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	<title>Archives des université - Qui Vive</title>
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	<description>Le média qui pique la curiosité</description>
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		<title>Financement des universités par l’industrie fossile : action, vigilance et déontologie</title>
		<link>https://quivive.fr/financement-des-universites-par-lindustrie-fossile-action-vigilance-et-deontologie</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Furtuna]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 13:06:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Connaissances]]></category>
		<category><![CDATA[Orientation]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[financement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La canicule précoce, en ce 27 mai, ne semble pas ébranler les convictions des participants à la table-ronde portant sur Le financement de l’enseignement supérieur et de la recherche par l’industrie fossile. La troisième conférence de l’année 2026 pour l’Atecopol, communauté pluridisciplinaire de scientifiques travaillant ou réfléchissant aux multiples aspects liés aux bouleversements écologiques. Dans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La canicule précoce, en ce 27 mai, ne semble pas ébranler les convictions des participants à la table-ronde portant sur <em>Le financement de l’enseignement supérieur et de la recherche par l’industrie fossile</em>. La troisième conférence de l’année 2026 pour l’<a href="https://atecopol.hypotheses.org/">Atecopol</a>, communauté pluridisciplinaire de scientifiques travaillant ou réfléchissant aux multiples aspects liés aux bouleversements écologiques. Dans l’amphithéâtre du bâtiment Turbulence de l’université Aix-Marseille, près de la gare Saint-Charles, une voix avec un léger accent néerlandais s’exprime : «  <em>Nous avons coupé les ponts avec les industries fossiles à l’université libre d’Amsterdam, et nous sommes la première université à l’avoir fait</em> ».</p>
<div id="attachment_3791" style="width: 338px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3791" class=" wp-image-3791" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321-773x1030.jpg" alt="" width="328" height="437" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321-1152x1536.jpg 1152w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321-1125x1500.jpg 1125w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4321.jpg 1440w" sizes="(max-width: 328px) 100vw, 328px" /><p id="caption-attachment-3791" class="wp-caption-text">Bâtiment Turbulence AMU © Victor Furtuna</p></div>
<p>Mathieu Blondeel est chercheur en analyse des politiques environnementales. Il présente le processus d’opposition au financement des entreprises d’énergie fossiles. Aux Pays-Bas, la contestation est venue d’abord des étudiants et enseignants-chercheurs, par le biais d’organisation comme <a href="https://scientifiquesenrebellion.fr/">Scientifiques en rébellion</a>, le collectif qui s’engage contre l’inaction climatique depuis 2020. Puis peu à peu, la discussion s’est imposée auprès des instances de l’université, en invitant les mécènes « fossiles » à débattre. Depuis, l’université libre d’Amsterdam a cessé ces partenariats encombrants ; malheureusement pour le public curieux, le scientifique n’a pas le temps de développer son exposé sur les financements alternatifs.</p>
<p>Ce financement de l’université est un sujet d’actualité en France. Le <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054113646">décret d’augmentation des frais d’études pour les étudiants extra-communautaires</a> (comprenez les étudiants non ressortissants européens) est paru au journal officiel le 20 mai dernier. Les étudiants hors UE devront débourser entre 2 895 à 3 941 € (Licence ou Master), soit 15 à 16 fois plus qu’actuellement (environ 178 € et 254 €). Cette hausse rapportera entre 250 à 258 millions d’euros, 1 % du budget total de l’enseignement supérieur. Au détriment de la diversité des profils d’étudiants venus du monde entier. Le coût augmentant, ce seront les étudiants étrangers les mieux dotés qui auront accès aux études supérieures françaises. Les plus précaires devront cumuler job étudiants et crédit privé, amputant leur implication dans les études ; ils entreront dans la vie active avec une dette personnelle.</p>
<div id="attachment_3790" style="width: 397px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3790" class="wp-image-3790 " src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322-773x1030.jpg" alt="" width="387" height="515" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322-1152x1536.jpg 1152w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322-1125x1500.jpg 1125w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_4322.jpg 1440w" sizes="(max-width: 387px) 100vw, 387px" /><p id="caption-attachment-3790" class="wp-caption-text">Affiche contre l&rsquo;augmentation des frais d&rsquo;inscription pour les étudiants étrangers / AMU © Victor Furtuna</p></div>
<p><strong>Financement stagnant et étudiants</strong></p>
<p>L’enseignement supérieur est en sous-financement chronique depuis 20 ans. Au regard de la dépense par étudiant (10 920 € en 2024 – Chiffre INSEE moyen), le <a href="https://www.researchgate.net/publication/370517248_Le_Financement_de_l'Enseignement_Superieur_en_France">budget de l’université est en baisse de 7,9 % par rapport à son niveau de 2007</a>. Cela entraîne une démarche de réduction des coûts et la recherche de financements complémentaires, rappelle Corine Eyraud, sociologue qui travaille sur les transformations de l’université française. «  <em>Le budget rapporté par étudiant par an est de 12 000 euros pour les étudiants à l’université, contre 18 000 € pour les grandes écoles.</em> » Pour elle, l’augmentation des frais des étudiants étrangers est un prélude à une augmentation généralisée. Comme en Angleterre, où les frais d’inscription n’ont cessé d’augmenter, passant de 0 € à 9 000 € en quarante ans, avec des prêts garantis par l’État. L’endettement des étudiants a augmenté, avec de <a href="https://www.lemonde.fr/campus/article/2026/03/27/la-pire-decision-financiere-que-j-ai-prise-au-royaume-uni-des-millions-de-diplomes-lourdement-endettes_6674480_4401467.html">lourdes conséquences</a>. « <em>L’université doit chercher des ressources propres selon le vocabulaire ministériel, droit d’inscription, mécénat.</em> »</p>
<p><strong>Financements privés et déontologie</strong></p>
<p>Et c’est là que des problèmes déontologiques peuvent se poser. Comment se prémunir des conflits d’intérêts, de l’influence de groupes privés donateurs lors des appels à projets ? Pour Étienne Bustarret, chercheur au CNRS, et membre du COMETS, le comité éthique du CNRS, la réponse est nuancée : « <em>La recherche a toujours été financée en partie par le privé</em> », et « <em>cela ne représente que 0,1 % du budget alloué à la recherche</em> ». C’est pourquoi le CNRS a rédigé des avis concernant des préconisations et les liens d’intérêts dans la recherche publique. Dans cet esprit, la fondation INSERM s’est dotée d’une <a href="https://fondation-inserm.org/nos-publications/charte-ethique-de-la-fondation-inserm/">charte éthique</a> des donations et mécénats.</p>
<p>Pour les philanthropes, les contreparties sont multiples, défiscalisation du don à 66 %, publicité « vertueuse », jusqu&rsquo;au <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Greenwashing&amp;ved=2ahUKEwjHiIWdlPeUAxXfhf0HHUVlAMQQFnoECEgQAQ&amp;usg=AOvVaw1GsfmDQ6aOMu1IwQfX62bk">greenwashing</a> ou <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/debout-la-terre/debout-la-terre-du-lundi-29-septembre-2025-6873789">sciencewashing</a>, mais aussi l’accès à un réseau scientifique, et au vivier d’étudiants pour leurs recrutements.</p>
<p>Les montants de financement sont souvent opaques, peu accessibles, répond le chercheur à une question sur la transparence des donations. En effet, il n’y a pas d’obligation réglementaire sur ce sujet. Les fondations universitaires peuvent invoquer le secret des affaires. Étienne Bustarret clôture la discussion, en citant les solutions qui rendent une autre recherche possible : les sciences ouvertes et participatives, déjà mises en place notamment par l’INRAE (l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture et l’Alimentation et l’Environnement). Le <a href="https://science-ouverte.inrae.fr/fr/actualites/des-brebis-dans-les-vignes-quand-la-recherche-participative-redessine-les-paysages-agricoles-de-laude">projet SagiTerres</a>, par exemple, une recherche participative pour la réintroduction du pastoralisme dans les paysages agricoles, en associant brebis et vignes dans l’Aude.</p>
<p>La conférence se terminant, des débats animés continuent à l’extérieur de l’enceinte. L’inquiétude gagne parmi les scientifiques, et ce depuis les manifestations <a href="https://quivive.fr/a-ecouter/marseille-stand-up-for-science">Stand up for science</a> post-élection Trump, que ce soit du côté de l’influence de groupes privés, ou bien de l’arrivée au pouvoir d’un exécutif autoritaire. Un <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b2476_proposition-loi">projet de loi</a>, à propos de l’inscription dans la constitution de la liberté académique sera peut-être mis à l’ordre du jour du parlement dans les prochaines semaines. À l’heure d’une canicule, nous rappelant la catastrophe climatique en cours, le financement de l’université par des entreprises peu enclines à la transition écologique est questionné.</p>
<p>Victor Furtuna, le 8 juin 2026</p>
<hr />
<p><strong>Sources  et pour aller plus loin :</strong></p>
<p><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://hal.science/hal-05219763/document&amp;ved=2ahUKEwjl366Fi_eUAxVjg_0HHcE-KUwQFnoECBsQAQ&amp;usg=AOvVaw3FSJLJAW_cI57H9P7L8Wac">Cartographie et compréhension des liens entre les industries d&rsquo;énergies fossiles (IF) et l&rsquo;enseignement supérieur et la recherche (EsR) français</a></p>
<p>Bustarret, Etienne : <a href="https://shs.cairn.info/revue-raison-presente-2026-1-page-65?lang=fr">« Soutien privé à la recherche publique : l’éthique comme garde-fou ». Raison présente, janvier 2026</a></p>
<p>Eyraud, Corine : <a href="https://shs.cairn.info/revue-savoir-agir-2019-1-page-119?lang=fr&amp;ref=doi">« L’université française : mort sur ordonnance ?: » Savoir/Agir N° 47 / 2019 : 119‑31</a><br />
<a href="https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-socio-economie-2021-2-page-5?lang=fr">« L’Université française : après la LRU, les fusions, les PIA…, voici venu le temps des EPE ». Sciences de l’éducation. Revue Française de Socio-Économie 27 (2021): 5‑9</a></p>
<p><a href="https://atecopolam.hypotheses.org/">Atecopol Aix-Marseille</a></p>
<p><a href="https://www.ofis-france.fr/les-missions/">Office français de l&rsquo;intégrité scientifique</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ma Petite Planète</title>
		<link>https://quivive.fr/a-voir/ma-petite-planete</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Qui Vive]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 08:46:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-Marseille Université]]></category>
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		<category><![CDATA[Ma Petite Planète]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 9 octobre 2025, des étudiants se rassemblaient au parc du 26 centenaire, à Marseille, pour une opération de collecte de déchets. Un événement organisé par Aix-Marseille Université, dans le cadre du challenge Ma Petite Planète. Reportage. Marianne Courbon et Amélien Gay 12 novembre 2025</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 9 octobre 2025, des étudiants se rassemblaient au parc du 26 centenaire, à Marseille, pour une opération de collecte de déchets. Un événement organisé par Aix-Marseille Université, dans le cadre du <a href="https://www.univ-amu.fr/fr/public/challenge-ecologique-ma-petite-planete-x-amu" target="_blank" rel="noopener">challenge Ma Petite Planète</a>. Reportage.</p>
<p>Marianne Courbon et Amélien Gay<br />
12 novembre 2025</p>
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		<item>
		<title>Marseille stand up for science</title>
		<link>https://quivive.fr/a-ecouter/marseille-stand-up-for-science</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 07:44:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Connaissances]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[science]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Marseille comme dans d&#8217;autres villes de France, le 7 mars 2025 était une journée de mobilisation pour les scientifiques. Devant le Muséum d&#8217;histoire naturelle, au parc Longchamp, ils étaient nombreux à rejoindre le mouvement Stand up for Science, qui dénonce aux États-Unis la politique de Donald Trump. Les recherches sur les inégalités sociales, la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">À Marseille comme dans d&rsquo;autres villes de France, le 7 mars 2025 était une journée de mobilisation pour les scientifiques. Devant le Muséum d&rsquo;histoire naturelle, au parc Longchamp, ils étaient nombreux à rejoindre le mouvement Stand up for Science, qui dénonce aux États-Unis la politique de Donald Trump. Les recherches sur les inégalités sociales, la santé et la protection des milieux naturels n&rsquo;ont pas l&rsquo;heur de lui plaire. Les libertés académiques, un des piliers d&rsquo;une démocratie, ce n&rsquo;est pas son truc. Entre censure et licenciements, la situation se corse pour le secteur scientifique, pourtant bien partie prenante du système capitaliste. Les milliardaires veulent sa peau. Ce n&rsquo;est une bonne nouvelle ni pour le climat, ni pour la biodiversité, ni pour les femmes, ni pour ceux qui s&rsquo;interrogent sur leur sexualité, ni pour les pauvres, ni pour ceux qui ont la peau trop foncée&#8230; et la liste est encore longue.</p>
<p align="JUSTIFY">Les Marseillais<span lang="fr">·</span>es se sont passé le micro pour dire leur indignation. Parmi eux, un jeune chercheur en sciences sociales a été fort applaudi. Qui Vive est allé l&rsquo;interviewer.</p>
<p align="JUSTIFY">Interview : Gaëlle Cloarec, accompagnée de Lou Veyrat-Parisien<br />
Le 7 mars 2025</p>
<p align="JUSTIFY">Extraits musicaux : The Magnetic Fields &#8211; The Day the Politicians Died</p>
<hr />
<p align="JUSTIFY">Merci à Thomas Vaisse, doctorant en socio-anthropologie à l&rsquo;EHESS Marseille, de nous avoir envoyé le texte de sa prise de parole pour publication :</p>
<p align="justify">« Nous sommes réunis aujourd&rsquo;hui dans cette ville à l&rsquo;immense histoire, qui a toujours été et qui est encore, un centre de bouillonnement intellectuel, social et culturel incroyable, pour annoncer collectivement et publiquement que nous ne baisserons pas les yeux et que nous ne resterons pas assis, face aux attaques incessantes et toujours plus violentes contre les libertés académiques, contre l&rsquo;indépendance de la recherche scientifique et son enseignement, et plus largement contre le droit à un savoir de qualité pour toutes et tous. Nous resterons debout !</p>
<p align="justify">Aucun projet démocratique véritable n&rsquo;existe sans le partage des savoirs, au-delà des classes sociales, des genres, des couleurs et des frontières. La science est un bien commun sans égal car elle permet aux êtres humains de mieux comprendre le monde dans lequel ils et elles vivent et donc d&rsquo;agir dessus pour le rendre plus juste. Les attaques, qu&rsquo;elles prennent, ailleurs, la forme des bras tendus trumpistes ou de la tronçonneuse de Milei, ou ici, des accusations d&rsquo;islamo-gauchisme, de khmers verts, des coupes budgétaires et de la hausse des frais d&rsquo;inscriptions ont le même objectif : soumettre la science, sa transmission et son partage aux puissances politiques et financières, fracasser toute résistance aux visées prédatrices des plus puissants envers les humains et l&rsquo;environnement, annihiler toute critique envers un monde qui porte en lui tant d&rsquo;injustice et de violence.</p>
<p align="justify">Les sciences humaines et sociales sont particulièrement touchées car elles remettent en cause les préjugés et les idées préconçues sur les êtres humains, leurs histoires et leurs vies en société. Parce qu&rsquo;elles refusent une vision simpliste et binaire du monde social. Parce qu&rsquo;elles veulent entendre des voix étouffées, cherchent à écrire sur des personnes qui vivent à l&rsquo;ombre des projecteurs. On perçoit dans nos chaires aujourd&rsquo;hui la matérialisation de l&rsquo;inversion du sens des choses, quand sous prétexte de lutter contre une soi-disant « cancel-culture » on en vient à « cancel », dans son sens le plus strict, c&rsquo;est à dire annuler, des recherches, des enseignements et même des mots qui n&rsquo;auront plus le droit de citer et d&rsquo;être cités sous peine de licenciement ou de suppression des crédits alloués. Mais ces recherches, ces sujets, ces mots ne sont pas issus des fantasmes ou des fantaisies de quelques bobos déconnectés de la réalité sociale, ils sont issus de cette réalité sociale, ils émergent d&rsquo;expérience vécues, ils naissent par la voix d&rsquo;individus et de collectifs qui racontent leurs souffrances ou leurs envies, leurs rêves ou leurs oppressions. En supprimant des mots c&rsquo;est la capacité de penser et de comprendre ces réalités sociales qui est en vérité attaquée, qui est rejetée, qui est « cancel ». C&rsquo;est la capacité des sciences sociales à soulager des douleurs, à aider concrètement le quotidien des êtres humains, à transformer le monde qui est étranglée.</p>
<p align="justify">Ils se targuent de la liberté d&rsquo;expression mais souillent la liberté de comprendre, bâillonnent celles et ceux qui n&rsquo;ont pas voix au chapitre dans l&rsquo;histoire officielle ou sur les chaînes d&rsquo;informations en continu. La violence des attaques contre les universitaires aux États-Unis, en Argentine, en Europe et dans tant de pays, notamment celles qui se développe en France et qui s&rsquo;affiche de plus en plus sans vergogne, est la marque de l&rsquo;intolérance la plus abjecte, celle qui a mené des scientifiques devant des juges et des potences car elles et ils refusaient l&rsquo;ignorance des peuples, si fertile a la tyrannie des puissants. Les tronçonnages budgétaires, l&rsquo;élitisme, les privatisations, la hausse des frais d&rsquo;inscriptions, la précarité financière et professionnel de tant de chercheuses et de chercheurs et la mise en compétition générale des établissements, des personnes et des disciplines sont aujourd&rsquo;hui les moyens de soumettre la science aux intérêts économiques et politiques de quelques-uns, de déposséder les peuples de leur droit d&rsquo;accéder à des connaissances de qualité et critiques, de participer directement à leur production.</p>
<p align="justify">Mais nous ne resterons pas assis, nous défendrons la démocratisation des savoirs, au-delà des frontières et des nations, comme bien commun de l&rsquo;humanité. Face à Trump qui annonce que les États-Unis ne seront plus « woke », ce qui signifie si on revient au sens premier du mot que les États-Unis ne seront plus éveillés, nous sommes des millions d&rsquo;universitaires, d&rsquo;étudiantes et d&rsquo;étudiants à lui promettre que nous, nous ne nous endormirons pas ! »</p>
<p align="justify">Prononcé à Marseille le 7 mars 2025.</p>
<div>
<dl id="attachment_855">
<dt><img decoding="async" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Thomas-Vaisse-c-Lou-Veyrat-Parisien-773x1030.jpg" alt="" width="465" height="619" /></dt>
<dd>Thomas Vaisse © Lou Veyrat-Parisien</dd>
</dl>
</div>
<div>
<dl id="attachment_860">
<dt><img loading="lazy" decoding="async" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Stand-up-for-science-3-c-G.C-1030x688.jpg" alt="" width="814" height="544" /></dt>
<dd>Stand up for science à Marseille le 7 mars 2025 © G.C.</dd>
</dl>
</div>
<div>
<dl id="attachment_859">
<dt><img loading="lazy" decoding="async" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Stand-up-for-science-2-c-G.C-1030x701.jpg" alt="" width="819" height="557" /></dt>
<dd>Stand up for science à Marseille le 7 mars 2025 © G.C.</dd>
</dl>
</div>
<div>
<dl id="">
<dt><img loading="lazy" decoding="async" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Stand-up-for-science-4-c-G.C-1030x688.jpg" alt="" width="828" height="553" /></dt>
<dd>Stand up for science à Marseille le 7 mars 2025 © G.C.</dd>
</dl>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<dl id="attachment_863">
<dt><img loading="lazy" decoding="async" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/03/Stand-up-for-science-Marseille-7-mars-2025-c-G.C-1030x773.jpg" alt="" width="830" height="623" /></dt>
<dd>Stand up for science à Marseille le 7 mars 2025 © G.C.</dd>
</dl>
</div>
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