<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des paysan - Qui Vive</title>
	<atom:link href="https://quivive.fr/etiquette/paysan/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://quivive.fr/etiquette/paysan</link>
	<description>Le média qui pique la curiosité</description>
	<lastBuildDate>Tue, 28 Oct 2025 13:07:29 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>
	<item>
		<title>Trop chère, la bio ?</title>
		<link>https://quivive.fr/trop-chere-la-bio</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Qui Vive]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 15:12:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[AMAP]]></category>
		<category><![CDATA[bio]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Paniers Marseillais]]></category>
		<category><![CDATA[paysan]]></category>
		<category><![CDATA[prix]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://quivive.fr/?p=2711</guid>

					<description><![CDATA[<p>Qui Vive : Pour ceux qui ne sauraient pas de quoi il s’agit, pouvez-vous présenter votre structure et expliquer ce que sont les AMAP ?  Sandrine Sarrazin : Les Paniers Marseillais, c’est une association qui fédère toutes les AMAP de la ville de Marseille. Les AMAP, ce sont les Associations pour le Maintien d’une Agriculture [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/trop-chere-la-bio">Trop chère, la bio ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Qui Vive : Pour ceux qui ne sauraient pas de quoi il s’agit, pouvez-vous présenter votre structure et expliquer ce que sont les AMAP ? </strong></em></p>
<p><strong>Sandrine Sarrazin</strong> : Les <a href="https://monpaniermarseillais.org/" target="_blank" rel="noopener">Paniers Marseillais</a>, c’est une association qui fédère toutes les AMAP de la ville de Marseille. Les AMAP, ce sont les Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Elles sont localisées dans les quartiers de Marseille et sont en lien avec des paysans qui produisent pour un groupe de consommateurs des légumes tout au long de l’année, et qui viennent chaque semaine distribuer leurs légumes à ces derniers, qui se sont engagés à acheter leur production.</p>
<p><em><strong>Quel est l’objectif de l’association des Paniers Marseillais ?</strong></em></p>
<p>L’objectif est d’animer le réseau des AMAP à Marseille, mais aussi de sensibiliser à la fois à la nutrition, au circuit court et au soutien des paysans. On a aussi tout un travail directement en lien avec les paysans pour les soutenir, les fédérer entre eux et résoudre les problématiques de terrain. Et puis l’objectif est surtout de mettre en lien des groupes de consommateurs avec des maraîchers. Le cœur du métier de l’AMAP, ce sont effectivement les légumes, mais aux Paniers Marseillais, on propose aussi d’autres producteurs qui vont apporter des œufs, de la viande et des fruits éventuellement.</p>
<p><em><strong>Quels sont les avantages pour les consommateurs des AMAP ?</strong></em></p>
<p>L&rsquo;avantage pour le consommateur, c’est bien sûr d&rsquo;avoir des produits biologiques, frais et de saison, sans intermédiaire : le paysan vient lui-même distribuer ses légumes, ce qui permet aux consommateurs d’échanger avec lui. L’avantage aussi, c&rsquo;est que les prix sont équitables. Le prix est fixé en accord avec le producteur et l’absence d’intermédiaire permet une rémunération très juste, un coût maîtrisé, avec un prix fixé pour la saison. Ainsi, en fonction du paysan, du contexte spécifique de son exploitation, il établit le prix du panier, qui varie entre 17 et 21 €. Et quand on s’engage en tant que consommateur, on sait que chaque semaine il n’y aura pas de flambée des prix.</p>
<p>Le dernier gros avantage, c’est la haute qualité nutritive des produits, puisqu’ils sont en général ramassés le matin et livrés l’après-midi. De nombreuses études montrent que les produits qui sont récoltés et consommés rapidement ont conservé la majorité des vitamines et des éléments nutritifs bons pour la santé. Dans tous les autres systèmes de distribution, entre la récolte et le moment où les légumes sont achetés, les produits ont perdu une partie de leurs vitamines.</p>
<p>On peut aussi dire que les paysans des Paniers Marseillais offrent une grande diversité alimentaire. Ils mettent dans les paniers ce qu’ils ont dans les champs, le consommateur ne choisit donc pas ce qu’il va acheter, mais ça l’oblige à consommer des produits qu’il n’aurait pas achetés parce qu’il ne les connaît pas.</p>
<p><em><strong>Et pour les producteurs ? </strong></em></p>
<p>Pour les producteurs, il y a aussi de gros avantages à être en AMAP. Elle apporte une stabilité économique : ils bénéficient d’un revenu régulier grâce à l&rsquo;engagement des consommateurs, et peuvent bien plus facilement aller à la banque demander un crédit, pour renouveler une machine par exemple. L’autonomie est également un aspect important : ils ne dépendent plus des grandes surfaces, viennent vendre leur production directement au consommateur et sont complètement indépendants des histoires de marché, de négociations qui se font dans d’autres groupements d’achat.</p>
<p>Et puis l’un des gros points positifs, c’est le lien social direct avec les consommateurs. Pour eux, c’est très valorisant de pouvoir parler de leurs produits, de leur travail, de savoir que leurs produits vont dans des assiettes qui nourrissent des familles. Enfin, il y a un gros avantage pour l’environnement bien sûr, on est dans un rayon de 120 km pour les AMAP, avec des producteurs qui sont dans un rayon de 40 km, donc il y a une réduction de production de gaz à effet de serre. Et puis les paysans sont tous dans des pratiques d’agriculture durable, en bio. Ils utilisent la rotation des cultures, le compostage, et pas de produits chimiques. Tout ça va contribuer à une préservation des terres agricoles et de la qualité du sol pour les générations futures.</p>
<p><em><strong>Vous avez envoyé à la presse un communiqué à propos d’une étude comparative des prix de votre association avec les prix de l’agriculture conventionnelle en hypermarché, pouvez-vous expliquer son objectif ?</strong></em></p>
<p>Il s’agissait de comparer les prix des paniers de légumes des producteurs des AMAP de Marseille. Je voudrais bien clarifier que ça n&rsquo;avait pas pour objectif au départ de montrer à toute force qu’on était moins cher, et donc de mettre la pression sur les producteurs pour qu’ils maintiennent des tarifs plus faibles. Ils calculent leurs prix en fonction de leur exploitation, et il s’avère que ça reste moins cher qu’en supermarché. Donc l’objectif était de montrer cette différence-là, surtout pour contredire ce qu’on entend tout le temps dans les médias, que la bio est trop chère. Oui, la bio est chère quand on la prend au supermarché ou dans les enseignes spécialisées, mais quand on choisit bien son mode d’approvisionnement avec les producteurs sans intermédiaire, cela permet de faire un prix de revient plus bas. Notamment grâce à un certain nombre de bénévoles qui travaillent pour que le paysan puisse venir distribuer ses produits.</p>
<div id="attachment_2714" style="width: 604px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2714" class="wp-image-2714" title="Graphique comparatif du prix moyen d'un panier de légumes" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais.jpg" alt="Graphique comparatif du prix moyen d'un panier de légumes" width="594" height="342" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais.jpg 874w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais-300x173.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais-768x442.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais-705x406.jpg 705w" sizes="(max-width: 594px) 100vw, 594px" /></a><p id="caption-attachment-2714" class="wp-caption-text">Graphique comparatif du prix moyen d&rsquo;un panier de légumes</p></div>
<p><em><strong>Comment l&rsquo;avez-vous réalisée ? Quelles ont été les méthodes utilisées pour comparer les différents paniers ?</strong></em></p>
<p>J’ai proposé à une collègue du campus de Luminy de refaire une étude de prix déjà réalisée il y a 10 ans. Puis, on a eu l&rsquo;opportunité de voir passer un appel de Kedge, la Business School de Marseille, qui cherchait des projets où les étudiants pouvaient s’impliquer. Ils ont donc mis en œuvre la méthodologie et je me suis chargée de faire l’analyse des données et la mise en forme des résultats. Nous avons choisi cinq paysans, parmi ceux qui voulaient bien participer à l’étude, et chaque semaine des bénévoles détaillaient le contenu d’un panier. Puis les étudiants sont allés relever les prix des produits équivalents à ceux du panier dans trois types de distribution : le marché, les supermarchés ou les grandes distributions bio. On a tout rentré dans des tableaux pendant 52 semaines. Les chiffres finaux sont une moyenne sur l’année, de la comparaison entre le panier des AMAP qui est à 20 € par semaine, et celui d’un supermarché qui est à 24 € et des poussières soit 20 % de plus. Au marché c’était 12 % plus cher, et dans les magasins bio on est à plus de 60 %. Si on se focalise sur les hypermarchés, là où la majorité des gens consomment, eh bien non la bio, ce n’est pas plus cher !</p>
<p><em><strong>Pour finir, selon les <a href="https://www.agencebio.org/vos-outils/les-chiffres-cles/" target="_blank" rel="noopener">données du secteur bio, celui-ci repart à la hausse</a>. Pensez-vous que cela montre une prise de conscience des citoyens sur les conséquences néfastes de l&rsquo;agriculture conventionnelle ?</strong></em></p>
<p>Je ne sais pas ce qui explique les raisons de ce retour à la hausse, mais j&rsquo;espère que c’est effectivement bien une prise de conscience de nos concitoyens que l&rsquo;agriculture conventionnelle a des conséquences néfastes à la fois sur l&rsquo;environnement et sur la santé. J’&rsquo;espère aussi que les médias parleront du fait qu’on peut trouver de la bio moins chère, plus solidaire, avec un circuit court, et qu’elle est meilleure nutritivement.</p>
<p>Propos recueillis par Lola Dupré, le 17 octobre 2025</p>
<hr />
<div id="attachment_2713" style="width: 439px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Sandrine-Sarrazin-copyright-Raphael-Arnaud.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2713" class="wp-image-2713" title="Sandrine Sarrazin © Raphaël Arnaud" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Sandrine-Sarrazin-copyright-Raphael-Arnaud.jpg" alt="Sandrine Sarrazin © Raphaël Arnaud" width="429" height="489" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Sandrine-Sarrazin-copyright-Raphael-Arnaud.jpg 480w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Sandrine-Sarrazin-copyright-Raphael-Arnaud-263x300.jpg 263w" sizes="(max-width: 429px) 100vw, 429px" /></a><p id="caption-attachment-2713" class="wp-caption-text">Sandrine Sarrazin © Raphaël Arnaud</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/trop-chere-la-bio">Trop chère, la bio ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Entre génocide, écocide et résistance paysanne : les enjeux des oliviers palestiniens</title>
		<link>https://quivive.fr/entre-genocide-ecocide-et-resistance-paysanne-les-enjeux-des-oliviers-palestiniens</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Delcros]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 09:26:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[arbres]]></category>
		<category><![CDATA[olivier]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[paysan]]></category>
		<category><![CDATA[Union of Agricultural Work Committees]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://quivive.fr/?p=2608</guid>

					<description><![CDATA[<p>Qui Vive : Peux-tu présenter le syndicat ? Comment a-t-il été créé ? Quels sont ses objectifs ? Sana : L’Union of Agricultural Work Committees (UAWC) est une ONG palestinienne indépendante, spécialisée dans le développement agricole, la protection de l’environnement et le renforcement des communautés rurales. Elle œuvre pour soutenir la sécurité alimentaire, la durabilité [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/entre-genocide-ecocide-et-resistance-paysanne-les-enjeux-des-oliviers-palestiniens">Entre génocide, écocide et résistance paysanne : les enjeux des oliviers palestiniens</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><em><b>Qui Vive : Peux-tu présenter le syndicat ? Comment a-t-il été créé ? Quels sont ses objectifs ?</b></em></p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Sana :</strong> L’<a href="https://uawc-pal.org/" target="_blank" rel="noopener">Union of Agricultural Work Committees (UAWC)</a> est une ONG palestinienne indépendante, spécialisée dans le développement agricole, la protection de l’environnement et le renforcement des communautés rurales. Elle œuvre pour soutenir la sécurité alimentaire, la durabilité environnementale et les moyens de subsistance des agriculteurs palestiniens. <a href="https://arablandinitiative.gltn.net/fr/media/news/union-des-comites-de-travail-agricole-uawc" target="_blank" rel="noopener">L’UAWC a été fondée en 1986</a> à l’initiative d’un groupe d’agronomes bénévoles, dans le but de répondre aux défis agricoles et sociaux engendrés par l’occupation israélienne. Elle est née de la volonté de soutenir les communautés rurales palestiniennes, en particulier dans les zones les plus vulnérables, tout en préservant la terre et les ressources naturelles face aux pressions politiques et économiques.</p>
<p align="JUSTIFY"><em><b>Que représentent les oliviers pour le peuple palestinien ? </b></em></p>
<p align="JUSTIFY">Les oliviers représentent bien plus qu’une simple ressource agricole : ils incarnent l’identité, la mémoire et le <em>sumoud</em> (ndlr : en arabe, ténacité, persévérance). Hérités de génération en génération, ces arbres symbolisent l’attachement profond à la terre et constituent un lien vivant avec l’histoire et la culture palestinienne. Sur le plan économique, l’olivier est une source essentielle de revenus et de sécurité alimentaire, notamment grâce à la production d’huile d’olive, un produit emblématique. La saison de récolte a toujours été considérée comme une occasion sociale essentielle, largement célébrée par les familles palestiniennes : hommes, femmes et enfants se retrouvent pour participer à la récolte, partager des plats traditionnels palestiniens, et écouter les récits des grands-parents sur la vie et les traditions d’il y a 40 ou 50 ans.</p>
<p align="JUSTIFY"><em><b>Pourquoi et comment Israël détruit-il les oliviers palestiniens ? Peux-tu faire un rappel historique de leur destruction ?</b></em></p>
<p align="JUSTIFY">La destruction des oliviers palestiniens par l’occupation israélienne est une pratique systématique, motivée par des raisons politiques, économiques et symboliques. Ces arbres, symbole de l’identité, de la culture et de la résistance palestinienne, poussent souvent sur des terres convoitées pour l’expansion des colonies. Les déraciner permet non seulement de confisquer des terres, mais aussi d’affaiblir l’économie agricole palestinienne et de briser le lien historique entre le peuple et sa terre. Les méthodes utilisées incluent le déracinement direct, le brûlage, la coupe, la destruction des systèmes d’irrigation ou l’impossibilité d’accéder aux terres. Cette pratique existe depuis l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza en 1967, et se poursuit chaque année, surtout pendant la saison de récolte. Selon des rapports d’organisations locales et internationales, tels que <a href="https://www.oxfamfrance.org/rapports/stop-au-commerce-avec-les-colonies/" target="_blank" rel="noopener">celui d&rsquo;Oxfam paru en septembre 2025</a>, plus de 800 000 oliviers palestiniens ont été détruits depuis 1967, soit une perte immense pour l’agriculture, l’identité et la mémoire collective palestinienne.</p>
<p align="JUSTIFY"><em><b>Quelles sont les conséquences de la destruction des oliviers sur le peuple palestinien ?</b></em></p>
<p align="JUSTIFY">Économiquement, elle prive des milliers de familles palestiniennes de leur principale source de revenus et d’une part essentielle de leur sécurité alimentaire, augmentant la pauvreté et la dépendance. Sur le plan culturel, elle efface une part importante du patrimoine palestinien, car l’olivier est un symbole central de l’identité, de l’histoire et du <em>sumoud</em> du peuple palestinien. Socialement, la perte des oliviers affaiblit le tissu communautaire, car la saison de récolte, qui rassemble familles et villages autour d’un moment de partage, disparaît progressivement. Enfin, sur le plan politique, cette destruction systématique constitue un outil de dépossession et d’érosion des droits des Palestiniens, visant à limiter leur présence sur leurs terres et à affaiblir leur lien avec leur identité et leur terre.</p>
<p align="JUSTIFY"><em><b>A travers les enjeux des oliviers palestiniens, peux-tu expliquer en quoi la lutte écologique est liée à celle contre le génocide en cours ?</b></em></p>
<p align="JUSTIFY">La lutte pour la protection des oliviers palestiniens est intrinsèquement liée à la lutte contre le génocide en cours. Protéger les oliviers, c’est préserver non seulement un patrimoine naturel, mais aussi défendre le droit à vivre, à exister et à résister face à un projet de domination et d’annihilation. Ainsi, la lutte écologique devient un acte politique, humanitaire et une composante essentielle de la lutte contre le génocide.</p>
<p align="JUSTIFY"><em><b>Comment agit ton syndicat pour préserver la culture des oliviers ? </b></em></p>
<p align="JUSTIFY">L’UAWC agit activement pour défendre les paysans et leur droit de cultiver librement et de manière indépendante, avec un accès complet à leurs ressources légitimes. Concernant les oliviers, notre campagne de récolte constitue le moment clé pour démontrer ce soutien et cet engagement en faveur de la préservation de l’olivier palestinien, symbole précieux de notre patrimoine.</p>
<p align="JUSTIFY">Cette campagne vise à accompagner les paysans, <a href="https://www.france-palestine.org/L-acces-des-Palestiniens-a-la-zone" target="_blank" rel="noopener">en particulier ceux dont les terres se trouvent en zone C</a>, confrontés à de nombreux défis imposés par l’armée israélienne et les colons, qui multiplient les attaques. Organisée non seulement au niveau local, elle mobilise également des volontaires venus du monde entier souhaitant agir concrètement en solidarité avec la Palestine. Participer à la récolte ne se limite pas à un travail physique : c’est un puissant geste de solidarité et de soutien envers les paysans..</p>
<p align="JUSTIFY"><em><b>Quelles sont les différentes victoires de votre syndicat ?</b></em></p>
<p align="JUSTIFY">L’UAWC a obtenu de nombreux succès concrets au fil des années. Nous atteignons annuellement 20 000 agriculteurs en zone C, installons 3000 km de canalisations d’irrigation et aménageons 10 000 hectares de pâturages. Nous avons récupéré et réhabilité 20 000 hectares de terres, construit 2000 km de routes agricoles et érigé 2 125 000 murs de soutènement. Grâce aux efforts de l’UAWC, l’accès à l’eau pour les agriculteurs a augmenté de 300 000 m³, 50 variétés de semences locales indigènes ont été protégées et plus de 2 000 000 d’arbres ont été plantés. Ces réalisations illustrent notre engagement constant pour la préservation de l’agriculture palestinienne et des droits des paysans.</p>
<p align="JUSTIFY">Propos recueillis par Nicolas Delcros, le 3 octobre 2025</p>
<hr />
<p align="JUSTIFY"><b>Comment peut-on agir depuis la Provence pour la préservation des oliviers palestiniens ?</b></p>
<p align="JUSTIFY"><a name="Bookmark"></a>Il existe plusieurs façons de soutenir cette cause :</p>
<ul>
<li>
<p align="JUSTIFY">Sensibiliser régulièrement autour de soi sur la situation des paysans oléicoles palestiniens et dénoncer les attaques graves menées par les colons, telles que le brûlage ou l’arrachage des oliviers.</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">Faire un <a href="https://uawc-pal.org/donate-now/" target="_blank" rel="noopener">don pour soutenir les projets de l’UAWC en faveur des paysans</a>.</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">Participer à la campagne de récolte l’année prochaine.</p>
</li>
</ul>
<hr />
<p align="JUSTIFY"><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Communiqué de la <a href="https://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=15887" target="_blank" rel="noopener">Confédération Paysanne condamnant l&rsquo;attaque de la banque de semence de l&rsquo;UAWC</a></p>
<p align="JUSTIFY">Pétition pour la <a href="https://viacampesina.org/fr/signez-la-petition-pour-la-solidarite-avec-les-paysan%c2%b7nes-et-les-communautes-rurales-en-palestine-occupee-arna-via-campesina/" target="_blank" rel="noopener">solidarité avec les paysan·nes et les communautés rurales en Palestine occupée, par l&rsquo;organisation internationale Via Campesina</a></p>
<div id="attachment_2610" style="width: 1040px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2610" class="wp-image-2610 size-large" title="Récolte des olives en Palestine © Sana, membre de l'UAWC" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-1030x773.jpg" alt="Récolte des olives en Palestine © Sana, membre de l'UAWC" width="1030" height="773" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-1030x773.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-300x225.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-768x576.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-1536x1152.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-1500x1125.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-705x529.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC-1320x990.jpg 1320w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Recolte-olives-en-Palestine-c-Sana-UAWC.jpg 1800w" sizes="(max-width: 1030px) 100vw, 1030px" /></a><p id="caption-attachment-2610" class="wp-caption-text">Récolte des olives en Palestine © Sana, membre de l&rsquo;UAWC</p></div>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/entre-genocide-ecocide-et-resistance-paysanne-les-enjeux-des-oliviers-palestiniens">Entre génocide, écocide et résistance paysanne : les enjeux des oliviers palestiniens</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nique Bayer qui chimique la Terre !</title>
		<link>https://quivive.fr/nique-bayer-qui-chimique-la-terre</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Qui Vive]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Oct 2025 08:49:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Bande organisée]]></category>
		<category><![CDATA[bio]]></category>
		<category><![CDATA[ferme]]></category>
		<category><![CDATA[Ferme du Roy d’Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[paysan]]></category>
		<category><![CDATA[rap]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://quivive.fr/?p=2570</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Ferme du Roy d’Espagne est une structure pédagogique qui se situe dans le 9e arrondissement de Marseille. Elle est gérée et animée par l’association La Nacée qui pratique une activité agricole riche et variée mêlant poulailler, ruche, plantes aromatiques, maraîchage et élevage. Elle ouvre ses portes au public les mercredis après-midis et samedis matins [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/nique-bayer-qui-chimique-la-terre">Nique Bayer qui chimique la Terre !</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Ferme du Roy d’Espagne est une structure pédagogique qui se situe dans le 9e arrondissement de Marseille. Elle est gérée et animée par l’association La Nacée qui pratique une activité agricole riche et variée mêlant poulailler, ruche, plantes aromatiques, maraîchage et élevage. Elle ouvre ses portes au public les mercredis après-midis et samedis matins lors de ses marchés, mais aussi aux écoles, à l’occasion de sorties pédagogiques qui proposent des activités autour de la vie à la ferme et de l’alimentation locale. L’objectif est de préserver un quartier encore vert, grâce à l’effort collectif de ses membres, ainsi que d’habitants volontaires du quartier, prêts à apporter leur aide pour sensibiliser aux enjeux agricoles et promouvoir l’agriculture paysanne. Depuis 2021, la ferme est également labellisée agriculture biologique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><iframe loading="lazy" title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/iAIwk6Vxkl0?si=9JXSexQQFEymj76k" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Afin d’accroître sa visibilité auprès des marseillais, l’équipe de la ferme a opté pour une reprise du clip et de la mélodie du morceau <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-CVn3-3g_BI" target="_blank" rel="noopener"><em>Bande organisée</em></a> créé par le collectif de rappeurs marseillais composé de SCH, Jul, Kofs, Naps, Soso Maness, Elams, Solda et Houari. Dans cette adaptation, on peut retrouver dès les premières paroles la mise en valeur des aliments issus de la production de la ferme : « <em>Viens les goûter ! Roy d&rsquo;Espagne, légumes bio, Bien sûr, c&rsquo;est du quartier !</em> ». Au fil des refrains, on peut repérer un message fort : manger local et résister à la nourriture transformée et importée. « <em>A nous les terres bétonisées! Basta la bad bouffe qui nique tout ! Basta la bad bouffe chimique bouh ! Basta la malbouffe ! Basta la malbouffe !</em> ». Choisir une reprise de cet immense succès est un choix judicieux sur le plan de la communication, puisque le clip capte l’attention et fait réfléchir. Cette stratégie s’est révélée concluante puisque la vidéo cumule aujourd’hui pas moins de 305 000 vues depuis sa mise en ligne il y a quatre ans, en juillet 2021.</p>
<p><strong>Pourquoi est-ce important pour la ferme de toucher un large public ?</strong></p>
<p>La <a href="https://www.fermeduroydespagne.org/" target="_blank" rel="noopener">ferme du Roy d’Espagne</a> accorde une grande importance à sa visibilité, afin de préserver l’impact positif qu’elle exerce sur son environnement. Cet impact est d’abord écologique puisqu’elle permet de réduire l’empreinte carbone liée au transport alimentaire. Mais il est aussi important de souligner son impact social. L’ouverture de ses portes aux classes scolaires, aux maisons de quartier, aux Instituts Médico-Éducatifs (IME) et aux structures médico-sociales permet de toucher des publics variés souvent éloignés de l’accès à une agriculture locale et à une éducation environnementale. Elle leur offre la possibilité de découvrir le monde agricole en pleine ville.</p>
<p>Lola Dupré<br />
4 octobre 2025</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/nique-bayer-qui-chimique-la-terre">Nique Bayer qui chimique la Terre !</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
