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	<title>Archives des déchets - Qui Vive</title>
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	<description>Le média qui pique la curiosité</description>
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		<title>Des citoyens ordinaires reprennent le pouvoir sur les déchets</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Camille Mercan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 17:45:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« J’ai passé le stade du choc par les déchets, ça devient presque normal, c’est ça qui est flippant ». Tom Flambeaux, plongeur à Biarritz, est le premier portrait d’Ordinaire. Il ramasse des plombs dans l’océan. Des tonnes et des tonnes de plombs de pêche. Il les ramène chez lui, seul et à vélo, pour ensuite les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« J’ai passé le stade du choc par les déchets, ça devient presque normal, c’est ça qui est flippant »</em>. Tom Flambeaux, plongeur à Biarritz, est le premier portrait d’<em>Ordinaire</em>. Il ramasse des plombs dans l’océan. Des tonnes et des tonnes de plombs de pêche. Il les ramène chez lui, seul et à vélo, pour ensuite les trier et les fondre. Face à la caméra, le plongeur assume ne toujours pas savoir quoi faire de ce <em>« butin »</em>. Il reconnaît pourtant que cela le <em>« soulage de les savoir en dehors de l’océan »</em>.</p>
<p>Réalisé par Jérémi Stadler, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=iEhs0afjBik" target="_blank" rel="noopener"><em>Ordinaire</em></a> est une épopée <em>« à la rencontre de l’ordinaire »</em>, présenté jeudi 27 novembre au <a href="https://labaleinemarseille.com/" target="_blank" rel="noopener">cinéma La Baleine</a> à Marseille, dans le cadre du projet <em>La Parole en Grand !</em>, porté par la coopérative <a href="https://citedestransitions.org/structure/nature-peinture" target="_blank" rel="noopener">Nature Peinture</a>. En 2017, le réalisateur de 27 ans fait une rencontre. Une idée germe : il veut réaliser une collection de portraits sur des personnes qui se mobilisent dans la lutte contre les déchets. Alors il parcourt 2000 kilomètres à vélo, entre Montpellier et La Rochelle. Non pas pour aligner des performances physiques de fou du vélo, mais pour assouvir son projet en limitant son impact carbone.</p>
<p><em>Ordinaire</em> ne théorise pas. Il montre. Les images sont brutes, simples et belles. C’est d’ailleurs la mission du projet : accorder une importance à l’esthétique avec un matériel suffisamment léger pour être transportable à vélo.</p>
<div id="attachment_3249" style="width: 710px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-du-film-Ordinaire-3.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3249" class="wp-image-3249 size-full" title="En vélo, scène du film Ordinaire de Jérémi Stadler - Capture écran" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-du-film-Ordinaire-3.png" alt="En vélo, scène du film Ordinaire de Jérémi Stadler - Capture écran" width="700" height="360" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-du-film-Ordinaire-3.png 700w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-du-film-Ordinaire-3-300x154.png 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></a><p id="caption-attachment-3249" class="wp-caption-text">En vélo, scène du film Ordinaire de Jérémi Stadler &#8211; Capture écran</p></div>
<p><em><strong>« L’activiste a l’ambition des pouvoirs les plus fous »</strong></em></p>
<p>Les portraits s’enchaînent comme une cartographie de micro-résistances. Dans son périple, Jérémi Stadler rencontre Marion Lescaut. À l’origine, elle est clerc de notaire. Elle finit par tout arrêter pour ramasser des masques jetables et s’en servir de matière première. Elle crée <em><a href="https://www.linkedin.com/company/le-carnet-de-mimi/?originalSubdomain=fr" target="_blank" rel="noopener">Le Carnet de Mimi</a>, </em>pour <em>« faire du beau avec du crado »</em> et transformer les souillures en œuvres. <em>« Je suis trop décalée avec cette société, elle me fait flipper, elle est trop flippante »</em>, partage-t-elle dans le film. Les images du documentaire montrent des amas de masques, sur les bords des routes, sur les parkings, dans la forêt, partout. Des tonnes de polypropylène promises à l’enfouissement. <em>« Avec mon travail, je montre toute la merde que les gens ne veulent plus voir »</em>, résume-t-elle. Marion rappelle : <em>« qu’on le veuille ou non, ramasser un masque, le montrer, l’exposer, c’est déjà un acte politique »</em>.</p>
<p>Plus loin sur son trajet, le vélo de Jérémi Stadler s’arrête chez Edmund Platt, originaire de Leeds, installé en France depuis dix ans. Ce personnage haut en couleurs a lancé le projet<a href="https://www.1dechetparjour.com/" target="_blank" rel="noopener"> <em>Un déchet par jour</em></a> pour interroger ce qui ne va pas sur terre et ce que lui, humain, peut faire concrètement. <em>« On est tous consommateurs, on est tous capables d’agir pour la planète, j’attends ça des gens »</em>, assène-t-il, frontal, face à la caméra. Selon cet activiste, «<em> il n’y a rien de plus fort que montrer l’exemple »</em>. Pour le réalisateur d’<em>Ordinaire</em>, Edmund Platt a réussi à transformer son éco-anxiété en éco-humanité.</p>
<p>Selon Catherine Verne, une psychologue interviewée dans le film, <em>« l’activiste a l’ambition des pouvoirs les plus fous »</em>. Dans l’histoire, rappelle-t-elle, l’activisme a <em>« un pouvoir exorbitant »</em> qu’il ne faut pas sous-estimer. Selon elle, <em>« lorsque l’on est passif, on aggrave la situation, l’activisme c’est le choix nécessaire »</em>.</p>
<p><strong>De l’individu au collectif</strong></p>
<p>Une fois le générique passé, la lumière se rallume, les applaudissements de la cinquantaine de spectateurs fusent et le débat s’ouvre. Adrien Piquera, président de Nature Peinture et organisateur de la soirée, remercie le public, puis pose une question à Marion Lescaut et Fiona Cosson :<br />
<em>« Comment passer de ces actions solitaires à un véritable pouvoir citoyen ? »</em> <em>« Moi, j’ai commencé seule, dans mon coin »</em>, livre Fiona Cosson, fondatrice de <a href="https://www.zerowastemarseille.org/" target="_blank" rel="noopener"><em>Zéro Waste Marseille</em></a>. <em>« Aujourd’hui, il y a une équipe salariée, des bénévoles, des partenaires, des commerçants. On se retrouve au café, on parle tri, réduction des déchets. C’est devenu une culture partagée »</em>, poursuit-elle. La fondatrice de l&rsquo;antenne marseillaise de Zéro Waste annonce la sortie, le jour même, de son nouveau projet : <a href="https://www.zerowastemarseille.org/nos-actions/tarpin-moins/" target="_blank" rel="noopener"><em>Le guide Tarpin moins</em></a>. Le livret recense plus de 200 adresses de commerces, associations et lieux ressources pour réduire ses déchets.</p>
<div id="attachment_3248" style="width: 1040px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bijoux-plastique-et-livre-Tarpin-bien-©-Camille-Mercan-scaled.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3248" class="wp-image-3248 size-large" title="Bijoux plastique de Marion Lescaut et guide Tarpin moins de Fiona Cosson © Camille Mercan" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bijoux-plastique-et-livre-Tarpin-bien-©-Camille-Mercan-1030x630.jpg" alt="Bijoux plastique de Marion Lescaut et guide Tarpin moins de Fiona Cosson © Camille Mercan" width="1030" height="630" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bijoux-plastique-et-livre-Tarpin-bien-©-Camille-Mercan-1030x630.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bijoux-plastique-et-livre-Tarpin-bien-©-Camille-Mercan-300x183.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bijoux-plastique-et-livre-Tarpin-bien-©-Camille-Mercan-768x470.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bijoux-plastique-et-livre-Tarpin-bien-©-Camille-Mercan-1536x939.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bijoux-plastique-et-livre-Tarpin-bien-©-Camille-Mercan-2048x1252.jpg 2048w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bijoux-plastique-et-livre-Tarpin-bien-©-Camille-Mercan-1500x917.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bijoux-plastique-et-livre-Tarpin-bien-©-Camille-Mercan-705x431.jpg 705w" sizes="(max-width: 1030px) 100vw, 1030px" /></a><p id="caption-attachment-3248" class="wp-caption-text">Bijoux plastique de Marion Lescaut et guide Tarpin moins de Fiona Cosson © Camille Mercan</p></div>
<p>Marion Lescaut raconte, elle, comment ses propres voyages ont tissé un réseau informel de personnes engagées : associations locales rencontrées sur la route, collaborations artistiques, amitiés nées d’un ramassage de plage ou d’une exposition. <em>« On a créé une espèce de famille qui gravite un peu partout en France et dans le monde »</em>, explique-t-elle au micro. Forcée d’abandonner les tonnes de masques récoltées, faute de solution de stockage et après de nouveaux <em>« déboires complexes »</em>, Marion Lescaut se dit <em>« toujours optimiste »</em>.</p>
<p>Pas de place pour stocker les quantités astronomiques de masques jetables ? Qu’importe. La jeune femme a déjà retrouvé une cause où engager son énergie débordante : 16 containers transportant des granulés de plastique ont été perdus au large de la Galice. Elle sillonne alors les plages du Nord de la France jusqu’en Espagne pour les ramasser. Toujours avec l’objectif de montrer ce que l’on ne veut pas voir, <a href="https://marion-lescaut.sumupstore.com/" target="_blank" rel="noopener">elle en fait des bijoux</a>. Non pas pour sublimer ces morceaux de plastique, mais pour que l’on reparte avec <em>« l’histoire qu’ils racontent »</em>. Le déchet devient à la fois preuve, mémoire et avertissement à porter sur soi.</p>
<p>Dans le public, une spectatrice résume : <em>« Pour passer de l’individuel au collectif, ce qui fonctionne, ce sont les outils d’inspiration. Ce documentaire en est un. Il rend visibles des petites initiatives et donne envie de s’y mettre »</em>.</p>
<p>Camille Mercan<br />
Décembre 2025</p>
<div id="attachment_3245" style="width: 261px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Affiche-du-film-Ordinaire.jpeg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3245" class="wp-image-3245 size-full" title="Affiche du film Ordinaire de Jérémi Stadler" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Affiche-du-film-Ordinaire.jpeg" alt="Affiche du film Ordinaire de Jérémi Stadler" width="251" height="336" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Affiche-du-film-Ordinaire.jpeg 251w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/12/Affiche-du-film-Ordinaire-224x300.jpeg 224w" sizes="(max-width: 251px) 100vw, 251px" /></a><p id="caption-attachment-3245" class="wp-caption-text">Affiche du film Ordinaire de Jérémi Stadler</p></div>
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		<title>Marcoville fait briller les déchets à la cathédrale de la Major</title>
		<link>https://quivive.fr/marcoville-fait-briller-les-dechets-a-la-cathedrale-de-la-major</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Qui Vive]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 10:05:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sous les voûtes de la cathédrale de la Major, des centaines d’anges en verre sablé, des arbres transparents de cinq mètres de haut, des milliers de poissons suspendus à plusieurs dizaines de mètres, semblent flotter dans la nef. Ce décor monumental n’a pourtant rien de clinquant : il est né de matériaux de récupération. À [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sous les voûtes de la cathédrale de la Major, des centaines d’anges en verre sablé, des arbres transparents de cinq mètres de haut, des milliers de poissons suspendus à plusieurs dizaines de mètres, semblent flotter dans la nef. Ce décor monumental n’a pourtant rien de clinquant : il est né de matériaux de récupération.</p>
<p>À 85 ans, <a href="https://marcoville-marseille.org/" target="_blank" rel="noopener">Marcoville</a> mène un travail autour du recyclage et du détournement de matériaux, habituellement délaissés. L’artiste récolte du verre cassé, des vitres brisées, des miroirs abîmés, pour leur offrir une seconde vie. « <em>Je pourrais acheter du verre neuf, mais j’aime chercher les choses fichues et les remettre dans le circuit</em> », confie-t-il. Son geste à la fois poétique et militant redonne de la valeur à ce que l’on croit perdu et sans valeur.</p>
<p><strong>L’art de sublimer le déchet</strong></p>
<div id="attachment_2992" style="width: 486px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2992" class="wp-image-2992" title="Marcoville à la Major 2 © Amélien Gay" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay-773x1030.jpg" alt="Marcoville à la Major 2 © Amélien Gay" width="476" height="635" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay-1152x1536.jpg 1152w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay-1125x1500.jpg 1125w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-3-c-Amelien-Gay.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 476px) 100vw, 476px" /></a><p id="caption-attachment-2992" class="wp-caption-text">Marcoville à la Major 2 © Amélien Gay</p></div>
<p>Dans Lumières célestes, tout part du verre recyclé. Les fragments se transforment en matière de lumière : polis, sablés, assemblés, ils reflètent et diffusent la clarté naturelle de <a href="https://www.culture.gouv.fr/regions/drac-provence-alpes-cote-d-azur/actualites/portraits-de-la-relance-en-region/Cathedrale-de-La-Major-Bouches-du-Rhone-Marseille" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;une des plus grandes cathédrales de France</a>.</p>
<p>Mais au-delà de la beauté, Marcoville adresse un message écologique fort. Dans une société où tout se jette, il prouve que la création peut s’appuyer sur l’existant. Chaque sculpture raconte une renaissance, une réparation, un refus du gaspillage. Ici, l’art devient un acte durable, une façon de transformer la matière sans la détruire, en lui donnant une seconde vie, en l&rsquo;érigeant en œuvre. À sa manière, Marcoville fait ce que Baudelaire faisait avec les mots : il transforme ce que l’on juge laid ou insignifiant en objet d’art.</p>
<div class="encadre"></p>
<p>« Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir :<br />
Au milieu des odeurs, des chairs pourrissantes,<br />
Une forme étrange et terrible s’élever,<br />
Comme un fantôme magnifique et triomphant. »</p>
<p>Extrait du poème <em>Une Charogne</em> issu du recueil <em>Les Fleurs du Mal</em>  de Charles Baudelaire</p>
<p></div>
<p><strong>« Un véritable voyage féérique »</strong></p>
<p>Pour les visiteurs, la surprise est totale. « <em>C’était très surprenant de voir ces œuvres gigantesques dans une cathédrale</em> », raconte Agathe, 19 ans, étudiante à Toulouse. « <em>Les œuvres sont très variées et poétiques. Marcoville a beaucoup utilisé le verre, ce qui crée un jeu de lumière fantastique avec les vitraux. C’est un véritable voyage féérique.</em> »</p>
<p>Elle salue également la démarche écologique de l’artiste et avoue comme beaucoup ne pas avoir deviné que les œuvres étaient faites à partir de matériaux de récupération : « <em>Les déchets sont retravaillés, le verre paraît plus brillant que jamais. Cette démarche est remarquable : elle donne une seconde vie aux objets, les sublime plutôt que de les laisser à l’abandon. C’est poétique que des choses rebutantes deviennent admirées.</em> »</p>
<p>Amélien Gay<br />
13 novembre 2025</p>
<p>Les <a href="https://marcoville-marseille.org/visites-presse/" target="_blank" rel="noopener">œuvres de Marcoville sont à découvrir</a> jusqu&rsquo;au 8 mars 2026 à Marseille.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2991" style="width: 445px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2991" class="wp-image-2991" title="Marcoville à la Major 3 © Amélien Gay" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay-773x1030.jpg" alt="Marcoville à la Major 3 © Amélien Gay" width="435" height="580" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay-773x1030.jpg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay-225x300.jpg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay-768x1024.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay-1152x1536.jpg 1152w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay-1125x1500.jpg 1125w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay-529x705.jpg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/major-2-c-Amelien-Gay.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 435px) 100vw, 435px" /></a><p id="caption-attachment-2991" class="wp-caption-text">Marcoville à la Major 3 © Amélien Gay</p></div>
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		<item>
		<title>Ma Petite Planète</title>
		<link>https://quivive.fr/a-voir/ma-petite-planete</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Qui Vive]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 08:46:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-Marseille Université]]></category>
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		<category><![CDATA[université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 9 octobre 2025, des étudiants se rassemblaient au parc du 26 centenaire, à Marseille, pour une opération de collecte de déchets. Un événement organisé par Aix-Marseille Université, dans le cadre du challenge Ma Petite Planète. Reportage. Marianne Courbon et Amélien Gay 12 novembre 2025</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/a-voir/ma-petite-planete">Ma Petite Planète</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 9 octobre 2025, des étudiants se rassemblaient au parc du 26 centenaire, à Marseille, pour une opération de collecte de déchets. Un événement organisé par Aix-Marseille Université, dans le cadre du <a href="https://www.univ-amu.fr/fr/public/challenge-ecologique-ma-petite-planete-x-amu" target="_blank" rel="noopener">challenge Ma Petite Planète</a>. Reportage.</p>
<p>Marianne Courbon et Amélien Gay<br />
12 novembre 2025</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/a-voir/ma-petite-planete">Ma Petite Planète</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Valoriser au lieu de jeter les déchets de son jardin !</title>
		<link>https://quivive.fr/valoriser-au-lieu-de-jeter-les-dechets-de-son-jardin</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Qui Vive]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 11:29:22 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[sol]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Feuilles mortes, herbe issue de la tonte, restes de culture ou fruits non consommables : une fois l’automne venu, ces déchets verts se multiplient dans nos jardins. Alors que le réflexe de bon nombre serait de les amener à la déchetterie, La Fête du Sol Vivant souhaite promouvoir leur valorisation au sein d’une gestion de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Feuilles mortes, herbe issue de la tonte, restes de culture ou fruits non consommables : une fois l’automne venu, ces déchets verts se multiplient dans nos jardins. Alors que le réflexe de bon nombre serait de les amener à la déchetterie, La <a href="https://fetedusolvivant.org/" target="_blank" rel="noopener">Fête du Sol Vivant</a> souhaite promouvoir leur valorisation au sein d’une gestion de proximité.</p>
<p align="justify">Portée par l’association <a href="https://paca.reseaucompost.org/" target="_blank" rel="noopener">Réseau Compost Citoyen</a>, l’événement réunit, entre les 11 et 26 octobre, particuliers, associations, collectivités et professionnels du jardinage, de l’agriculture ou du paysagisme. Ils partagent alors leurs techniques de compostage, de haies sèches, de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mulching_(tondeuse)#:~:text=Le%20mulching%20est%20une%20technique,former%20un%20mulch%20ou%20paillis." target="_blank" rel="noopener">mulching</a> [laisser les résidus de tonte finement broyés sur la pelouse Ndlr] et de paillage afin de constituer un sol vivant. <em>« L’idée est de faire connaître, d’une manière douce, les différentes façons de gérer les déchets au jardin sur site, au plus près de leurs lieux de production »</em>, explique Charlotte Ciabrini, maître-composteur et cofondatrice de la <a href="https://www.terre2mains.com/" target="_blank" rel="noopener">SCOP Terre 2 Mains</a>, qui participe pour la troisième fois à l’événement.</p>
<p align="justify"><strong>Sensibiliser et pratiquer</strong></p>
<p align="justify">Ainsi, des jardins partagés urbains sont ouverts au public. Les particuliers font également visiter le leur. Les associations proposent, quant à elles, des animations et des stands de sensibilisation pour petits et grands. <em>« Cette année, on s’intègre à la fête du quartier de Lodi à Marseille. C’est l’occasion de faire connaître le fonctionnement du site de compostage partagé du quartier afin que les personnes pratiquent les gestes »</em>, détaille Charlotte Ciabrini. <em>« On aura un stand informatif avec des lectures pour les plus jeunes sur le sol et les petites bêtes »</em>. Terre 2 Mains y animera aussi un grand jeu de l’oie familial sur le gaspillage alimentaire nommé <a href="https://www.pro-portion.fr/nos-prestations/ateliers-de-sensibilisation-au-gaspillage-alimentaire/notre-jeu-de-l-oie-anti-gaspillage-alimentaire-le-gaspi-rale" target="_blank" rel="noopener">Le Gaspi&rsquo;rale</a>. À travers la région, des webinaires, des récoltes et des distributions de compost complètent la programmation.</p>
<p align="justify">Accessible à tous, il n’est pas nécessaire d’être familier des méthodes de gestion des biodéchets. <em>« On accueille généralement des convaincus qui ont pris l’initiative de se déplacer. On diversifie donc nos animations pour toucher d’autres personnes. Les ateliers pratiques rencontrent un franc succès car les gens sont toujours friands d’apprendre de nouvelles techniques »</em>, témoigne Elodie Vieu, coordinatrice régionale de l’événement.</p>
<p align="justify"><strong>Les avantages d’un sol vivant en Provence</strong></p>
<p align="justify">Alors que les territoires de la région PACA sont fortement touchés par la sécheresse et la pollution, la Fête du Sol Vivant met en avant le paillage. Cette technique consiste à couvrir le sol situé autour des végétaux cultivés avec de la matière organique, dont des feuilles mortes ou du broyat. Cela limite l’évaporation grâce à une meilleure rétention de l’eau. L’arrosage est alors moins fréquent. <em>« On peut faire du compostage de surface sous le paillage, et là on a tout gagné. Cela consiste à étaler ses déchets organiques, puis à les couvrir avec du paillage qui va préserver l’humidité des biodéchets et permettre aux décomposeurs de bien faire leur travail dans le sol »</em>, recommande Elodie Vieu. <em>« Dans notre région, on en a réellement besoin »</em>, souligne-t-elle.</p>
<div id="attachment_2221" style="width: 739px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/09/Animation-dechets-verts-LAbeille-Verte-edition-2024.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2221" class="wp-image-2221" title="Animation déchets verts L’Abeille Verte, édition 2024 de la Fête du Sol Vivant" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/09/Animation-dechets-verts-LAbeille-Verte-edition-2024.jpg" alt="Animation déchets verts L’Abeille Verte, édition 2024 de la Fête du Sol Vivant" width="729" height="486" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/09/Animation-dechets-verts-LAbeille-Verte-edition-2024.jpg 1024w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/09/Animation-dechets-verts-LAbeille-Verte-edition-2024-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/09/Animation-dechets-verts-LAbeille-Verte-edition-2024-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/09/Animation-dechets-verts-LAbeille-Verte-edition-2024-705x470.jpg 705w" sizes="auto, (max-width: 729px) 100vw, 729px" /></a><p id="caption-attachment-2221" class="wp-caption-text">Animation déchets verts L’Abeille Verte, édition 2024 de la Fête du Sol Vivant</p></div>
<p align="justify"><strong>Réduire l’apport en déchetterie</strong></p>
<p align="justify">La Fête du Sol Vivant met aussi en avant la réduction de CO2 grâce à une gestion sur site des déchets verts. <em>« Réduire le transport des déchets à la déchetterie ainsi que leur collecte diminue la pollution émise par les véhicules »</em>, précise Charlotte Ciabrini. Par ailleurs, le retour en terre de ces ressources favorise une meilleure absorption du CO2 dans le sol.</p>
<p align="justify">Soutenue par l’ADEME, l’agence pour la transition écologique, et la Région Sud, la Fête du Sol Vivant profite également aux collectivités territoriales en organisant des ateliers pour faire vivre la dynamique du compostage et ainsi inciter la population à réduire les apports de déchets verts en déchetterie. Lors de l’événement, elles peuvent alors montrer aux habitants les politiques mises en place.</p>
<p align="justify">En région PACA, le <a href="https://entreprises.maregionsud.fr/fileadmin/user_upload/1-FICHIERS/2-DOCUMENTS/Economie-Emploi/Plan_Regional_de_Prevention_et_de_Gestion_des_Dechets.pdf" target="_blank" rel="noopener">Plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD)</a> vise à réduire de 20 % les déchets verts apportés en déchetterie en 2025. Aujourd’hui, cela représente dans la région 74 kg/an/habitant. <em>« Il y a la rencontre départementale des adhérents du Réseau Compost Citoyen à Marseille pour partager les projets et les difficultés. Cela va dans le sens d’être plus ambitieux pour les collectivités sur ces sujets »</em>, ajoute Charlotte Ciabrini. La Fête du Sol Vivant marque alors une première étape vers une prise de conscience des enjeux liés à la gestion locale des ressources du jardin.</p>
<p align="justify">Marianne Courbon<br />
Le 28 septembre 2025</p>
<hr />
<p align="justify"><div class="encadre"></p>
<p align="justify"><strong>C&rsquo;est quoi, un sol vivant ?</strong></p>
<p align="justify">Un sol riche en matière organique stocke mieux le carbone, limite l&rsquo;évaporation en cas de sécheresse, profite plus aux plantes et à la biodiversité. <a href="https://quivive.fr/le-sol-fait-la-vie-et-la-vie-fait-le-sol">Notre interview de Jean-Claude Lacassin</a>, pédologue, nous explique en détail de quoi il s&rsquo;agit. Pour aller plus loin, consultez également le site du projet <a href="https://www.pourdessolsvivants.fr/" target="_blank" rel="noopener">Pour des sols vivants</a>, coordonné par <a href="https://fnepaca.fr/actualites/lancement-du-projet-sols-vivants" target="_blank" rel="noopener">notre partenaire éditorial FNE PACA</a>. Enfin, retrouvez sur le site de l&rsquo;ADEME <a href="https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/sols-tresor-a-proteger" target="_blank" rel="noopener">la page dédiée aux sols</a>.</p>
<p align="justify"></div></p>
<p align="justify"><div class="encadre"></p>
<p align="justify">Trois animations à découvrir pendant la quinzaine en région PACA :</p>
<ul>
<li>
<p align="justify">Le 11 octobre : Café compost à Lou Pantaï à 16h à Cogolin (Var)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 19 octobre : Les 7 familles de la vie cachée des Sols à 14h à Arles (Bouches-du-Rhône)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 22 octobre : Compostage &amp; Nettoyage d’Automne aux Jardins de la Maison de l’Alimentation et du Développement Durable à 14h00 &#8211; Saint-Vallier-de-Thiey (Alpes Maritimes)</p>
</li>
</ul>
<p align="justify">Découvrez ici <a href="https://fetedusolvivant.org/evenements/" target="_blank" rel="noopener">l’ensemble de la programmation</a></p>
<p align="justify"></div></p>
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		<title>Le vrai prix des friperies</title>
		<link>https://quivive.fr/le-vrai-prix-des-friperies</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jan-Cyril Salemi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 11:48:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Connaissances]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[déchets]]></category>
		<category><![CDATA[fast fashion]]></category>
		<category><![CDATA[fripes]]></category>
		<category><![CDATA[mode]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[surconsommation]]></category>
		<category><![CDATA[textile]]></category>
		<category><![CDATA[vêtements]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S&#8217;habiller avec des fripes est souvent perçu comme un acte écologique et solidaire. Acheter une veste ou un jean de seconde main semble avoir tous les avantages. Ça ne coûte pas trop cher, ça évite d&#8217;enrichir les grandes enseignes et ça permet de réduire les déchets. En apparence, recycler les vêtements s&#8217;inscrit dans un processus [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>S&rsquo;habiller avec des fripes est souvent perçu comme un acte écologique et solidaire. Acheter une veste ou un jean de seconde main semble avoir tous les avantages. Ça ne coûte pas trop cher, ça évite d&rsquo;enrichir les grandes enseignes et ça permet de réduire les déchets. En apparence, recycler les vêtements s&rsquo;inscrit dans un processus vertueux. La réalité est bien plus complexe. Emmanuelle Durand est anthropologue, elle a rédigé sa thèse sur l&rsquo;économie du textile réutilisé. Elle en a tiré un livre, <a href="https://www.premierparallele.fr/livre/lenvers-des-fripes" target="_blank" rel="noopener"><i>L&rsquo;envers des fripes</i></a>, paru en 2024. Lors de la Fête des Trucs, le week-end dernier, La Sauce, l&rsquo;association étudiante d&rsquo;Aix-Marseille Université, a organisé une conférence avec Emmanuelle Durand. Pendant près de deux heures, la chercheuse a décrit les circuits du recyclage textile et toutes les nuisances insoupçonnées qu&rsquo;il comporte.</p>
<p><b>Souillure et déchets</b></p>
<p>La notion de fripe est assez floue juridiquement. Cela peut être un vêtement usagé, mais également un vêtement neuf invendu. Pour résumer, selon l&rsquo;expression de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mary_Douglas" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;anthropologue britannique Mary Douglas</a>, c&rsquo;est un vêtement qui présente une souillure, c&rsquo;est-à-dire qui n&rsquo;est pas à sa place socialement et symboliquement car il a perdu de sa valeur. Soit parce qu&rsquo;il encombre nos armoires, soit parce qu&rsquo;il encombre le stock d&rsquo;un magasin. Le transformer en fripe lui redonne une valeur et le remet en circulation pour qu&rsquo;il soit de nouveau utilisé. La vision de l&rsquo;économie de la fripe est faussée car on ne retient souvent que ces deux côtés de la chaîne : le vêtement dont on se débarrasse et le vêtement qui est remis en vente. Tout ce qui se passe entre ces deux étapes est invisibilisé. Ce parcours d&rsquo;une extrémité à une autre est la problématique principale des fripes. Qui intervient pour que cette transmission ait lieu ? Et comment a-t-elle lieu ?</p>
<p>La circulation est à la fois spatiale et sociale. Dans les pays développés, des associations s&rsquo;occupent de la collecte des vêtements. Il faut ensuite les trier, parfois les raccommoder, puis les emballer, les stocker, les transporter. La plupart de ces lots de textiles partent alors dans des pays du sud, où ils sont de nouveau triés. Puis, selon leur état, une partie est mise en vente sur le marché local, une partie est renvoyée dans les pays du nord pour être vendue dans les friperies, et une partie est jetée. Souvent, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=2cecBvDPQdQ&amp;ab_channel=FRANCE24" target="_blank" rel="noopener">ces déchets textiles terminent sur d&rsquo;immenses décharges à ciel ouvert</a> dans les pays du sud. Emmanuelle Durand s&rsquo;est intéressée au circuit entre l&rsquo;Europe et le Liban.<i> « En moyenne, sur une balle de 50 kg de vêtements achetée sur le marché libanais, 40% ne sera pas utilisable »</i>, précise-t-elle.</p>
<div id="attachment_1438" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/04/Decharge-vetements.webp"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-1438" class="wp-image-1438 size-full" title="Déchets textiles © XDR" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/04/Decharge-vetements.webp" alt="Déchets textiles © XDR" width="600" height="400" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/04/Decharge-vetements.webp 600w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/04/Decharge-vetements-300x200.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-1438" class="wp-caption-text">Déchets textiles © XDR</p></div>
<p><b>Exploitation logistique</b></p>
<p>Toute cette circulation intermédiaire entre la collecte et la revente est réalisée, dans les pays du nord et du sud, sur des territoires similaires : des milieux péri-urbains, où se trouvent des hangars, à l&rsquo;intérieur desquels ont lieu les activités de tri, d&rsquo;assemblage, d&#8217;emballage, de stockage, de transport, de livraison. Dans ces entrepôts, au sud comme au nord, les emplois sont précaires, celles et ceux qui les occupent sont exploités, mal rémunérés, les conditions de travail sont dégradées. C&rsquo;est dans ce monde urbain de la logistique que se crée la valeur. Ces territoires en déshérence sont les rouages indispensables du commerce des vêtements de récupération.</p>
<p>Ce circuit du recyclage à grande échelle est concurrencé depuis quelques années par les plateformes numériques. Dans ce cas, la vente de vêtements d&rsquo;occasion n&rsquo;a pas lieu en friperies, elle se fait entre particuliers. Les sites spécialisés mettent en avant l&rsquo;économie circulaire, encouragent le geste simple de vider ses placards et de redonner vie à des habits qui dormaient. Cela semble contribuer à un modèle vertueux socialement et écologiquement. <a href="https://reporterre.net/S-habiller-ecolo-Pas-sur-Vinted" target="_blank" rel="noopener">Mais c&rsquo;est une situation en trompe-l&rsquo;œil</a>. Il est vrai que l&rsquo;accès à la seconde main est facilité, des personnes qui n&rsquo;en auraient pas eu la démarche, achètent des vêtements d&rsquo;occasion via ces plateformes. Mais cela implique de la gestion de colis, du stockage et du transport, dans les territoires où cette logistique est déjà en place. Autre conséquence, le circuit du don est fragilisé. S&rsquo;il est possible de revendre ses fonds de placard, les vêtements donnés sont ceux qu&rsquo;on ne pourra pas monnayer. Les textiles collectés sont donc de moins bonne qualité et quand ils arrivent dans les pays du sud, ils sont plus nombreux à être inutilisables et finissent jetés. Sous l&rsquo;apparence d&rsquo;une attitude vertueuse d&rsquo;économie circulaire, ces plateformes viennent amplifier la pollution textile à l&rsquo;autre bout de la planète.</p>
<p><b>Profits pour l&rsquo;industrie</b></p>
<p>Enfin, il reste un aspect majeur dans cette circulation des vêtements recyclés : le rôle de la production industrielle. <i>« L&rsquo;industrie textile et les fripes sont en fait complètement enchevêtrées »</i>, explique Emmanuelle Durand. Depuis longtemps, les industriels ont compris tout l&rsquo;intérêt qu&rsquo;ils avaient à accompagner la consommation de vêtements d&rsquo;occasion. Dès les années 60 ou 70, lorsque les mouvements hippies ou punks réutilisent et détournent des bleus de travail ou des tenues militaires, l&rsquo;industrie se met à produire des treillis neufs ou des vestes d&rsquo;ouvriers. De même, quand la mode est aux habits usés, elle commercialise du prêt-à-porter déjà abimé, déchiré. Aujourd&rsquo;hui, elle se sert de l&rsquo;engouement pour la récup et en tire profit. L&rsquo;industrie a même besoin du marché de l&rsquo;occasion, car il lui permet de diffuser ses invendus. Sans la seconde main, l&rsquo;industrie textile serait bloquée par son stock. Mais elle a au contraire la possibilité de s&rsquo;en débarrasser, ce qui encourage et renforce sa surproduction. Il est plus rentable pour elle de nourrir un flux permanent de nouveautés et de reléguer ses invendus en fripes, ce qui entretient la surconsommation. <a href="https://www.francetvinfo.fr/environnement/actions-ecologiques/gestion-des-dechets/recyclage/reportage-toutes-les-associations-sont-noyees-le-recyclage-des-vetements-est-en-crise-a-cause-de-la-fast-fashion_7135788.html" target="_blank" rel="noopener">Les articles de la fast fashion inondent aujourd&rsquo;hui autant le marché du neuf que celui de la récup</a>.</p>
<p>L&rsquo;enquête d&rsquo;Emmanuelle Durand met en lumière tous les paradoxes, les nuisances et les pièges du recyclage des vêtements. Il existe des moyens de les contourner, déjà en ayant conscience de ce fonctionnement, et en essayant de limiter son essor. Et en favorisant autant que possible les circuits courts, les échanges directs, locaux, informels. Dans le domaine des textiles comme dans d&rsquo;autres, il est préférable de consommer des objets déjà fabriqués et de les faire durer. Mais la traçabilité d&rsquo;un vêtement restera toujours difficile à établir, et la dimension éthique de ce commerce est une problématique complexe. La responsabilité de la société est de tenter de la résoudre.</p>
<p>Jan-Cyril Salemi<br />
Avril 2025</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour aller plus loin :<br />
<a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-mardi-25-fevrier-2025-1305427" target="_blank" rel="noopener">Emmanuelle Durand invitée de l&rsquo;émission La Terre au carré sur France Inter</a></p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/le-vrai-prix-des-friperies">Le vrai prix des friperies</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
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		<title>Sentinelles, l&#8217;appli pour signaler les atteintes à la nature</title>
		<link>https://quivive.fr/a-voir/sentinelles-lappli-pour-signaler-les-atteintes-a-la-nature</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thomas Khairallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 16:15:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[application]]></category>
		<category><![CDATA[décharge]]></category>
		<category><![CDATA[déchets]]></category>
		<category><![CDATA[FNE PACA]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://quivive.fr/?post_type=a-voir&#038;p=721</guid>

					<description><![CDATA[<p>Qui Vive va publier régulièrement des contenus en partenariat avec France Nature Environnement Paca. Pour commencer cette série, notre journaliste-vidéaste Thomas Khairallah est allé interroger Magali Boyer, animatrice Nature Environnement, et Judith Sébert, juriste Environnement. Elles nous présentent l&#8217;application Sentinelles de la nature, une plateforme numérique de signalement permettant à tout citoyen de lancer l&#8217;alerte [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui Vive va publier régulièrement des contenus en partenariat avec France Nature Environnement Paca. Pour commencer cette série, notre journaliste-vidéaste Thomas Khairallah est allé interroger Magali Boyer, animatrice Nature Environnement, et Judith Sébert, juriste Environnement. Elles nous présentent l&rsquo;application Sentinelles de la nature, une plateforme numérique de signalement permettant à tout citoyen de lancer l&rsquo;alerte s&rsquo;il découvre une décharge illégale ou autre atteinte aux écosystèmes.</p>
<p>Sur ces liens, le site <a href="http://sentinellesdelanature.fr/" target="_blank" rel="noopener">sentinellesdelanature.fr</a> et son application mobile, disponible sur <a href="https://play.google.com/store/apps/details?id=fr.sentinellesdelanature" target="_blank" rel="noopener">Google Play</a> et <a href="https://itunes.apple.com/us/app/sentinelles-de-la-nature/id1357063594" target="_blank" rel="noopener">Apple Store</a>.</p>
<p>Une vidéo réalisée par Thomas Khairallah, le 2 décembre 2024<br />
Musique : Wilfrid Rapanakis-Bourg</p>
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