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	<title>Chloé Roulet, auteur/autrice sur Qui Vive</title>
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	<description>Le média qui pique la curiosité</description>
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		<title>La cuisine « anti-gaspi » de Rabia :  un combat contre la précarité alimentaire</title>
		<link>https://quivive.fr/l-atelier-de-cuisine-anti-gaspi-de-rabia-un-combat-contre-la-precarite-alimentaire</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 09:04:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le temps d’une matinée, la rue de l’Arc à Noailles se transforme en atelier de cuisine géant. Ce mercredi 29 juillet, dans le cadre du festival Un été rue de l’Arc, les participant·e·s cuisinent sous le thème de l’anti-gaspi. Le défi est de nourrir les habitant·e·s du quartier seulement avec des dons d&#8217;aliments abîmés ou [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/l-atelier-de-cuisine-anti-gaspi-de-rabia-un-combat-contre-la-precarite-alimentaire">La cuisine « anti-gaspi » de Rabia :  un combat contre la précarité alimentaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le temps d’une matinée, la rue de l’Arc à Noailles se transforme en atelier de cuisine géant. Ce mercredi 29 juillet, dans le cadre du festival <em>Un été rue de l’Arc</em>, les participant·e·s cuisinent sous le thème de l’anti-gaspi. Le défi est de nourrir les habitant·e·s du quartier seulement avec des dons d&rsquo;aliments abîmés ou indésirables. Organisé par le Bouillon de Noailles et la Cantina, l’atelier veut mettre en lumière deux tristes réalités : la précarité et le gaspillage alimentaire. Sous l’animation de Rabia, bénévole au bouillon de Noailles depuis 2024, petits et grands s&rsquo;activent pour mettre la main à la patte. Entre 80 et 100 festivalier·e·s sont attendu·e·s pour le déjeuner. <em>« Aujourd&rsquo;hui, on est en train de transformer 86 kg de fruits et légumes un peu tordus »</em> explique Rabia, tablier attaché. Au menu : salade de pommes de terre et légumes sautés, beignets de bananes, hummus à la betterave et au pois chiche, pleurotes à l&rsquo;ail et crumbles pomme poire. Un repas de chef avec des aliments sauvés de la poubelle. <em>« C’est des fruits et légumes de troisième catégorie, donc en partie abîmés, mais ils sont tout à fait consommables ! »</em> .<div class="encadre"></p>
<p><a href="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9566.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-3943" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9566-300x200.jpg" alt="" width="550" height="367" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9566-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9566-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9566-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9566-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9566-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9566-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9566.jpg 1920w" sizes="(max-width: 550px) 100vw, 550px" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #808080;"><em>Repas solidaire anti-gaspi, rue de l&rsquo;Arc. © Chloé Roulet</em></span></p>
<p></div></p>
<p><strong>Le partage au coeur de la lutte</strong></p>
<p>Rabia met un point d’honneur à (de)sensibiliser au gaspillage. Chaque mois, elle organise un atelier comme celui-ci pour apprendre à tou·te·s de nouvelles manières de cuisiner. <em>« Dans ma famille, la nourriture, c&rsquo;était quelque chose d&rsquo;extrêmement important. On ne gaspillait rien, on ne jetait rien, on transformait tout, on était très innovants »</em>.  Pour elle, la lutte contre le gaspillage alimentaire passe aussi par la convivialité. Elle reprend l’exemple de ses parents <em>« On partageait énormément. Si on avait du surplus, on ne le jetait pas. On faisait des grands repas à la maison avec les voisins et les copains »</em>. Rabia se coupe pour expliquer aux jeunes festivalier·e·s comment éplucher les pommes de terre. L’atelier touche à sa fin et arrive bientôt le moment que tout le monde attend : la dégustation. La rue de l’Arc n’a jamais été aussi remplie. <em>« C’est beau de voir tout ce monde »</em> lance un bénévole.<div class="encadre"></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class=" wp-image-3944 aligncenter" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9556-300x200.jpg" alt="" width="550" height="367" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9556-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9556-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9556-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9556-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9556-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9556-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9556.jpg 1920w" sizes="(max-width: 550px) 100vw, 550px" /></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #808080;">Repas solidaire anti-gaspi, rue de l&rsquo;Arc. © Chloé Roulet</span></em></p>
<p></div></p>
<p>En France, <a href="https://agriculture.gouv.fr/infographie-le-gaspillage-alimentaire" target="_blank" rel="noopener">9,7 millions de tonnes de déchets alimentaires ont été produits en 2023 dont 3,8 millions de tonnes étaient encore comestibles</a>. En parallèle, <a href="https://www.credoc.fr/publications/les-multiples-facettes-de-la-precarite-alimentaire" target="_blank" rel="noopener">l’enquête du Crédoc sur la précarité alimentaire montre que 16% des français·es déclarent restreindre leur alimentation par manque d’argent</a>. Dans cette logique, les initiatives anti-gaspi du Bouillon de Noailles s’inscrivent dans l&rsquo;intérêt général. Les luttes contre le gaspillage et la précarité alimentaire ne sont pas isolées. La justice écologique et sociale vont de pair. Rabia en a pleinement conscience et aspire à ce qu’on prenne exemple sur les projets locaux comme celui-ci <em>« Nous, les quartiers populaires, la question d’être écolo ne se pose pas. On l’est par nos valeurs. C’est intégré dans notre quotidien »</em>. Elle poursuit <em>« Comme tout mon quartier, je suis sensible et sensibilisée à la question de l&rsquo;anti-gaspi depuis ma naissance. Parce que les personnes issues de l&rsquo;immigration avec des revenus modestes, elles ont l’intelligence du partage, de l’économie et du local</em> ».<div class="encadre"></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-3945 aligncenter" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9542-300x200.jpg" alt="" width="550" height="366" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9542-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9542-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9542-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9542-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9542-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9542-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9542.jpg 1920w" sizes="(max-width: 550px) 100vw, 550px" /></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #808080;">Repas solidaire, rue de l&rsquo;Arc. © Chloé Roulet</span></em></p>
<p></div></p>
<p>A côté, pour concilier au mieux alimentation responsable et accessible, le Bouillon de Noailles a créé en 2023 le Bon Bouillon : <a href="https://www.lebouillondenoailles.fr/page/2336253-le-bon-bouillon" target="_blank" rel="noopener">un cycle de 6 ateliers mensuels de cuisine et de partage d’informations </a>sur la nutrition, l’alimentation durable et l’optimisation du budget. Liliane, coordinatrice de ces cuisines solidaires, explique que le projet est encore en chantier <em>« On travaille sur comment changer son alimentation pour qu&rsquo;elle soit plus durable et avoir un approvisionnement plus raisonnable »</em>. Elle confie que le but premier reste l’abordabilité des prix <em>« On a encore pas mal de chemin à faire. On est dans un jeu d’équilibriste entre une alimentation biologique locale et une proposition accessible voire gratuite »</em>. Midi trente pétante tout est fin prêt, seule Rabia est encore débout <em>« Je mangerai quand tout le monde sera servi ! »</em> Vu le succès de l&rsquo;événement, elle n’est pas prête de déjeuner !</p>
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		<title>Quand les citoyen·e·s imaginent le Marseille de 2050</title>
		<link>https://quivive.fr/quand-les-citoyen%c2%b7e%c2%b7s-imaginent-le-marseille-de-2050</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 14:51:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Comm’un Possible Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille à 51°C ?]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un recueil de fictions pour imaginer de façon optimiste l’avenir de Marseille, malgré le dérèglement climatique : voici le projet Marseille à 51°C ? porté par la coalition Comm’un Possible Marseille, qui regroupe 11 organisations sociales marseillaises. Le but ? Proposer des alternatives plausibles pour lutter contre l’inaction climatique. Éveil à la nature, toits et [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/quand-les-citoyen%c2%b7e%c2%b7s-imaginent-le-marseille-de-2050">Quand les citoyen·e·s imaginent le Marseille de 2050</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Un recueil de fictions pour imaginer de façon optimiste l’avenir de Marseille, malgré le dérèglement climatique : voici le projet <em>Marseille à 51°C ?</em> porté par la coalition Comm’un Possible Marseille, qui<a href="https://communpossiblemarseille.org/"> regroupe 11 organisations sociales marseillaises</a>. Le but ? Proposer des alternatives plausibles pour lutter contre l’inaction climatique. Éveil à la nature, toits et rues végétalisés, espaces pour accueillir les réfugiés climatiques, agoras d’habitant·e·s ou encore parcelles alimentaires collectives&#8230; À travers des récits individuels et collectifs, les marseillais·e·s ont usé de leur créativité pour refaçonner leur ville. Avec une cinquantaine de participant·e·s et 500 livres vendus depuis janvier 2026, <em>Marseille à 51°C ?</em> espère peser dans le débat politique local de ces prochaines années.</p>
<p align="justify"><strong>Une fiction qui peut devenir réalité</strong></p>
<p align="justify">« <em>C’est à l’issue de la sécheresse de 2022 que l&rsquo;idée est venue de se dire : on peut faire autrement</em> » confie Agnès, professeure de lettres-histoire et militante à Comm’un Possible Marseille. « <em>Le changement climatique est irréversible mais il y a encore des solutions. Par contre, si on attend trop longtemps, il risque de ne plus y en avoir.</em> » Et pour trouver certaines de ces solutions, Comm’un Possible Marseille a organisé pendant 3 ans des ateliers d’écriture. Membre du comité de rédaction, Agnès a participé à l’écriture, l’encadrement des ateliers mais aussi à l’édition et l’impression de l’ouvrage qu’elle qualifie de recueil optimiste. Les participant·e·s ont donc imaginé toutes les possibilités de vivre-ensemble dans un monde où l&rsquo;écologie prime. Ils et elles avaient pour synopsis : “<em>Nous sommes à Marseille en 2050. Suite aux catastrophes climatiques, aux sécheresses et aux inondations, les mobilisations citoyennes de résistance et d’alternatives ont été le moteur d’un changement structurel et global</em>”.</p>
<div id="attachment_3877" style="width: 471px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3877" class=" wp-image-3877" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/couverture-credit-Louise-Nigoghossian-1030x970.jpg" alt="" width="461" height="434" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/couverture-credit-Louise-Nigoghossian-1030x970.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/couverture-credit-Louise-Nigoghossian-300x283.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/couverture-credit-Louise-Nigoghossian-768x724.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/couverture-credit-Louise-Nigoghossian-705x664.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/07/couverture-credit-Louise-Nigoghossian.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 461px) 100vw, 461px" /><p id="caption-attachment-3877" class="wp-caption-text"><em>Couverture de </em>Marseille à 51°C ?<em> © Louise Nigoghossian</em></p></div>
<p align="justify">Marseille peut devenir une ville verte et opérer une transition écologique, comme Lyon ou Paris le pourraient aussi. Agnès y croit. Mais pour ça, il faut agir et vite. L&rsquo;ouvrage cible trois problèmes majeurs propres à la cité phocéenne : la pollution atmosphérique liée au fort trafic maritime, le réseau de transports publics inadapté, favorisant l’usage de la voiture, ainsi que les tensions politiques entre la ville de Marseille et la métropole Aix-Marseille. Il s’appuie également sur l&rsquo;étude du scientifique Joël Guiot nommée “<a href="https://drive.alternatibamarseille.org/s/ErazsQWTYFq5pb5?dir=/&amp;editing=false&amp;openfile=true"><em>L’impact du changement climatique et la nécessaire adaptation en région PACA</em></a>” (2025 CNRS/CEREGE Grec-Sud). Si rien n’est fait pour freiner le dérèglement climatique, les températures moyennes pourraient augmenter drastiquement, jusqu’à plus de 5°C à la fin du siècle en région PACA. Entraînant ainsi l’intensification des épisodes caniculaires et la raréfaction de l’eau dans le canal de Marseille, sans compter la multiplication des catastrophes telles que les inondations et les incendies.</p>
<p align="justify">« <em>Ce livre, en soi, parle de Marseille en 2050, mais en 2026 on commence à en voir les prémices</em> ». Alors que les Bouches-du-Rhône étaient placées en vigilance orange canicule du 8 au 9 juillet par Météo-France avec des températures avoisinant les 41°C, Marseille sous 51°C ne paraît plus si loin. L’urgence est d’ores et déjà de repenser la ville pour permettre à tous et à toutes d’y vivre sereinement. Sans être alarmiste et dystopique, <em>Marseille à 51°C ?</em> montre que d’autres voies sont envisageables avec une forte mobilisation citoyenne. « <em>C&rsquo;est possible de végétaliser et d&rsquo;aérer la ville. Pour perdre 4 ou 5 degrés, on pourrait dès à présent changer le revêtement des trottoirs et peindre les tuiles des toitures en blanc</em> », explique Agnès.</p>
<p align="justify">« <em>Il y a tellement de solutions qui peuvent éviter le schéma apocalyptique de Marseille qui brûle.</em><span style="color: #303030;"> <span style="font-family: Times New Roman, serif;"><span style="font-size: medium;">» </span></span></span>Pour faire découvrir au plus grand nombre les fictions du recueil, Comm’un Possible Marseille présentera <em>Marseille à 51<span style="font-family: Times New Roman, serif;"><span style="font-size: medium;">° C </span></span>?</em> à la bibliothèque l’Alcazar le 24 octobre prochain. D&rsquo;ici là, tous et toutes espèrent que des actions locales en faveur de l’écologie seront réellement adoptées.</p>
<p align="justify">Chloé Roulet, le 15 juillet 2025</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/quand-les-citoyen%c2%b7e%c2%b7s-imaginent-le-marseille-de-2050">Quand les citoyen·e·s imaginent le Marseille de 2050</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
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		<title>Les jardins du Couvent Levat, poumon vert de la Belle de Mai</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 09:07:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[espaces verts]]></category>
		<category><![CDATA[Jardin Levat]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Brouettes d’abricots, caisses de plantes vertes, bouquets d’herbes aromatiques, le tout sous une étiquette “Servez-vous” : lors de la Belle fête de mai &#8211; fête du 3e arrondissement de Marseille, célébrée le dernier week-end du mois &#8211; le Jardin Levat partage à tous et à toutes les récoltes de son terrain. Sourire aux lèvres, petits [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/les-jardins-du-couvent-levat-poumon-vert-de-la-belle-de-mai">Les jardins du Couvent Levat, poumon vert de la Belle de Mai</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="left"><span style="font-size: medium;">Brouettes d’abricots, caisses de plantes vertes, bouquets d’herbes aromatiques, le tout sous une étiquette “</span><span style="font-size: medium;"><i>Servez-vous</i></span><span style="font-size: medium;">” : lors de la </span><span style="font-size: medium;"><i>Belle fête de mai</i></span><span style="font-size: medium;"> &#8211; fête du 3e arrondissement de Marseille, célébrée le dernier week-end du mois &#8211; le Jardin Levat partage à tous et à toutes les récoltes de son terrain. Sourire aux lèvres, petits et grands enfants du quartier repartent les mains vertes de la place Caffo, à deux pas du jardin. Nombre d’entre eux connaissent ce lieu comme “le couvent” mais peu savent qu’il abrite un terrain de 1,7 hectares composé de deux vergers, une dizaine de parcelles, une serre, un pré et une bibliothèque extérieure. Un espace vert totalement accessible et mis à disposition du public pour démocratiser les politiques environnementales. Une sorte de contre-pied à l’écologie classiste et déconnectée des luttes sociales. </span></p>
<div id="attachment_3832" style="width: 647px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3832" class=" wp-image-3832" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-1030x687.jpg" alt="" width="637" height="425" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9011.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 637px) 100vw, 637px" /><p id="caption-attachment-3832" class="wp-caption-text">Statue du jardin-ressource de la Belle de Mai © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p align="left">“<span style="font-size: medium;"><i>Le but du projet, c&rsquo;est de se le réapproprier et d&rsquo;en faire un support d&rsquo;écologie populaire</i></span><span style="font-size: medium;">” explique Julie, architecte du collectif L’Hydre qui gère la gestion et l’entretien du jardin Levat. Via des assemblées trimestrielles et des chantiers participatifs, les habitants sont au cœur de la gestion écologique du lieu, qu’elle qualifie de “jardin-ressource” : “</span><span style="font-size: medium;"><i>Ici, on mutualise toutes les ressources du jardin, les outils, les récoltes, la serre collective</i></span><span style="font-size: medium;">”. Elle poursuit : </span><span style="font-size: medium;"><i>“C’est aussi un support d&rsquo;activité pour plein d&rsquo;associations et structures du quartier, comme les écoles qui viennent faire classe dehors</i></span><span style="font-size: medium;">.” Chaque vendredi, quand le temps le permet, les élèves de l’école élémentaire Bernard Cadenat s’installent sur les bancs de la bibliothèque pour y étudier.</span></p>
<div id="attachment_3833" style="width: 679px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3833" class=" wp-image-3833" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-1030x663.jpg" alt="" width="669" height="431" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-1030x663.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-300x193.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-768x494.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-1536x988.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-1500x965.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000-705x453.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9000.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 669px) 100vw, 669px" /><p id="caption-attachment-3833" class="wp-caption-text">Stand des Jardins de la Belle de Mai lors de la Belle fête de Mai 2026 © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p align="left">“<span style="font-size: medium;"><b>Tous les déchets verts sont considérés comme de la ressource</b></span><span style="font-size: medium;"><b>”</b></span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Le projet de réappropriation est né d’un déménagement des religieuses, après plus d’un siècle d’occupation du couvent Levat, en 2016. Un an plus tard, l’association artistique Juxtapoz s’y est installée sur accord de la Mairie. Suite à cette reprise, le couvent est devenu un tiers-lieu d’ateliers d’artistes, avec une programmation culturelle hebdomadaire ouverte au public. Le jardin rattaché au couvent était donc pensé et entretenu pour l’organisation d’évènements. Ce n’est qu’en 2022 que le collectif L’Hydre, spécialisé dans l’aménagement des lieux publics et des espaces ressources, est chargé de la gestion du jardin. Pour Julie, l’enjeu majeur était l’adaptation des usages : “</span><span style="font-size: medium;"><i>C&rsquo;est un endroit qui a été pendant 150 ans fréquenté par une soixantaine de bonnes sœurs qui cultivaient la terre et qui, d&rsquo;un coup, se retrouve ouvert au public.</i></span><span style="font-size: medium;">” </span></p>
<p align="left"><span style="color: #303030;"><span style="font-size: medium;"><b>Un des seuls espaces verts du quartier</b></span></span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Les usages des visiteurs·euses sont variés : lire à l’ombre au pied d’un arbre, pique-niquer en famille, faire du sport sur tapis ou bien la sieste au soleil. “</span><span style="font-size: medium;"><i>J&rsquo;y vais au moins deux fois par semaine pour bouquiner et me poser dans la prairie</i></span><span style="font-size: medium;">”, confie Calie, étudiante et habitante du quartier. Avec un tel silence, on oublierait presque la ville autour. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Quand j’ai besoin d’un peu plus de nature et de verdure, je viens ici.</i></span><span style="font-size: medium;">” L’étudiante met en lumière une triste réalité : à la Belle de Mai et à Marseille en général, les espaces verts se font rares. D’après l’INSEE, </span><a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8558420"><span style="color: #1155cc;"><span style="font-size: medium;"><u>les marseillais·es disposent de 5 m² par habitant de parcs et jardins publics</u></span></span></a><span style="font-size: medium;"> &#8211; soit moins de la moitié des autres centres urbains dont la moyenne est de 12m² par habitant. </span></p>
<div id="attachment_3834" style="width: 646px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3834" class=" wp-image-3834" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-1030x687.jpg" alt="" width="636" height="424" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9027.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 636px) 100vw, 636px" /><p id="caption-attachment-3834" class="wp-caption-text">Le pré du jardin de la Belle de Mai © Chloé Roulet</p></div>
<p align="left">“<span style="font-size: medium;"><i>On est ici évidemment dans un quartier qui manque d&rsquo;écologie populaire</i></span><span style="font-size: medium;">”, explique Manuel Bompard, député LFI de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. À la Belle de Mai et plus largement dans les quartiers populaires, il dénonce une écologie déconnectée des réalités locales : “</span><span style="font-size: medium;"><i>L&rsquo;écologie, elle apparaît toujours comme une mesure qui vient de l&rsquo;extérieur et qui est imposée ; mais le projet Levat démontre l&rsquo;inverse</i></span><span style="font-size: medium;">”. Le député insoumis poursuit : “<em>i</em></span><span style="font-size: medium;"><i>l y a une volonté d&rsquo;avoir un mode de vie qui permette d&rsquo;avoir accès à la nature tout en respectant l&rsquo;environnement, de construire ensemble et non au détriment des habitants</i></span><span style="font-size: medium;">”. Pour aller au bout de ce projet écologique, <a href="https://www.change.org/p/pour-que-le-couvent-levat-soit-un-bien-commun-par-et-pour-les-habitant-es-et-usager-es?recruited_by_id=336227d0-787a-11f1-913c-6b69808f2b56&amp;utm_source=share_petition&amp;utm_campaign=psf_promote_or_share&amp;utm_term=starter_onboarding_share_personal&amp;utm_medium=whatsapp&amp;share_id=DRfTfhQ47j" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://www.change.org/p/pour-que-le-couvent-levat-soit-un-bien-commun-par-et-pour-les-habitant-es-et-usager-es?recruited_by_id%3D336227d0-787a-11f1-913c-6b69808f2b56%26utm_source%3Dshare_petition%26utm_campaign%3Dpsf_promote_or_share%26utm_term%3Dstarter_onboarding_share_personal%26utm_medium%3Dwhatsapp%26share_id%3DDRfTfhQ47j&amp;source=gmail&amp;ust=1783432967757000&amp;usg=AOvVaw0U9MUn-sn_0PttURxIM2Dq">l&rsquo;association. L.EV.A.T &#8211; comptant le collectif L’Hydre, 18 structures adhérentes et 107 habitant·e.s du quartier &#8211;</a> souhaite récupérer l’entretien total du couvent, jardin et bâtiment compris. L’association voisine, Juxtapoz, a annoncé en début d’année ne pas renouveler leur convention avec la mairie. Julie explique que les négociations sont en cours : “</span><span style="font-size: medium;"><i>On demande à la ville de récupérer la gestion entière du lieu, pour faire un projet cohérent et de ne plus avoir cette séparation bâti-jardin. Ça permettrait une gestion globale par les habitants du quartier, pour les habitants du quartier.</i></span><span style="font-size: medium;">”</span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;">Chloé Roulet, le 22 juin 2026</span></p>
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		<title>Rendre la mer aux marseillais·es : l&#8217;alternative de Stop Croisières</title>
		<link>https://quivive.fr/rendre-la-mer-aux-marseillaises-lalternative-de-stop-croisieres</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 07:09:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[Stop Croisières]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un après-midi rythmé de prises de paroles d’enseignants-chercheurs d’Aix-Marseille Université et de militants de Stop Croisières, qui alertent sur les pollutions causées par le trafic maritime de la cité Phocéenne. Dans le viseur : les gros bateaux amarrés au Grand port maritime de Marseille, et plus précisément le projet “Terminal J4” qui souhaite transformer l&#8217;esplanade [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium;">Un après-midi rythmé de prises de paroles d’enseignants-chercheurs d’Aix-Marseille Université et de militants de Stop Croisières, qui alertent sur les pollutions causées par le trafic maritime de la cité Phocéenne. Dans le viseur : les gros bateaux amarrés au Grand port maritime de Marseille, et plus précisément le projet “Terminal J4” qui souhaite transformer l&rsquo;esplanade en hall pour les croisières de luxe. </span></p>
<p>“<span style="font-size: medium;"><i>Cette esplanade a été baptisée </i>« Esplanade Gisèle Halimi »<i>, en hommage à l&rsquo;avocate qui a consacré sa vie à défendre la justice. C&rsquo;est pour empêcher une injustice, pour empêcher que cet endroit soit confisqué aux habitantes et habitants au profit d&rsquo;intérêts privés, que nous sommes là aujourd&rsquo;hui</i></span><span style="font-size: medium;">” scande Marcelle (pseudo), activiste à Stop Croisières. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><b>Des navires de luxe aux portes du Mucem</b></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Amputer une partie de la place publique collée au Mucem pour y construire un hangar en guise de terminal d’attente pour les croisières de prestige : voici le nouveau projet porté depuis 2021 par le Grand port maritime de Marseille. Alors que l’accès à la mer reste difficile entre le Vieux-Port et l’Estaque, ce terminal serait un nouvel obstacle bétonné pour les marseillais et marseillaises. En plus de pointer du doigt la privatisation de l’esplanade au détriment des habitants, Stop Croisières dénonce aussi l’incohérence écologique de ce projet. </span></p>
<p>“<span style="font-size: medium;"><i>Notre inquiétude, c’est qu&rsquo;il prévoit encore plus d’infrastructures pour ces bateaux, ce qui va mécaniquement augmenter leur nombre. Et tout cela se fait sans réelle consultation des habitants.</i></span><span style="font-size: medium;">” Pourtant, les marseillais·e·s sont les victimes directes de ce tourisme. Quand on sait qu’u</span><span style="color: #000080;"><u><a href="https://inspirons.atmosud.org/mers-et-oceans-la-pollution-maritime-de-l-air-en-question-unoc-3-port-de-marseille-fos-surveillance-qualite-de-l-air/"><span style="font-size: medium;">n navire de croisière arrêté à quai pendant une heure émet autant de pollution qu&rsquo;environ 30 000 véhicules roulant à 30 km/h</span></a></u></span><span style="font-size: medium;">, la nécessité d’un tel projet interroge &#8211; </span><span style="font-size: medium;"><i>a fortiori</i></span><span style="font-size: medium;"> dans une ville où un habitant sur trois respire un air dont la qualité dépasse les seuils fixés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).</span></p>
<div id="attachment_3822" style="width: 665px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3822" class=" wp-image-3822" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-1030x666.jpg" alt="" width="655" height="423" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-1030x666.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-300x194.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-768x497.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-1536x994.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-1500x970.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057-705x456.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9057.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 655px) 100vw, 655px" /><p id="caption-attachment-3822" class="wp-caption-text">Banderole “La croisière s’amuse, le climat trinque” de Stop Croisières, 6 juin 2026 @ Chloé Roulet</p></div>
<p><span style="font-size: medium;"><b>Un littoral sain pour tous et toutes </b></span></p>
<p>“<span style="font-size: medium;"><i>Nous respirons ce que crachent les bateaux qui rentrent dans le port de Marseille</i></span><span style="font-size: medium;">” déplore Marie, vice-présidente de l’association Cap au Nord et habitante de l’Estaque. Elle poursuit : “</span><span style="font-size: medium;"><i>Dans les quartiers Nord de Marseille, nous vivons au milieu des pollutions qui résultent des croisiéristes, des ferries, des paquebots, des porte-conteneurs</i></span><span style="font-size: medium;">”. Avec un stand pour sensibiliser à la pollution atmosphérique, la retraitée dénonce un empoisonnement aux particules fines dues au carburant des navires, en particulier les particules sulfuriques PM10, et le manque d’études à son sujet. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Notre objectif, c’est l’amélioration de la qualité de l’air !</i></span><span style="font-size: medium;">” revendique la marseillaise des quartiers Nord. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Une mer moins polluée et accessible aux marseillais·e·s : c’est l’alternative proposée par les différentes associations. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Nous défendons un projet permettant de rendre l&rsquo;accès à la mer aux Marseillais entre l&rsquo;Estaque et les Catalans</i></span><span style="font-size: medium;">”, explique Guillaume, ancien capitaine de navire et organisateur de l’évènement. À la suite de consultations citoyennes, l’idée de créer un littoral piéton et ouvert à la baignade a émergé. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Nous souhaitons imaginer d&rsquo;autres usages pour cet espace plutôt qu&rsquo;un nouveau terminal destiné à une clientèle très aisée</i></span><span style="font-size: medium;">”. Se revendiquant force de proposition, Stop Croisières souhaite que ce contre-projet soit entendu jusqu’à la Mairie centrale, et pris en considération par le délégué à l’environnement, Hervé Menchon.</span></p>
<p>Chloé Roulet, le 15 juin 2026</p>
<hr />
<p><iframe loading="lazy" title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/TkU3BIPw1h4?si=8cc9VFoixPtsOREf" width="100%" height="560" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start">﻿</span></iframe></p>
<div id="attachment_3813" style="width: 763px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3813" class=" wp-image-3813" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1-1030x713.jpg" alt="" width="753" height="521" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1-1030x713.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1-300x208.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1-768x532.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1-1536x1064.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1-1500x1039.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1-705x488.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9051-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 753px) 100vw, 753px" /><p id="caption-attachment-3813" class="wp-caption-text">Prise de parole de Marcelle, militante à Stop Croisières © Chloé Roulet</p></div>
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		<title>La nature vue au carnaval de la Plaine</title>
		<link>https://quivive.fr/la-nature-vue-au-carnaval-de-la-plaine</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 12:13:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>
		<category><![CDATA[carnaval de La Plaine]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lancers de farine et sifflements, gare à ceux.celles qui ne se prêtaient pas au jeu du déguisement. Dans une ambiance festive et colorée, près de 14 000 personnes ont paradé de la place Jean Jaurès (La Plaine) jusqu’à Noailles sur un thème anti-armement : « moins de balles, plus de bals ». Malgré des arrêtés préfectoraux pour préserver [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Lancers de farine et sifflements, gare à ceux.celles qui ne se prêtaient pas au jeu du déguisement. Dans une ambiance festive et colorée, près de 14 000 personnes ont paradé de la place Jean Jaurès (La Plaine) jusqu’à Noailles sur un thème anti-armement : « <em>moins de balles, plus de bals</em> ». Malgré des arrêtés préfectoraux pour préserver « <em>l&rsquo;ordre public</em> » les carnavalier·e·s n’ont pas caché leurs revendications politiques et sociales. Anti-guerre, anti-libéralisme, décroissance, préservation de la nature : la convergence des luttes semblait l’évidence de ce carnaval phocéen. Comme quoi, la citation de l’écologiste brésilien Chico Mendes « <em><a href="https://www.philomag.com/articles/lecologie-sans-lutte-des-classes-cest-du-jardinage">L’écologie sans lutte des classes, c’est du jardinage !</a></em> » inspire encore beaucoup.</p>
<div id="attachment_3563" style="width: 710px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3563" class=" wp-image-3563" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1030x687.jpg" alt="" width="700" height="467" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image7.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p id="caption-attachment-3563" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 2 © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify">À travers leur costume, nombre de carnavilier·e·s ont redoublé de créativité pour manifester leur engagement écologique. Oiseaux, insectes, mammifères mais aussi fleurs et arbres, les êtres vivants autres qu’humains étaient fortement représentés. Grenouilles, abeilles, cochons, loups, poissons et oiseaux se sont rassemblés pour célébrer la faune, en dénonçant ce qui cause son extinction.</p>
<p align="justify">Lery, 26 ans, porte sur son dos un porcelet. Il fait référence à <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ferme_des_animaux&amp;ved=2ahUKEwi5o7Om0NGTAxUIcKQEHTCjG3AQFnoECBMQAQ&amp;usg=AOvVaw19LchlYt0z7tERc9jGxvx1"><em>La ferme des animaux</em></a> de George Orwell : « <em>Ce cochon, il est fatigué ! Fatigué des positions de pouvoir dans l&rsquo;armement et les guerres. Celles qui abusent du reste de la population</em> ». Catégorique, il affirme que les politiques sociales doivent prendre en compte l’impératif écologique. « <em>L’intersection des luttes est primordiale. Nous devons tendre vers la décroissance pour trouver de l&rsquo;intérêt et du sens dans notre quotidien. On ne peut pas continuer notre train de vie, nos pratiques comme si de rien n’était.</em> »</p>
<div id="attachment_3564" style="width: 676px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3564" class=" wp-image-3564" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1030x687.jpg" alt="" width="666" height="444" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image3.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 666px) 100vw, 666px" /><p id="caption-attachment-3564" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 3 © Chloé Roulet</p></div>
<p align="justify">À quelques pas, une festivalière déguisée en cétacé fait part du même sentiment, en ajoutant l&rsquo;intérêt belliqueux de nos sociétés : « <em>On trouve toujours des moyens pour bombarder, pour avoir des canons, des F-15, mais jamais pour l’éducation, les hôpitaux, ni pour préserver le Vivant.</em> » Elle tire une conclusion similaire à celle de Lery : « <em>Les ressources finies de notre planète sont sacrifiées pour une quête de croissance infinie, qui signe notre arrêt de mort.</em> » Alors que le changement climatique glisse en arrière-plan des priorités politiques, les <a href="https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-brief-eco/les-pays-membres-de-l-otan-ont-augmente-leurs-depenses-militaires-de-20-en-2025_7864754.html">dépenses militaires des 32 pays membres de l’Otan ont, quant à elles, augmenté de 20 % entre 2024 et 2025 selon le dernier rapport de l’Alliance</a>. Une actualité qui résonne pleinement avec le thème du carnaval.</p>
<div id="attachment_3565" style="width: 676px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3565" class=" wp-image-3565" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1030x687.jpg" alt="" width="666" height="444" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image2.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 666px) 100vw, 666px" /><p id="caption-attachment-3565" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 4 © Chloé Roulet</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>« <em>Plus de mares, moins de béton</em> » martèlent au loin deux carnavaliers. Monsieur Yucca et Monsieur Grenouille réclament plus d’espaces verts, des plantations à la place des zones industrielles dont les usines d’armement : « <em>On veut des grenouilles partout ! Il y en a marre du béton, on veut des zones humides, plus de marécages.</em> » Des revendications qui font écho à celles de Théo, fervent défenseur des abeilles, qui n’hésite pas à faire preuve d’<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropomorphisme&amp;ved=2ahUKEwjlp4rRy9GTAxVL97sIHUrFIeUQFnoECDMQAQ&amp;usg=AOvVaw0iSxz1F_QcWh_XLcvIn8IO">anthropomorphisme</a> : « <em>Les abeilles sont antimilitaristes, ce sont les reines de la nature. S’il n’y a plus d’abeilles, il n’y a plus d’espèces : elles font vivre la planète entière. Il faut les préserver.</em> »</p>
<p>À Marseille, deuxième ville de France, le décor urbanisé laisse peu de place aux amphibiens et aux apidés. Pour leur redonner la place qu’elles méritent, des initiatives locales émergent. Depuis 2023, le quartier de Montolivet dans le 12e, accueille la <a href="https://marseille1112.fr/la-maison-des-abeilles-et-de-la-biodiversite">Maison des Abeilles et de la Biodiversité</a>, un lieu dédié à la préservation de l’environnement ou « <em>120 000 abeilles ont déjà pris place sur l&rsquo;espace dédié à leur vie quotidienne</em> ».</p>
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<div id="attachment_3567" style="width: 736px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3567" class=" wp-image-3567" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1030x687.jpg" alt="" width="726" height="484" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image1-1.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 726px) 100vw, 726px" /><p id="caption-attachment-3567" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 5 © Chloé Roulet</p></div>
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<p>Côté mer, Antoine, déguisé en poisson, s’inquiète lui aussi pour ses amis marins : « <em>L’océan est pollué, à Marseille on est particulièrement touchés. On veut une mer plus saine</em> ». Un constat appuyé par une mauvaise nouvelle : <a href="https://www.franceinfo.fr/environnement/pollution/pollution-des-mers-et-des-oceans/on-y-va-a-nos-risques-et-perils-a-marseille-la-plage-de-l-huveaune-fermee-tout-l-ete-a-cause-de-la-pollution-de-l-eau_7865180.html">pour la première fois, une plage a été déclarée « <em>impropre</em> » à la baignade</a> par l’Agence régionale de santé. Cet été, la plage de l’Huveaune, dans les quartiers sud, sera donc exceptionnellement fermée à cause de la pollution.</p>
<p>Si la faune était présente en nombre, la flore n’était pas en reste. Rejoignant le cortège, les plantes et végétaux ont fait valoir leurs droits. Océane, 22 ans, en service civique, salopette de jardinière, verdure et arrosoirs à la main, en témoigne avec enthousiasme : « <em>Il faut faire germer des idées radicales de gauche</em> ».</p>
<p>Un photoreportage de Chloé Roulet et Carla Lorang, réalisé le 29 mars 2026</p>
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<div id="attachment_3570" style="width: 688px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3570" class=" wp-image-3570" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1030x687.jpg" alt="" width="678" height="452" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1030x687.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image5.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 678px) 100vw, 678px" /><p id="caption-attachment-3570" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 6 © Chloé Roulet</p></div>
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<div id="attachment_3572" style="width: 693px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3572" class=" wp-image-3572" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1030x669.jpg" alt="" width="683" height="444" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1030x669.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-300x195.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-768x499.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1536x997.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-1500x974.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3-705x458.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/04/image4-3.jpg 1999w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /><p id="caption-attachment-3572" class="wp-caption-text">Carnaval de La Plaine 2026 &#8211; 7 © Chloé Roulet</p></div>
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		<title>Samia Bendaif et ses jardins nourriciers au cœur des quartiers Nord</title>
		<link>https://quivive.fr/samia-bendaif-et-ses-jardins-nourriciers-au-coeur-des-quartiers-nord</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 12:30:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[autosuffisance alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[jardins]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Samia Bendaif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rien n’empêche Samia Bendaif de cultiver son « coin de paradis » situé au Parc Font Obscure, pas même le mauvais temps, ni les nuisances des voitures. Collé à la rocade et au centre commercial Le Merlan, ce lambeau de terre caché, d’environ 600m2, avec une trentaine de parcelles, sert de potagers nourriciers pour les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Rien n’empêche Samia Bendaif de cultiver son « <em>coin de paradis</em> » situé au Parc Font Obscure, pas même le mauvais temps, ni les nuisances des voitures. Collé à la rocade et au centre commercial Le Merlan, ce lambeau de terre caché, d’environ 600m2, avec une trentaine de parcelles, sert de potagers nourriciers pour les habitants des alentours, dont ceux des cités Flamands, Oliviers et Saint-Paul. Chaque parcelle est assignée à une personne du quartier, qui devient jardinière et adhérente de l’association. Chaque jour, même les week-ends, cette ancienne puéricultrice entretient corps et âme son projet : « <em>Pour moi les plantes c’est comme les enfants. Tous les jours, tu te lèves pour t’en occuper</em> ». Petit clin d&rsquo;œil à son ancien métier, « <em>il faut les éduquer, les nourrir et surtout être à l&rsquo;écoute</em> ».</p>
<p align="justify"><strong>Au jardin jusqu’au coucher de soleil</strong></p>
<p align="justify">Dès 8h30, Samia met la main à la terre. Après avoir désherbé, retourné la terre, planté et arrosé, place à la récolte : « <em>Actuellement c’est la saison des fèves, petits pois, oignons mais aussi de l’ail et de la coriandre</em> », explique-t-elle. Ici, interdiction d’utiliser des engrais et pesticides, les mots d’ordre sont « <em>écologie</em> » et « <em>anti-gaspi</em> ». Elle confie en rigolant avoir déjà « <em>galéré</em> » avec des orties et des filets, pour sauver des choux rongés par les chenilles. Avec les récoltes du jardin, Samia fait des confitures, tisanes, herbes de Provence, conserves mais aussi des cosmétiques tels que du macérat. « <em>Tu peux tout utiliser et ré-utiliser.</em> » Les produits sont ensuite distribués aux habitants lors des fêtes du quartier. Dernier arrosage et fermeture du jardin, Samia finit sa journée vers 18h. « <em>Quand je vois le soleil se coucher, je pars.</em> »</p>
<div id="attachment_3424" style="width: 694px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3424" class=" wp-image-3424" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-1030x694.jpg" alt="" width="684" height="461" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-1030x694.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-300x202.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-768x517.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-1536x1034.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-1500x1010.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet-705x475.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Les-parcelles-cultivables-du-jardin-©-Chloe-Roulet.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px" /><p id="caption-attachment-3424" class="wp-caption-text">Les parcelles cultivables du jardin © Chloé Roulet</p></div>
<p>Samia a toujours été passionnée par les plantes. Simple amatrice, elle explique avoir surtout « <em>appris avec le temps</em> » à s’occuper de ces petits êtres vivants. Pourtant le <em>care</em> [ soin, en anglais, ndlr ], c’est toute sa vie. Née en Algérie, Samia était sage-femme à Skidid, sa ville natale. En 2008, elle traverse la Méditerranée et déménage dans la cité phocéenne « <em>par amour</em> ». Elle y retrouve Yazid, enfant fidèle de Marseille, plus précisément, du 14e arrondissement. « <em>Yazid n’a jamais voulu quitter sa ville, il s’est même fait tatouer le code postal, 13</em> » lance-t-elle en souriant. Elle passe son diplôme d&rsquo;auxiliaire puéricultrice et consacre son travail aux soins médicaux des jeunes enfants. En 2018, elle arrête toute activité professionnelle après deux cancers successifs. Lors du confinement, Samia et Yazid cherchent un peu de réconfort dans la terre : « <em>Heureusement que j’ai trouvé le jardinage. C’était ma thérapie pendant ma maladie</em> ».</p>
<p><strong><br />
Le projet d’une vie : celle du couple Bendaif</strong></p>
<p>En emménageant à la cité SNCF, le couple se lance dans cette grande aventure : créer des jardins nourriciers et devenir autosuffisants. Pari réussi ! En 2016, le terrain au pied de leur tour est assez fructueux pour remplir totalement le frigo. Petit à petit, ils partagent leur savoir-faire, d’abord avec leurs voisins puis aux habitants du quartier. Soutenus par la Maison des Familles et des Associations, les Bendaif créent un premier jardin collectif, toujours à la cité SNCF. En 2021, ils fondent l’association Terre d’Entraide et de Partage. Dans la foulée, la mairie du 13e et 14e met à disposition un terrain délaissé au Font Obscure. Tout est à créer : parcelles, serres, couloirs, plantations. Avec persévérance, le jardin prend forme. En 2025, Yazid succombe à la suite de problèmes de santé. Malgré sa disparition brutale, il était hors de question d’abandonner le projet. « <em>C’était impensable pour moi de laisser tomber le jardin, mon mari y a mis son temps et sa santé</em> » confie Samia, les larmes aux yeux. L’association grandissante compte à présent 20 bénévoles ponctuels et est soutenue par la mairie centrale de Marseille.</p>
<div id="attachment_3425" style="width: 747px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3425" class=" wp-image-3425" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-1030x686.jpg" alt="" width="737" height="491" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-1030x686.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pot-de-plantes-peint-par-les-enfants-du-quartier-©-Chloe-Roulet.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 737px) 100vw, 737px" /><p id="caption-attachment-3425" class="wp-caption-text">Pot de plantes peint par les enfants du quartier © Chloé Roulet</p></div>
<p>Smiley, fleur, fruit et légume, de nombreuses peintures colorées décorent les couloirs du jardin des Merlans. Preuves que de jeunes visiteurs sont passés par là. « <em>Les enfants, c’est la relève, c’est le futur</em> » affirme Samia. Depuis la création de l’association, elle organise avec l’école maternelle des Flamands, mais aussi avec les associations Fouque et Vivre l’Autisme, des ateliers de sensibilisation pour le jeune public. Elle met un point d’honneur à partager son savoir-faire. « <em>Il faut leur passer le relai et leur dire : prenez soin de notre planète.</em> » Étonnée, elle raconte que les enfants la reconnaissent dans la rue, même des années après. « <em>Quand je croise les petits, ils me disent</em> “Tata Samia c’est quand le prochain atelier ?” ». Selon les saisons, les élèves apprennent à jardiner mais aussi à cuisiner avec les produits récoltés. « <em>La dernière fois on a fait du pain aux herbes de Provence.</em> » De quoi ravir petits et grands.</p>
<p><strong>Des jardins collectifs et accessibles</strong></p>
<p>Pour accueillir le plus de monde possible, le potager est totalement aménagé pour les personnes en mobilité réduite. Régulièrement, Samia passe au crible les parcelles et vérifie si elles respectent bien le règlement. « <em>Pas de plantations près des bordures et les couloirs doivent être dégagés.</em> » Elle-même considérée comme invalide, elle veut que son potager soit accessible à 100 %. Personne ne doit se sentir exclu. Surtout concernant l’injustice environnementale, a fortiori à Marseille avec son manque criant d’espaces verts. « <em>Je veux rendre le monde autour de moi plus vert et ça commence par là ou j’habite, dans les quartiers Nord.</em> » Cette marseillaise de cœur n’en démord pas. Elle vient tout juste d’inaugurer un nouveau jardin à côté du centre Saint Jean de Dieu. Son téléphone bipe ; « <em>attends, c’est une voisine, elle demande s’il reste une parcelle de libre</em> » lance-t-elle en décrochant. Décidément, Samia n&rsquo;arrête jamais.</p>
<p>Chloé Roulet, le 6 mars 2026</p>
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		<title>Atteintes à l&#8217;environnement : une alternative aux poursuites</title>
		<link>https://quivive.fr/re-apprendre-la-peche-de-loisir</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Roulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 14:59:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour de nous]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Maison de la Justice et du Droit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À 10 minutes à pied de la station de métro Gèze, dans le 15e arrondissement de Marseille, sept hommes attendent devant l’entrée de la Maison de la Justice et du Droit. Ils se connaissent depuis le jour même, et malgré la différence d&#8217;âge, tous ont un point commun : celui d’avoir enfreint le droit de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><span style="font-size: medium;">À 10 minutes à pied de la station de métro Gèze, dans le 15e arrondissement de Marseille, sept hommes attendent devant l’entrée de la Maison de la Justice et du Droit. Ils se connaissent depuis le jour même, et malgré la différence d&rsquo;âge, tous ont un point commun : celui d’avoir enfreint le droit de l’environnement. Plus précisément, le droit de la pêche. Toute la journée, ils participent à un stage de sensibilisation à l’environnement, enjoint par le parquet d’Aix-en-Provence. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium;">Les participants sont des “primo délinquants” &#8211; il s’agit de leur première infraction. Pour nombre d’entre eux, ils ont pêché en zone interdite, ou n’ont pas respecté la réglementation quant aux nombres ou la taille des ressources pêchées. Suite à ces infractions mineures, ils sont amenés à faire un stage de sensibilisation obligatoire, qui fait office d&rsquo;alternative aux poursuites pénales. Il est organisé par France Nature Environnement PACA (FNE PACA) ; mais elle n’est pas la seule structure qui encadre la journée. De 9h à 17h, deux autres associations, Le Naturoscope et Planète Mer, se relaient pour expliquer les enjeux écologiques marins. </span></p>
<div id="attachment_3339" style="width: 654px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3339" class=" wp-image-3339" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet-1030x686.jpg" alt="" width="644" height="429" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet-1030x686.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Un-stagiaire-lit-le-flyer-sur-les-aires-maritimes-des-calanques-c-Chloe-Roulet.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 644px) 100vw, 644px" /><p id="caption-attachment-3339" class="wp-caption-text">Un stagiaire lit le flyer sur les aires maritimes des calanques © Chloé Roulet</p></div>
<p align="left"><span style="font-size: medium;"><b>Une réglementation méconnue</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium;">La journée est divisée en deux temps, une partie théorique et une partie pratique. Le matin, Loic, de l&rsquo;association marseillaise Le Naturoscope, informe sur la protection des milieux marins et terrestres. Cette intervention se veut pédagogique. Autour d’un powerpoint, les bénéficiaires assis enfilent la casquette d’élèves. L’objectif est qu’ils prennent conscience des enjeux, mais aussi de la réglementation autour de la pêche. Pour beaucoup, ils la jugent opaque. “</span><span style="font-size: medium;"><i>C’est la première fois que je pêchais, je ne connaissais pas le règlemen</i></span><span style="font-size: medium;">t” lance le plus jeune “élève” arrêté pour pêche aux oursins.</span><span style="font-size: medium;"><i> A contrario</i></span><span style="font-size: medium;">, ses aînés se considèrent pécheurs de loisir ; certains ont leur bateau et tout l’équipement. Pour autant, ils n&rsquo;ont pas forcément en tête les tailles minimales, ni les quantités autorisées, ou encore les zones légales pour pêcher. En apprenant mieux les règles de la pêche, les risques de récidive diminuent. </span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;"><b>Un jeu sur la gestion des ressources en mer</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium;">Pour compléter la théorie, l’après-midi, l’association Planète Mer prend le relais et propose une activité ludique : le ReHab. Un jeu de plateau sur la pêche et les ressources naturelles, développé par des chercheurs·euses travaillant sur la gestion de ces ressources. Les intervenant·e·s, Baptiste, Miléna et Roxane, prennent soin d’expliquer les consignes. Les stagiaires sont plongés dans la mer Méditerranée, plus précisément le golfe du lion. Celui-ci est peuplé de poissons et d’une espèce à absolument protéger, le requin. Les joueurs ont le choix entre deux rôles. Les gestionnaires, qui réglementent les zones de pêche, et les pêcheurs, qui s&rsquo;accaparent les ressources selon leurs intérêts.</span></p>
<div id="attachment_3340" style="width: 656px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3340" class="wp-image-3340" src="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet-1030x686.jpg" alt="" width="646" height="430" srcset="https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet-1030x686.jpg 1030w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet-300x200.jpg 300w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet-768x512.jpg 768w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet-1536x1024.jpg 1536w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet-1500x1000.jpg 1500w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet-705x470.jpg 705w, https://quivive.fr/wp-content/uploads/2026/02/Le-plateau-du-jeu-ReHab-c-Chloe-Roulet.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 646px) 100vw, 646px" /><p id="caption-attachment-3340" class="wp-caption-text">Le plateau du jeu ReHab © Chloé Roulet</p></div>
<p align="justify"><span style="font-size: medium;">Au bout du premier tour, le constat est frappant : baisse du nombre de poissons, pas de reproduction et disparition de l&rsquo;espèce protégée. “</span><span style="font-size: medium;"><i>J’ai bien pêché</i></span><span style="font-size: medium;">” ; “</span><span style="font-size: medium;"><i>T’as pris 6 poissons? T’es gourmand</i></span><span style="font-size: medium;">” s&rsquo;esclaffent les pêcheurs. En concurrence, ils n’ont pas respecté les abords des zones protégées. Il faut attendre le troisième tour et une bonne communication entre gestionnaires et pêcheurs pour enfin voir le nombre de poissons augmenter. “</span><span style="font-size: medium;"><i>On va essayer de préserver la nature</i></span><span style="font-size: medium;">”. Finalement, les stagiaires ne s’en sortent pas trop mal. Ils ont trouvé une technique pour préserver l’habitat des requins, favorisant ainsi leur reproduction “</span><span style="font-size: medium;"><i>Même les tortues, elles vont revenir si on continue comme ça</i></span><span style="font-size: medium;">” se réjouit un participant. </span></p>
<p align="left"><span style="font-size: medium;"><b>Un public difficile à sensibiliser</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium;">Sur les sept stagiaires, seuls un ou deux remettent en question leur place ici. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Je n’avais pas besoin d’une journée obligatoire, un simple rappel aurait suffit</i></span><span style="font-size: medium;">”, affirme le plus jeune du groupe. Dans l’ensemble, </span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: medium;">ils semblent plutôt trouver un intérêt et attribuent même une note de ¾ aux interventions. “</span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: medium;"><i>Il faut plus de communication entre les gestionnaires de port, la brigade nautique et les pêcheurs</i></span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: medium;">” ; “</span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: medium;"><i>Je ne savais même pas que le thon était suivi en Méditerranée</i></span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: medium;">” ; “</span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: medium;"><i>Maintenant je ferai attention au règlement</i></span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: medium;">” peut-on entendre à la fin de la journée. </span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium;">Roxane, en service civique à Planète Mer, explique qu’à la différence des pêcheurs·euses professionnel·le·s, les pêcheurs·euses du dimanche sont plus difficiles à approcher. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Ces stages permettent de sensibiliser des pêcheurs·euses de loisir, que l&rsquo;on a plus de mal à identifier</i></span><span style="font-size: medium;">”. Elle rappelle qu’il ne faut pas sous-estimer l’impact de la pêche de loisir sur l’environnement. “</span><span style="font-size: medium;"><i>Elle représente la moitié de la pression de pêche</i></span><span style="font-size: medium;">”. En effet, le rapport </span><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://medpan.org/sites/default/files/media/downloads/la_peche_de_loisir_dans_les_amp_de_mediterranee.pdf"><span style="font-size: medium;"><i>La pêche de loisir dans les Aires Marines Protégées de Méditerranée</i></span></a><span style="font-size: medium;"> du réseau MedPan montre que dans certaines zones protégées le volume total de captures issues de la pêche de loisir est parfois comparable, voire supérieur, à celui de la pêche commerciale. Il est donc primordial de sensibiliser aux enjeux écologiques tous les pêcheurs·euses &#8211; amateurs·ices ou non &#8211; afin de protéger au mieux les aires marines. </span></p>
<p align="justify">Chloé Roulet, le 4 février 2026</p>
<p>L’article <a href="https://quivive.fr/re-apprendre-la-peche-de-loisir">Atteintes à l&rsquo;environnement : une alternative aux poursuites</a> est apparu en premier sur <a href="https://quivive.fr">Qui Vive</a>.</p>
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