultats et sa traduction en termes de gestion des chambres d&rsquo;agriculture&#8230; C&rsquo;est d’emblée déséquilibré, avec la prime majoritaire donnée au syndicat arrivé en tête. On se retrouve systématiquement minoritaires et sans voix aux chambres d&rsquo;agriculture qui sont l’instance consulaire, donc l&rsquo;oreille et la parole officielle : plus précisément l&rsquo;oreille du préfet et la parole officielle du monde agricole.</p>
<p align="justify">Ce changement de mode de répartition décidé à la Région, en se basant uniquement sur le nombre de sièges, nous handicape encore plus fortement. C&rsquo;est-à-dire que sur 200 000 euros, je crois que c&rsquo;est 175 000 euros qui vont au syndicat majoritaire, et nous on n&rsquo;a plus que 22 000 euros.</p>
<p align="justify"><strong>Comment cela est-il répercuté ?</strong></p>
<p align="justify">Sur le terrain, dans les départements, nous, les paysans engagés syndicalement, sommes à 100 % bénévoles. Ça, c&rsquo;est normal. Au niveau départemental, on ne demandait aucun remboursement de frais pour les déplacements, on n’avait aucune indemnité pour les jours passés. Mais à la Région, on pouvait quand même bénéficier, grâce à ce budget, de remboursements kilométriques. Il faut savoir que ce sont des réunions parfois éloignées, on y passe la journée, facilement dans les 200 kilomètres en voiture. Donc on s&rsquo;assoit dessus, hein. Idem pour les indemnités : on en avait très peu, c&rsquo;était juste des indemnités de représentation, pas pour le fonctionnement du syndicat. Ça aussi on l&rsquo;a supprimé. Ce n&rsquo;était pourtant pas énorme, 40 euros par jour. Et puis après, concrètement, la plus grosse partie de cet argent assure le salaire de notre animatrice coordinatrice.</p>
<p align="justify">Son rôle, c&rsquo;est de coordonner les différentes structures départementales et les animateurs et animatrices des départements, de faire de la veille au niveau des décisions agricoles régionales, et puis de nous aider à construire des argumentaires, organiser les réunions, etc. Donc là, on est un peu coincés.</p>
<p align="justify"><strong>Est-ce que vous voyez des difficultés à soutenir les agriculteurs au quotidien ?</strong></p>
<p align="justify">En fait, c&rsquo;est plutôt les structures départementales qui sont en contact direct avec les paysans sur le terrain. À l’échelon régional, c&rsquo;est un peu plus du long terme, c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;on va argumenter contre les grandes orientations, sur des financements ou des schémas régionaux, pour toutes sortes de choses : l&rsquo;énergie, les surfaces agricoles, etc. Là, on a fait d&rsquo;ailleurs un recours contre le schéma régional d&rsquo;orientation des exploitations agricoles qui permet de répartir le foncier.</p>
<p align="justify">Donc notre action est un peu moins tangible sur les fermes. Il n&#8217;empêche que ça a quand même des effets ; parce que si on arrive à éviter l&rsquo;artificialisation des sols par les panneaux photovoltaïques, ou si on peut réussir à répartir les terres plus correctement, c’est important, mais ce n&rsquo;est pas forcément tout de suite visible par les paysans.</p>
<div id="attachment_4108" style="width: 633px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-4108" class=" wp-image-4108" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/09/Fete-agriculture-paysanne-17-fevrier-2024-Marseille-c-Gaelle-Cloarec-1030x717.jpg" alt="" width="623" height="434" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/09/Fete-agriculture-paysanne-17-fevrier-2024-Marseille-c-Gaelle-Cloarec-1030x717.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/09/Fete-agriculture-paysanne-17-fevrier-2024-Marseille-c-Gaelle-Cloarec-300x209.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/09/Fete-agriculture-paysanne-17-fevrier-2024-Marseille-c-Gaelle-Cloarec-768x535.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/09/Fete-agriculture-paysanne-17-fevrier-2024-Marseille-c-Gaelle-Cloarec-1536x1069.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/09/Fete-agriculture-paysanne-17-fevrier-2024-Marseille-c-Gaelle-Cloarec-1500x1044.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/09/Fete-agriculture-paysanne-17-fevrier-2024-Marseille-c-Gaelle-Cloarec-705x491.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/09/Fete-agriculture-paysanne-17-fevrier-2024-Marseille-c-Gaelle-Cloarec.jpg 2000w" sizes="(max-width: 623px) 100vw, 623px" /><p id="caption-attachment-4108" class="wp-caption-text">Fête de l&rsquo;agriculture paysanne, le 17 février 2024 à Marseille © Gaëlle Cloarec</p></div>
<p align="justify"><strong>Les citoyens sont souvent bien loin de saisir tous ces enjeux, alors qu’ils concernent directement leur mode de vie et d’alimentation. Comment peut-on soutenir le monde paysan ?</strong></p>
<p align="justify">La première chose à laquelle je m&#8217;emploie en général, c&rsquo;est d&rsquo;essayer de faire comprendre le fonctionnement de l&rsquo;économie, qui vise à tout concentrer : les fermes, la distribution de l&rsquo;alimentation&#8230; et puis en face mettre des affichages publicitaires qui font croire qu&rsquo;il y a encore des paysans. La compréhension, c&rsquo;est la clé.</p>
<p align="justify">Individuellement, nous soutenir n&rsquo;est pas toujours facile, mais voilà la base quand on peut : s&rsquo;assurer que ce sont bien des paysans qui ont produit ce qu’on mange, localement. Essayer de favoriser les circuits courts.</p>
<p align="justify">Seulement voilà, c&rsquo;est un peu comme l&rsquo;<a href="https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i17111785/pierre-rabhi-la-metaphore-du-colibri">histoire du colibri</a> : ça ne va jamais suffire, il faut s&rsquo;investir politiquement. Nous, par exemple, pour pallier cette décision, on s&rsquo;est dit qu&rsquo;on pouvait gagner en autonomie financière. On a encore un peu de marge, mais à l&rsquo;automne on va essayer de lancer une participation citoyenne pour financer le syndicat. Ça peut être aussi un élément, mais j&rsquo;ai bien conscience que toutes sortes d&rsquo;associations qui sont dans le collimateur de la droite libérale sont en difficulté et qu&rsquo;il y a des collectes dans tous les coins. Donc c&rsquo;est compliqué.</p>
<p align="justify"><strong>De votre point de vue d&rsquo;élu, quelle place occupe la question de l&rsquo;écologie chez les syndicats ?</strong></p>
<p align="justify">On va dire que pour la FNSEA, les JA et la Coordination Rurale, c&rsquo;est « laissez-nous travailler », « simplification ». Pour eux, visiblement l&rsquo;écologie est un frein, une barrière à dépasser pour pouvoir continuer à produire.</p>
<p align="justify">Il faut bien le voir avec le filtre de l&rsquo;économie ultralibérale : la plupart des exploitants n&rsquo;arrivent pas à obtenir de revenus suffisants, et plutôt que d&rsquo;essayer de batailler sur des prix justes, contrer la « concurrence libre et non faussée » et sortir de la compétitivité à tout crin, ils disent : « Voilà, les freins c&rsquo;est l&rsquo;administration, c&rsquo;est les normes ».</p>
<p align="justify">Notre credo, c&rsquo;est que l&rsquo;environnement et la biodiversité, c&rsquo;est notre outil de travail principal, et que c&rsquo;est important de le défendre. Cela peut être difficilement audible pour les agriculteurs, parce que ce qu&rsquo;ils voient, c&rsquo;est le temps de bureau : « Bah oui, il faut respecter tel truc ou tel truc&#8230; ».</p>
<p align="justify">Il ne faut pas le défendre n&rsquo;importe comment : pour nous, les voitures électriques et le transfert du thermique vers l&rsquo;électrique sans mesure, ce n&rsquo;est pas de l&rsquo;écologie, c&rsquo;est du commerce et de l&rsquo;ultralibéralisme. Par contre, il faut vraiment prendre en compte les équilibres du vivant. L&rsquo;agriculture paysanne que l’on défend, c&rsquo;est travailler avec le vivant ; d&rsquo;où l&rsquo;intérêt aussi de conserver de petites fermes. Elles ont tendance à s&rsquo;agrandir quand même, mais on reste sur des surfaces à taille humaine, parce qu&rsquo;on est encore en contact avec ce sur quoi on travaille. Lorsqu&rsquo;on a 200 hectares, on ne connaît pas son sol, et on a d&rsquo;énormes machines pour aller vite ; il faut des terres standard, des graines standard. Alors que quand on est sur 40 hectares, on peut beaucoup plus composer avec la diversité de la vie.</p>
<p align="justify"><strong>Est-ce que vous observez malgré tout une évolution du discours depuis cet été et les événements climatiques&#8230;?</strong></p>
<p align="justify">On a participé aux cellules de crise qui ont été commandées par exemple dans le Var par les préfets, et je n&rsquo;étais… pas étonné mais presque. En tout cas les autres syndicats ont le même slogan qui marche pour tout : ils ont ressorti le slogan « simplification, stockage de l&rsquo;eau, laissez-nous travailler ». Apparemment, ils n&rsquo;ont pas vraiment pris la mesure du changement nécessaire pour pouvoir non seulement atténuer le changement climatique, mais en plus continuer à pouvoir travailler. Ça aurait été bien de rappeler que même si on étendait le réseau d&rsquo;irrigation du canal de Provence ou si on faisait des retenues d&rsquo;eau, on n&rsquo;arriverait jamais à 100 % de terres irrigables. En France on est à 6 ou 7 % ; en région PACA, on arrivera à 20 % je crois une fois qu&rsquo;on aura fait les agrandissements. Donc il reste la majeure partie des terres qui sont au sec. C&rsquo;est vraiment important de changer de braquet.</p>
<p align="justify"><strong>Visiblement il n&rsquo;est pas simple de s’entendre sur ces sujets, est-ce qu&rsquo;il y a tout de même un dialogue? Ou vous n&rsquo;arrivez pas à trouver d&rsquo;accord ?</strong></p>
<p align="justify">Ici, jusqu&rsquo;à maintenant, ça allait plutôt bien, on pouvait discuter même si souvent on était déçus par l&rsquo;interprétation des choses. Mais là, j&rsquo;ai l&rsquo;impression que ça se tend un peu.</p>
<p align="justify">En fait, ça se tend parce que c&rsquo;est dans le même élan que la volonté de la Région. L&rsquo;élue référente, Bénédicte Martin, semble quand même très amie avec le président de la FRSEA. La manœuvre consiste apparemment à mettre tous les leviers d&rsquo;action dans les mêmes mains, autrement dit dans la chambre d&rsquo;agriculture régionale qui est maîtrisée par le syndicat majoritaire, et de ne pas du tout écouter quelque voix discordante que ce soit. Autant avant on était consultés, invités et parfois pris en compte, donc on pouvait avoir l&rsquo;illusion de participer à la vie démocratique. Là on a vraiment le sentiment d&rsquo;être mis de côté et disqualifiés.</p>
<p align="justify"><strong>Pensez-vous que, sous pression, la FRSEA pourrait prendre en considération les convictions des autres forces syndicales ?</strong></p>
<p align="justify">Parfois, cela se traduit par une prise en compte de façade. Parfois, il y a de la récupération de principes ou de thèmes qui sont tordus. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, parce que moi je suis élu de la chambre 04, il y a eu au printemps un forum sur la diversification. Nous, ce pour quoi on milite, c&rsquo;est la diversification sur les fermes pour être moins fragiles : sur une exploitation spécialisée, s&rsquo;il y a un problème sur la culture principale, la ferme est en danger, alors que si on a plusieurs cultures, c&rsquo;est déjà plus résilient. Et bien là, ce qui est sorti, c&rsquo;était des poulaillers à 30 000 poules.</p>
<p align="justify">On peut utiliser le même terme, mais derrière ce n&rsquo;est pas la même réalité.</p>
<p align="justify"><strong>Alors face à ça, comment est-ce que vous construisez votre stratégie par rapport à la majorité ? Êtes-vous davantage dans le compromis ou l&rsquo;opposition ? Il faudrait un changement radical de notre modèle d&rsquo;agriculture, c&rsquo;est indéniable, mais il y a aussi le contexte actuel à prendre en compte, vous êtes pour l&rsquo;instant un syndicat minoritaire. Comment est-ce que vous allez vous organiser pour dialoguer ?</strong></p>
<p align="justify">On reste toujours, autant qu&rsquo;on peut, sur les deux jambes : on travaille avec les institutions parce qu&rsquo;on est reconnus en tant que syndicat représentatif, et avec nos collègues des autres syndicats. Heureusement, on a de gros désaccords sur les stratégies et les principes, mais ça reste des collègues et on peut discuter avec eux ; et puis leurs adhérents sont quand même souvent différents des représentants, donc il faut s&rsquo;adresser à eux aussi. Par ailleurs on n&rsquo;a de cesse de rappeler aux représentants de l&rsquo;État qu&rsquo;on existe et qu&rsquo;on a eu raison depuis très longtemps, parce qu&rsquo;on s&rsquo;appuyait sur des constats scientifiques.</p>
<p align="justify">On a rappelé à la préfète du 04 lors du dernier rendez-vous &#8211; parce que ça fait 13 ans que je suis élu à la chambre &#8211; qu’au début quand on parlait du réchauffement climatique, ça ricanait dans la salle et qu’on ne nous croyait pas.</p>
<p align="justify">Voilà. Ce n&rsquo;est pas pour s&rsquo;envoyer des fleurs, mais nous on s&rsquo;appuie sur des constats scientifiques et on les prend pour ce qu&rsquo;ils sont. Or ça continue dans le déni : les autres les prennent quand ça les arrange, mais ils les dénoncent quand ça les dérange. La preuve en est la <a href="http://www.vie-publique.fr/loi/302739-urgence-pour-la-protection-et-la-souverainete-agricoles-loi-18-aout-2026">loi d&rsquo;urgence</a> qui met l&rsquo;<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.anses.fr/fr&amp;ved=2ahUKEwin0Nb23OaWAxX6LPsDHVOPKV0QFnoECCMQAQ&amp;usg=AOvVaw0TVcmdn7D5ntbS8XJo0Skf">agence nationale de sécurité sanitaire</a>… sous tutelle du ministre de l&rsquo;Agriculture. C&rsquo;est ce ministère qui va décider quels produits seront autorisés ou pas, sans forcément prendre en compte les résultats de l&rsquo;Anses qui sont étayés.</p>
<p align="justify">Après, au niveau de la capacité de mobilisation, c&rsquo;est compliqué parce qu&rsquo;on est un peu épuisés, comme tout le monde. Et parfois, comme avec toutes les actions sociales des ces dernières années, on a beau se mobiliser, derrière le résultat est donné au plus fort et à ceux qui cassent le plus. On l&rsquo;a vu dans l&rsquo;agriculture. Si on fait des mobilisations pacifiques et tranquilles, on n&rsquo;est pas écoutés.</p>
<p align="justify">Sans compter qu&rsquo;en plus il y a un distinguo extrêmement important entre les manifestations par exemple de la Confédération paysanne, qui sont extrêmement réprimées, et le laisser-faire voire la haie d&rsquo;honneur faite par les forces de l&rsquo;ordre à la FNSEA et aux JA lorsqu&rsquo;ils vont aux Champs-Élysées. Il y a une orientation politique claire qui vise à nous disqualifier voire à nous criminaliser.</p>
<p align="justify"><strong>Pour finir, avez-vous un message d&rsquo;espoir pour l&rsquo;ensemble des agriculteurs, des citoyens qui seraient inquiets de la situation ?</strong></p>
<p align="justify">Ce n&rsquo;est pas facile, mais on peut se baser sur la notion de masse critique. La masse critique, en physique, c&rsquo;est par exemple lorsque vous accumulez de la matière radioactive : au bout d&rsquo;un moment, elle change de nature. La masse critique en sociologie, ça a été théorisé : ce n&rsquo;est pas la majorité, elle n’est pas indispensable pour que les orientations changent. Il y a besoin d&rsquo;une prise de conscience d&rsquo;une certaine partie de la population pour que, à un moment donné, ça bascule. La masse critique est entre 6 et 12 % de la population, je crois. D&rsquo;où ce que je disais au début : c&rsquo;est vraiment important de comprendre les mécanismes économiques et politiques qui nous amènent au bord du gouffre pour pouvoir les déjouer et comprendre comment on peut sortir de cette impasse.</p>
<p align="justify">Propos recueillis par Édouard Abonneau, le 31 août 2026</p>
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		<title>Quelles sont les normes écologiques du Vélodrome ?</title>
		<link>https://quivive.fr/le-velodrome-limpact-environnemental-dun-monument-du-football-francais</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Édouard Abonneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 11:08:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le CEPAC Vélodrome (nommé comme tel depuis un partenariat avec la Caisse d’Epargne), stade iconique de l’Olympique de Marseille, est l’un des symboles les plus chers de la ville de Marseille, incarnant une passion, une ferveur et surtout un peuple uni. Il est également unique de par son architecture moderne et sa taille : le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le CEPAC Vélodrome (nommé comme tel depuis un partenariat avec la Caisse d’Epargne), stade iconique de l’Olympique de Marseille, est l’un des symboles les plus chers de la ville de Marseille, incarnant une passion, une ferveur et surtout un peuple uni. Il est également unique de par son architecture moderne et sa taille : le 2e plus grand stade de France en termes de capacité, soit 67 000 places. Une symbolique et un amour qui ont tout de même un coût, notamment environnemental. En effet, se pose la question de son impact, d’autant plus important qu’il peut accueillir de multiples évènements. Principalement sportifs, mais aussi l’organisation d’évènements culturels. Lors de ces derniers, la pelouse étant accessible au public, les limites de capacité du stade peuvent avoisiner les 80 000 places, pour le bonheur des Marseillais. Avec la réception d’artistes locaux, comme le rappeur Jul, ou internationaux tels que Beyonce, The Weeknd, Bad Bunny et autres.</p>
<p><b>Émissions directes et indirectes</b></p>
<p>Évidemment ces événements représentent un coût énergétique significatif, dû à une contrainte de superficie dont il faut assurer le fonctionnement énergétique et matériel. Sur ces aspects Mars 360, société détenue par l’Olympique de Marseille, gestionnaire des installations sportives, peut agir. Cependant l’empreinte carbone reste principalement due au <a href="https://bigmedia.bpifrance.fr/nos-dossiers/scope-1-2-et-3-du-bilan-carbone-definition-perimetres-exemples">Scope 3</a>, calcul, dans un bilan carbone, des émissions de GES indirectes qui échappent au contrôle direct de l’entreprise. Elles résultent des activités de l&rsquo;organisation, mais se situent en dehors : produits et services achetés, transport et logistique, déchets, etc.. Dans le cas du stade Vélodrome, le “Scope 3” représente surtout les déplacements de population et leurs actions. En effet, l’afflux de spectateurs en provenance parfois de fort loin, pour un événement d’une durée d&rsquo;environ 2 heures, avant que ceux-ci ne repartent aussitôt, est énorme. Les services de transports sont tout de même majoritairement empruntés, par commodité, cependant l’impact environnemental reste impressionnant et a pu susciter des réactions. À titre d’exemple, l’association marseillaise <a href="https://cleanmycalanques.fr/qui-sommes-nous/">Clean My Calanques</a>, qui milite pour la préservation de l&rsquo;environnement,  a pointé du doigt l’état des rues aux abords du stade, au lendemain des concerts du rappeur Jul les 29 et 30 mai 2026. « <i>Toute la journée on chante à quel point on aime notre ville, il aime sa ville, mais là laisser ça dans cet état là ? C&rsquo;est pas normal !</i>  » <a href="https://www.instagram.com/p/DY8-vhHtFnE/">lançait sur Instagram</a> Eric Akopian, cofondateur et responsable sensibilisation de Clean My Calanques. <i>“Je n&rsquo;ai pas envie que ça devienne une habitude, on fait un événement, un concert du coup ça va être dégueulasse, parce que c&rsquo;est Marseille ?</i> » Mars 360 a entrepris des actions afin de réduire l’impact environnemental du stade. Mais sont-ils réels et efficaces ? Dans un élan sociétal de « transition écologique », cela ne s&rsquo;avère-t-il pas être une réponse de pure forme à la demande citoyenne ? Pour répondre à ces questions, intéressons-nous à l’origine et à la sincérité des démarches, afin d’évaluer si des intérêts autres que la protection de l’environnement apparaissent, avant d’analyser les réalisations effectuées.</p>
<div id="attachment_3893" style="width: 785px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3893" class=" wp-image-3893" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Vue-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau-1030x773.jpg" alt="" width="775" height="582" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Vue-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Vue-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Vue-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Vue-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Vue-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Vue-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Vue-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau.jpg 1920w" sizes="(max-width: 775px) 100vw, 775px" /><p id="caption-attachment-3893" class="wp-caption-text">Vue du Stade CEPAC Vélodrome &#8211; juillet 2026 © Édouard Abonneau</p></div>
<p><b>Initiatives : efficacité ou greenwashing?</b></p>
<p>Tout d’abord il est nécessaire de rappeler que les clubs se doivent d’appliquer les normes des fédérations et organisations supérieures. Ce qui donne un premier indice concernant les motivations des clubs à entreprendre des actions concrètes. L&rsquo;Union des associations européennes de football (<a href="https://fr.uefa.com/sustainability/environment/infrastructure-sustainability/">UEFA</a>) énonce depuis plusieurs années des « objectifs éco-responsables » que les clubs doivent atteindre.  Par exemple, l’organisme a lancé en 2022 des <a href="http://fr.uefa.com/news-media/news/027b-169e4a4704c6-0ec9dc941cc2-1000--l-uefa-publie-des-directives-pour-des-infrastructures-dur/"><i>directives de l’UEFA pour des infrastructures durables</i></a>, afin qu’ils améliorent leurs pratiques environnementales, en repensant leurs infrastructures.Des directives que l’UEFA développe sur son site : <i>« Pour les sites modernes, l’objectif principal est que les stades et les installations sportives adoptent le développement durable et favorisent son application dans leurs bâtiments, leurs terrains aménagés et même la société qui les entoure. ». </i>Ces initiatives constituent un progrès qu’il faut relever, mais qui peuvent sembler être une forme de <em>greenwashing</em> lorsque l’on s&rsquo;intéresse de plus près aux prises de positions, choix de l’UEFA, et l’impact des événements en général. De nombreuses compétitions, toujours plus de rencontres… Autant de décisions que les joueurs rejettent aussi d’un point de vue sportif, sans même évoquer les <a href="https://youtube.com/shorts/E9ax9FpYWc4?si=e_Y09E_sImkkYcXX">trajets en avion comme moyen de déplacement privilégié</a>.</p>
<p>Une organisation qui devrait revoir totalement son modèle et ne pas se contenter de quelques initiatives telles que  la mise en place d’un fonds vert, des offres de transports temporaires comme l’ouverture de lignes ferroviaires durant l’Euro 2024, pas forcément accessibles pour tous (géographiquement et financièrement), la réduction du plastique dans les stades ainsi que la réhabilitation de ces derniers. L&rsquo;UEFA insiste sur l’<a href="https://editorial.uefa.com/resources/0293-1c4520563e6b-b53fc26113ff-1000/uefa_circular_economy_guidelines_2nd_edition_fr_low_res.pdf">économie circulaire</a>, des initiatives intéressantes (économie d’énergie et de ressources, meilleure gestion des déchets), mais les investissements sont insuffisants, donnant l’impression d’un contentement général, sans réelle résolution des problématiques majeures, notamment la gestion des populations. Il est impératif de repenser les stades de manière approfondie, afin qu’ils deviennent autonomes ou presque, en prenant en compte les caractéristiques locales, et veiller en priorité à réduire l’impact de l’acheminement du public. De nombreux stades suivent cet objectif, dont le Vélodrome : il dispose désormais d’installations spécifiques, qui figurent <a href="https://editorial.uefa.com/resources/0282-185923beef6f-7d580e569438-1000/uefa_sustainable_infrastructure_guidelines_fr_high_res.pdf">en guise d’exemple dans les directives de l’UEFA à propos des aménagements réalisés depuis 2017 (p. 115)</a>. Ainsi, sur le site internet du <a href="https://www.cepacvelodrome.com/stade.html">Vélodrome</a>, l’OM s’inscrit également de lui-même dans un virage éco-responsable, qui se traduit par la prise d’initiatives à son échelle, à l’instar du projet de la Ville, “<a href="https://www.marseille.fr/environnement/developpement-durable/marseille-objectif-climat-2030">Marseille 2030</a>”.</p>
<p><b>Réalisations : un premier pas vers un stade “vert”?</b></p>
<p>Premièrement le club déclare avoir un stade certifié <i>ISO 20121 </i>depuis 2017<i>, </i>une certification créée en juin 2012, dans le cadre des Jeux olympiques et paralympiques de Londres, qui selon le <a href="https://www.culture.gouv.fr/thematiques/transition-ecologique/Centre-de-ressources-Transition-ecologique-de-la-Culture/Labels-normes/iso-20.121-systemes-de-management-responsable-appliques-a-l-activite-evenementielle"><i>Ministère de la Culture</i></a> est dédiée aux <i>« systèmes de management responsable appliqués à l’activité événementielle »</i>. Autrement dit, elle s’inscrit dans un horizon de transition écologique et vient récompenser les progrès organisationnels d’un évènement sur le plan économique, social et environnemental. Mais quels sont les critères d’éligibilité de cette certification ? Est-il “simple” d’être reconnu ? L’Organisation internationale de normalisation (ISO), est une structure indépendante et non gouvernementale. Pour obtenir la certification ISO 20121 divers critères sont requis ; cette norme suit 12 <a href="https://www.iso.org/fr/sdg"><i>objectifs de développement durable</i></a> précis. [ Ndlr : Notons tout de même que le concept de « développement durable » est par nature contradictoire, puisqu’il contribue à préserver un modèle économique incompatible avec la protection de l&rsquo;environnement. ] Parmi lesquels figurent notamment ces objectifs : <a href="https://www.iso.org/fr/sdg/SDG06.html">Eau propre et assainissement</a>, <a href="https://www.iso.org/fr/sdg/SDG07.html">Énergie propre et d&rsquo;un coût abordable</a>, <a href="https://www.iso.org/fr/sdg/SDG12.html">Consommation et production responsables</a>, <a href="https://www.iso.org/fr/sdg/SDG11.html">Villes et communautés durables</a> ( et <a href="https://www.iso.org/fr/sdg/SDG03.html">3</a>, <a href="https://www.iso.org/fr/sdg/SDG05.html">5</a>, <a href="https://www.iso.org/fr/sdg/SDG08.html">8</a>, <a href="https://www.iso.org/fr/sdg/SDG09.html">9</a>, <a href="https://www.iso.org/fr/sdg/SDG10.html">10</a>, <a href="https://www.iso.org/fr/sdg/SDG13.html">13</a>, <a href="https://www.iso.org/fr/sdg/SDG16.html">16</a>, <a href="https://www.iso.org/fr/sdg/SDG01.html">1</a>). Ensuite une agence accréditée évalue l’organisme sur différents points, résumés par <a href="https://ruptureengagee.com/a-propos-de-rupture-engagee/"><i>Rupture Engagée</i></a>, cabinet de conseil et d’audit RSE basé à La Rochelle et Nantes, qui accompagne les organisations de toute taille et de tous secteurs dans leur démarche RSE, et propose également l’évaluation en vue de la certification. Ainsi, l’agence évalue :</p>
<ul>
<li aria-level="1">Le <a href="https://ruptureengagee.com/norme-iso-20-121-evenementiel-responsable/">contexte de l&rsquo;organisme</a>, en analysant les enjeux, les parties prenantes, les besoins et le management de l’évènement.</li>
</ul>
<ul>
<li aria-level="1">Le leadership, soit l’engagement de la direction et l’organisation du management.</li>
</ul>
<ul>
<li aria-level="1">La capacité de planification, des risques de l&rsquo;événement et objectifs de durabilité.</li>
</ul>
<ul>
<li aria-level="1">Le support, l’étude de données extérieures (gestion de ressources, la communication interne avec les employés, externe et étude de l’administration de l’évènement).</li>
</ul>
<ul>
<li aria-level="1">Le niveau de contrôle des opérations, l’étude des impacts durant les évènements.</li>
</ul>
<ul>
<li aria-level="1">L’évaluation des performances et enfin le niveau d’amélioration continue avec des actions en réponse aux évaluations.</li>
<li aria-level="1">
<p><div id="attachment_3894" style="width: 725px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3894" class=" wp-image-3894" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Arbres-pres-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau-1030x773.jpg" alt="" width="715" height="537" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Arbres-pres-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Arbres-pres-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Arbres-pres-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Arbres-pres-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Arbres-pres-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Arbres-pres-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/Arbres-pres-du-Stade-CEPAC-Velodrome-juillet-2026-©-Edouard-Abonneau.jpg 1920w" sizes="(max-width: 715px) 100vw, 715px" /><p id="caption-attachment-3894" class="wp-caption-text">Arbres près du Stade CEPAC Vélodrome &#8211; juillet 2026 © Édouard Abonneau</p></div></li>
</ul>
<p>Enfin le processus doit être conforme aux normes du Comité de l’ISO pour l’évaluation de la conformité (<a href="https://www.iso.org/fr/casco.html">CASCO</a>) par une agence accréditée. Ici avec <a href="https://certification.afnor.org/developpement-durable-rse/certification-iso-20121-systemes-de-management-responsable-appliques-a-l-activite-evenementielle">Afnor certification</a> (acteur français de normalisation) : établissement d&rsquo;un pré-diagnostic, suivi d&rsquo;un audit, puis sa restitution pour obtenir la certification, et une fois certifié un audit annuel de suivi. Par conséquent, l&rsquo;organisation du club, <a href="https://www.om.fr/fr/treiziemehomme/protection-de-l-environnement">Treizième Homme</a>, a réalisé plusieurs bilans carbone en partenariat avec <a href="https://www.groupeonepoint.com/fr/cas-clients/lom-pour-un-football-plus-responsable/">Onepoint</a>, acteur local en transformation durable et en évaluation de l’empreinte carbone, en cohérence avec le protocole de la Ligue de Football Professionnel (LFP). Par ailleurs, Treizième Homme ne s&rsquo;arrête pas là et propose divers projets, comme celui de tri à grande échelle “<a href="https://www.om.fr/fr/actualites/80285-quand-le-stade-se-met-trier">Très sélectif</a>” en 2023, avec l’aide de Clean My Calanques et le soutien de la Région Sud-PACA ; <a href="https://www.om.fr/fr/actualites/93033-votre-velo-aussi-sa-propre-place">HOME TO OM</a>, avec l’installation d’un  parking à vélo gratuit côté Ganay depuis avril 2026 ; ou encore <a href="http://www.om.fr/fr/actualites/94008-bee-om-des-ruches-au-centre-rld">BEE OM</a> qui oeuvre pour la protection de la biodiversité locale en installant des ruches sur le centre d&rsquo;entraînement Robert Louis-Dreyfus. Le club a aussi fait réaliser un audit énergétique de son stade par l’entreprise <a href="https://solutions.acciona-energia.fr/nos-references/cas-client-audit-energetique-stade-velodrome-marseille/">Acciona Energía</a>, afin de réduire ses consommations énergétiques. Particulièrement celles liées au chauffage de la pelouse, au fonctionnement du stade ainsi qu’à la ventilation, représentant des niveaux importants de consommation d’énergie. À la suite de ces évaluations, l’OM a revu le fonctionnement total de ses infrastructures pour devenir “<a href="https://www.marseille.fr/sports-loisirs/equipements-sportifs/orange-velodrome">un stade respectueux de l&rsquo;environnement</a>” selon le club :</p>
<ul>
<li aria-level="1">Chauffage et climatisation : création d’une boucle de chaleur raccordée à la station d’épuration de Marseille. Les eaux traitées permettent de chauffer ou refroidir le stade via des échangeurs thermiques. D’après la <a href="https://www.marseille.fr/sports-loisirs/equipements-sportifs/orange-velodrome">Ville de Marseille</a>, les besoins en chauffage et climatisation ont pu être réduits de moitié.</li>
<li aria-level="1">Récupération des eaux de pluie, d’après la Ville environ 17 000 m3 d&rsquo;eau de pluie sont collectés chaque année pour servir les besoins en eau non potable du stade, tels que l&rsquo;entretien de la pelouse et le nettoyage des surfaces. Une technologie permise grâce à la toiture incurvée du stade.</li>
<li aria-level="1">Éclairage : tout d’abord le club a revu les horaires d’éclairage du stade, conformément aux <a href="https://media.fff.fr/uploads/document/657ccb05223536f3e27f5771971ecbe5.pdf">normes de la FFF</a>  auxquels renvoie la LFP, afin de limiter toute consommation inutile d&rsquo;énergie. La nuit, des séances de <a href="https://www.marseille.fr/sports-loisirs/equipements-sportifs/orange-velodrome">luminothérapie</a> sont mises en place pour entretenir la pelouse, mais elles se font à l’aide d’un éclairage LED, plus économe. [ Ndlr : rappelons que l’éclairage nocturne <a href="https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/pollution-lumineuse">perturbe la biodiversité</a>.]</li>
<li aria-level="1">Économie circulaire : comme le préconise l’UEFA, l’OM s’y est mise depuis plusieurs années. D’après le Ministère de la Transition écologique,  <i>“l&rsquo;économie circulaire consiste à produire des biens et des services de manière durable en limitant la consommation et le gaspillage des ressources et la production des déchets”</i>.</li>
</ul>
<p>Pour cela le club a fait appel à l’entreprise <a href="https://circulab.com/circular-economy-consulting-design-work/reducing-and-recovering-waste-from-a-sporting-event/">Circulab</a>, qui a produit un rapport du projet. Ainsi, l&rsquo;OM fait appel à des prestataires pour la gestion des différents flux, et privilégie les circuits courts, notamment pour les besoins en restauration. Les flux de déchets passent par diverses étapes entre prestataires de tri et de recyclage, ce qui permet a priori un nouvel usage. Par ailleurs, des associations telles que Clean my Calanques, ainsi que les groupes de supporters, assurent la sensibilisation du public, en les informant ou encore en organisant des opérations de collectes de déchets autour du stade. Enfin, d’après le club, le stade serait désormais situé dans un “<a href="https://www.cepacvelodrome.com/stade.html"><i>quartier de vie « éco-responsable »</i></a><i>”. </i>Une affirmation qui peut tout de même soulever des questions&#8230; Mise en place de commerces de proximité mais dans un centre commercial de 20 000 m² ;<i> </i>offrir une solution de logement à proximité d&rsquo;infrastructures pour le tourisme d’affaires, au sein d’un complexe hôtelier ; pôle santé gigantesque ; de nouvelles résidences et bureaux, aménagement des berges de l’Huveaune… Le club ne rentre pas dans les détails, cependant lorsqu’il souligne que l’éco-quartier correspond aux exigences du <a href="https://www.vie-publique.fr/eclairage/268585-le-grenelle-de-lenvironnement-quels-engagements"><i>Grenelle Environnement</i></a>, notamment au <a href="https://www.ecoquartiers.logement.gouv.fr/20-engagements/referentiel/"><i>référentiel ÉcoQuartier</i></a>, cela ne garantit pas contre un usage instrumentalisé des certifications, de manière à paraître agir<i>. </i>En réalité, l&rsquo;influence générale de l&rsquo;OM est telle qu’elle pourrait changer beaucoup de choses dans les mentalités, en montrant son attachement à la cause environnementale. Si les joueurs étaient sensibilisés et profitaient de leur fenêtre médiatique pour en parler, si la vie quotidienne du club était modifiée pour prendre ces enjeux sérieusement en compte, si  les supporters étaient conscients de l’importance de répondre à l’afflux de population et d’en alléger les conséquences, ce serait déjà quelque chose. Agir directement sur le stade est impératif, il est important de souligner les initiatives et projets entrepris, mais il est nécessaire de voir au-delà et de faire en sorte d’incarner le changement. C’est un devoir au vu de ce que représente l’OM &#8211; et le football en général &#8211; à Marseille. Enfin, les clubs pourraient s’inspirer les uns des autres, mais pour le moment il est difficile de trouver des stades qui se démarquent de par leur exemplarité. La plupart des initiatives s’arrêtent à la pose de panneaux photovoltaïques, d’éclairage LED, etc..  Des projets désormais communs aujourd’hui et considérés comme “suffisants”, ce qui est très loin d’être le cas. Un constat révélateur d’un secteur en manque de réflexions de fond sur ses pratiques.</p>
<p><span class="osbas" data-is-tooltip-wrapper="true">É</span>douard Abonneau, le 21 juillet 2026</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/le-velodrome-limpact-environnemental-dun-monument-du-football-francais">Quelles sont les normes écologiques du Vélodrome ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
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