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	<title>Archives des alimentation - Qui Vive</title>
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	<description>Le média qui pique la curiosité</description>
	<lastBuildDate>Mon, 18 May 2026 14:58:07 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Pesticides légaux et illégaux : quels leviers pour en sortir ?</title>
		<link>https://quivive.fr/pesticides-legaux-et-illegaux-quels-leviers-pour-en-sortir</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 10:11:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement de Sébastien Lecornu a signé le 7 janvier un arrêté pour suspendre l’importation des fruits et légumes contenant cinq pesticides interdits en Europe. Cinq, sur&#8230; des dizaines. Voilà qui ne suffira pas à calmer la colère des agriculteurs, opposés à la ratification par l&#8217;Union Européenne du Mercosur, accord de libre-échange avec l&#8217;Amérique du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Le gouvernement de Sébastien Lecornu a signé le 7 janvier un <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053313910">arrêté pour suspendre l’importation des fruits et légumes contenant cinq pesticides interdits en Europe</a>. Cinq, sur&#8230; des dizaines. Voilà qui ne suffira pas à calmer la colère des agriculteurs, opposés à la ratification par l&rsquo;Union Européenne du Mercosur, accord de libre-échange avec l&rsquo;Amérique du Sud. Un traité qui met en concurrence la production des paysans et éleveurs français avec celle de pays qui recourent abondamment aux substances chimiques.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Agriculture paysanne, justice sociale, écologie et santé : même combat</b></p>
<p align="JUSTIFY">Le Mercosur « <i>soulève toujours autant d’objections sévères pour ses impacts des deux côtés de l’Atlantique en matière agricole, mais aussi de climat, de droits humains et des peuples autochtones en particulier, de déforestation, de biodiversité, de bien-être animal, d’extraction minière, d’emplois et de justice sociale</i> », lit-on dans une <a href="https://www.collectifstoptafta.org/accord-ue-mercosur/article/contre-l-accord-ue-mercosur-pour-une-relocalisation-ecologique-et-solidaire">lettre ouverte au président de la République</a>, publiée le 9 janvier par une quarantaine d’organisations dont Les Amis de la Terre, Attac, Greenpeace et la Confédération paysanne. Ce même jour, des militants de la Confédération, des Soulèvements de la Terre, de la CGT Paris, de Solidaires, de Cancer Colère et du collectif d&rsquo;étudiants d’AgroParisTech « Agro en lutte » ont envahi le périphérique parisien. Un signe que les questions environnementales, la santé humaine et celle des écosystèmes s&rsquo;articulent de plus en plus avec les revendications sociales dans les mobilisations.</p>
<p align="JUSTIFY">D&rsquo;autant que le sentiment qu&rsquo;ont les citoyens de n&rsquo;être pas entendus s&rsquo;aggrave : le débat parlementaire sur la <a href="https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3014?locale=fr">pétition contre la loi Duplomb</a>, qui avait obtenu cet été plus de 2 millions de signatures, a été repoussé au mois de février. <a href="https://conseil-etat.fr/actualites/vivre-dans-un-environnement-equilibre-et-respectueux-de-la-sante-reconnu-liberte-fondamentale">« <i>Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé</i> », établit la loi française</a>. Mais comment faire valoir ce point, quand la législation et les traités internationaux autorisent l&rsquo;usage de pesticides, la mise sur le marché de produits d&rsquo;alimentation courante potentiellement toxiques ? Et quand, aux pesticides « légaux », s&rsquo;ajoutent les pesticides illégaux ?</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Trafic de pesticides interdits : un procès à Marseille</b></p>
<p align="JUSTIFY">Melons, salades, tomates, courgettes, concombres, artichauts, blé, riz, fraises, kiwis, poires, pommes ou encore abricots&#8230; Autant de fruits et légumes contaminés par des produits interdits importés d&rsquo;Espagne, vendus par des enseignes de grande distribution, qui se sont retrouvés dans les assiettes d&rsquo;habitants des Bouches-du-Rhône et de la Drôme. Après un <a href="https://fne.asso.fr/communique-presse/la-saga-carotte-s-acheve-a-la-cour-de-cassation">procès dans le nord de la France, où des maraîchers ont été condamnés</a> pour « <i>mise sur le marché, détention et utilisation, en bande organisée, de produits phytosanitaires ne bénéficiant pas d’une autorisation de mise sur le marché</i> », le Parquet de Marseille a été saisi. Six sociétés agricoles et sept individus font l’objet de poursuites dans les deux départements.</p>
<p align="JUSTIFY">Comme le détaille le <a href="https://fnepaca.fr/dossiers/pesticides-du-trafic-a-nos-assiettes">dossier consacré à l&rsquo;affaire sur le site de France Nature Environnement Provence-Alpes-Côte d’Azur</a>, « <i>les enquêteurs ont également retrouvé des produits de contrefaçon (&#8230;), dont les <a href="https://alerte-medecins-pesticides.fr/ressources/dossier-co-formulants-et-adjuvants/">coformulants</a> sont inconnus et peuvent représenter un risque bien plus élevé pour la santé et la biodiversité</i> ». Car bien-sûr, les polluants utilisés contaminent les <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_trophique&amp;ved=2ahUKEwixwvWKzv6RAxUxR6QEHZ4ANaYQFnoECC8QAQ&amp;usg=AOvVaw3vniG9rDD46BvUttDgK8rG">chaînes trophiques</a>, s&rsquo;infiltrent dans les sols, et les nappes phréatiques.</p>
<p align="JUSTIFY">L&rsquo;association, avec FNE Auvergne Rhône-Alpes et FNE Bouches-du-Rhône, soutenues par la fédération nationale de France Nature Environnement, Générations Futures et la Confédération Paysanne, se sont portées parties civiles. L&rsquo;audience, qui se tiendra du 12 au 14 janvier dans la Salle des procès hors norme du Tribunal Judiciaire de Marseille,<b> </b>est publique : tout le monde peut y assister pour comprendre ses enjeux de santé publique et d&rsquo;écologie.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Pourquoi c&rsquo;est important de se renseigner et se mobiliser ?</b></p>
<p align="JUSTIFY">Parce que chaque être vivant est concerné ! Des <a href="https://www.mnhn.fr/fr/le-declin-des-insectes-met-en-peril-le-vivant">populations d&rsquo;insectes, en chute libre</a>, aux humains, dont les <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/09/25/cancer-le-nombre-de-deces-va-fortement-augmenter-dans-le-monde-d-ici-a-2050_6642839_3244.html">cas de cancers explosent</a> du fait, notamment, d&rsquo;un environnement envahi de pesticides, plastiques, perturbateurs endocriniens et autres polluants. La justice a son rythme propre, avec des délais très longs, et ses décisions ne sont trop souvent pas appliquées, faute de moyens publics mis en œuvre pour le suivi et les contrôles sur le terrain, mais ce genre de procès fait malgré tout bouger les lignes. Les citoyens ont tout intérêt à s&rsquo;informer, à monter en compétences pour pouvoir peser dans les débats, et à soutenir les associations de protection de l&rsquo;environnement.</p>
<p align="JUSTIFY">Se renseigner, c&rsquo;est aussi par exemple assister à des conférences sur les questions alimentaires. A Marseille, <a href="https://www.opera-mundi.org/programmation/">Opera Mundi consacre son cycle cette année au thème <i>Nourrir et relier les mondes</i></a>. En introduction le 28 novembre dernier, la philosophe Joëlle Zask invitait à sortir l&rsquo;agriculture de son inféodation au marché. Les solutions existent : <a href="https://mrmondialisation.org/lagroecologie-pourrait-nourrir-95-milliards-dhumains/">l&rsquo;agroécologie permettrait de produire une nourriture saine et suffisante sur tous les continents</a>, si on en appliquait les principes, de manière juste et démocratique. « <i>Là où Trump et Poutine disent </i><span style="font-family: Times New Roman, serif;">« </span>il n&rsquo;y en aura pas pour tout le monde<span style="font-family: Times New Roman, serif;">« </span><i>,</i> soulignait-elle,<i> la démocratie répond : </i><span style="font-family: Times New Roman, serif;">« </span>il faut qu&rsquo;il y en ait pour tout le monde<span style="font-family: Times New Roman, serif;">« </span><i>.</i> » Le 4 février prochain, l&rsquo;anthropologue Bénédicte Bonzi parlera de la Sécurité sociale de l&rsquo;alimentation, qui ouvre des pistes intéressantes pour à la fois lutter contre la précarité, et cesser d&#8217;empoisonner la terre.</p>
<p align="JUSTIFY">En attendant que ce dispositif, inspiré des principes de la Sécurité sociale, devienne réalité, il est possible de favoriser les <a href="https://www.avenir-bio.fr/annuaire_amap.php">Amaps</a>, les <a href="https://www.adear13.org/-Nos-marches-et-producteurs-">marchés paysans</a>, l&rsquo;<a href="https://www.terredemars.fr/marche-bio-marseille/">achat direct auprès des producteurs</a>, ou encore les <a href="https://filierepaysanne.wixsite.com/filierepaysanne/epiceries-paysannes"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">É</span>piceries paysannes</a> pour se nourrir.</p>
<p align="JUSTIFY">Gaëlle Cloarec, le 9 janvier 2026</p>
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		<title>Cuisiner durable et bio entre voisins à Aix-en-Provence</title>
		<link>https://quivive.fr/cuisiner-durable-et-bio-entre-voisins-a-aix-en-provence</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Qui Vive]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 09:08:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est 9h30 et le restaurant accueille déjà du monde. Ce n’est pas pour déguster le menu du jour mais bien pour préparer les plats qui régaleront les convives du midi. Florence, Julie et Danielle sont déjà assises autour de la table avec un bon café. Elles seront ensuite rejointes par quatre autres bénévoles. Chacune [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est 9h30 et le restaurant accueille déjà du monde. Ce n’est pas pour déguster le menu du jour mais bien pour préparer les plats qui régaleront les convives du midi. Florence, Julie et Danielle sont déjà assises autour de la table avec un bon café. Elles seront ensuite rejointes par quatre autres bénévoles. Chacune se présente et raconte comment elle a connu le <a href="https://www.lespetitescantines.org/" target="_blank" rel="noopener">réseau des Petites Cantines</a>. Une fois le tour de table terminé, Élodie, co-responsable de <a href="https://aix-en-provence.lespetitescantines.org/" target="_blank" rel="noopener">l’établissement d’Aix-en-Provence</a>, leur présente le déroulé de la matinée.</p>
<p>La cuisinière de formation leur rappelle d’abord le concept des Petites Cantines. Il est simple : un restaurant solidaire destiné à recréer du lien dans un quartier afin de sortir les habitants de leur solitude en cuisinant à plusieurs des produits de qualité.</p>
<p>Pour ce faire, les personnes <a href="https://aix-en-provence.lespetitescantines.org/nous-soutenir" target="_blank" rel="noopener">adhèrent à l’association</a>. En tant que bénévoles, elles peuvent venir cuisiner le matin ou simplement manger le midi, selon les disponibilités de chacun. « <em>Avec ce système on compte entre 200 et 300 adhérents. De bénévoles réguliers, on en a une vingtaine</em> », précise Élodie. Le prix du repas est libre. « <em>On fait connaître aux personnes qui viennent manger le prix d’équilibre, qui est de 10 euros, mais chacun donne ce qu’il peut</em> », indique-t-elle.</p>
<p>Une fois les explications faites et les rôles définis, la brigade enfile un tablier bleu ou gris à l’effigie des Petites Cantines et un bandana en guise de charlotte. Il est déjà 10h. Avant 12h30, le repas doit être prêt pour la vingtaine de personnes qui vient déjeuner.</p>
<p>En cuisine, Daphné, une étudiante en licence d’anthropologie à Aix qui réalise une enquête de terrain, et Élodie, montrent aux cuistots du jour l’organisation du lieu. Elles leur indiquent notamment l’emplacement des légumes, des épices, des ustensiles et leur rappellent les règles d’hygiène. Une fois les mains lavées, chacune se met à son poste et va chercher les ingrédients indiqués sur la recette.</p>
<p>Aujourd’hui, elles doivent préparer un véritable repas de saison avec : en entrée un velouté de champignons, en plat du butternut au gorgonzola et aux lentilles et en dessert un crumble aux pommes.</p>
<p><strong>Des menus entièrement végétariens et de qualité</strong></p>
<p>À chaque jour son menu. Les plats proposés changent quotidiennement, selon le modèle défini par le réseau national. Ils sont soit élaborés par Élodie et Céline, co-responsable elle aussi, ou par deux bénévoles de l’association. Une boîte à idées permet également aux participants de proposer leurs recettes.</p>
<p>L’établissement d’Aix-en-Provence ne sert que des repas végétariens. « <em>Ce choix s’explique aussi bien par la volonté de s’inscrire dans une alimentation durable, que dans celle de correspondre à tout le monde. Le quartier de Jas-de-Bouffan, regroupe plusieurs religions</em> », poursuit Élodie.</p>
<p>Outre le fait qu’il n’y ait pas de viande, les produits sont majoritairement bio afin de proposer aux clients une alimentation durable. « <em>Le but est de créer du lien mais le deuxième pilier est de permettre à tout le monde de manger quelque chose de qualité et sain. Toute la phase écologique nous tient à cœur. C’est pour ça qu’on cuisine des produits de saison</em> », détaille Élodie.</p>
<p>« <em>On est dans une logique globale. On n’achète pas des produits premiers prix, qui ne sont pas de saison, cultivés sous serre. On fait ce qu’on peut au maximum pour être cohérents à ce propos</em> », ajoute-t-elle.</p>
<div id="attachment_2972" style="width: 473px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Les-Petites-Cantines-2.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2972" class="wp-image-2972" title="Julie et Florence ont préparé ensemble l’entrée du jour : un velouté de champignons © Les Petites Cantines d’Aix-en-Provence" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Les-Petites-Cantines-2-773x1030.jpeg" alt="Julie et Florence ont préparé ensemble l’entrée du jour : un velouté de champignons © Les Petites Cantines d’Aix-en-Provence" width="463" height="617" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Les-Petites-Cantines-2-773x1030.jpeg 773w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Les-Petites-Cantines-2-225x300.jpeg 225w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Les-Petites-Cantines-2-768x1024.jpeg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Les-Petites-Cantines-2-1152x1536.jpeg 1152w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Les-Petites-Cantines-2-1125x1500.jpeg 1125w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Les-Petites-Cantines-2-529x705.jpeg 529w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/11/Les-Petites-Cantines-2.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 463px) 100vw, 463px" /></a><p id="caption-attachment-2972" class="wp-caption-text">Julie et Florence ont préparé ensemble l’entrée du jour : un velouté de champignons © Les Petites Cantines d’Aix-en-Provence</p></div>
<p><strong>Un choix passant aussi par les fournisseurs</strong></p>
<p>Pour respecter cet engagement, le restaurant achète ses ingrédients auprès de deux fournisseurs. « <em>Pour les fruits et légumes on travaille avec <a href="https://cantinamarseille.com/" target="_blank" rel="noopener">Cantina</a> à Marseille. Ils font le tour des agriculteurs et ne travaillent qu’avec des entreprises sociales et solidaires ou avec des associations. Je n’ai pas trouvé de fournisseur en épicerie dans le Sud avec un rapport qualité/prix qui soit viable. On fait comme on peut</em> », poursuit-elle.</p>
<p>La co-responsable regrette de ne pas pouvoir s’approvisionner directement auprès des agriculteurs. Une logistique trop compliquée à mettre en place pour le nouveau restaurant. « <em>Puisque nous ne sommes que deux à tout gérer, j’essaye de diminuer au maximum la quantité de fournisseurs. On s’approvisionne aussi auprès d’Auchan car il est à côté. On prend la meilleure qualité possible dans leur rayon et un bénévole va récupérer le drive. J’aurais aimé que ce soit autrement mais pour l’instant c’est la réalité</em> ».</p>
<p><strong>Sensibiliser le public à une alimentation durable</strong></p>
<p>Même si l’établissement ne sensibilise pas explicitement ses bénévoles à consommer plus durablement, les participants prennent conscience de cet axe lorsqu’ils contribuent à la préparation du repas. « <em>Je ne suis pas végétarienne mais depuis que je n’ai plus les enfants à la maison, j’ai tendance à moins cuisiner de viande. Donc ça me fait découvrir de nouvelles choses. Je vois qu’ils réutilisent des produits qu’il leur reste d’anciennes recettes. Je trouve ça plus respectueux</em> », se réjouit Florence qui vient de finir la préparation du velouté de champignons.</p>
<p><em>« Heureusement qu’il y a des associations comme celle-ci qui mettent ce type de cuisine en place. Ça permet aux gens qui viennent manger de se poser la question sur leur consommation. Nous aussi ça nous sensibilise »</em>, affirme Julie, future maman passionnée de cuisine et adepte de recettes à tester.</p>
<p>Un avis partagé par Daphné qui tient cette semaine le rôle de maîtresse de maison : « <em>On sensibilise de manière inconsciente, ce n’est pas moralisateur. On cuisine bio, de bons produits et ça donne envie. Ça permet aux gens de se dire que si on enlève la viande, on peut mettre plus de budget pour manger bio</em> ».</p>
<p>Une manière douce de sensibiliser un public qui n’est pas forcément habitué à ce mode de consommation. « <em>On est dans un quartier prioritaire, ce n’est pas leur priorité justement d’aller chez le maraîcher du coin. Je ne pense pas que l’on devrait dire à des gens qu’ils devraient faire plus d’efforts pour manger sain. On se rend compte qu’on peut se concentrer sur cela seulement si on a le temps, l’énergie</em> », affirme Élodie.</p>
<p>Aujourd’hui, quinze Petites Cantines sont ouvertes au niveau national et autant sont en cours de montage, dont une à Marseille et une à Beausoleil.</p>
<p>Marianne Courbon<br />
10 novembre 2025</p>
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		<title>Trop chère, la bio ?</title>
		<link>https://quivive.fr/trop-chere-la-bio</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Qui Vive]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 15:12:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui Vive : Pour ceux qui ne sauraient pas de quoi il s’agit, pouvez-vous présenter votre structure et expliquer ce que sont les AMAP ?  Sandrine Sarrazin : Les Paniers Marseillais, c’est une association qui fédère toutes les AMAP de la ville de Marseille. Les AMAP, ce sont les Associations pour le Maintien d’une Agriculture [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Qui Vive : Pour ceux qui ne sauraient pas de quoi il s’agit, pouvez-vous présenter votre structure et expliquer ce que sont les AMAP ? </strong></em></p>
<p><strong>Sandrine Sarrazin</strong> : Les <a href="https://monpaniermarseillais.org/" target="_blank" rel="noopener">Paniers Marseillais</a>, c’est une association qui fédère toutes les AMAP de la ville de Marseille. Les AMAP, ce sont les Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Elles sont localisées dans les quartiers de Marseille et sont en lien avec des paysans qui produisent pour un groupe de consommateurs des légumes tout au long de l’année, et qui viennent chaque semaine distribuer leurs légumes à ces derniers, qui se sont engagés à acheter leur production.</p>
<p><em><strong>Quel est l’objectif de l’association des Paniers Marseillais ?</strong></em></p>
<p>L’objectif est d’animer le réseau des AMAP à Marseille, mais aussi de sensibiliser à la fois à la nutrition, au circuit court et au soutien des paysans. On a aussi tout un travail directement en lien avec les paysans pour les soutenir, les fédérer entre eux et résoudre les problématiques de terrain. Et puis l’objectif est surtout de mettre en lien des groupes de consommateurs avec des maraîchers. Le cœur du métier de l’AMAP, ce sont effectivement les légumes, mais aux Paniers Marseillais, on propose aussi d’autres producteurs qui vont apporter des œufs, de la viande et des fruits éventuellement.</p>
<p><em><strong>Quels sont les avantages pour les consommateurs des AMAP ?</strong></em></p>
<p>L&rsquo;avantage pour le consommateur, c’est bien sûr d&rsquo;avoir des produits biologiques, frais et de saison, sans intermédiaire : le paysan vient lui-même distribuer ses légumes, ce qui permet aux consommateurs d’échanger avec lui. L’avantage aussi, c&rsquo;est que les prix sont équitables. Le prix est fixé en accord avec le producteur et l’absence d’intermédiaire permet une rémunération très juste, un coût maîtrisé, avec un prix fixé pour la saison. Ainsi, en fonction du paysan, du contexte spécifique de son exploitation, il établit le prix du panier, qui varie entre 17 et 21 €. Et quand on s’engage en tant que consommateur, on sait que chaque semaine il n’y aura pas de flambée des prix.</p>
<p>Le dernier gros avantage, c’est la haute qualité nutritive des produits, puisqu’ils sont en général ramassés le matin et livrés l’après-midi. De nombreuses études montrent que les produits qui sont récoltés et consommés rapidement ont conservé la majorité des vitamines et des éléments nutritifs bons pour la santé. Dans tous les autres systèmes de distribution, entre la récolte et le moment où les légumes sont achetés, les produits ont perdu une partie de leurs vitamines.</p>
<p>On peut aussi dire que les paysans des Paniers Marseillais offrent une grande diversité alimentaire. Ils mettent dans les paniers ce qu’ils ont dans les champs, le consommateur ne choisit donc pas ce qu’il va acheter, mais ça l’oblige à consommer des produits qu’il n’aurait pas achetés parce qu’il ne les connaît pas.</p>
<p><em><strong>Et pour les producteurs ? </strong></em></p>
<p>Pour les producteurs, il y a aussi de gros avantages à être en AMAP. Elle apporte une stabilité économique : ils bénéficient d’un revenu régulier grâce à l&rsquo;engagement des consommateurs, et peuvent bien plus facilement aller à la banque demander un crédit, pour renouveler une machine par exemple. L’autonomie est également un aspect important : ils ne dépendent plus des grandes surfaces, viennent vendre leur production directement au consommateur et sont complètement indépendants des histoires de marché, de négociations qui se font dans d’autres groupements d’achat.</p>
<p>Et puis l’un des gros points positifs, c’est le lien social direct avec les consommateurs. Pour eux, c’est très valorisant de pouvoir parler de leurs produits, de leur travail, de savoir que leurs produits vont dans des assiettes qui nourrissent des familles. Enfin, il y a un gros avantage pour l’environnement bien sûr, on est dans un rayon de 120 km pour les AMAP, avec des producteurs qui sont dans un rayon de 40 km, donc il y a une réduction de production de gaz à effet de serre. Et puis les paysans sont tous dans des pratiques d’agriculture durable, en bio. Ils utilisent la rotation des cultures, le compostage, et pas de produits chimiques. Tout ça va contribuer à une préservation des terres agricoles et de la qualité du sol pour les générations futures.</p>
<p><em><strong>Vous avez envoyé à la presse un communiqué à propos d’une étude comparative des prix de votre association avec les prix de l’agriculture conventionnelle en hypermarché, pouvez-vous expliquer son objectif ?</strong></em></p>
<p>Il s’agissait de comparer les prix des paniers de légumes des producteurs des AMAP de Marseille. Je voudrais bien clarifier que ça n&rsquo;avait pas pour objectif au départ de montrer à toute force qu’on était moins cher, et donc de mettre la pression sur les producteurs pour qu’ils maintiennent des tarifs plus faibles. Ils calculent leurs prix en fonction de leur exploitation, et il s’avère que ça reste moins cher qu’en supermarché. Donc l’objectif était de montrer cette différence-là, surtout pour contredire ce qu’on entend tout le temps dans les médias, que la bio est trop chère. Oui, la bio est chère quand on la prend au supermarché ou dans les enseignes spécialisées, mais quand on choisit bien son mode d’approvisionnement avec les producteurs sans intermédiaire, cela permet de faire un prix de revient plus bas. Notamment grâce à un certain nombre de bénévoles qui travaillent pour que le paysan puisse venir distribuer ses produits.</p>
<div id="attachment_2714" style="width: 604px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2714" class="wp-image-2714" title="Graphique comparatif du prix moyen d'un panier de légumes" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais.jpg" alt="Graphique comparatif du prix moyen d'un panier de légumes" width="594" height="342" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais.jpg 874w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais-300x173.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais-768x442.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Visuel-etude-Paniers-Marseillais-705x406.jpg 705w" sizes="(max-width: 594px) 100vw, 594px" /></a><p id="caption-attachment-2714" class="wp-caption-text">Graphique comparatif du prix moyen d&rsquo;un panier de légumes</p></div>
<p><em><strong>Comment l&rsquo;avez-vous réalisée ? Quelles ont été les méthodes utilisées pour comparer les différents paniers ?</strong></em></p>
<p>J’ai proposé à une collègue du campus de Luminy de refaire une étude de prix déjà réalisée il y a 10 ans. Puis, on a eu l&rsquo;opportunité de voir passer un appel de Kedge, la Business School de Marseille, qui cherchait des projets où les étudiants pouvaient s’impliquer. Ils ont donc mis en œuvre la méthodologie et je me suis chargée de faire l’analyse des données et la mise en forme des résultats. Nous avons choisi cinq paysans, parmi ceux qui voulaient bien participer à l’étude, et chaque semaine des bénévoles détaillaient le contenu d’un panier. Puis les étudiants sont allés relever les prix des produits équivalents à ceux du panier dans trois types de distribution : le marché, les supermarchés ou les grandes distributions bio. On a tout rentré dans des tableaux pendant 52 semaines. Les chiffres finaux sont une moyenne sur l’année, de la comparaison entre le panier des AMAP qui est à 20 € par semaine, et celui d’un supermarché qui est à 24 € et des poussières soit 20 % de plus. Au marché c’était 12 % plus cher, et dans les magasins bio on est à plus de 60 %. Si on se focalise sur les hypermarchés, là où la majorité des gens consomment, eh bien non la bio, ce n’est pas plus cher !</p>
<p><em><strong>Pour finir, selon les <a href="https://www.agencebio.org/vos-outils/les-chiffres-cles/" target="_blank" rel="noopener">données du secteur bio, celui-ci repart à la hausse</a>. Pensez-vous que cela montre une prise de conscience des citoyens sur les conséquences néfastes de l&rsquo;agriculture conventionnelle ?</strong></em></p>
<p>Je ne sais pas ce qui explique les raisons de ce retour à la hausse, mais j&rsquo;espère que c’est effectivement bien une prise de conscience de nos concitoyens que l&rsquo;agriculture conventionnelle a des conséquences néfastes à la fois sur l&rsquo;environnement et sur la santé. J’&rsquo;espère aussi que les médias parleront du fait qu’on peut trouver de la bio moins chère, plus solidaire, avec un circuit court, et qu’elle est meilleure nutritivement.</p>
<p>Propos recueillis par Lola Dupré, le 17 octobre 2025</p>
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<div id="attachment_2713" style="width: 439px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Sandrine-Sarrazin-copyright-Raphael-Arnaud.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2713" class="wp-image-2713" title="Sandrine Sarrazin © Raphaël Arnaud" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Sandrine-Sarrazin-copyright-Raphael-Arnaud.jpg" alt="Sandrine Sarrazin © Raphaël Arnaud" width="429" height="489" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Sandrine-Sarrazin-copyright-Raphael-Arnaud.jpg 480w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2025/10/Sandrine-Sarrazin-copyright-Raphael-Arnaud-263x300.jpg 263w" sizes="(max-width: 429px) 100vw, 429px" /></a><p id="caption-attachment-2713" class="wp-caption-text">Sandrine Sarrazin © Raphaël Arnaud</p></div>
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